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Treize Marches - Kazuaki Takano (Presses de la Cité)
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Avr 25, 2016 7:34 am    Sujet du message: Treize Marches - Kazuaki Takano (Presses de la Cité) Répondre en citant

Gros succès critique et publique au Japon où il a été récompensé par le prestigieux Edogawa Ranpo Award (décerné par les Mystery Writers of Japan) avant d'être ensuite adapté au cinéma, Treize Marches est le premier roman de Kazuaki Takano, qui vient de paraître dans la collection Sang d'encre des Presses de la Cité, traduit par Jean-Baptiste Flamin.






Le livre :

Avant que la corde ne se tende.

Ryô Kihara, trente-deux ans, est condamné à la peine capitale.
Il a déjà passé sept ans dans le couloir de la mort sans connaître la date de son exécution, comme le veut la loi japonaise.
Bien qu'amnésique au moment du procès, il a reconnu sa culpabilité.
Un matin, il entend les gardes venir chercher son voisin de cellule pour l'exécuter.
Traumatisé par les hurlements, Kihara a soudain des flashes, comme si son amnésie se dissipait : il se revoit en train de gravir un escalier, dix ans plus tôt.
Il décide d'écrire à son avocat.

Jun'ichi Mikami, vingt-sept ans, a été incarcéré deux ans pour homicide involontaire.
Remis en liberté conditionnelle, il croise celui qui était son gardien de prison, Shôji Nangô, qui s'occupe aussi de la réinsertion des anciens détenus.
Ce dernier lui propose de l'aider à prouver l'innocence d'un certain Ryô Kihara.
Voyant un moyen de se racheter aux yeux de la société, Jun'ichi accepte...

Un thriller au suspense savamment distillé. Une plongée angoissante dans le système judiciaire japonais. Saisissant.




>> Lire les premières pages




L'auteur :

Kazuaki Takano est né en 1964 à Tokyo.
Il a étudié le cinéma aux États-Unis et, à son retour au Japon, est devenu scénariste.
Il s'est fait connaître avec Treize Marches, vendu à plus de 400000 exemplaires dans l'archipel et récompensé par le prestigieux Edogawa Ranpo Award, qui consacre les auteurs de polars.
Le roman a été adapté au cinéma par Nagasawa Masahiko.



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Le Juge Wargrave
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MessagePosté le: Lun Avr 25, 2016 8:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci d'avoir ouvert ce topic Norbert. Après avoir lu la critique de Dany33, je suis tenté de me le prendre.
Je me posais une question concernant le chiffre des ventes au Japon : 400 000 exemplaires vendus, ça claque... en France. Mais au Japon (128 millions d'habitants à la date de sortie du livre, en 2001), ça représente quoi ? Et sur 15 ans en plus ? Ca ne semble pas tant que ça. Mais je ne connais pas le marché de l'édition au Japon pour savoir s'il s'agit d'un chiffre important ou non.
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La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Avr 26, 2016 1:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Juge Wargrave a écrit:
Merci d'avoir ouvert ce topic Norbert. Après avoir lu la critique de Dany33, je suis tenté de me le prendre.
Je me posais une question concernant le chiffre des ventes au Japon : 400 000 exemplaires vendus, ça claque... en France. Mais au Japon (128 millions d'habitants à la date de sortie du livre, en 2001), ça représente quoi ? Et sur 15 ans en plus ? Ca ne semble pas tant que ça. Mais je ne connais pas le marché de l'édition au Japon pour savoir s'il s'agit d'un chiffre important ou non.



Oui, moi aussi il me tente beaucoup, d'autant plus que j'attendais sa parution depuis le début d'année !


Pour la question des chiffres des ventes au Japon, où je ne connais pas plus que toi le marché de l'édition ni du livre en général, même si je pense que les tendances en France doivent être à quelque chose près assez similaires à celles des autres pays développés, je ne peux que faire tout d'abord un constat : 128 millions d'habitants au Japon, 66 millions en France donc deux fois moins, ça doit correspondre grosso modo à un livre vendu à 200000 exemplaires en France.
Ce qui fait donc malgré tout un beau succès, lequel a d'ailleurs certainement motivé l'adaptation au cinéma qui a suivi.
Quant au fait que le livre a été publié là-bas il y a 15 ans, je pense que les ventes se sont concentrées, là aussi comme en France ou ailleurs, sur les premiers mois et les premières années après la parution du roman (avec une probable sortie en poche - ou l'équivalent au Japon - et la sortie du film).

