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TaiGooBe Serial killer : Leland Beaumont

Age: 64 Inscrit le: 11 Aoû 2009 Messages: 1021 Localisation: The Pink City

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Posté le: Mer Déc 04, 2024 5:36 pm Sujet du message: |
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Mankell, c'est vraiment excellent, je suis en train de lire le dernier de ses livres qu'il me restait à lire et cela me rends triste. _________________ debout toujours ! |
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JohnSteed Serial killer : Leland Beaumont

Inscrit le: 08 Aoû 2016 Messages: 1174

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Posté le: Ven Juin 27, 2025 8:32 am Sujet du message: |
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Mon vote : 9/10
| Citation: | Terribles et effroyables enquêtes auxquelles est confronté Kurt Wallander. Le policier d’Ystad se trouve complétement impuissant face au meurtre de son collègue, Svedberg, et à la découverte des corps de 3 jeunes dans la réserve naturelle. La mise en scène du meurtrier à cacher et à redécouvrir les corps et les secrets sur son collègue vont déboussoler Wallander.
J’ai trouvé dans ce livre, que je relis pour l’occasion, Wallander plus humain et plus sensible. Ces enquêtes le confrontent à des interrogations sur son métier de policier, et (thème récurrent de l’auteur) sur la dérive de la société suédoise. Il va être amené à reconnaître sa faiblesse : tout d’abord, sa santé se décline ; et puis il va constater son impuissance à découvrir l’identité du meurtrier. Alors que la certitude se dessine sur le fait qu’une seule et même personne a tué les 3 jeunes et Svedberg, ce meurtrier prend toujours une longueur d’avance sur les policiers. Wallander est dépassé. Mélancolique, il reconnaît que la vie se déroule, regrette la dérive de la société et ne prend pas le temps de savourer les bons moments. Il profitera, à la fin de l’enquête, de quelques jours de repos, passés à l’extrémité de la Suède, pour faire le point sur lui et apprécier la beauté des éléments.
Avec cette enquête assez hallucinante, le style d’écriture de Mankell, à la fois profonde et sensible, le personnage troublé et émouvant de Wallander, Les Morts de la Saint-Jean fait, pour moi, partie des meilleurs livres de la série. Un must.
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Le Juge Wargrave Ishigami le Dharma

Age: 40 Inscrit le: 17 Oct 2012 Messages: 9016 Localisation: Hexagone

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Posté le: Ven Juin 27, 2025 8:39 pm Sujet du message: |
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Et dire qu'il y a presque 10 ans que ce grand Monsieur nous a quitté... Put*** que le temps passe vite !  _________________ La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003). |
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JohnSteed Serial killer : Leland Beaumont

Inscrit le: 08 Aoû 2016 Messages: 1174

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Posté le: Lun Sep 08, 2025 9:50 am Sujet du message: |
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Mon vote sur:
Ma note : 7/10
| Citation: |
Wallander est de plus en plus dépité. Tant à cause de sa vie professionnelle que de sa vie personnelle. Le célèbre et attachant inspecteur d’Ystad se voit enquêter sur le meurtre d’un chauffeur de taxi par deux jeunes filles, dont une mineure, avec un couteau de cuisine et un marteau. Cette situation désespère Wallander : il est affligé de constater que ces 2 jeunes filles semblent complétement distantes et froides face à leur acte et aux peines qu’elles encourent. Un cadavre est découvert devant un distributeur automatique de billets. Si l’autopsie révèle une mort naturelle, les policiers ne comprennent pas le vol du cadavre. Wallander est aussi confronté à un autre fait majeur : l’une des jeunes filles inculpées est retrouvée carbonisée dans un transformateur électrique…
Wallander est malmené dans cet épisode, à tel point qu’il envisage sérieusement de démissionner de la police. Il voit ses amis partir de Suède, ce pays en profonde mutation ; sa solitude lui pèse de plus en plus et son diabète lui demande des efforts constants. Tout semble bien incompatible avec son métier de policier dont il ne comprend plus le sens.
Un épisode au thème trop ancré dans son époque mais qui permet de suivre avec toujours le même plaisir Wallander et son entourage. |
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Le Juge Wargrave Ishigami le Dharma

