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Polars Pourpres

Les 70 ans de la Série Noire
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mar Aoû 29, 2017 4:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Recherché par la police, Hart erre dans les rues de Philadelphie en plein hiver et se retrouve par hasard pris dans un règlement de comptes.
Pour échapper à une mort certaine, il décide de se faire passer pour un truand.
Mais Hart n'est pas un voyou, c'est juste un type qui fait ce qu'il faut pour survivre au milieu des voyous...


Mon commentaire sur Polars Pourpres :

Citation:
… ou les malheurs d’Al Hart, qui se retrouve bien malgré lui aux prises avec une poignée de gangsters préparant un mauvais coup. J’y ai retrouvé une patte bien noire comme je les aime, avec des personnages croqués en quelques traits, et une intrigue sympathique, avec un huis clos plutôt prenant. Des relations troubles entre Hart et Frieda et Myrna, la gouvernance de la meute assurée par Charley, le véritable passé d’Al et de son frère assassiné de ses mains, les tensions croissantes dans le groupe (pour l’appât du gain, le mélo ou parce que l’on a découpé le cadavre de l’un d’entre eux afin de minimiser les risques…), autant d’éléments qui m’ont bien plu. Mais je ne sais pas trop pourquoi, je ne suis jamais vraiment rentré dans l’histoire, ou plus exactement, j’ai eu beaucoup de mal avec le texte. Un souci avec une traduction trop plate ? Une écriture originelle trop « simple » dans ses descriptions ? Un récit qui se veut crédible, naturaliste et qui réduit le style à une expression trop primitive voire sommaire ? A mes humbles yeux, un récit noir satisfaisant, mais qui a manqué d’une étincelle littéraire dans son traitement.
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El Marco
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MessagePosté le: Mar Sep 12, 2017 6:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Et me voilà enlevé, séquestré en pays montagneux par un inconnu masqué, qui m'annonce que ça durera treize semaines.
Pourquoi ? Et pourquoi treize ? Et quelles chances avais-je de m'évader, enchaîné comme je l'étais ?


Mon commentaire :

Citation:
Une très intéressante histoire de séquestration. Un détective privé vieillissant et rondelet se retrouve enlevé par un inconnu dans un chalet dans les montagnes enneigées, lié à une longue chaîne de métal vissée à sa cheville, et survivre pendant treize semaines, ce que lui annonce son geôlier. Qui est cet inconnu ? Pourquoi ? Et à quoi correspondent ces mystérieuses treize semaines ? Un exercice de style sacrément casse-gueule que celui du personnage en solo, puisque le lecteur risque de s’ennuyer assez rapidement si l’intrigue, le style ou la situation patine. Ici, il n’en est rien. C’est très joliment écrit, bien travaillé, et j’ai suivi avec un plaisir coupable la réclusion du protagoniste, ses doutes, ses stratégies de survie par rapport au froid, la nourriture et l’oisiveté. Sans rien spoiler, il finit par s’en sortir, rejoint la civilisation, et se lance aux basques de son mystérieux cerbère absent. Des mots adroitement choisis par Bill Pronzini, pas mal de vitriol dans les dialogues et les situations (cf. sa rencontre avec le type de l’immeuble et sa compagne, ou le gestionnaire de l’entreprise s’occupant des chauffe-eaux). Mais aussi un personnage de détective privé différent des autres, marqué par son enfance avec un père violent et poivrot, et dont il finit par s’affranchir grâce à son attitude quand il retrouve son kidnappeur, en adoptant une attitude à mille lieues de ce qu’aurait fait son paternel. Alors, certes, il n’y a pas grand-chose dans ce roman noir de très original (les motivations du bourreau, à cet égard, n’ont rien de tonitruant), mais tout est si bien rédigé et mené que l’on se laisse embarquer. Un peu comme ces airs de blues dont on voit venir les mesures mais que l’on ne peut s’empêcher de savourer tant elles résonnent avec intelligence et humanité.
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El Marco
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MessagePosté le: Mar Sep 12, 2017 6:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Ce matin-là, j'avais sauvé une vie humaine. Celle d'un passant anonyme et étourdi, qu'un autobus allait écraser. Il a voulu me payer un verre. On a donc été boire un verre. Sa main tenait un Luger. Il a appuyé le Luger contre le rebord du comptoir et il a tiré. Le patron du bar s'est abattu comme un arbre. La balle lui était entrée entre les deux yeux. Puis l'homme s'est tourné vers moi, le Luger au poing.
- Tu m'as sauvé la vie, camarade, a-t-il dit. Faut pas que je l'oublie.


