Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres
http://rivieres.pourpres.free.fr - http://polars.pourpres.net
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   Google MapGoogle Map   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Polars Pourpres

Hôtel du Grand Cerf - Franz Bartelt (Seuil)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir...
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 40
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 8477
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 8:03 pm    Sujet du message: Hôtel du Grand Cerf - Franz Bartelt (Seuil) Répondre en citant

Après notamment les excellents Le Jardin du Bossu et Chaos de famille (parus à la Série Noire il y a plus de dix ans, en poche en Folio Policier), le génial Franz Bartelt revient enfin au polar avec Hôtel du Grand Cerf, son nouveau roman qui vient de paraître dans la collection Cadre Noir du Seuil.






Le livre :

À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen.
La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle.
Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises.
Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité.
Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné.
N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

« Le noir, pour peindre les mœurs, c'est une bonne couleur », dit l’auteur. Écrite dans un style impeccable, cette enquête faussement classique verra tout un village passé au crible de la plume si particulière de Franz Bartelt, toujours entre burlesque et mélancolie. Dans Hôtel du Grand Cerf, on rit énormément, mais tout est élégant, et rien n’est banal.



« Un humour aussi mélancolique que plaisant. » Hubert Artus - Lire

« Meurtres, enquêtes, policier, suspects : cela paraît noir et classique, c'est surtout très drôle et méchamment excessif. » N.P. - Le Canard Enchaîné





>> Lire un extrait




L'auteur :

Franz Bartelt est né et demeure dans les Ardennes.
Il est l'auteur d'une quarantaine de livres, dont Les Bottes rouges, Grand Prix de l'Humour noir 2001, ou Le Jardin du Bossu, polar salué par la critique lors de sa parution (Gallimard).
À la fois poète, nouvelliste, dramaturge, feuilletoniste, ce romancier très discret possède un style d'une rare élégance qui, allié à une imagination débordante, fait de lui un écrivain précieux.







_________________
« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.


Dernière édition par norbert le Lun Juin 12, 2017 11:08 pm; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 40
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 8477
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 8:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Franz Bartelt : Hôtel du Grand Cerf (Éd.Seuil, 2017)

[...]


« — Je n’ai pas dit qu’il avait décidé de la tuer. J’ai dit qu’il l’avait tuée. Il lui a maintenu la tête sous l’eau pour ne plus l’entendre brailler. C’est juste une dispute qui à mal tourné. On ne m’enlèvera pas ça de l’idée. N’allez pas répéter ce que je vous dis à Thérèse. Elle les voit encore avec ses yeux d’enfant. Le couple parfait, la tragédie, la légende, pouah !
Les journaux de l’époque n’avaient pas fait état d’un désaccord sérieux entre les deux comédiens. On racontait qu’ils s’étaient séparés pendant quelques temps, qu’elle était partie seule en vacances, querelle d’amoureux. Mais Nicolas avait l’intuition que Léontine ne se trompait pas en disant que le couple traversait une crise qui devait le conduire rapidement à la rupture. Elle ne se trompait pas non plus quand elle témoignait de la violence des scènes où ils se déchiraient. De là à croire que Grétry avait noyé Rosa, il y avait un pas qu’il n’avait pas envie de franchir. »



Il n’y a qu’une quarantaine de kilomètres entre Bouillon, en Belgique, dans la vallée de la Semois, et Charleville-Mézières (nommée ici Larcheville), Sedan se situant au milieu du trajet.
Cette précision géographique s’impose, pour bien comprendre que le territoire des Ardennes est transfrontalier.
Et qu’il constitue sans doute une sorte de microcosme aux yeux de l’auteur, qui habite la région.
Parfait prétexte pour décrire en détail un de ces villages ruraux où, malgré le temps qui passe, rien ne paraît avoir tellement changé au fil des décennies.
Non pas que tout y soit figé, dans le paysage et dans la population, chacun y vivant un quotidien ordinaire.
On s’y active à son rythme, sans frénésie ni précipitation.
Nul ne tient à bouleverser cette normalité, même pas – dans le cas présent – le Centre de Motivation qui fonctionne sans remous extérieurs.


