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Hôtel du Grand Cerf - Franz Bartelt (Seuil)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 8:03 pm    Sujet du message: Hôtel du Grand Cerf - Franz Bartelt (Seuil) Répondre en citant

Après notamment les excellents Le Jardin du Bossu et Chaos de famille (parus à la Série Noire il y a plus de dix ans), le génial Franz Bartelt revient enfin au polar avec Hôtel du Grand Cerf, son nouveau roman qui vient de paraître dans la collection Cadre Noir du Seuil.






Le livre :

À Reugny, petit village au cœur des Ardennes, plane depuis cinquante ans le secret de la mort de Rosa Gulingen.
La star mondiale de cinéma avait été découverte noyée dans la baignoire de sa chambre à l’Hôtel du Grand Cerf, qui accueillait l’équipe de son prochain film ; du bout des lèvres la police avait conclu à une mort accidentelle.
Quand Nicolas Tèque, journaliste parisien désœuvré, décide de remonter le temps pour faire la lumière sur cette affaire, c’est bien logiquement à l’Hôtel du Grand Cerf qu’il pose ses valises.
Mais à Reugny, la Faucheuse a repris du service, et dans le registre grandiose : le douanier du coin, haï de tous, est retrouvé somptueusement décapité.
Puis tout s’enchaîne très vite : une jeune fille disparaît ; un autre homme est assassiné.
N’en jetons plus : l’inspecteur Vertigo Kulbertus, qui s’est fait de l’obésité une spécialité, est dépêché sur place pour remettre de l’ordre dans ce chaos.

« Le noir, pour peindre les mœurs, c'est une bonne couleur », dit l’auteur. Écrite dans un style impeccable, cette enquête faussement classique verra tout un village passé au crible de la plume si particulière de Franz Bartelt, toujours entre burlesque et mélancolie. Dans Hôtel du Grand Cerf, on rit énormément, mais tout est élégant, et rien n’est banal.



« Un humour aussi mélancolique que plaisant. » Hubert Artus - Lire

« Meurtres, enquêtes, policier, suspects : cela paraît noir et classique, c'est surtout très drôle et méchamment excessif. » N.P. - Le Canard Enchaîné





>> Lire un extrait




L'auteur :

Franz Bartelt est né et demeure dans les Ardennes.
Il est l'auteur d'une quarantaine de livres, dont Les Bottes rouges, Grand Prix de l'Humour noir 2001, ou Le Jardin du Bossu, polar salué par la critique lors de sa parution (Gallimard).
À la fois poète, nouvelliste, dramaturge, feuilletoniste, ce romancier très discret possède un style d'une rare élégance qui, allié à une imagination débordante, fait de lui un écrivain précieux.







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« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 8:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Mesplède sur Action-Suspense :

Citation:

Franz Bartelt : Hôtel du Grand Cerf (Éd.Seuil, 2017)

[...]


« — Je n’ai pas dit qu’il avait décidé de la tuer. J’ai dit qu’il l’avait tuée. Il lui a maintenu la tête sous l’eau pour ne plus l’entendre brailler. C’est juste une dispute qui à mal tourné. On ne m’enlèvera pas ça de l’idée. N’allez pas répéter ce que je vous dis à Thérèse. Elle les voit encore avec ses yeux d’enfant. Le couple parfait, la tragédie, la légende, pouah !
Les journaux de l’époque n’avaient pas fait état d’un désaccord sérieux entre les deux comédiens. On racontait qu’ils s’étaient séparés pendant quelques temps, qu’elle était partie seule en vacances, querelle d’amoureux. Mais Nicolas avait l’intuition que Léontine ne se trompait pas en disant que le couple traversait une crise qui devait le conduire rapidement à la rupture. Elle ne se trompait pas non plus quand elle témoignait de la violence des scènes où ils se déchiraient. De là à croire que Grétry avait noyé Rosa, il y avait un pas qu’il n’avait pas envie de franchir. »



Il n’y a qu’une quarantaine de kilomètres entre Bouillon, en Belgique, dans la vallée de la Semois, et Charleville-Mézières (nommée ici Larcheville), Sedan se situant au milieu du trajet.
Cette précision géographique s’impose, pour bien comprendre que le territoire des Ardennes est transfrontalier.
Et qu’il constitue sans doute une sorte de microcosme aux yeux de l’auteur, qui habite la région.
Parfait prétexte pour décrire en détail un de ces villages ruraux où, malgré le temps qui passe, rien ne paraît avoir tellement changé au fil des décennies.
Non pas que tout y soit figé, dans le paysage et dans la population, chacun y vivant un quotidien ordinaire.
On s’y active à son rythme, sans frénésie ni précipitation.
Nul ne tient à bouleverser cette normalité, même pas – dans le cas présent – le Centre de Motivation qui fonctionne sans remous extérieurs.