Sinon, c'est assez rare que best-seller rime aussi avec long-seller, même si ça arrive quand même de temps en temps.
Et d'ailleurs, le phénomène des "long-sellers" ne concerne heureusement pas que les best-sellers, puisqu'à plusieurs reprises j'avais lu des éditeurs citer des titres de leur catalogue qui, sans avoir forcément eu un gros succès à leur parution en terme de ventes (mais tout est relatif : ça peut dépendre de la "taille" de l'éditeur - vendre 5000 exemplaires est un véritable succès pour un petit éditeur, là où ce ne sera qu'un résultat encourageant pour une grosse maison d'édition -, de la raison du succès (même si celui-ci est modeste) - à savoir, si ça vient d'une grosse présence médiatique, du soutien des libraires et/ou du bouche-à-oreille par exemple - sans parler de bien d'autres pondérables), continuaient malgré tout à se vendre très régulièrement pendant plusieurs années, au point d'arriver à atteindre d'assez gros chiffres de ventes.

Pour revenir au roman, non seulement il avait été chroniqué (très positivement) en début d'année par le blog Le Vent sombre, mais hier matin en créant ici le topic, je suis aussi allé voir sur Babelio et j'ai pu remarquer qu'il en était à une moyenne de 4.4/5 pour 9 votes !
Bref, les chroniques que j'ai lues pour le moment (même si je ne les ai pas non plus toutes lues) sont vraiment enthousiastes, et ça, que ce soit sur Babelio, Lecteurs.com, ou sur les blogs visités.


Et pour finir, j'ajouterai que la personne qui s'occupe du blog Le Vent sombre étant aussi un très grand amateur de littérature et de cinéma asiatique, il mène un blog parallèle, Vent d'Est, qui y est consacré et sur lequel il avait justement (sans avoir encore lu le livre) chroniqué ici en 2013 le film Treize Marches, adapté du roman de Kazuaki Takano qui en avait co-écrit le scénario.
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norbert
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MessagePosté le: Mer Avr 27, 2016 6:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Le Juge Wargrave a écrit:
Après avoir lu la critique de Dany33, je suis tenté de me le prendre.



>> L'avis de Dany33 sur PP :

Citation:


Ce roman est une véritable révélation : à la fois thriller très bien mené et aussi témoignage du système judiciaire japonais où la peine de mort par pendaison est encore appliquée.
Le paradoxe exposé est le suivant : un condamné à mort peut voir sa peine réduite à dix-sept ans d’incarcération s’il plaide coupable et s’il demande le pardon des familles des victimes.
Mais alors, qu’advient-il si le suspect est amnésique ?
Incapable de reconnaître son meurtre et de faire acte de rédemption, il devra être pendu même si quelques flashes laissent penser qu’il a été manipulé et n’a pas participé au meurtre … à moins que nos deux héros, Mikami délinquant en liberté conditionnelle et Nangô gardien de prison et défenseur d’une justice éducative (par opposition à la justice rétributive, vengeresse), ne trouvent de nouvelles preuves susceptibles de lui fournir des circonstances atténuantes, voire de l’innocenter !
Une encore plus large manipulation se révélera au lecteur qui doutera et révisera son « jugement » tout au long de cette enquête.
Au-delà de cette intrigue, c’est un plaidoyer contre la peine de mort que nous livre l’auteur qui nous illustre également le calvaire vécu par les exécuteurs de ces sentences d’un autre âge, dans une ambiance baignée de traditions où le code d’honneur est encore très présent, dans un pays symbole de modernité.

