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Le Maître des insectes - Stuart Prebble (Denoël)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 7:32 am    Sujet du message: Le Maître des insectes - Stuart Prebble (Denoël) Répondre en citant

Entre roman noir et suspense psychologique, Le Maître des insectes (The Insect Farm) de Stuart Prebble est paru le mois dernier dans la collection Suspense de Denoël, traduit par Caroline Bouet.






Le livre :

Londres, années 1960.
Quand Jonathan Maguire émerge d’un mauvais sommeil sur le sol du salon, il a les mains couvertes de sang et le corps de sa femme Harriet gît à ses côtés.
Seule lui revient à l’esprit une violente dispute avec cette dernière, qu’il soupçonnait d’infidélité.
Jonathan est le tuteur de son grand frère Roger, dont le handicap mental l’empêche d’être autonome et qui consacre tout son temps libre à un étrange et spectaculaire élevage d’insectes.
Anéanti par la mort de sa jeune épouse, Jonathan est néanmoins déterminé à échapper à la police, terrifié à l’idée que s’il était arrêté pour meurtre, Roger serait placé dans une institution.
Jonathan a sacrifié trop de choses, y compris son mariage, pour accepter cette éventualité.
Lui seul peut protéger Roger, à la fois incapable d’exprimer sa pensée et terriblement lucide quand il s’occupe de ses milliers de créatures grouillantes.



>> Le site de l'auteur : www.stuartprebble.com



L'auteur :

Stuart Prebble est né en 1951.
Il a travaillé à la télévision britannique en tant que journaliste et producteur pendant plus de trente-cinq ans.
Il dirige maintenant sa propre société de production.
Le Maître des insectes est son premier roman traduit en France.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 7:57 am    Sujet du message: Répondre en citant

>> La chronique de Melisende sur son blog Bazar de la Littérature :

Citation:

Avec un tel titre, une telle couverture et un tel synopsis, Le Maître des insectes avait tout pour me plaire ou au moins tout pour m’intriguer.
J’ai profité du long week end de Pâques pour me plonger totalement dans cette lecture et je ne regrette pas ma découverte.
J’ai certes été un peu surprise du chemin emprunté par la narration mais j’ai été séduite par le traitement des personnages et par la plume.
C’est un roman que l’on dévore d’un bout à l’autre, totalement happé par les événements !

La quatrième de couverture nous annonce un meurtre.
De ce fait, j’étais persuadée, en parcourant la première ligne, que le texte commencerait sinon à ce moment-là, au moins quelques heures/jours après, au moment du départ de l’enquête.
Je pensais presque que je découvrirais l’histoire du point de vue des enquêteurs, un peu comme avec les séries policières que j’affectionne.
Et en fait, pas du tout. Mais pas du tout, du tout.
Outre le prologue qui semble complètement sorti de nulle part (on ne le comprends qu’à la toute fin de la lecture, mais j’y reviendrai plus tard), le premier chapitre nous fait faire un bond dans le temps, en arrière, puisqu’il nous présente l’enfance du narrateur, le fameux Jonathan dont on nous parle dans le résumé.
Ce héros-Monsieur-tout-le-monde, nous raconte sa vie et notamment la relation très particulière qu’il entretient depuis toujours avec Roger, son frère aîné handicapé.
Le meurtre que l’on s’attendait à voir dès le début n’apparaît qu’aux environs de la page 200, suite à une présentation très chronologique des faits.

Le choix est surprenant sur le coup mais il est finalement assez logique, particulièrement intéressant et finalement expliqué par le narrateur lui-même dans les dernières pages.
Il était plus clair, selon lui, de retracer son histoire dans l’ordre des événements et je lui donne parfaitement raison.
Ce choix permet également d’entrer pleinement dans la vie des personnages dès leur plus jeune âge et donc de s’attacher à eux, de comprendre leurs choix et leurs réactions.
L’événement horrible qui finit par arriver n’est donc pas perçu de la même façon par le lecteur, ce qui révèle tout l’intérêt de ce choix de narration.

