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Polars Pourpres

Les 70 ans de la Série Noire
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mar Aoû 25, 2020 7:14 am    Sujet du message: Répondre en citant




Citation:
Les nouvelles réunies ici, on le verra, ont pour auteurs, en général, des écrivains bien connus des amoureux de la Série Noire. La Reine de la Nuit n'oublie pas ses vieux copains... et salue les nouveaux.


Mon vote :

Citation:
Quatorze nouvelles écrites par des épées de la Série Noire. Au programme : un gamin qui cache bien son jeu mortel, un mari désirant se débarrasser de sa femme, une histoire autour d’un téléphone, une escroquerie avec des montres, une charmante vieille dame trop bien mise pour être honnête, une belle entourloupe avec des pierres précieuses, un tourmenteur particulièrement sadique, une erreur d’identité en raison d’un a priori racial, un très adroit tour de passe-passe, des appels téléphoniques qui conduisent une femme au meurtre, un chassé-croisé entre deux tueurs à gages, un meurtre commis par la mafia mexicaine… Seule celle intitulée « Quatre de chute » ne m’aura guère marqué. Mais puisque l’on parle de « chute », elles sont toutes vraiment très réussies, chacune à sa façon, que ça soit du polar hard-boiled, de l’humoristique, du suspense, etc. Bref, un très bon moment de lecture – noire, évidemment – qui m’a redonné le plaisir de renouer avec les recueils de nouvelles – ce que je n’avais pas fait depuis quelque temps. J’ai attendu chacune des scènes finales avec l’appétit d’un môme guignant le dessert concluant un excellent repas. Seul bémol : il n’y a pas de thématique, de fil rouge à ces histoires, ce qui m’a un peu déçu. Mais je n’en garderai pas moins un très bon souvenir de ces lectures.
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2020 5:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Il s'appelait Rudolph Valentino Callahan. Beau nom pour séduire les filles. Un jour, toutefois, il alla un peu trop loin dans ses entreprises amoureuses. "Après tout, se disait Callahan, on a beau servir sous l'uniforme des gardes-frontières, on peut se permettre un petit écart de temps en temps". Et pour ça aussi, on pouvait lui faire confiance, à Callahan !


Mon vote :

Citation:
… ou comment Rudolph Valentino – dit Rudy – Callahan, nouvellement nommé garde-frontière au poste d’Arroyo Seco, en vient à tomber dans un piège qui pourrait être mortel. Pourtant, Rudy présente bien : jeune, paroles distinguées, beau gosse. En réalité, c’est une fine crapule. Amateur de femmes, quitte à se montrer violent voire violeur, passablement raciste, joueur invétéré, ancien tireur d’élite pendant la Guerre de Corée – mais il n’est même pas certain que ce soit vrai, il cumule les défauts et péchés, drapé de son uniforme. Mais ses errements et fautes vont finir par le rattraper, notamment en raison d’interactions imprévues avec d’autres individus. Pas mal de personnages secondaires retiennent l’attention dans ce roman dans la plus pure tradition de la littérature noire, et ce sont à mon avis les femmes, notamment Gloria Jean Hansen. Elle est la fille du cultivateur et magnat local, mais surtout une remarquable allumeuse au physique vertigineux, une érotomane de première, une alcoolique, et une femme fatale, à sa façon, qui conduira à leur perte plusieurs hommes. La plume de William O’Farrell correspond sans mal à ce que l’on attend de ce type de livre : sec, sombre, allant à l’essentiel. Une intrigue intéressante, bien charpentée et offrant son lot d’émotions contradictoires, jusqu’au final, en plusieurs étapes, avec des conclusions mémorables quant aux existences de Gloria Jean et de Rudy. C’est aussi une belle peinture des ouvriers mexicains venus travailler sur les terres texanes en fonction des besoins des maraîchers locaux. Je ne regrette au final que deux choses dans ce bouquin épatant : le titre (« Wetbacks », littéralement « Dos humides », comme on appelle les émigrés clandestins traversant le Rio Grande pour rejoindre les Etats-Unis, devenu ici dans sa traduction française « Pieds humides », bof bof…), et peut-être que la personnalité de Rudy aurait davantage pu être creusée, car il y avait matière à faire avec ce personnage.
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mer Oct 28, 2020 11:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
A la rédaction du "Broadway Times" on ne s'intéresse pas aux faits divers. Car le "Broadway Times" est un journal spécialisé : chevaux de courses et belles de music-hall.
Seulement voilà, le tueur maniaque qui sévit périodiquement à Broadway et qui signe ses forfaits du nom de "Waldo " est lui aussi un artiste spécialisé.
Et s'il ne partage pas l'intérêt du journal pour le canasson, vainqueur de la dernière course de Californie, la foule des jeunes danseuses et chanteuses de burlesque ne manque pas de captiver son attention. Il les aime jeunes, belles, frivoles... et mortes.