Par contre, les habitants de ces bourgades ont généralement de la mémoire.
Ce n’est pas, comme le disent absurdement les citadins, que “tout le monde se connaît”.
Mais certains faits d’hier se sont transmis entre générations, parfois déformés, et il subsiste souvent des témoins d’alors.
C’est cette mémoire-là que Nicolas vient réveiller en enquêtant sur une histoire datant de quarante ans.
Et quand, de son côté, le policier demande aux villageois de désigner anonymement leur suspect, tous n’en désignent qu’un, parce qu’il est associé à un passé trouble dans l’esprit collectif.
Ah, le gros inspecteur Vertigo Kulbertus, un sacré personnage !
Élément comique de l’intrigue ?
Bien sûr, on ne se prive pas de le caricaturer habilement, mais on verra qu’il est beaucoup plus subtil qu’en apparence.


Des décors réalistes, une belle galerie de protagonistes dont les caractères sont présentés avec justesse, deux enquêteurs astucieux fouinant dans ce petit monde d’aujourd’hui et d’hier, une noirceur tempérée par des sourires…
Tels sont les atouts de l’excellent roman de mœurs qu’a concocté Franz Bartelt, autour de cet Hôtel du Grand Cerf.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


_________________
« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.


Dernière édition par norbert le Lun Juin 19, 2017 10:08 pm; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 40
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 8477
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 25, 2017 8:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Hôtel du Grand Cerf, de Franz Bartelt



Voilà cinquante ans que Rosa Gulingen, héroïne de films à l’eau de rose, a rendu son dernier soupir dans une baignoire de l’hôtel du Grand Cerf, de Reugny, petit village belge des Ardennes.
C’est l’occasion pour un producteur parisien de se lancer dans la réalisation d’un documentaire sur les circonstances de cette mort.
C’est Nicolas Tèque, enquêteur, régisseur, accessoiriste… bref, tout et n’importe quoi, qui est chargé d’aller effectuer des repérages et, pourquoi pas, confirmer que Gulingen est morte, non pas d’un accident domestique, mais assassinée.


Sauf qu’à Reugny, au même moment, un tueur est justement à l’œuvre, qui vient de décapiter à la chevrotine le douanier à la retraite – et unanimement haï– du patelin, et que Vertigo Kulbertus, éléphantesque inspecteur à quinze jours de la retraite et aux méthodes singulières débarque lui aussi.


On ne va pas s’en cacher, c’est toujours un immense plaisir que de retrouver Franz Bartelt et l’on ne peut que se réjouir qu’il ait trouvé sa place dans la nouvelle collection du Seuil, Cadre Noir.
D’autant plus qu’Hôtel du Grand Cerf et sa galerie de personnages étonnants associe avec bonheur humour et portrait au vitriol d’une petite communauté faussement tranquille aux vieilles haines recuites dans un emballage de whodunit dynamité par un Vertigo Kulbertus dont la manière d’enquêter repose plus sur un approvisionnement régulier en bières, frites et cervelas ainsi que dans la déstabilisation des témoins et suspects que dans la recherche de preuves :

« - […] je vais vous poser une question difficile. Je peux ?

-Oui.

-Quels rapports entreteniez-vous avec Jeff Rousselet ?

Meyer eut un instant d’hésitation. Kulbertus fit celui qui en sait plus long qu’il ne veut bien le dire et qui n’en attend que la confirmation.

"Bé, à vrai dire, on n’avait pas de rapports…

-Vous ne l’aimiez pas.

-Non.

-Vous ne l’aimiez vraiment pas.

-C’est-à-dire que… on vous l’a peut-être dit au village…

-On dit bien des choses au village.

