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Un Homme seul - Antonio Manzini (Denoël)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Mar 14, 2018 3:55 am    Sujet du message: Un Homme seul - Antonio Manzini (Denoël) Répondre en citant

Après Piste noire, Froid comme la mort et Maudit printemps (en poche chez Folio Policier), on retrouve le sous-préfet Rocco Schiavone pour une nouvelle enquête dans Un Homme seul de Antonio Manzini, qui vient de paraître dans la collection Sueurs froides de Denoël, traduit par Samuel Sfez.






Le livre :

Depuis qu’Adele, la fiancée de son meilleur ami, a été assassinée par erreur, l’inénarrable Rocco Schiavone ne croit plus en rien et s’isole dans une pension sordide.
Il décide malgré tout de retrouver l’assassin de la jeune femme et se met à passer en revue tous ceux qui pourraient lui en vouloir : entre Stefania Zaccaria, qu’il a arrêtée pour proxénétisme, et Antonio Biga, malfrat septuagénaire à la retraite, la liste des candidats est longue.

En parallèle, Rocco poursuit son enquête sur la famille Turrini, tous corrompus jusqu’à l’os.
Rocco pense qu’ils sont les relais locaux de la ’ndrangheta, la mafia calabraise, visiblement bien implantée dans le Val d’Aoste.

Rocco parviendra-t-il à aller au bout de sa traque effrénée ?
Trouvera-t-il le meurtrier d’Adele ?
Et surtout, Rocco ne commencerait-il pas à aimer cet Aoste froid et inhospitalier qu’il prend tant de plaisir à critiquer ?




>> Lire un extrait




L'auteur :

Né à Rome en 1964, Antonio Manzini est acteur, scénariste et réalisateur.
Il vit en Italie.
Après Piste noire, Froid comme la mort et Maudit printemps, Manzini revient avec une nouvelle enquête du sous-préfet Rocco Schiavone.
Ses romans se sont vendus à plus d'un million d'exemplaires en Italie.







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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Mar 14, 2018 5:48 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Deborah D'Aietti dans L'Italie à Paris :

Citation:

Un Homme Seul, roman de Antonio Manzini



Quatrième enquête du sous-préfet Rocco Schiavone traduite en France, Un Homme Seul est un polar bien huilé qui retient de bout en bout l’attention du lecteur.
C’est l’art d’Antonio Manzini : écrivain, réalisateur et acteur, il a un succès notoire en Italie grâce à son personnage fétiche, Rocco Schiavone, qui a aussi été adapté dans une série télévisée dédiée, bientôt sur les écrans français.


Pourquoi Rocco Schiavone est-il aussi captivant pour le lecteur ?


Schiavone, sous-préfet romain à la mauvaise humeur légendaire, a atterri dans la Vallée d’Aoste suite à une mutation forcée.
C’est un déraciné qui se retrouve dans cette région, bien éloignée de la chaleur de la dolce vita que l’on connaît dans la capitale.
Ici, le climat est hostile et les personnalités aussi…
Cet exilé romain, qui refuse de s’adapter à cette nouvelle couleur locale, devient sympathique vis-à-vis du lecteur.
Le rapport de Rocco à sa zone géographique permet d’exercer un parallèle avec le bien connu commissaire Montalbano d’Andrea Camilleri.
Alors que le sicilien adore son île et ses spécificités et se complaît à évoluer dans cet environnement insulaire ; Rocco Schiavone prend, lui, un malin plaisir à revendiquer ses origines romaines et à marquer sa différence avec les valdôtains.


Sur le plan psychologique, Schiavone est rusé et malicieux, parfois politiquement incorrect, allant à l’encontre de son statut d’homme d’État.
Un peu charmeur avec les femmes, il suscite aussi leur confiance et certaines voient en lui un homme fiable et rassurant, parfois à ses dépens.


Dans Un Homme Seul, deux intrigues s’entremêlent : une affaire d’appel d’offres truquée impliquant directement l’un des plus grands industriels de la Vallée d’Aoste et la tentative d’assassinat du sous-préfet lui-même, qui a coûté la vie à Adele, la compagne de son meilleur ami.
Les affaires, bien que très détaillées, sont brillamment imbriquées et clarifiées, de sorte à ce que le lecteur ne soit jamais perdu.
Le roman s’ouvre sur un Rocco Schiavone désabusé et inquiet, se cachant de tous, même auprès de ses plus proches relations et de son coéquipier, Italo.
Seul le réconfort de Lupa, sa jeune chienne de compagnie semble l’apaiser.
Au début du récit, Rocco est un homme comme un autre, avec ses faiblesses et son passé.