Mon commentaire :

Citation:
… ou les tribulations d’un Américain lambda, qui sauve un type complètement fêlé d’un autobus qu’il n’avait pas vu, et qui se fait embarquer par ce dernier dans une cavale meurtrière. Steve Logan, ancien policier ayant en partie perdu l’usage d’un œil, n’ayant que très peu d’argent devant lui, attend avec sa compagne Ruby qu’elle accouche bientôt. Et quand il essaie de e renflouer en demandant à un gars odieux qu’il lui paie ce qu’il lui doit, ce Saint-Bernard d’un instant sauve la vie de Ralph Angers. Le problème, c’est que celui-ci, un ancien soldat malmené par son expérience lors de la Guerre de Corée, ex chirurgien-ophtalmologiste, paranoïaque, et persuadé de détenir une idée de génie en faisant construire un hôpital spécialisé dans la greffe complète de l’œil, est en plus un homme complètement dément, prêt à user de la violence létale aussi facilement que d’autres dénoyautent des olives. Il en résulte un récit très efficace, prenant du début à la fin, sombre et sec, où les émotions contraires alternent, Steve en venant à ressentir une forme de syndrome de Stockholm quand Ralph tente, à un moment, de lui venir en aide. De petits moments de grâce, comme lorsqu’ils croisent cette gamine jouant le morceau préféré de Ralph au piano, d’autres très intéressants, quand Steve en vient à se demander si Ralph n’est finalement pas un chic type, réellement rudoyé par autrui, et non le tourmenté qu’il est de prime abord. Une histoire à la fois simple, classique et étrange, qui fait passer un bien agréable moment dans les pas de ce couple improbable, des pas qui vont, on s’en doute, rapidement se teinter de sang.
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El Marco
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MessagePosté le: Dim Oct 01, 2017 6:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Si vous croyez que c'est facile de se débarrasser de sa femme ou de son mari, essayez donc ! Vous verrez qu'il y à toujours un ahuri pour boire le cyanure qui ne lui était pas destiné, ou une fofolle pour emprunter, sans demander la permission, une voiture légèrement trafiquée !
Résultat : vous accumulez les cadavres autour de vous et la vie conjugale continue pour le meilleur, et surtout pour le pire.


Mon commentaire sur Polars Pourpres :

Citation:
… ou les mésaventures de Léonard et d’Eléonore Boulainvilliers, un jeune couple, dont les deux membres veulent chacun toucher l’assurance-décès du conjoint en assassinant ce dernier, mais qui s’y prennent si mal – et sont tellement malchanceux – que les cadavres s’accumulent autour d’eux. Empoisonnements ratés, quiproquos, erreurs de jugements et de timing, acharnement du sort qui tient absolument à ce que ces deux Pieds Nickelés du crime conjugal s’en sortent, et un duo de policiers enquêtant sur ce ménage tourmenté qui n’en revient pas d’une telle folie meurtrière. Un très bon moment de lecture, enthousiasmant au possible, au gré de ce jeu de massacre jubilatoire et autres chantages, surtout quand la tante et l’oncle s’en mêlent. Un style simple, au cordeau, sans la moindre description de lieux, centré sur les péripéties jouissives de ces deux guignols, finalement encore amourachés au point de douter de leur propre volonté de toucher le jackpot. Je finis presque par m’étonner que ce livre réjouissant datant de 1965 n’ait pas été adapté au cinéma, peut-être agrémenté de dialogues de Michel Audiard, avec à la manœuvre un réalisateur comme Georges Lautner ou Henri Verneuil.
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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MessagePosté le: Jeu Nov 16, 2017 9:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Résumé :

Citation:
Plus tranquille hors saison, ce n'est pas sûr. Il y a toujours les Allemands, mais aussi les Palestiniens. Paul et les autres sont de chauds partisans de l'étalement des vacances. Avec de gros moyens, il est vrai, et des méthodes particulières. Cet homme de plaisir garde un Colt sous son lit.