Par contre, les habitants de ces bourgades ont généralement de la mémoire.
Ce n’est pas, comme le disent absurdement les citadins, que “tout le monde se connaît”.
Mais certains faits d’hier se sont transmis entre générations, parfois déformés, et il subsiste souvent des témoins d’alors.
C’est cette mémoire-là que Nicolas vient réveiller en enquêtant sur une histoire datant de quarante ans.
Et quand, de son côté, le policier demande aux villageois de désigner anonymement leur suspect, tous n’en désignent qu’un, parce qu’il est associé à un passé trouble dans l’esprit collectif.
Ah, le gros inspecteur Vertigo Kulbertus, un sacré personnage !
Élément comique de l’intrigue ?
Bien sûr, on ne se prive pas de le caricaturer habilement, mais on verra qu’il est beaucoup plus subtil qu’en apparence.


Des décors réalistes, une belle galerie de protagonistes dont les caractères sont présentés avec justesse, deux enquêteurs astucieux fouinant dans ce petit monde d’aujourd’hui et d’hier, une noirceur tempérée par des sourires…
Tels sont les atouts de l’excellent roman de mœurs qu’a concocté Franz Bartelt, autour de cet Hôtel du Grand Cerf.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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norbert
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MessagePosté le: Jeu Mai 25, 2017 8:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Hôtel du Grand Cerf, de Franz Bartelt



Voilà cinquante ans que Rosa Gulingen, héroïne de films à l’eau de rose, a rendu son dernier soupir dans une baignoire de l’hôtel du Grand Cerf, de Reugny, petit village belge des Ardennes.
C’est l’occasion pour un producteur parisien de se lancer dans la réalisation d’un documentaire sur les circonstances de cette mort.
C’est Nicolas Tèque, enquêteur, régisseur, accessoiriste… bref, tout et n’importe quoi, qui est chargé d’aller effectuer des repérages et, pourquoi pas, confirmer que Gulingen est morte, non pas d’un accident domestique, mais assassinée.


Sauf qu’à Reugny, au même moment, un tueur est justement à l’œuvre, qui vient de décapiter à la chevrotine le douanier à la retraite – et unanimement haï– du patelin, et que Vertigo Kulbertus, éléphantesque inspecteur à quinze jours de la retraite et aux méthodes singulières débarque lui aussi.


On ne va pas s’en cacher, c’est toujours un immense plaisir que de retrouver Franz Bartelt et l’on ne peut que se réjouir qu’il ait trouvé sa place dans la nouvelle collection du Seuil, Cadre Noir.
D’autant plus qu’Hôtel du Grand Cerf et sa galerie de personnages étonnants associe avec bonheur humour et portrait au vitriol d’une petite communauté faussement tranquille aux vieilles haines recuites dans un emballage de whodunit dynamité par un Vertigo Kulbertus dont la manière d’enquêter repose plus sur un approvisionnement régulier en bières, frites et cervelas ainsi que dans la déstabilisation des témoins et suspects que dans la recherche de preuves :

« - […] je vais vous poser une question difficile. Je peux ?

-Oui.

-Quels rapports entreteniez-vous avec Jeff Rousselet ?

Meyer eut un instant d’hésitation. Kulbertus fit celui qui en sait plus long qu’il ne veut bien le dire et qui n’en attend que la confirmation.

"Bé, à vrai dire, on n’avait pas de rapports…

-Vous ne l’aimiez pas.

-Non.

-Vous ne l’aimiez vraiment pas.

-C’est-à-dire que… on vous l’a peut-être dit au village…

-On dit bien des choses au village.

-Il a tiré mon père comme un lapin. C’est de la vieille histoire, mais on n’oublie pas. Question de respect pour les morts.

-Comme un lapin, vous dites, Meyer ?

-Oui. Comme un lapin.

-J’aime bien le lapin."

L’inspecteur défroissa une feuille de papier, l’étala devant lui et écrivit, en grosses capitales : LAPIN. »



C’est ainsi, avec humour et sensibilité ainsi qu’avec une écriture toujours imaginative, que Bartelt déroule une enquête qui met au jour la triste banalité du crime et la manière dont finissent par se confire les détestations dans une petite communauté refermée sur elle-même.
Pour autant, là où le cynisme pourrait permettre de dresser une interminable galerie de portraits de salauds, Bartelt laisse toujours un peu de place à l’empathie sans jamais verser dans la moralisation facile :

« Il aimait encore assez bien boire, de temps en temps. Même trop, s’il le fallait. Il y a des moments où l’excès met un peu de grandeur dans les petitesses de l’existence. »

Et si, d’ailleurs, les plus pourris finiront par être punis, ce sera d’une façon tout ce qu’il peut y avoir d’immorale, Vertigo Kulbertus n’étant pas forcément du genre à laisser la justice faire tout le travail.


C’est dire si Hôtel du Grand-Cerf se lit avec un double plaisir : celui de la langue de Bartelt et de ses aphorismes, et celui du récit délicieusement subversif.



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