Ces moments de solitude sont propices au souvenir de sa défunte épouse, Marina.
Un élément déclencheur remet Schiavone dans la course et l’incite à découvrir « toute la vérité, rien que la vérité ».
Le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la dernière page de cette quatrième enquête.
Il s’attache au fil de l’histoire à Rocco, qui va jusqu’à vivre des scènes plus rocambolesques les unes que les autres, comme son court séjour en prison pour une immersion totale dans le cadre de l’enquête d’une émeute qui avait éclatée quelques jours auparavant.


Un Homme Seul est un livre qui s’apprécie pour une lecture unique, mais le caractère intense de l’intrigue suscite la curiosité du lecteur, qui donne envie de (re)découvrir les trois précédentes enquêtes.
Un Homme Seul, est, comme la troisième aventure de Schiavone Maudit Printemps, un livre « ouvert », se suffisant à la fois à lui-même dans sa lecture, mais suggérant une trame plus profonde et plus continue qui ne se résout pas à la dernière page.
Vivement le prochain rendez-vous que nous donnera Antonio Manzini avec Rocco Schiavone.



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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2018 2:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Rocco Schiavone en pleine déprime



Vous avez sans doute remarqué que j’aime les personnages récurrents, et que j’ai un faible particulier pour les Italiens.
Dont l’acide Rocco Schiavone d’Antonio Manzini qui revient dans Un Homme seul.


Nous sommes juste à la suite de Maudit printemps.
Donc ceux qui pensent le lire bientôt, arrêtez là la lecture de cette chronique, et surtout ne lisez pas, par hasard, le résumé en quatrième de couverture.


C’est bon ?
Il ne reste plus que ceux qui ont lu les trois premiers romans ?



Bien.
Rocco est en pleine déprime dans ces montagnes du Val d’Aoste qu’il déteste.
Le printemps qui arrive ne peut le sortir de l’horreur.
Adele, la fiancée de Seba, un de ses meilleurs amis a été tuée, à sa place, dans son appartement où elle était venue pleurer la relation difficile avec Seba.
Et même s’il a fait la lumière sur une sombre affaire de corruption dans laquelle trempait la ‘ndrangheta, il reste des zones d’ombre.


Alors Rocco se terre dans une pension sordide et ne met plus les pieds au bureau.
Jusqu’à ce qu’un des malfrats qu’il a contribué à faire arrêter soit tué en prison.
Et qu’il décide qu’Adele doit être vengée.
Alors il va se remettre au boulot, pour finir le travail, et pour retrouver qui pouvait lui en vouloir au point de venir le tuer.


Donc je confirme, impossible de lire Un Homme seul si on n’a pas lu Maudit printemps, car ce nouveau roman en est la suite directe.


Ceci dit, on retrouve tout ce qu’on aime dans cette série romano-alpine.
Romaine car Rocco est, et reste, totalement romain, malgré ses quelques mois en Val d’Aoste, et malgré les plaisirs qu’il commence, à son corps défendant, à éprouver à se trouver au cœur d’une nature qui revit avec le printemps.
Et alpine, ben parce qu’il est dans les Alpes.


Rocco tel qu’en lui-même, mauvais comme une teigne quand on l’embête, fidèle en amitié, la langue acérée, et parfois, quand on s’y attend le moins, le cœur sur la main.
Il est méchant, attentif, drôle, humain, sans pitié…
Excessif en tout, dans ses qualités comme dans ses défauts.


Les personnages secondaires prennent de l’importance, avec en particulier un duo d’imbéciles qui offrent un pendant nordique très convainquant à l’incontournable Catarella sicilien du Maître.


Rocco et Antonio Manzini continuent à combattre les imbéciles, ceux qui croient que leur argent les met à l’abri de la loi, les pourris et ceux qui aiment faire souffrir leurs semblables, surtout quand le semblable est plus faible.
Et s’il faut pour cela faire quelques entorses à la loi, qu’à cela ne tienne.


Bref, j’adore Rocco Schiavone et sa bande, et il me tarde déjà de les retrouver.



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MessagePosté le: Mer Avr 11, 2018 5:14 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Mireille Descombes dans Le Temps :

Citation:

L’ombre de la 'Ndrangheta plane sur Aoste


L’écrivain italien Antonio Manzini publie « Un Homme seul », la quatrième enquête de son attachant sous-préfet Rocco Schiavone. Plongée dans un univers très personnel et souvent troublant.




