Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres
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Polars Pourpres

Les romans de Georges Simenon
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Lun Fév 18, 2019 1:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu et apprécié



Résumé (en fait les premières lignes du texte) :

Citation:
II était sept heures et demie. Dans le bureau du chef, avec un soupir d’aise et de fatigue à la fois, un soupir de gros homme à la fin d’une chaude journée de juillet, Maigret avait machinalement tiré sa montre de son gousset. Puis il avait tendu la main, ramassé ses dossiers sur le bureau d’acajou. La porte matelassée s’était refermée derrière lui et il avait traversé l’antichambre. Personne sur les fauteuils rouges. Le vieux garçon de bureau était dans sa cage vitrée. Le couloir de la Police judiciaire était vide, une longue perspective à la fois grise et ensoleillée.


Mon avis :

Citation:
Maigret n'avait nullement l'envie de s'occuper de cette affaire. Une vieille femme, accompagnée de son fils, venue se plaindre de visites dans son appartement. Des objets volés ? Non, absolument pas. Juste des visites. Des preuves ? Quelques objets déplacés, un placard fermé à clé qui ne devrait pas l'être, des gouttes d'eau au sol.
Bref, rien qui n'intéresse le commissaire. Et quand bien même le fils semble anxieux. Allez, pour rassurer la dame, on envoie un policier se poster près du domicile.
Oui mais... mais il y a la pipe de Maigret. Disparue. Volatilisée. Maigret remonte le fil de ses souvenirs de la journée... et n'en doute pas : c'est le jeune homme qui l'a volé.
Et quand ce dernier vient à disparaître, alors l'affaire prend une toute autre tournure...
Encore une enquête plaisante à suivre, même dans ce format nouvelle (une centaine de pages en poche) où toutes les pièces du puzzle disséminées ça et là se rassemblent dans un final que je n'oublierai pas.
Idéal pour découvrir un "Maigret".

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).


Dernière édition par Le Juge Wargrave le Ven Mar 08, 2019 7:19 pm; édité 1 fois
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Hoel
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Lun Fév 18, 2019 2:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un titre qui fait rêver... Mr. Green
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Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Fév 18, 2019 7:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing
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« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
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El Marco
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Dim Fév 24, 2019 5:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Hector Loursat boit. Sa femme l'a quitté. Il ne plaide plus. Seule sa fille Nicole, qu'il n'aime pas, partage encore avec lui des repas pris sans un mot dans leur grande maison vide. Dix-huit ans que cela dure, à ne rien faire, retiré du monde.Un soir, pourtant, tout bascule. Découvrir sous son toit un homme tué d'une balle dans le cou tire l'avocat d'une longue peur de vivre. La mort le réveille. Il est seul. Sa fille est une inconnue. Il la croyait sans âme, il découvre une force. Il la croyait docile, c'est une révoltée. Un mystère qui s'ouvre sur un meurtre et toute une ville qui attend. Une ville de notables. De frileux. Une bonne société qui louvoie, qui accuse. Qui aimerait tant pouvoir être hors du coup...


Mon commentaire sur Polars Pourpres :

Citation:
D’entrée de jeu, le décor est planté. Première page : l’ancien avocat Hector Loursat appelle le procureur de la république, de sa famille par alliance, pour l’informer qu’un inconnu a été tué dans sa maison et son corps découvert. Pour Loursat, tombé dans le vin et une forme de repli sur soi, c’est le début d’une forme de rédemption puisqu’il va œuvrer afin de comprendre le drame jusqu’à aller plaider pour le suspect qu’il pense être innocent et renouer des liens distendus avec sa fille Nicole. Grâce à Georges Simenon et sa plume acide, vertigineuse de simplicité et de mordant, c’est un portrait saisissant et croustillant de la bourgeoisie d’une ville de province (ici Moulins) qui est passée au vitriol. De jeunes gens qui s’ennuient, et puisque l’oisiveté est nécessairement mère de tous les vices, ils en viennent à tomber dans le piège des actes rebelles, des liaisons inappropriées, des relations avec des personnes interlopes, jusqu’à la tragédie. C’est également des accointances entre les membres de la famille de Loursat où domine le qu’en-dira-t-on, avec la crainte de l’humiliation et de l’opprobre jeté sur la frange autoproclamée haute et vertueuse. Des mots simples et diablement efficaces de la part du célébrissime auteur belge, qui n’empêchent nullement de belles envolées lyriques sur la solitude, l’abandon, le désespoir et le rachat des âmes. Un beau portrait également de Loursat, animal, velu et devenu un ours se nourrissant de vin, de littérature et de sa propre claustration psychologique depuis le départ de sa femme avec Bernard, qui va retrouver une forme de dignité en se privant d’alcool le temps du procès. Pour quiconque aura vu le film de Georges Lautner de 1992 avec Jean-Paul Belmondo, même s’il s’agit d’une adaptation relativement fidèle, on sera agréablement surpris d’y découvrir des différences, notamment dans les accointances entre les jeunes, entre Loursat et sa domestique (qualifiée de « naine » dans le livre), mais surtout dans le traitement psychologique : là où le cinéma privilégie la fin heureuse, Simenon préfère l’accablement, le refus de la candeur et une vision austère de son personnage principal avec notamment les deux dernières lignes. Est-il encore utile de répéter que Georges Simenon est un auteur plus que majeur et que cet opus le démontre avec un talent inouï ?
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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MessagePosté le: Ven Mar 08, 2019 7:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Résumé :