-Il a tiré mon père comme un lapin. C’est de la vieille histoire, mais on n’oublie pas. Question de respect pour les morts.

-Comme un lapin, vous dites, Meyer ?

-Oui. Comme un lapin.

-J’aime bien le lapin."

L’inspecteur défroissa une feuille de papier, l’étala devant lui et écrivit, en grosses capitales : LAPIN. »



C’est ainsi, avec humour et sensibilité ainsi qu’avec une écriture toujours imaginative, que Bartelt déroule une enquête qui met au jour la triste banalité du crime et la manière dont finissent par se confire les détestations dans une petite communauté refermée sur elle-même.
Pour autant, là où le cynisme pourrait permettre de dresser une interminable galerie de portraits de salauds, Bartelt laisse toujours un peu de place à l’empathie sans jamais verser dans la moralisation facile :

« Il aimait encore assez bien boire, de temps en temps. Même trop, s’il le fallait. Il y a des moments où l’excès met un peu de grandeur dans les petitesses de l’existence. »

Et si, d’ailleurs, les plus pourris finiront par être punis, ce sera d’une façon tout ce qu’il peut y avoir d’immorale, Vertigo Kulbertus n’étant pas forcément du genre à laisser la justice faire tout le travail.


C’est dire si Hôtel du Grand-Cerf se lit avec un double plaisir : celui de la langue de Bartelt et de ses aphorismes, et celui du récit délicieusement subversif.



_________________
« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 40
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 8477
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Juin 12, 2017 11:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bob Polar sur son blog :

Citation:

HÔTEL DU GRAND CERF - FRANZ BARTELT



Comment ne pas flancher devant cette galerie de portraits qui défilent dans ce récit alors que l’on tente tant bien que mal de calmer nos spasmes abdominaux.
Ces contractions musculaires nous sont offertes par monsieur Bartelt en personne.
Ce pourrait être une gentille pantalonnade mais la malice de l’auteur - sa faculté à détourner les événements, à mettre ses personnages dans des situations inextricables, à composer avec ceux-ci dans ce tourbillon saugrenu où ce qui ressemble à une imposture n’est autre qu’un douloureux revers du passé - est aussi experte que déraisonnable, aussi savoureuse que judicieuse car portée par un style remarquable.


C’est dans cet hôtel qu’une vedette de cinéma fut retrouvée raide dead dans son bain.
Plusieurs dizaines d’années plus tard, un enquêteur y est envoyé par un admirateur qui suspecte un éventuel crime et souhaite tourner un documentaire.
Dans ce petit patelin des Ardennes belges un habitant perd la tête - l’occupation privée du douanier est très inhabituelle voire plus que douteuse et on le retrouve décapité.
De ce fait l’on va découvrir le phénomène.
Voici venir l’inspecteur Vertigo Kulbertus.
Un phénomène de foire ?
Il additionne tous les superlatifs à lui tout seul.
C’est un ogre plutôt grossier qui se satisfait de peu, quatre repas par jour avec des lampées de bière et du cervelas.
De plus, il applique une recette bien particulière pour ses interrogatoires - la scène qui se déroule dans sa chambre est tout bonnement irrésistible, on ne peut s’éviter de penser au personnage de Ma Loute de Bruno Dumont.
De prime abord, Gros dégueulasse conviendrait parfaitement pour le définir.
Mais Vertigo est beaucoup plus subtil qu’il ne laisse paraître.
La jeune fille de la patronne de l’hôtel disparaît.
L’enquête va s’avérer pointue pour ce flic qui prend sa retraite dans quelques semaines.


Etayé par ces deux enquêtes conjointes classiques, le récit prend de la valeur ajoutée et atteint des sommets de poilade grâce à la verve de l’auteur.
Il allie la fausse désinvolture à la hardiesse, l’extravagance à l’immoralité avec subtilité et introduit des personnages disposant d’un fort caractère ambigu.
Un suspense flottant s’installe sur ce bled qui n’héberge pas que d’honorables paroissiens.
C’est à la source des tragédies qu’il faudra puiser pour qu’enfin le passé déverse son flot souillé de vérité.