Stuart Prebble nous offre des portraits très précis, très fouillés.
Jonathan en premier, évidemment, puisqu’il s’agit du narrateur et que l’on découvre toute l’histoire à travers ses yeux.
Le lecteur fait donc connaissance avec lui dès le premier chapitre (et non le prologue) et le voit évoluer au fil des pages (donc des années).
Difficile de ne pas comprendre ses agissements et ses sentiments alors que nous sommes dans sa tête pendant 350 pages.
Le lecteur s’implique, c’est le moins que l’on puisse dire.
L’histoire n’en est que plus intense et on attend le dénouement impatiemment, curieux d’avoir le fin mot de l’histoire.

Roger, le frère aîné, est un mystère pour tous.
Atteint d’un handicap mental qui semble le laisser constamment à l’âge de 8 ans, l’adolescent puis l’homme n’en possède pas moins un esprit brillant et bien réfléchi.
Derrière le visage imperturbable, les rouages du cerveau s’actionnent, de façon différente, certes, mais tout de même.
C’est ainsi que Roger met entièrement au point un insectarium dont il est le dieu ultime.
Il installe, nourrit, soigne mais n’hésite pas à éliminer lorsqu’il le faut fourmis, blattes, araignées… tout ce petit monde bien rangé dont il prend un soin maniaque et qui occupe plusieurs heures de son quotidien.
Et l’insectarium va finir par se retrouver au centre de toutes les attentions et de tous les développements de l’histoire.

Troisième membre du trio et non des moindres : Harriet, la future victime.
Femme adorée, soutien sans faille, amie attentionnée… mais aussi étudiante en musique ayant une vie assez chargée en dehors des deux frères.
Très entourée par la gente masculine, notamment d’un certain Brendan qui ne cache ni ses sentiments ni ses intentions envers elle…
Voilà de quoi inquiéter Jonathan et assombrir le tableau familial qui semblait jusque là si parfait.

Plus que l’histoire d’un meurtre et donc de l’enquête qui en découle, c’est surtout l’histoire d’histoires d’amour.
L’amour passionné qui unit évidemment les deux jeunes mariés Harriet et Jonathan mais aussi et surtout l’amour fraternel très fort qui existe entre Roger et son petit frère.
Les deux enfants, adolescents puis hommes sont liés et se serrent les coudes, quelle que soit la situation, quelles que soient les difficultés et les conséquences.
Et malgré les années qui passent, rien ne change ; au contraire, les liens se renforcent.
C’est émouvant.

Les révélations des dernières pages du journal de Jonathan sont assez attendues… en tout cas, j’avais deviné que l’explication des mystères allait dans ce sens.
Malgré tout, ce n’est pas un problème du tout puisqu’il pouvait difficilement en être autrement.
En revanche, lorsqu’on relit le prologue qui nous semblait bien nébuleux au départ, après avoir dévoré le livre ; il prend enfin tout son sens et nous laisse avec un « Bien joué Monsieur Stuart Prebble ! » sur les lèvres.

Passée la surprise de la direction choisie par Stuart Prebble pour mener son intrigue, j’ai savouré cette histoire de drame familial et surtout cette relation fraternelle si touchante.
L’auteur nous offre un « témoignage » (qui reste de la fiction) extrêmement bien écrit et particulièrement marquant.
Un nom à suivre !



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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 8:36 am    Sujet du message: Répondre en citant

>> La chronique de Brigt sur son blog De Livre en Livres :

Citation:

La première phrase :

« Le premier appel reçu ne revêtait aucun caractère d'urgence particulier. le rapport de l'agent de police qui était de permanence ce jour là relatait simplement qu'une odeur désagréable provenant d'une cabane située dans des jardins ouvriers avait été signalée. »