Age: 40 Inscrit le: 17 Oct 2012 Messages: 9016 Localisation: Hexagone

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Posté le: Mer Fév 11, 2026 11:03 am Sujet du message: |
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Mon avis sur
| Citation: | Avant de débarquer sur Polars Pourpres fin 2012, mon auteur de polars préféré était Henning Mankell. Douze ans et des centaines de titres lus plus tard, force est de constater que c’est toujours le cas et ce n’est pas ce titre (non-polar), Les Chaussures italiennes, qui me fera changer d’avis.
Fredrik Welin vit seul et isolé sur l’île familiale en mer Baltique. Ancien chirurgien, il cultive sa solitude avec un quotidien immuable, fait de baignade nu dans un trou de glace, de balade avec son chien et de rares échanges avec Jansson, le facteur hypocondriaque de l’archipel.
Ces habitudes vont être totalement chamboulées par l’arrivée d’Harriet, son amour de jeunesse qu’il a lâchement abandonné à l’occasion d’un départ aux Etats-Unis, sans jamais plus lui donner de nouvelles…
L’auteur aborde ici des sujets profonds, de façon subtile et poignante : la vieillesse, l’isolement, la réconciliation, la mémoire, la quête (maladroite) de rédemption… Mankell possède un talent rare pour capter les subtilités de l’âme humaine : ses personnages sont profondément humains, avec leurs failles, à l’image de Fredrik, homme complexe et attachant, dont les erreurs passées et les épreuves présentes dessinent un portrait empreint de fragilité et de résilience. Le choix du récit à la première personne renforce la proximité du lecteur avec ce vieil homme. La lenteur avec laquelle les événements se déroulent permettent au lecteur de prendre le temps de comprendre l’évolution des personnages et de réfléchir sur la manière dont leur vie se tisse à travers leurs choix et leurs renoncements. Enfin, le cadre isolé de l’île de Fredrik, à la fois apaisant et oppressant, sert de métaphore parfaite pour ses états d’âme, le tout dans une ambiance particulièrement mélancolique.
Henning Mankell nous livre avec Les Chaussures italiennes un roman délicat, touchant, profondément émouvant et introspectif, d’un rare maîtrise narrative. Un ouvrage poignant à recommander à celles et ceux qui recherchent une lecture à la fois méditative et pleine de résonances profondes. |
_________________ La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003). |
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Le Juge Wargrave Ishigami le Dharma

Age: 40 Inscrit le: 17 Oct 2012 Messages: 9016 Localisation: Hexagone

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Posté le: Mer Fév 11, 2026 11:05 am Sujet du message: |
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Mon avis sur
| Citation: | Un an après avoir fini le lumineux Les Chaussures italiennes, je fus heureux de retrouver le taciturne Fredrik Welin dans ce qui est, hélas, le dernier roman d'Henning Mankell. L'ancien médecin vit toujours sur son île. Une nuit, il parvient à s'extirper de la maison familiale en feu. Il n'en restera que des ruines. Incendie criminel ? Ou bien le vieil homme a-t-il mis lui-même le feu, ce que croient de plus en plus de personnes ?
On retrouve certains personnages dont Jansson, le facteur de l'archipel ou encore Louise, la fille de Fredrik. Les aventures de Welin nous emmèneront jusqu'à Paris, entre souvenirs et soucis bien réels, et l'on verra Mankell évoquer à nouveau des thèmes qui lui sont chers, tel celui qu'il avait longuement abordé dans le premier Wallander, Meurtriers sans visage, un peu comme si l'immense auteur suédois "bouclait la boucle". J'ai d'ailleurs vu pas mal de clins d'oeil à ses anciens titres (par exemple le passé de la famille de la journaliste Lisa Modin, personnage très intéressant par ailleurs). Au-delà des péripéties que va connaître Fredrik Welin, ce sont toutes les réflexions sur le temps qui passe, les souvenirs qui ressurgissent au crépuscule d'une vie. C'est magnifique, très touchant.
Je ne le redirai jamais assez mais Henning Mankell est un auteur qui a profondément marqué ma vie de lecteur et je me réjouis à l'idée qu'il me reste encore quelques titres de lui à découvrir, et plein de pépites à relire. |
_________________ La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003). |
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