Treize marches c’est le nombre de celles qui mènent à la potence et aussi le nombre de sceaux que doit recueillir « la proposition d’exécution » avant d’aboutir au grand plongeon.
En commençant un roman traduit du japonais, j’ai toujours quelques craintes au sujet des personnages dont les noms exotiques peuvent s’avérer difficiles à mémoriser.
Ici, ce n’est pas le cas car très vite on entre dans l’histoire et on sélectionne les quelques protagonistes qui vont nous tenir en haleine au long de ces 350 pages.
Les quelques maladresses de traduction sont vite oubliées au bénéfice de l’action et de ses personnages très attachants, dans un monde de brutes.



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MessagePosté le: Ven Avr 29, 2016 5:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Excellente critique de Dany33 (comme souvent d'ailleurs) qui aura donné à un maximum de monde l'envie de lire ce roman (enfin je pense).
Ca serait bien qu'elle vienne nous voir sur ce forum (comme d'autres lecteurs qui sont bien classés dans le "top" mais qui ne participent pas ici. C'est dommage.

Ils sont pas mauvais les auteurs japonais en polars. Very Happy
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norbert
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MessagePosté le: Mar Mai 03, 2016 6:01 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ca me fait penser qu'il faut que je lise aussi Les Assassins de la 5e B, très bon roman noir à ce qu'il paraît.



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Dernière édition par norbert le Lun Mai 09, 2016 5:53 pm; édité 1 fois
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norbert
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MessagePosté le: Lun Mai 09, 2016 5:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> Coup de coeur de la Librairie Le Livre et la tortue à Issy-les-Moulineaux :

Citation:


Avec Treize marches, Kazuaki Takano interroge le système judiciaire de son pays, le Japon.
Dans une intrigue au suspense implacable et à l’ambiance angoissante, l’auteur prouve qu’il est un maître dans l’art du polar.

Dans un pays où la peine capitale par pendaison est encore d’actualité et où les détenus ignorent jusqu’à la date de leur mort, mais l’attendent avec angoisse chaque matin, Jun’ichi Mikami, un ex-détenu, et Shôji Nangô, son ancien gardien de prison, tentent l’impossible afin d’innocenter un jeune condamné à mort.
Jun’ichi, incarcéré pour homicide involontaire, vient tout juste de sortir de prison.
Très rapidement, le jeune homme constate que le retour à la vie réelle n’est pas aussi simple qu’il l’imaginait.
Sa petite amie ne veut plus le voir et ses parents sont ruinés suite aux indemnités qu’ils ont dû verser à la famille de la victime.
Autant dire que l’avenir ne s’annonce pas radieux.
Aussi, lorsque Shôji Nangô, agent de réinsertion des anciens détenus, lui propose d’enquêter sur le meurtre d’un couple de personnes âgées commis il y a sept ans par Ryô Kihara, Jun’ichi accepte sans hésiter.
Il faut dire qu’il n’a rien de mieux à faire, et, surtout, qu’une somme importante est à la clé.

C’est alors une plongée hallucinante au cœur du système judiciaire japonais qui débute.
L’histoire d’un dossier passant de main en main et effaçant tour à tour les différentes instances le séparant de la sentence finale, un système carcéral qui demande à ses propres gardiens de prison de donner la mort, des prisonniers isolés et maintenus dans l’ignorance la plus totale, une justice à deux vitesses graciant certains condamnés en fonction de la conjoncture…
Si Treize marches est à coup sûr un thriller redoutablement efficace dont les multiples rebondissements tiennent le lecteur en haleine, c’est également une réflexion très intéressante sur les thèmes, finement traités, du remords, du pardon, de la vengeance et de la culpabilité.
Un roman coup de poing qui vous glacera le sang.



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MessagePosté le: Lun Juin 06, 2016 3:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Miguel sur Après des livres :

Citation:

Treize marches, de Kazuaki Takano


Treize marches permet de découvrir le système carcéral japonais.
Dit comme ça, ce n'est pas forcément alléchant.
Pourtant, ce roman est une véritable pépite.