Roger et Jonathan Maguire sont frères.
Lorsque le récit débute, Roger a quatorze ans et Jonathan huit.
Roger n'est pas un garçon comme les autres : il est handicapé mental bien que cela ne se voit absolument pas sur son visage.
Il met un peu plus de temps que les autres pour intégrer les informations qu'il reçoit et a besoin d'un rituel quotidien : il faut que les choses soient faites dans le même ordre et de la même manière tous les jours ; le désordre et les nouveautés ont tendance à le déstabiliser et à l'angoisser.
De nos jours, on dirait qu'il souffre d'une forme d'autisme.
Il vit dans son monde et se passionne pour les insectes.
Ravis que leur fils ait trouvé un centre d'intérêt, ses parents lui ont permis d'utiliser une cabane dans le fond du jardin pour son élevage.
Malgré cet handicap, les deux frères sont très liés.
Les jours passent, Jonathan part étudier à l'université avec Harriet, sa petite amie.
C'est là qu'il va apprendre, en pleine nuit, que ses parents sont morts dans l'incendie de leur maison.
Il décidera alors d'abandonner ses études pour s'occuper de son frère Roger.
Il épouse Harriet qui, elle, retourne à l'université et ne revient à Londres que pour les vacances.
Et c'est lors d'un de ses séjours que le drame se produit...


Après avoir lu la présentation de l'éditeur, j'avais hésité à choisir ce livre dans la sélection DENOEL du mois de Mars.
J'avais un peu peur que toute l'action se passe autour de cet élevage d'insectes et que le ou les meurtres y soient étroitement liés.
Et puis les derniers mots du résumé : "ses milliers de créatures grouillantes" évoquaient pour moi des scènes d'horreur auxquelles je n'avais pas vraiment envie d'assister.
Finalement je me suis décidée à le lire et je ne l'ai vraiment pas regretté.

Dans ce récit, c'est Jonathan qui raconte l'histoire, mais c'est bien Roger, le maître des insectes qui est le personnage principal.
Si on ne sait pas très bien comment fonctionne son esprit, quelles vont être ses réactions devant tel ou tel événement (même Jonathan ne le sait pas toujours...), on perçoit bien l'amour qui lie les deux frères.
L'amour est très présent dans ce récit : que ce soit l'amour fraternel, l'amour passionnel que Jonathan éprouve pour Harriet, ou celui d'un autre personnage que je ne nommerai pas ici pour cette dernière.
À part le mystère qui plane sur l'origine de l'incendie, le suspense n'est réellement présent qu'à partir de la seconde partie du livre.
À travers l'histoire de cette famille, le lecteur prend conscience de l'importance des liens qui unissent les différents membres, ce qui donne tout son poids à l'intrigue.
L'écriture de Stuart PREBBLE est limpide, la construction du récit habile, j'ai vite été convaincue que la quatrième de couverture était trompeuse.


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Fredo
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MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 2:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pas mal le pitch, je note ça.
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MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 2:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Fredo a écrit:
Pas mal le pitch, je note ça.


Attention au pitch justement, il peut s'avérer trompeur, comme ça a été relevé dans les chroniques citées ci-dessus.

Mais pour ma part, pas de problème, ça me donne suffisamment envie pour que j'aille justement me le prendre tout à l'heure !
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Fredo
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MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 3:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui parce que ça sonne thriller mais chez Denoël, on n'attend pas forcément ça là-bas. Surtout qu'ils ont la collection Sueurs Froides pour ça.
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MessagePosté le: Lun Avr 27, 2015 4:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour la collection Sueurs froides, c'est un peu l'équivalent chez Denoël de la Série Noire chez Gallimard. Comme disait Béatrice Duval dans ALIBI, elle compte y publier surtout des romans noirs ou des thrillers, plutôt que des procedurals.

Et comme elle ne veut pas non publier trop de titres (si je me souviens bien, elle avait parlé d'un "grand maximum" de 8 à 10 titres par an), elle disait justement préférer créer une autre collection parallèle, plus axée sur le suspense psychologique.
Je pense que la mention de "Suspense" au lieu de "Thriller" pour cette autre collection est assez significative.

Cela dit, si tu regardes sur le site de Denoël, que ce soit pour Sueurs froides ou la collection "Suspense", tu t'aperçois qu'en bas de page il est indiqué "thriller", "roman noir" ou "roman d'enquête", comme la Série Noire justement, à part que la SN l'inscrit aussi au dos des romans.