Mon vote :

Citation:
… ou comment le rédacteur en chef du journal « Broadway Times » Bart Hardin en vient à être contacté par un tueur en série qui se surnomme « Waldo » et qui s’en prend exclusivement à des femmes du milieu artistique. Il faut dire que ce canard ne se préoccupe que des canassons de course et de music-hall, d’où cette formule : « Le « New York Times » publie toutes les nouvelles publiables ; le « Broadway Times » publie les autres ». Si le criminel annonce un futur forfait, peut-être est-ce un moyen de réaliser un scoop… ou de résoudre l’enquête en aidant la police. Partant d’un canevas assez classique (même si le livre date de 1954), je me suis laissé prendre par le récit, montrant d’abord l’envers du décor du journalisme, des bons papiers, des contacts avec l’univers artistique, etc. Par la suite, ça devient beaucoup plus routinier : l’auteur perd un peu de sa verve, le tempo s’allège, les connexions se font téléphonées, et ce n’est que sur le final que quelques rebondissements – pourtant devinables – viennent se mêler à une complexité un peu inutile de l’intrigue (étrange paradoxe, d’ailleurs). Au final, un roman noir très correct, mais qui ne s’appuie pas assez à mon goût sur son décor new-yorkais, ni sur une histoire qui se démarque des autres, pour devenir complètement satisfaisante.
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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MessagePosté le: Mer Jan 06, 2021 5:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis sur le n°3 de la Série Noire



Citation:
Il y a des romans dont on vous dit : "grand classique", "chef d’œuvre" ou encore "jalon du polar". Pas d'orchidée pour Miss Blandish en fait partie et force est de reconnaître que tous ces qualificatifs ne sont pas usurpés.
Cela commence de façon très classique, presque plan-plan jusqu'à ce qu'entre en scène le clan Grisson. Et alors là... une galerie de méchants comme on les aime : une matriarche en cheffe de clan impitoyable, un fiston authentique psychopathe (glaçant de Slim !), un ex-chirurgien alcoolique et des malfrats que rien ne semble arrêter.
Et au milieu, cette pauvre Miss Blandish, qui n'a rien demandé à personne et qui va déguster comme rarement.
L'auteur a tout bon : ses personnages, son intrigue à rebondissements, le style vif et percutant, le rythme du récit... jusqu'à la chute (hum...) finale.
Du très grand hard boiled, rien d'étonnant à ce que ce titre ait bien aidé à lancer la collection Série Noire créée par Marcel Dumamel chez Gallimard !
Coup de coeur !

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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MessagePosté le: Dim Avr 11, 2021 10:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Eddie avait tourné la page et s'était acheté une conduite comme on dit. Mais dans l'esprit borné de Drago, flic à cent pour cent, un truand reste un truand, il suffit de le pousser un peu pour qu'il retombe dans le crime.
Drago poussa une fois de trop. Alors Eddie se déchaîna. Contre une société pourrie. Contre les salopards qui lui avaient kidnappé sa gosse contre lui-même. Cela faisait beaucoup pour un seul homme. Mais Eddie n'avait plus rien à perdre.


Mon vote:

Citation:
… ou comment l’ancien cambrioleur Eddie Pesak – né Bela Edward Pesak, d’origine hongroise, poursuivi et harcelé par le policier Drago – né Mihaly Dragoman, également d’origine hongroise, en vient à reprendre de bien mauvaises habitudes, d’autant qu’un piège lui est tendu. Mon premier John Trinian, dont je découvre la prose habile et sobre, dont la concision et la pondération n’empêchent nullement l’émergence de sentiments hautement humains et une réelle profondeur chez les personnages qu’il a créés et qu’il dépeint. De prime abord, une histoire simple, voire simpliste, avec ce gentil malfrat qui repique au larcin sous la pression du méchant flic qui le pressure et le pousse à la faute. En réalité, les chapitres en viennent à dévoiler un récit plus fin et complexe. Une relation bien plus équivoque entre Eddie et Drago, dont on apprend progressivement les raisons de l’affrontement lié à une affaire ancienne, tandis que Walter, le frère aîné d’Eddie qui considère presque ce dernier comme son fiston, est sur le point de mettre en œuvre un nouveau pillage criminel. Pas mal d’émotion, notamment dans la difficile réinsertion d’Eddie malgré tous ses efforts conjugués, dans son attitude vis-à-vis de son épouse et de sa fille, et également dans les liens tumultueux que vont graduellement tisser l’ex voleur, sur le point de renouer par nécessité pécuniaire avec un passé qu’il croyait révolu, et son tourmenteur de policier. Au final, un roman qui ne réinvente ni le genre, ni ses codes, mais qui passe particulièrement bien, offre un bon moment de lecture, et prodigue dans le même temps le scénario idéal d’un film de gangsters, sans prétention mais sacrément efficace.
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