On suit les deux principaux protagonistes dans leur quête de vérité.
Cela les mènera plus loin qu'ils ne le pensaient.
L'auteur détaille avec minutie le fonctionnement de la mise en application de la peine de mort au Japon : treize marches, treize étapes à franchir pour faire exécuter un condamné.
On découvre aussi les failles et certaines aberrations du système : entre la perpétuité qui permet de sortir, éventuellement, au bout de dix ans, et la condamnation en fonction du nombre de meurtres.
Pour les Japonais, l'enfance détermine votre avenir et lorsque vous avez eu un problème, cela peut jouer aussi dans le jugement prononcé.


Le suspense est présent jusqu'à la fin du roman.
Il y a des rebondissements, mais c'est surtout l'état d'esprit des protagonistes qui est décortiqué.


Shôji Nangô est un gardien de prison qui se pose de nombreuses questions sur le bien fondé de son travail.
Ce dernier influe sur ses états d'âme, mais aussi sur sa famille (même si celle-ci n'apparaît que sommairement).
Certaines de ses actions le conduisent à faire des cauchemars.

Jun'ichi Mikami est en liberté conditionnelle après une condamnation à deux ans de prison pour avoir tué de manière accidentelle Kyosûke Samura.
Ses parents doivent rembourser d'énormes indemnités aux parents de la victime.
En aidant Nangô, Jun'ichi voit le moyen d'aider ses parents financièrement.
Pourtant, au cours de l'enquête, il reste parfois sur la défensive.
Il donne l'impression de cacher quelque chose concernant son passé.

Malgré son acte, Jun'ichi respecte les coutumes.
Nangô est son aîné, donc il le vouvoie, alors que Nangô le tutoie.
Les traditions tiennent une grande place dans ce récit, même si cela n'est pas toujours clairement dit.
Ces deux personnages sont profondément humains.


Le style de l'auteur m'a permis de me plonger rapidement dans le récit.
J'ai eu de l'empathie pour Nangô et Jun'ichi.
Kazuaki Takano distille les indices et éléments de l'enquête avec brio.

À découvrir !






>> La chronique de Manue sur Focus Littérature :

Citation:

Affaire n°180: "Treize marches" de Kazuaki Takano.


Le sujet du roman est la peine de mort, c’est un sujet qui est souvent contesté et qui personnellement m’intéresse vraiment.
Dans cette histoire on est transporté dans le système judiciaire japonais.
Un système qui est parfois injuste et c’est vraiment ce qui est dénoncé dans ce roman.


Personnellement j’ai beaucoup apprécié ce livre, tant pour les personnages que pour la culture que nous apporte Kazuaki Takano.
Les protagonistes sont vraiment intéressants et attachants.
Je ne m’attendais vraiment pas à trouver ce genre de personnages dans un roman traitant de la peine de mort et de l’incarcération.
L’auteur met en avant l’homme et nous fait presque oublier que la plupart ont tué, que ce soit par choix ou par obligation.
Certains auraient pu être un peu plus mis en avant mais c’est un détail par rapport au roman en général.


Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi c’est que l’auteur donne une vie, un quotidien à ses personnages.
Il ne se limite pas à leur passé ou à leur vie derrière les murs d’une prison.
Il nous fait voir autre chose et je trouve que c’est vraiment essentiel dans ce genre de roman qui traite d’un sujet assez difficile.


Ce qui m’a un petit peu manqué et que j’aurais aimé retrouver dans ce roman ce sont les coutumes et les paysages du Japon.
C’est un pays que j’aime bien pour ses paysages ou sa culture musicale ou ses mangas.
Même si je me doutais de ne pas retrouver ce genre de distraction, j’aurais souhaité que l’auteur nous décrive plus les paysages.
Je pense que ces détails manquent dans ce roman et que finalement le décor pourrait être celui de n’importe quel pays…
C’est un peu pour cela qu’il n’a pas été totalement un coup de cœur, mais ça n’est donc vraiment pas passé loin !


Dans l’ensemble, les idées s’enchaînent vraiment bien, l’auteur prend le temps de tout expliquer et fait durer le suspense le plus longtemps possible.
On pense avoir tout compris, mais au final Kazuaki Takano nous surprend à propos de la fin et sur d’autres retournements de situations tout au long du roman.