On déguste avec délectation ce roman qui ravit nos papilles littéraires.
Alors que Vertigo est à la ripaille, alors que la patronne à la dent dure, alors que l’enquêteur se nourrit d’amour, l’on assiste à un festin de diableries.
Franz Bartelt est un admirable maître à jouer avec les situations qui ont un pouvoir burlesque détonnant.
Il taille un costume sur-mesure pour chaque personnage et charpente admirablement son récit.
En styliste hors-pair, il jongle habilement avec les maux dans cet Hôtel du Grand Cerf de la collection Cadre Noir qui peut s’honorer de sa présence, pour le plus grand plaisir des lecteurs.



_________________
« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 40
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 8477
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Juin 19, 2017 10:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Gargantua chez les flics belges



J’ai très peu lu Franz Bartelt (et c’est un tort).
Mais j’avais beaucoup aimé Le jardin du bossu.
Et comme plusieurs blogs disaient du bien de Hôtel du Grand Cerf, je me suis lancé.
Avec grand plaisir.


Nicolas Tèque, journaliste pas vraiment débordé par le boulot, accepte de se rendre à Reugny dans les Ardennes belges pour enquêter en vue de faire un film sur des faits vieux d’une bonne quarantaine d’années : Rosa Gulingen, star de cinéma se trouvait avec son amant Armand Grétry à Reugny, à l’hôtel du Grand Cerf pour tourner un film.
Après moins de deux semaines de tournage, elle avait été retrouvée, noyée dans sa baignoire.
La police avait conclu au suicide.

Un ami et employeur de Nicolas veut tourner un documentaire sur cette fin dramatique et lui demande d’aller interroger les survivants de l’époque.
Mais, car il y a un mais, les habitants de ce petit village des Ardennes n’aiment pas parler aux étrangers.
Et ce n’est pas l’assassinat, la veille de l’arrivée de Nicolas d’un douanier à la retraite détesté de tous qui va les rendre bavards.
D’autant que d’autres drames viennent frapper Reugny, et que l’éléphantesque inspecteur Vertigo Kulbertus qui vient enquêter sur les troubles actuels ne fait pas dans la dentelle.


Hôtel du Grand Cerf est avant tout un vrai plaisir de lecture, une friandise qui met en joie tout en agaçant les dents.
Le lecteur jubile tout au long du roman, emballé par le style enlevé, l’humour fin et cruel, la méchanceté assumée des personnages et de l’écriture, l’impression que l’auteur ne s’est rien refusé, rien censuré, et que pourtant, le tout est cohérent et fonctionne, que toutes les fils du récit finissent par former un vrai tableau, là où un auteur moins talentueux nous aurait laissé un vrai sac de nœuds.
Parce que tout marche, tout se recoupe, pour le plus grand plaisir d’un flic gargantuesque inoubliable, qui malheureusement prend sa retraite à la fin du bouquin.


Autre grand plaisir, si à la fin les coupables sont découverts, n’allez pas croire pour autant qu’ils seront forcément châtiés, ou du moins, pas de façon très conventionnelle.
Là aussi, l’auteur fait preuve d’une inventivité, d’une malice et d’une drôle de morale particulièrement jouissives.


Pour finir, derrière la farce, le portrait d’une petite communauté, liée par les secrets, les mensonges, les cadavres cachés dans les différents placards, une communauté où on s’épie, on se jalouse et on se trompe, mais où on fait face à celui qui vient d’ailleurs, ce portrait est cruel et particulièrement juste.


Un vrai bijou noir particulièrement savoureux qui mêle avec bonheur la finesse de la description à la farce la plus extravagante.



_________________
« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir... Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com