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Goodis, la vie en noir et blanc de Philippe Garnier (1984)

 
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Nov 24, 2018 2:15 pm    Sujet du message: Goodis, la vie en noir et blanc de Philippe Garnier (1984) Répondre en citant



Résumé :

Citation:
David Goodis est le poète maudit du roman noir. Le destin de ses héros coincés entre un passé obsédant et une déchéance inexorable (Tirez sur le pianiste, Sans espoir de retour, Vendredi 13) est à l’image du sien : écrivain précoce au succès commercial presque immédiat, scénariste à Hollywood, il se brise un jour, sombre dans l’alcoolisme et meurt à cinquante ans dans l’indifférence la plus totale, en 1967.
C’est du moins le cliché que s’acharnent à conserver de lui ses lecteurs de ce côté-ci de l’Atlantique. Là-bas, à Philadelphie et à Hollywood, il en allait tout autrement.
Ce livre n’est ni une biographie ni un livre de plus sur le polar. C’est une enquête sur la littérature et sur les images qui la parasitent au point, parfois, de prendre sa place.

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La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).


Dernière édition par Le Juge Wargrave le Sam Nov 24, 2018 2:33 pm; édité 1 fois
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Nov 24, 2018 2:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Un bouquin qui mériterait certainement une réédition.
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Le Juge Wargrave
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MessagePosté le: Sam Nov 24, 2018 2:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je confirme. Je l'ai lu il y a dix mois environ. J'avais pris pas mal de notes mais je n'avais encore jamais pris le temps de les ordonner et de les mettre au propre.
C'est enfin chose faite.
Voici donc mon avis :

Citation:
En 1982, Philippe Garnier se lance, un peu à reculons, sur les traces de David Goodis, obscur auteur américain, semi-inconnu au pays de l’oncle Sam (nul n’est prophète…) mais plébiscité en France où il fut notamment publié dans la mythique Série Noire (époque Marcel Duhamel) et adapté au cinéma par de grands réalisateurs comme François Truffaud avec Tirez sur le pianiste (1960), avec Charles Aznavour dans le rôle principal.
Loin d’être une hagiographie (Garnier semblant avoir peu d’admiration pour Goodis, évoquant un « tâcheron » p. 218), Goodis, la vie en noir et blanc n’est pas non plus une biographie mais davantage une enquête.
Une enquête qui ne respecte pas la chronologie de la vie de Goodis mais se construit au gré des rencontres de Ph. Garnier lors de son voyage aux Etats-Unis sur les traces de Goodis.
Garnier n’hésite pas à donner régulièrement son avis sur l’œuvre de l’américain et ses (nombreuses) adaptations au cinéma, ce qui donne une certaine dynamique au récit.

Et ce qui ressort de cette enquête, c’est d’abord la grande difficulté à cerner David Goodis, à savoir qui il était. Loin de la « légende » qui a traversé l’Atlantique, D. Goodis semble, sous la plume (très appréciable au passage) de Garnier, très banal, effacé.
Mais surtout insaisissable.
Ainsi très peu de personnes se souviennent de lui à Hollywood (où il a pourtant travaillé de 1946 à 1948). Difficulté à le cerner non seulement parce que l’homme est finalement quelconque (même si son ami Paul Wendhos évoque un homme « excentrique et caméléon ») mais aussi parce que les témoins vivants de cette époque sont peu nombreux.
Par exemple, Ruth Wendhos (épouse du réalisateur Paul Wendhos) « connaissait Goodis mieux que personne » (p. 55). Hélas celle-ci est morte d’un cancer quelques années avant les recherches de Ph. Garnier.
On a le sentiment, au fil de la lecture, que Garnier (et je pense qu’il a eu ce sentiment également) arrivait toujours trop tard et que son enquête aurait été plus aboutie, fructueuse s’il l’avait réalisé 10 ans auparavant.

On apprend, tout de même, plusieurs choses intéressantes sur David Goodis.

Sur sa famille : Goodis est né dans une famille juive américaine à Philadelphie et il a un frère qui souffre de schizophrénie (élément qui prendra notamment de l’importance après la mort de ses parents).
Sur l’écriture : il a écrit beaucoup pour des pulp à ses débuts (surtout des histoires de pilotes de chasse) avant de connaître le succès très jeune grâce à ses premiers romans, puisque Goodis, à 30 ans à peine, voit ses romans adaptés à Hollywood.
On apprend aussi que dans une société américaine encore frappée en de nombreux endroits par la ségrégation raciale, Goodis affirme sa détestation du racisme et des racistes, mais cache paradoxalement sa fascination pour les « femmes noires bien en chair » qu’il fréquente tard la nuit dans certains quartiers chauds de « Philly ».
Cette valeur-là (l’antiracisme) est sincère mais on peut se demander, à certains moments, si Goodis n’est pas en fait un « imposteur » (p. 167), un homme sensible (les passages sur la mort de ses parents le confirment) qui se cache derrière un masque fade face au plus grand nombre mais qui peut se montrer, avec ses (rares) proches amis, volontiers mythomane, s’inventant mille vie, homme à l’imagination débordante et habitué des rodomontades.
Fade, effacé pour les uns, excentrique, mythomane, blagueur pour les autres… Oui, décidément, David Goodis est insaisissable.

Au-delà de ces (trop maigres) informations sur l’auteur, reste de l’enquête un tableau peu reluisant du cinéma hollywoodien des années 40 à 60.
En bref, Goodis, la vie en noir et blanc est une enquête (plus qu’une biographie) très plaisante à suivre sur David Goodis, auteur américain des années 1940 à 1960, publié à la Série Noire. En résulte un portrait un peu flou d’un auteur attaché à sa ville Philadelphie (loin des strass et paillettes de la côte ouest) dont on ne sait, finalement et malgré 250 pages d’enquête, que peu de choses nous amenant à ressentir, comme l’auteur, une frustration de ne pas en avoir appris autant qu’espéré.


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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Nov 24, 2018 2:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Excellent retour de lecture, le Juge !
Peut-être ce bouquin est-il encore dispo dans son édition poche de 1998 à l'Olivier ?

J'avoue n'avoir encore jamais lu de romans de Goodis (je crois n'avoir que La Blonde au coin de la rue et Cassidy's Girl dans ma pile)..
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Le Juge Wargrave
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MessagePosté le: Sam Nov 24, 2018 2:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je tiens ce livre de mes parents (édition de 1984) donc je ne sais pas pour l'édition de 1998 chez l'Olivier.

De Goodis, j'ai lu :

et
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