J’ai beaucoup aimé le fait de changer de points de vue.
Cela donne une vraie dimension à l’histoire et permet aux lecteurs d’avoir différentes versions, ce qui est vraiment intéressant.
Malgré ces changements de points de vue, l’auteur ne nous dévoile rien d’essentiel à la découverte du coupable.


Le dernier chapitre est une sorte de conclusion, nous informant ce que chaque protagoniste est devenu.
Même si les noms sont pour moi étrangers (puisque je ne suis pas habituée à lire des romans japonais), je me suis rendue compte que, malgré leur nombre, je ne me suis pas du tout trompée.
En effet, je savais vraiment qui était qui et quels étaient leurs rôles dans l’histoire.
Cela signifie que l’auteur a été très clair tout au long du roman.


La fin est selon moi touchante et je ne m’imaginais pas une autre fin pour ce roman !



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MessagePosté le: Mer Juil 06, 2016 3:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Kazuaki Takano : Treize marches (Presses de la Cité, 2016)

[...]


Prouver l'innocence d'un condamné à mort, tel est le moteur de cette intrigue.
Ce qui fait partie des thèmes classiques de la littérature policière.
Moins les détectives amateurs ont d'indices favorables au départ, plus l'enquête s'avère ardue et donc palpitante.
Quand on les sent motivés autant par un aspect moral que financier, comme le duo de cette affaire, ça suppose une histoire riche en péripéties.
Cette facette du roman tient ses promesses, car le lecteur reste conscient du temps qui s'écoule, et des difficultés rencontrées.
En outre, les héros sont parfaitement assortis : un jeune qui fugua avec sa petit amie alors qu'il était adolescent, et qui débuta sa vie adulte par un crime involontaire ; face à un homme mûr, s'interrogeant sur ses choix de vie, sur un possible avenir plus serein.


Néanmoins, l'essentiel n'est pas dans les investigations de Jun'ichi et Nangô, aussi bien racontées soient-elles.
C'est tout le système judiciaire japonais que décrit Kazuaki Takano, en soulignant ses énormes failles.
Dramatique, car on voit que les jugements s'avèrent très inégaux, excluant largement l'objectivité.
Sachant que la peine de mort existe encore au Japon, on mesure le risque d'erreur.
Et ceci malgré les jalons bureaucratiques (les fameuses "treize marches") censés étudier les recours, revoir les contextes et les faits.
Par pure hypocrisie, la société japonaise semble refuser de s'interroger publiquement sur ces sujets, peine de mort et signification des peines de prisons.
Pour les Occidentaux, ce qui surprend, c'est que la justice nippone place le "repentir" avant toute autre considération.


Exprimer des remords en apparence sincères – mais le sont-ils ? – serait suffisant pour atténuer la douleur des proches de victimes, donc cela permettrait de limiter les sanctions visant les coupables.
Grâce à Nangô qui a participé à deux exécutions, on comprend les incohérences dans le traitement des dossiers : le surveillant-chef n'est pas neutre, mais il estime que tous les éléments doivent être pesés et la culpabilité absolument certaine.
Quant à la réinsertion des délinquants, suivie par des conseillers bénévoles, on se pose là aussi quelques questions.
L'approche sociologique autour de la justice est l'atout majeur de ce livre, ajoutant une force indéniable au suspense proprement-dit.
Sans conteste, un roman de qualité supérieure.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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MessagePosté le: Ven Juil 15, 2016 5:08 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Nyctalopes :

Citation:

TREIZE MARCHES de Kazuaki Takano aux Presses de la Cité


Kazuaki Takano est un écrivain et scénariste japonais.
Il a travaillé pour le cinéma et la télévision.
Treize marches est son premier roman, publié en 2001, qui a eu un grand succès au Japon et a gagné le prix Edogawa Ranpo.
Il a été adapté au cinéma en 2003 par Masahiko Nagasawa.
[...]