Citation:
En revenant de son travail, pendant la nuit du 15 au 16 avril 1913, Justin Minard, un jeune flûtiste des concerts Lamoureux, passant à la hauteur du 17 bis rue Chaptal, entend, un cri de femme suivi d'un coup de feu. Il sonne à la porte de l'hôtel particulier, un maître d'hôtel ouvre de mauvaise grâce et lui affirme que tout est calme. Minard se précipite néanmoins au commissariat de la place Saint-Georges et Maigret, jeune inspecteur, accompagne le commissaire chargé de l'enquête jusqu'à la maison suspecte.


Mon avis :

Citation:
Voilà un Maigret très particulier : la première enquête du plus célèbre des commissaires littéraires de la police française.
Nous sommes en avril 1913 : jeune marié, âgé de 26 ans, Jules Maigret, alors simple secrétaire du commissariat du quartier Saint-Georges (Paris, IXe arrondissement) et aspirant à la carrière d'inspecteur, voit venir en pleine nuit un jeune homme qui dit avoir été témoin d'une drôle de scène, à deux pas de là : dans un hôtel particulier, une femme a passé sa tête par une des fenêtres, hurlé, puis est revenue à l'intérieur de la pièce, la fenêtre vivement fermée avant que n'éclate un coup de feu.
Dès le départ, Maigret s'intéresse à cette affaire qui s'avère cependant très délicate car l'hôtel particulier appartient à la grande famille bourgeoise des Balthazar, fondatrice des fameux cafés du même nom.
Il faudra toute la persévérance de Maigret pour venir à bout d'une enquête durant laquelle la bourgeoisie serrera les rangs pour éviter à la "grande famille Balthazar" un immense scandale. C'est un roman où la conscience de classe (ici la bourgeoisie) est exposée d'une manière peu complaisante et même si elle triomphe, elle en prend quand même pour son grade. Maigret en ressort marqué, presque dégoûté mais aussi, dans la foulée, promu inspecteur au 36 Quai des Orfèvres...
C'est justement ce Maigret en devenir qui est intéressant car déjà les caractéristiques que l'on retrouvera dans les enquêtes à venir (en fait beaucoup ont déjà été écrites car ce roman paraît en 1949, quand les premiers Maigrets datent de 1931) sont présentes : Jules est un homme droit, fin observateur, obstiné, soucieux de bien faire, sûr de son bon droit et déterminé à faire éclater la vérité, sans juger, même si cette vérité dérange. Bref, un être doté d'une belle humanité. J'ai aimé aussi la personnalité de Mme Maigret qui, si elle ne joue pas un rôle de premier plan, est un soutien indéfectible au futur commissaire.
Un Maigret différent donc, aux balbutiements de sa carrière policière et en même temps, un passage obligé pour tout "Maigretophile" et plus généralement pour toutes celles et ceux qui veulent mieux comprendre, à travers ses débuts, la personnalité d'une figure incontournable du roman policier.


Encore une réussite à mettre à l'actif du grand romancier belge. Et dire qu'il y a 6 ans, je n'avais encore jamais lu un Simenon ! Embarassed
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Le Juge Wargrave
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MessagePosté le: Dim Avr 28, 2019 6:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Encore un Simenon très plaisant à lire :



Résumé :

Citation:
Le commissaire Maigret est informé que le corps d'une jeune fille, habillée en robe de soirée, est retrouvée dans un square parisien. Personne ne sait rien d'elle, sauf qu'elle est issue d'un milieu extrêmement modeste.