Cap sur l’Italie !
Et soyez prêt à tout.
Le voyage s’annonce épique et sanglant.
Drôle et plein d’humour également.
Cette année, notre grande voisine est à l’honneur au festival international Quais du polar, qui se tient à Lyon du 6 au 8 avril.
L’occasion de découvrir la riche palette de noirs composée par une quinzaine d’auteurs, dont Antonio Manzini.
Né à Rome en 1964, acteur, scénariste et réalisateur, ce dernier vient de publier chez Denoël Un homme seul, la quatrième enquête du sous-préfet Rocco Schiavone, un policier romain déplacé à Aoste en représailles à ses méthodes parfois cavalières et peu orthodoxes.
L’homme, en effet, n’hésite pas à faire justice lui-même quand l’impunité des puissants devient par trop criante.


Rocco Schiavone, sous-préfet bougon et solitaire


Tout cela, le lecteur le découvre petit à petit, au gré des pages, au fil des livres.
Au début de la série, Rocco Schiavone vit déjà « en exil ».
Il vient d’arriver à Aoste, une ville provinciale et faussement paisible qu’il déteste presque autant que son climat.
Inconditionnel du loden et des chaussures Clarks – il en bousillera une bonne dizaine de paires dans la gadoue –, il souffre de la neige et du froid, abhorre les rues vides, la montagne et le ciel gris.
Volontiers bougon, parfois odieux, inconditionnel du joint après le petit-déjeuner, notre homme a la quarantaine bien entamée et désabusée.


Eminemment attachant dans ses excès et ses contradictions, il vit seul et passablement solitaire, hanté par le souvenir de sa femme Marina tuée par balles alors qu’il était lui visé.
Ce fantôme avec lequel il dialogue chaque soir ne l’empêche pas toutefois de séduire les plus belles femmes de la ville.
A la préfecture, il dispose par ailleurs d’une équipe haute en couleur, notamment de deux agents exaspérants au quotient intellectuel limité, Deruta et D’Intino, sortes de Laurel et Hardy.
Voilà qui ne lui facilite pas forcément la tâche quand il s’agit de dénouer des intrigues mafieuses.


La mafia calabraise sévit aussi à Aoste


Car oui, à Aoste aussi, le crime organisé sévit – en l’occurrence la 'Ndrangheta.
Par le biais du blanchiment d’argent et de prêts usuriers, la mafia calabraise s’infiltre jusque dans les milieux les plus huppés et représente un adversaire redoutable, car sans pitié.
Antonio Manzoni la fait intervenir dès son troisième polar, Maudit printemps, qui vient de sortir en poche chez Folio.
Un conseil donc : lisez-le en premier afin d’apprécier pleinement Un homme seul.
Un livre qui, clairement et pour la première fois dans les enquêtes de Rocco Schiavone, fonctionne comme une suite.


On y retrouve un sous-préfet en bien mauvais état et totalement déprimé.
Adele, la fiancée de son meilleur ami, a été tuée à sa place.
Tragique répétition !
Elle s’était réfugiée en secret chez Rocco à Aoste pour éveiller la jalousie de son amoureux.
Mais qui en voulait à ce point au policier pour tenter de l’assassiner dans son lit ?
C’est ce que Rocco Schiavone va tenter d’élucider.
Désormais inséparable de Lupa, la jeune chienne abandonnée qu’il vient d’adopter, il poursuit parallèlement son enquête sur les commanditaires mafieux de l’enlèvement de Chiara, sauvée in extremis à la fin du livre précédent.
Mais ne vous réjouissez pas trop vite.
Pour connaître le fin mot de l’histoire, et de toutes ces affaires, il faudra encore attendre.
Chez Antonio Manzini, désormais, la réalité ne se laisse plus mettre en boîte.


Une approche libératrice du polar


« Ce livre m’a littéralement explosé dans les mains, confiait l’écrivain à la sortie de Maudit printemps. Avec lui, j’ai perdu le contrôle de la série, la capacité de terminer une histoire, de créer un récit qui se suffise à lui-même. Mais d’une certaine manière, j’en suis content car je commençais à me lasser de cette façon de raconter. »
Libéré de ce carcan, Antonio Manzini s’adresse donc désormais à son lecteur comme à un ami complice déjà bien au fait de certaines habitudes et particularités de son héros, qui peut donc évoluer plus librement.
Et le lecteur s’en réjouit.


Cette perte de maîtrise du temps, de la durée, s’accompagne aussi paradoxalement d’un style plus elliptique, plus lapidaire et d’une structure narrative moins linéaire.
Orfèvre en matière de dialogues rythmés et parfaitement ciselés, Antonio Manzini saute d’un personnage et d’un lieu à l’autre.
Dans Un homme seul, certaines scènes se passent à Rome, d’autres à Francavilla al Mare, d’autres encore à la maison d’arrêt de Varallo.
L’auteur laisse au lecteur la liberté de faire les liens, de compléter les vides, de s’installer dans les blancs.
Bref d’imaginer.
Une autre approche du polar, moins attendue, moins « rassurante » mais résolument libératrice, et prometteuse.



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