Treize marches, c’est aussi le nombre de démarches administratives et de signatures à obtenir, de la sentence à l’exécution.
Au moment où commence le bouquin, cinq marches ont été gravies, cinq étapes franchies avant la pendaison de Ryô Kihara.
Parallèlement à l’enquête, on suit le cheminement de l’ordre d’exécution qui doit finalement parvenir au ministre de la justice, rappel angoissant au fil du récit que le temps est compté…


Jun’ichi Mikami et Shôji Nangô ne sont pas enquêteurs de formation mais tous deux se lancent à corps perdu dans cette enquête qui les touche profondément.
Ils ont tous deux un vécu personnel, intime avec le crime, le châtiment.
Ils veulent autant sauver le condamné à mort que le mystérieux commanditaire mais ils y mettent également tout leur espoir de rédemption.
Ce sont des personnages torturés et magnifiques dont l’auteur dévoilera peu à peu les parts d’ombres et les secrets.
Kazuaki Takano mène brillamment son récit : les personnages, leur histoire s’entremêlent, se font écho et entretiennent le suspense jusqu’au bout.


On est plongé dans le système judiciaire japonais où le repentir semble jouer un rôle énorme : à sa sortie de prison, Jun’ichi doit aller présenter ses excuses aux parents de sa victime.
Mais Kazuaki Takano va bien au-delà de la simple description d’un système, en dévoilant les souffrances de chacun : victime, bourreau, meurtrier face à l’horreur du crime, à son irréversibilité, au trou béant que nul ne peut combler chez les proches, au désir très humain de vengeance, au pardon beaucoup moins naturel, aux remords dont l’intensité et la sincérité ne peuvent ramener les victimes.
Il soulève des questions universelles sur la Justice qui oscille toujours entre justice rétributive, où le châtiment est une sorte de vengeance, et justice réhabilitative, où le but est d’éduquer le criminel afin d’éliminer la menace qu’il représente.
Et c’est passionnant, passionnant et tragique car elle ne peut convenir à tous, victimes, bourreaux, meurtriers qui sont des êtres brisés, désespérés donc parfois dangereux.


Quant à l’enquête, elle est magistralement menée !
Kazuaki Takano sait jouer avec le lecteur, les indices, les révélations arrivent au compte-gouttes dans cette course contre la montre, contre la mort, et on est tenu en haleine jusqu’à la conclusion à la fois inattendue et logique.


Un excellent roman, sombre et brillant.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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MessagePosté le: Ven Juil 29, 2016 3:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Treize marches, de Kazuaki Takano



Jun’ichi Mikami vient de sortir de prison après avoir purgé une peine de deux ans pour un homicide involontaire.
Le jeune homme, en liberté conditionnelle, est rapidement contacté par un de ses gardiens de prison, Shôji Nangô.
Celui-ci, qui a observé Jun’ichi pendant ses mois d’incarcération, lui propose de faire équipe avec lui afin de prouver l’innocence d’un condamné à mort, Ryô Kihara, dont l’exécution est imminente.
C’est l’occasion pour Jun’ichi, qui se sent toujours coupable, de se racheter et d’aider ses parents endettés par les remboursements qu’ils doivent verser à ceux de la victime de leur fils.
C’est aussi une manière de rachat pour Nangô qui porte sur ses épaules le poids de deux exécutions de condamnés à mort pour lesquelles il a fait office de bourreau.
Mais, bien entendu, les choses vont s’avérer bien plus compliquées que prévu.
Et si des liens se tissent entre le jeune repris de justice et le gardien de prison, le doute plane sur les réelles motivations de chacun.


Les treize marches du titre sont le seul élément dont Ryô Kihara, amnésique depuis un accident qui précédé son incarcération et suivi de quelques minutes le meurtre qu’il est accusé d’avoir commis, se souvient du soir où sa vie a basculé.
Ce sont elles que Jun’ichi et Nangô vont s’employer à chercher dans l’espoir de trouver aux alentours les preuves de la présence d’une autre personne que Kihara sur les lieux du crime.
Mais ce sont aussi les treize étapes administratives, les treize signatures de fonctionnaires, nécessaires pour autoriser l’exécution du condamné à la peine capitale, et ce sont elles que Jun’ichi et Nangô doivent battre de vitesse.