Mon avis :

Citation:
Maigret est appelé dans la nuit suite à la découverte du corps sans vie d'une jeune femme, dont on ne sait rien. Sur place, l'inspecteur Lognon, ou "l'inspecteur Malgracieux" (dont j'avais fait la connaissance dans une nouvelle éponyme) déjà présent, doit s'effacer malgré lui devant le commissaire. Ce dernier lui propose de faire équipe. Lognon, portant sur son dos toute la misère du monde, va se démultiplier, parfois sans en informer sa hiérarchie, ce qui donne lieu à des scènes cocasses durant lesquelles Maigret passe peu de temps après l'inspecteur pour interroger des témoins et poser les mêmes questions, à quelques heures d'intervalle.
L'intrigue est très plaisante à suivre, peu de temps morts, beaucoup "d'action" et de dialogues. Une nouveauté dans cette enquête (en tout cas par rapport aux autres Maigret que j'ai pu lire), le fait que le commissaire assiste à une autopsie, s'appuie sur ses résultats pour faire avancer l'enquête, fait aussi appel à un laboratoire pour expertise... bref, des techniques "modernes" que l'on n'a pas l'habitude de voir dans les enquêtes de Maigret.

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Le Juge Wargrave
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MessagePosté le: Mer Mai 22, 2019 12:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Résumé :
Citation:
Petit commerçant timide et effacé, vivant une vie simple au Vieux-Marché, Jonas Milk a épousé sa femme de ménage Gina – une belle fille aguichante – dans un mouvement de tendresse et pour lui " procurer la tranquillité ". En deux ans de mariage, ils ont eu peu de contacts mais Jonas tient à sa femme, à qui il ne fait jamais aucun reproche, pas même de ses infidélités. Un jour, Gina disparaît, emportant les timbres rarissimes que Jonas, philatéliste passionné, collectionnait.



Mon avis :
Citation:
Simenon est immense, ce n'est pas une nouveauté. Il le prouve encore avec ce Petit homme d'Arkhangelsk, alias Jonas Milk, libraire juif et collectionneur de timbres, originaire de Russie, arrivé jeune enfant en France et qui s'est marié à une jeune femme volage, Gina, de plus de 15 ans sa cadette.
Quelques années plus tard, Gina se volatilise, emportant avec elle un carnet de timbres d'une valeur exceptionnelle. Le monde de Jonas Milk va alors s'écrouler, non de façon soudaine mais petit à petit.
Car si le "petit homme d'Arhangelsk" croyait faire partie d'une communauté qui l'avait accepté et même adopté, il découvre qu'il n'est qu'un étranger alors que les soupçons a son encontre se resserrent et que les masques tombent...
Un Simenon très ancré dans l'Histoire (Première et Deuxième Guerres mondiales, Révolution russe, Occupation etc...), avec un soupçon de politique, des ingrédients que je découvre pour la première fois sous la plume du grand auteur belge. Une atmosphère oppressante dans laquelle on se voit aux côtés de ce pauvre Jonas Milk, on partage son mal-être et on est entraîné dans sa paranoïa. Le final, presque inéluctable, est à la hauteur de reste.
Encore un très grand roman de Simenon...

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El Marco
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MessagePosté le: Dim Juin 02, 2019 4:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Quand le docteur Kipérus apprend par une lettre anonyme que sa femme le trompe, il n'hésite pas : il saisit un révolver, surprend les amants et les tue.
Quelques jours plus tard, il feint l'inquiétude : sa femme a disparu ! Bientôt les soupçons se portent sur lui et la rumeur se répand dans la ville : "Attention ! V'là l'assassin..."


Mon commentaire sur Polars Pourpres :

Citation:
… ou comment le docteur Hans Kupérus, résidant à Sneek, en Frise orientale, en vient à tuer son épouse et l’amant de cette dernière avant de tomber en disgrâce sous la chape de plomb d’une populace qui le voue aux gémonies en prétendant qu’il est le coupable, l’assassin. Une histoire au scénario, extrêmement mince, si ténu que son ossature pourrait tenir sur un modique Post-It. Mais comme toujours chez Georges Simenon, cette intrigue est un prétexte à critiquer de façon sauvage l’humanité, ses faiblesses, ses couardises et ses contradictions. L’on se retrouve ainsi avec ce médecin qu’une lettre anonyme va porter au coup de sang, notamment en raison d’une satiété de son existence trop morne, trop tiède, trop conformiste, et qui va devoir affronter les dos ronds, les regards fuyants et les pressions tacites de ses proches. Un roman singulièrement court (un peu plus de deux cents pages), mais où rien ne manque : la justesse de l’analyse sociale, la finesse de la condamnation sociétale, et la pertinente description des paradoxes de Kupérus. Ce dernier aura franchi le Rubicon, poussé par ce mystérieux courrier mystérieux, cherchera dans les bras de sa domestique, Neel, une aide voire un avatar de sa femme assassinée, osera affronter cette masse qui l’incrimine, à juste titre, notamment grâce à un rebondissement surprenant et remarquable (cf. l’entretien avec l’avocat). Et Georges Simenon parachève la qualité incroyable de cet opus par une ultime pirouette concernant l’identité du corbeau, avec cette histoire de demi-florin qui aura tout déclenché. Une écriture sèche, raclée jusqu’à l’os, et qui ne dispense en rien une étude de mœurs et une psychologique, toutes deux remarquables, jusqu’à cette fin très ouverte que l’on n’a pas fini d’interpréter, encore et encore, jusqu’à essayer d’en éprouver toute l’acidité.
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JohnSteed
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MessagePosté le: Lun Juin 03, 2019 5:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a quelques semaines, j'ai trouvé en brocante ce livre, quasi neuf, à 2€:


Je ne sais pas s'il est dans la base de données sur PP. Sinon comment le référencer? Rolling Eyes
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El Marco
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MessagePosté le: Ven Juin 21, 2019 4:13 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mes derniers achats de livres de Georges Simenon :

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JohnSteed
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MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 6:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Magnifique!! de belles lectures en perspective!! bravo
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El Marco
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MessagePosté le: Jeu Aoû 08, 2019 7:46 am    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Hasard sur toute la ligne ! La veille, Maigret ne savait pas qu’il allait entreprendre un voyage. C’était pourtant la saison où Paris commençait à lui peser : un mois de mars épicé d’un avant-goût de printemps, avec un soleil clair, pointu, déjà tiède. Mme Maigret était en Alsace pour une quinzaine de jours, auprès de sa sœur qui attendait un bébé. Or, le mercredi matin, le commissaire recevait une lettre d’un collègue de la Police Judiciaire qui avait pris sa retraite deux ans plus tôt et qui s’était installé en Dordogne. … Surtout, si un bon vent t’amène dans la région, ne manque pas de venir passer quelques jours chez moi. J’ai une vieille servante qui n’est contente que quand il y a du monde à la maison. Et la saison du saumon commence…


Mon vote sur Polars Pourpres :

Citation:
… ou comment notre commissaire Maigret, par le plus grand des hasards, en vient à pourchasser l’inconnu avec lequel il partage un compartiment nuit dans un train, descendu au beau milieu du voyage et l’ayant blessé à l’épaule d’une balle. Notre policier va vite se rendre compte que la ville de Bergerac, en Dordogne, où il est hospitalisé puis logé à l’hôtel, connaît une vague de terreur suite à des meurtres perpétrés par un « fou ». Toujours, la magie opère. La plume de Georges Simenon est brillante, sèche, dans la retenue, et pourtant, flagrant paradoxe, cette austérité dans la forme exsude une profonde richesse dans le fond. Portraits au vitriol, fines déductions, psychologie pertinente, un véritable banquet littéraire. Pas mal d’éléments intéressants dans cette enquête, comme le rôle important de son épouse qui va grandement l’aider dans son investigation, en étant non seulement ses yeux, ses jambes et ses bras puisqu’il est alité, mais aussi par ses raisonnements et son bon sens. Jules Maigret va d’ailleurs déployer un large éventail d’attitudes, de la bonhommie à l’ironie en passant par l’exaspération voire la colère. En outre, Maigret comprendra tout en restant dans sa chambre d’hôpital puis d’hôtel, dans la tradition du « armchair detective », avec beaucoup de finesse, d’opiniâtreté et d’intelligence. Un récit daté (1932) avec quelques égarements parfois misogynes et antisémites (sur la tendresse plantaire des Juifs, même si Maigret s’en défend dans la foulée dans un ricanement allègre), mais dont le style ne m’a pas décontenancé. Une histoire complexe (un peu trop, même, à mes yeux, au point de la rendre un peu capillotractée), riche, remontant dans le passé, puisant même outre-Atlantique ses racines, avec un final très particulier quant à la démesure que peut entraîner l’amour fou. J’ai été également surpris, moi qui me souvenais de l’adaptation avec Bruno Cremer sous le titre « Le Fou de Sainte-Clothilde », parce que cette transposition télévisuelle est très lointaine du roman, au moins dans sa résolution et les motivations du tueur, mais peut-être est-ce que je me trompe, il faudra que je la revoie dès que possible afin de confirmer ou d’infirmer ce point. Au moins, comme dans « Maigret se trompe », cela m’a permis de ne pas m’attendre du tout à la solution dans la mesure où j’en avais une autre en tête. Bref, une nouvelle réussite pour Georges Simenon et son enquêteur fétiche.
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El Marco
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MessagePosté le: Dim Sep 01, 2019 7:49 am    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Mentir. Chaque jour. Être surveillé dans ses moindres faits et gestes. Avoir deux sœurs qui lisent dans vos pensées et comptent le moindre centime. Jules Guérec a quarante ans. Il est le frère qui subit. Celui qui cache ses désirs, ses passions. Jusqu'au jour où l'irréparable arrive. Un accident. Le drame. De ces enchaînements de circonstances qui mènent au tragique.Roman de l'intime et de l'égoïsme, roman d'une ville vouée à la mer et au crachin, Les demoiselles de Concarneau est aussi le portrait d'une époque et d'un milieu, celui de la pêche, où l'œil de Simenon aura su, une nouvelle fois, voir tout ce que l'humanité aimerait tant cacher d'elle-même.