Mon avis :

Citation:
Paul Balard est un ancien militaire qui a pas mal bourlingué. Lassé de cette vie, il souhaite faire un coup, un seul, qui lui rapporterait un maximum d'argent. Il intègre ainsi une société de gardiennage et met sur pied un casse imparable. Une fois ce dernier réussi, il fuit en Espagne où l'attend une vie calme et prospère... mais il va croiser la route de Martine et les ennuis vont commencer...
En 170 pages, Jean-Michel Naudy a bâti une intrigue pas inintéressante mais loin d'être inoubliable. Après une mise en place un peu confuse, les faits s'enchaînent assez vite et l'intrigue est ancrée dans son époque (milieu des années 1980), ce qui fait que pas mal de références compréhensibles par le lecteur de l'époque m'ont échappé.
Bref, un polar noir qui n'a pas très bien vieilli, vite lu et probablement vite oublié...

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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El Marco
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MessagePosté le: Dim Nov 19, 2017 7:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Une collégienne violée et assassinée dans une petite ville respectable et confite en dévotion.
Et voilà que tout le monde soupçonne tout le monde...


Mon commentaire sur Polars Pourpres :

Citation:
… ou comment une paisible ville du Connecticut, Crockford, suite au viol et à l’assassinat de la jeune Sally Anders, en vient à montrer ses failles. Une ambiance pesante, lourde de sa moralité bienpensante et de ses convictions religieuses, que vient percuter un drame, voire une tragédie, pour briser ce vernis de surface et faire apparaître la suspicion, le mensonge et la délation, en plus de toutes les tares de la société. Sur le principe, rien de très atypique, mais la forme surprend d’entrée de jeu : chaque chapitre est consacré au point de vue d’un personnage, avec quelques parties chorales, organisées comme des scènes de théâtre – conseil de l’église, commission d’enquête, conseil municipal, etc. – et ce jusqu’à la fin, avec l’identité du coupable révélée et le sort qui l’attend. Hillary Waugh a osé prendre ce parti et s’en tire sacrément bien, alors que je craignais que cela ne tourne rapidement à l’ennui et la redondance. Mais, malgré quelques effets faciles et autres clichés, les parties s’enchaînent à merveille, les réflexions sonnent avec justesse (notamment sur la piété de façade, la vertu nécrosée et le racisme, comme ce qui arrive à Reggie Sawyer et sa famille), et l’affaire progresse sous nos yeux avec intelligence. Selon moi, plus un coup de maître pour la forme que pour le fond, et une lecture, assurément noire, de grande qualité.
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El Marco
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MessagePosté le: Lun Déc 04, 2017 5:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
Cette jeune femme au visage couvert de bleus, dans une ferme misérable, à deux pas du désert, entre Tucson et Yuma... Et moi, avec les souvenirs tout frais, intolérables, de mon épouse morte de fatigue... Non loin, cette banque pillée, et ces tueurs qui me traquaient, sans que je sache pourquoi... Décidément, c'était dur, la quête du bonheur.


Mon commentaire :

Citation:
… ou comment le cowboy Roy Boone, après avoir eu le malheur de rencontrer la jeune et belle Jennifer Todd, en vient à être pourchassé par des cavaliers inconnus et mettre les pieds (plus exactement, les bottes) dans un beau marécage d’emmerdements. Un bon western, très joliment écrit et mené par Bill Pronzini, avec une plume élégante et un style très agréable. J’ai été charmé par la personnalité de Roy, veuf depuis un peu plus de quatre mois d’Emma, vraisemblablement décédée d’un problème cardiaque, toujours très calme, doué de sentiments preux et s’exprimant avec beaucoup d’élégance, au point de passer pour un véritable paladin. L’intrigue, même si elle n’a rien de remarquable, se laisse lire avec plaisir du début à la fin, et l’on est pris par l’engouement de l’histoire, depuis les terres arides du sud-ouest des Etats-Unis jusqu’à bord du Mohave, cet immense bateau où va se dérouler le presque épilogue. On a son compte de fusillades, de traques à travers le désert et de personnages douteux, mais sans jamais tomber dans l’excès. Bill Pronzini a plutôt choisi la voie de la sagesse, avec une trame simple mais efficace, où l’accent est davantage mis sur les sentiments de ses protagonistes et les belles descriptions que l’action pure ou l’éventuelle noirceur du récit. Probablement pas de quoi épiler un hérisson ni marquer durablement mon esprit, mais une lecture très distrayante, originale – moi qui ne lis que rarement des westerns – et un sympathique moment passé pour ce bouquin fort honorable qui prend, parfois, des allures de roman sentimental.
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