Roman noir avec une pointe de thriller psychologique extrêmement bien fichu avec son lot de fausses pistes et de révélations jusqu’à un final surprenant, Treize marches est aussi et surtout une réflexion passionnante sur la peine de mort, sur le fait de donner la mort, et sur le rachat.
Rien de trépidant dans tout cela.
Pas de super détectives, juste deux types un peu paumés et sans expérience qui essaient de faire de leur mieux, mènent mal leurs interrogatoires et tournent beaucoup en rond, pas non plus de super méchants mais des salauds ordinaires.
Et tout le monde baigne dans cette société qui voudrait une justice réhabilitative mais où le repris de justice porte à vie les stigmates de son crime et qui ne peut abandonner la justice rétributive : le coupable doit payer, financièrement et, s’il le faut, de sa vie.
Tout le propos de Kazuaki Takano est là : mettre en avant les contradictions de la société nipponne vis-à-vis de la manière dont la justice y est exercée et sur le réel poids d’une mort donnée, que ni l’argent ni une autre mort ne sauraient véritablement racheter.


On apprend naturellement beaucoup – et cela tient pour une bonne partie au souci pédagogique mais jamais pesant de l’auteur – sur la société japonaise, mais le débat que soulève Takano est certainement tout aussi pertinent chez nous où, si la peine de mort n’existe plus, le débat qui l’entoure est encore loin d’être clos.


Bien ficelé, mené à un rythme certes lent mais soutenu par des dialogues forts et des scènes étonnantes, Treize marches est un roman noir social parfaitement réussi, aussi prenant qu’intelligent.



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MessagePosté le: Ven Aoû 26, 2016 6:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> Et un autre 9/10 pour Treize marches, de la part de Gamille67, dont voici le commentaire sur PP :

Citation:


Beau récit plein de suspense et de retournements, mais aussi une réflexion sur la peine de mort (de manière générale, mais aussi telle qu'elle est appliquée au Japon).
L'auteur a étudié la question et le roman est riche en informations.
Très réussi pour un premier roman (sauf erreur).



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MessagePosté le: Mar Aoû 30, 2016 1:34 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Cédric Segapelli sur Mon roman ? Noir et bien serré :

Citation:

KAZUAKI TAKANO : TREIZE MARCHES.
ASCENSION POUR L’ÉCHAFAUD.



Dans le domaine du polar, la thématique de la peine de mort est bien souvent abordée sous la forme du thriller devenant par la force des choses l’apanage des Etats-Unis dont le système judiciaire est fortement décrié.
La structure narrative de ce type de roman s’appuie essentiellement sur deux enjeux que sont la temporalité et le doute où l’on suit le parcours d’un enquêteur devant disculper un condamné à mort ceci avant une date d’exécution imminente, tout en se demandant s’il est vraiment innocent.
Pourtant, si l’on examine une carte du monde des pays pratiquant la peine de mort, on s’aperçoit que l’Asie abrite un nombre important de nations appliquant le châtiment suprême à l’instar du Japon qui exécute ses condamnés exclusivement par pendaison.
Treize Marches de Kazuaki Takano se propose d’examiner par le biais d’un roman riche en suspense tout le processus judiciaire et administratif conduisant un prévenu devant l’échafaud tout en abordant les thèmes de la réinsertion et du pardon.


Ryõ Kihara est condamné à mort pour un crime dont il n’a plus aucun souvenir.
Enfermé depuis sept ans, dans le couloir de la mort il ignore la date de son exécution.
Ce sont les bruits de pas d’une procession de gardiens et les hurlements de son voisin de cellule que l’on extrait pour appliquer la sentence finale qui ravivent sa mémoire.
Un flash rapide où il se voit gravir un escalier.
S’agit-il d’un élément permettant peut-être de le disculper ?
C’est ce que pense le chevronné gardien de prison Shôji Nangõ, mandaté par l’avocat du condamné, qui propose au jeune Jun’ichi Mikami bénéficiant d’une liberté conditionnelle, de l’aider dans ses investigations.
Ce dernier ayant été condamné à deux ans de prison pour un homicide involontaire, voit dans cette démarche incertaine une occasion de se racheter.