Après, je pense que c'est bien de ne pas trop catégoriser les romans, beaucoup étant situés à la frontière entre le roman noir et le suspense psychologique par exemple, comme ça a l'air d'être le cas de ce Maître des insectes.
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MessagePosté le: Sam Mai 16, 2015 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Ingrid sur son blog Dans la biblio de Koko :

Citation:


Une histoire de frères

Le Maître des insectes, c'est avant tout l'histoire d'amour inconditionnel de Jonathan et Roger.
Roger est un petit garçon qui devient grand et qui est affecté d'un handicap mental.
Mais ce handicap est allégé par la présence de Jonathan son frère.
Certes, les parents des deux garçons font de leur mieux mais il faut avouer que Roger est un fardeau bien lourd à porter pour eux.
L'amour entre les deux frères est donc pour eux une bénédiction.
Mais pour eux, il n'est pas possible que Jonathan puisse se sacrifier en permanence pour son frère.

Afin que Jonathan puisse faire ses études tranquillement et rencontrer par la suite Harriet.
Ce qui est beau et magnifique dans cette histoire, c'est que si les deux hommes ont des intérêts qui vont en s'éloignant par la vie tout simplement, dans le cas de Jonathan, sa femme et ses études, dans le cas de Roger, son insectarium, le lien est toujours aussi profond.
Ces deux-là se comprennent sans dire un mot.
Et surtout, ils se complètent quelque part.
L'un ne peut vivre sans l'autre et vice versa, et ce qui pourrait passer pour un sacrifice d'un point de vue extérieur est réellement un acte d'amour et de foi de leur point de vue à eux.

Le narrateur nous conte donc l'histoire du vrai héros

Car le personnage principal n'est pas réellement Jonathan mais surtout Roger qui, par sa déficience mentale, ne peut absolument pas nous raconter l'histoire.
C'est donc Jonathan qui s'y colle, de son point de vue.
Et on se rend compte que s'il comprend Roger, il ne comprend pas tout, tout de même.
Roger est le maître des insectes.
Il observe ses petites bêtes, régit leur vie.
Là où il n'est qu'un "benêt" aux yeux des autres, il est un dieu vivant dès qu'il parle de son monde.
Et il provoque une certaine fascination auprès des autres.

Ainsi, celui qui perd les pédales, qui a peur, qui doute constamment n'est pas Roger.
Car de son observation des insectes, il acquiert une certaine maîtrise de soi franche et presque un peu effrayante.
Ainsi, on tente de percer ce mystère qu'est Roger à travers les yeux de Jonathan qui perd petit à petit tout ce qui l'éloigne de son frère et tout ce qui peut le faire souffrir.

En conclusion, un roman magnifiquement tourné

Ce roman est une véritable addiction à lui tout seul.
L'écriture y est limpide, l'intrigue y est terriblement prenante.
Nombreux sont les retournements de situations, car nous n'avons qu'un point de vue dans cette histoire.
Et je dois avouer que cela apporte le petit plus bien sympathique. Lorsque vous aurez terminé ce livre, lorsque vous aurez tout compris, il vous aura laissé son empreinte, il vous aura marqué et vous ne pourrez vous empêcher de vous demander quelle sera la suite de la vie de Jonathan et de Roger tellement vous vous serez attachés à ces personnages.





>> Le Coup de coeur du blog Livres for Fun :

Citation:

Le Maître des insectes, coup de coeur assuré !

Tout simplement excellent ! Voilà comment je qualifierais ce roman.

L'histoire nous plonge au cœur de la relation complexe et particulière, qui unit deux frères prêts à tout l'un pour l'autre.
Jonathan, le frère cadet, nous présente dans un récit intégralement à la première personne, l'histoire de sa vie.
Confronté à un drame, il abandonne tout pour s'occuper de son frère aîné, Roger, souffrant d'un handicap mental, et seulement intéressé par les insectes.
Amoureux de Harriet, ils construisent tous les trois une petite vie presque idéale.
Jusqu'au jour où, confronté au meurtre de sa femme , il va tout faire pour essayer de protéger son frère, qui ne peut compter que sur lui.