Mon vote sur Polars Pourpres :

Citation:
Cinquante francs. C’est à cause de ces cinquante francs que Jules Guérec a dépensés avec une femme aux amours tarifées et qui l’obsèdent qu’il ne fait pas attention au volant de son automobile, en rentrant chez lui à Concarneau, et qu’il heurte violemment le jeune Joseph Papin, qui en vient à décéder de ses blessures. Dès lors, Jules, jusqu’à présent muselé dans sa vie de tous les jours par ses deux sœurs (il en a une troisième, Marthe, mais cette dernière ne vit plus dans la maison familiale), en vient à vouloir se racheter auprès de la mère de sa victime et va tomber fou amoureux d’elle. On retrouve la verve propre à Georges Simenon, sèche et acide, où, sous des atours de prose simple, se dissimulent des sentiments acerbes, des envoûtements toxiques, des élans brutaux. Ici, c’est la ville e Concarneau qui sert de décor à ce drame familial, où la famille Guérec, riche et implantée, fait office de notables. Néanmoins, sous la férule de ses deux sœurs, castratrices et imposantes, Jules n’a jamais vraiment vécu, se voit imposer un décompte de l’argent qu’il emporte et dépense, ne s’est jamais marié malgré ses quarante ans. Jules en viendra à éprouver des sentiments très contradictoires suite à cet accident, involontaire et mortel : en proposant un emploi à l’oncle de sa victime, simple d’esprit, en ayant progressivement une inclination pour la mère de Joseph, mais ce penchant irraisonné va être contrecarré par l’une de ses sœurs, encore une fois. Un récit encore une fois très sombre, pensant, avec notamment des moments très courts et puissants, comme la réaction incroyable de Marie Papin à la proposition de Céline. Encore une fois, Georges Simenon s’illustre dans la peinture au vitriol de la société, de ses petites ignominies, et met en exergue des sentiments aussi ambivalents et hétérogènes que la culpabilité, la volonté de rédemption, l’amour dans des conditions si particulières, le poids de la famille, sans oublier une description sobre et très enrichissante du milieu de la pêche.
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MessagePosté le: Dim Sep 08, 2019 5:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu le mois dernier



Résumé :

Citation:
Joseph Gastin, un instituteur de la Charente-Maritime s'enfuit à Paris pour demander la protection de Maigret: on l'accuse à tort d'avoir tué Léonie Birard, la bête noire du village. Maigret décide de prendre un congé de quelques jours et de l'accompagner; arrivé à La Rochelle, Gastin est, comme prévu, placé sous mandat d'arrêt, tandis que le commissaire s'installe à Saint-André-sur-Mer...


Mon avis :

Citation:
Dans cet opus, Maigret part en Charente-Maritime, davantage dans la perspective d'un bon petit vin blanc qui accompagnerait des huîtres plutôt que pour prouver l'innocence d'un instituteur venu le voir à Paris pour le protéger.
Sur place, pas d'huitres. Mais un panier de crabes. Dans lequel Maigret va devoir trouver l'identité de l'assassin de la veille peau de vache que ce fut Léonie Birard, honnie par l'immense majorité du village, la faute à une connaissance aiguë de la situation personnelle des uns et des autres, fruit de l'observation attentive des déplacements des villageois par sa fenêtre, complétant des courriers indûment ouverts du temps où elle était receveuse des postes...

Comme dans Le Petit homme d'Arkhangelsk, Simenon se sert de cette enquête pour décrire les mœurs des petits villages où tout le monde se connaît et où, surtout, l'étranger n'est que rarement le bienvenu. Alors quand il faut trouver un coupable, et alors même que la victime était détestée, il est tout désigné : c'est l'étranger. Si en plus, l'épouse de celui-ci a quelques casseroles aux fesses, ne cherchez plus !

Encore une réussite pour l'immense Simenon.

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