Treize Marches, dont le titre définit les différents paliers administratifs et judiciaires autorisant l’exécution d’un condamné à mort, est un thriller social saisissant qui passe en revue, avec une précision redoutable, les contradictions, les ambivalences et autres ambiguïtés d‘un système étatique assurément imparfait.
Avec un gardien de prison et un repris de justice on sort très rapidement des poncifs propres au genre pour suivre le parcours maladroit de ces deux enquêteurs aussi atypiques qu’inexpérimentés.
De fausse pistes en rebondissements percutants, le lecteur restera tout au long du récit en proie au doute quant à l’issue d’une enquête dont le final s’avérera des plus subtil, remettant notamment en cause les principes de la réinsertion assurée par des citoyens lambdas sélectionnés sur le principe du volontariat.


Outre une possible rédemption, la récompense à l’issue de l’enquête permettra au gardien de prison de quitter son métier afin d’ouvrir une boulangerie et au jeune repris de justice d’aider ses parents à indemniser la famille du jeune homme qu’il a tué accidentellement.
Avec cette dimension pécuniaire qui se situe parfois au dessus des principes moraux qui les motive, on perçoit toute l’humanité de ces deux personnages souhaitant s’extirper des rouages d’une mécanique administrative implacable générant son lot d’angoisses et d’inquiétudes, que ce soit en terme de réinsertion ou de trajectoire professionnelle.


Au-delà d’une intrigue habile et originale, on aura compris que l’intérêt de Treize Marches réside dans la description sans complaisance des rouages administratifs d’une justice qui révèle toutes ses failles au gré d’un texte puissant et incisif.
Sur le plan d’une justice réhabilitative, on va donc suivre le parcours saisissant du jeune Jun’ichi Mikami devant présenter, au terme de sa peine de prison, ses excuses auprès du père de sa victime, tandis que ses parents se ruinent afin de l’indemniser.
Mais dans ce système judiciaire schizophrénique, le pardon ne peut aller au-delà d’un certain point.
C’est sur la base du nombre de victimes (deux) et l’absence de repentir sincère que la cour prononce sa sentence de mort pour Ryõ Kihara.
Un cliché kafkaïen où le prévenu, du fait de son amnésie, ne peut présenter le moindre regret pour des actes dont il n’a plus aucun souvenir.
Reste pour Shôji Nangõ, ce gardien de prison qui s’est déjà chargé de l’exécution de deux condamnés à mort, à savoir en quoi le fait d’ôter la vie d’un homme sur la base de processus étatiques imparfaits peut-il être plus acceptable qu’un meurtre accidentel ou intentionnel.
Ne pouvant s’absoudre, malgré les bases légales en vigueur, l’homme est en proie à une profonde et permanente remise en question qui le ronge et l’éloigne de sa famille.


Treize Marches met également en exergue toute la dilution des responsabilités dans les terribles décisions administratives que l’état attribue aux différentes strates du pouvoir politique et des fonctionnaires, ceci jusqu’au trois gardiens appuyant simultanément sur trois interrupteurs sans savoir lequel déclenchera la trappe fatidique de l’échafaud, tout cela bien à l’abri derrière les murs d’une charmante petite maisonnette forestière nichée au sein d’un bosquet comme pour mieux dissimuler la sinistre finalité d’un système peinant à s’assumer.


Extrêmement bien documenté, Treize Marches est un thriller noir doté d’une dimension sociale égrénant les imperfections d’un processus meurtrier qui fait froid dans le dos.
Instructif, édifiant, passionnant, bref… indispensable.



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MessagePosté le: Sam Déc 31, 2016 3:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis :
Citation:
L'effort de documentation est réel, ce qui rend la lecture très enrichissante. Le thème de la peine de mort est lugubre, par définition, à l'image de l'atmosphère du roman. Je reconnais la qualité de l'écriture et l'originalité du scénario mais je ne suis pas enthousiasmée par ma lecture comme je l'espérais.


Ma chronique : http://destinationpolar.blogspot.fr/2016/12/treize-marches-de-kazuaki-takano.html
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MessagePosté le: Mer Jan 11, 2017 6:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

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