Avant même le côté enquête , c'est la trame psychologique de ce roman qui m'a plu.
Les personnages très complexes sont très intéressants à suivre, et les relations tissées entre chacun d'eux sont très bien construites et exploitées.
L'amour fraternel qui lie les deux héros est tellement présent que cela en est émouvant.
Chacun d'entre nous peut alors se demander ce qu'il aurait fait dans la situation de Jonathan.

Les insectes, eux aussi très présents, font partie intégrale du roman.

La fin ne m'a pas tellement surprise, mais elle est extrêmement bien menée et m'a donnée entière satisfaction.
Elle convient juste parfaitement à l'histoire de Jonathan et de Roger.

Côté style, rien à redire, le récit est très bien écrit, léger et fluide, et se lit d'une traite.
L'auteur a toujours le mot juste, et tout cadre parfaitement : descriptions, dialogues, tout est bien dosé.
Un vrai bonheur !
En bref, belle réussite pour cette première, et j'attendrai avec plaisir les éventuels nouveaux écrits de l'auteur.

Pour finir, n'hésitez pas, foncez vous aussi sur Le Maître des insectes de Stuart Prebble !
Régal et coup de coeur assurés !


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Mar 10, 2016 6:40 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Parution en Folio Policier le 15 avril.
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Jules Renard (1864-1910)

http://hanniballelecteur.wordpress.com/
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Dim Mar 13, 2016 11:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Il vient de recevoir le Prix Polar Lens 2016 (qui couronne un premier roman).
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El Marco
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Sep 24, 2016 5:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis sur Polars Pourpres :

Citation:
Angleterre, années 1960. Jonathan vit avec ses parents et Roger, son frère aîné, handicapé mental. Ce dernier se met à nourrir une puissante passion pour les insectes qu’il élève dans une cabane. Une inclination dévorante, qui sera la source de nombreuses tragédies.

Premier ouvrage de Stuart Prebble, ce Maître des insectes est un roman noir dans sa plus profonde expression. En presque quatre-cents pages, le narrateur, Jonathan, raconte son existence, jalonnée de multiples accidents. Il sera le protecteur de son frère, légèrement attardé, tombera éperdument amoureux d’Harriet dont il fera son épouse, nourrira pour elles des sentiments brûlants, perdra ses parents dans un incendie. Une sorte de longue confession, sépulcrale, terriblement humaine. L’auteur parvient à susciter un réel appétit chez le lecteur d’en savoir plus aux sujets de ces différents personnages grâce à de longues analyses, toujours plausibles, et confère aux protagonistes tant d’épaisseur que l’on en vient presque à sentir leur pouls en palpant les pages. Ce qui retient également l’attention, c’est Roger ; suscitant une indiscutable empathie sans jamais verser dans l’emphase, le larmoyant ou la caricature, voilà un être littéraire que l’on n’est pas prêt d’oublier. Car derrière sa déficience, il saura faire preuve d’une incroyable intelligence et d’une finesse insoupçonnable. Les insectes qu’il élève dans son vivarium sont une ahurissante métaphore de la condition humaine, bien au-delà de l’écho donné au sort que le destin va réserver aux individus façonnés par Stuart Prebble.

Sans le moindre artifice de mauvais aloi ni effet contrefait, l’écrivain nous transporte de bout en bout, au gré de sentiments entremêlés et souvent contradictoires, jusqu’à un épilogue mémorable, répondant avec pertinence et émotion au drame évoqué dans le prologue. Assurément, une pépite de la littérature, entre la blanche et la noire, qui n’a pas fini de nous griser.

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Ironheart
Annie Wilkes


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Dim Sep 25, 2016 6:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oh qu'il me fait envie celui-ci !
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La Ligne Noire

MessagePosté le: Lun Oct 10, 2016 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé les amis, ça faisait très longtemps que je n'étais pas venu sur le forum Crying or Very sad je me languissais de vous lire

J'avais adoré ce roman, un coup de cœur total et je viens de m'apercevoir que je n'avais pas fait de chronique !! je vais y remédier de ce pas !
Allez-y c'est du tout bon ! Un roman que je n'oublierai jamais.
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Jules Renard (1864-1910)

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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mar Oct 11, 2016 11:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

N'oublie pas d'aller mettre un commentaire sur PP ! Wink
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La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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