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Les romans de Carlos Salem

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Oct 19, 2010 9:31 am    Sujet du message: Les romans de Carlos Salem Répondre en citant

Carlos Salem est un auteur argentin dont je viens d'entendre parler à l'occasion de la sortie de son nouveau roman, et que différents commentaires et chroniques lus ici ou là m'ont donné envie de découvrir.


# Son 1er roman traduit en français est paru che Alvik Editions en 2009 :



Traduit de l'espagnol par Danielle Schramm.

Lorsque Dorita, la tyrannique femme d’Octavio, succombe brusquement dans un hôtel marocain où le couple passait des vacances, c’est pour lui un mélange de panique et de soulagement. Il est débarrassé de sa harpie, mais ne va-t-on pas l’accuser de meurtre ? Tandis qu’il se pose ces questions en éclusant des vodkas, Soldati, un Argentin chanteur de tango amateur, vendeur de glaces dans le désert et escroc à ses heures, déboule dans sa vie comme une fusée. Ils croiseront bientôt Carlos Gardel (qui n’est pas mort en 1935…), bien décidé à tuer Julio Iglesias parce qu’il a osé reprendre ses tangos, mais aussi une équipe de cinéma abandonnée au désert, une bande de tueurs boliviens et des hippies figés dans le temps. Et le timide Octavio, flanqué de ses fantasques compagnons, va se révéler un autre homme…

L'auteur :

Carlos Salem est né à Buenos Aires en 1959. Journaliste et écrivain, il réside depuis 1988 à Madrid.
Aller simple a reçu le prix Memorial Silverio Canada à la Semana Negra 2008 (Gijon), festival de littérature noire organisé par Paco lgnacio Taibo ll. Chez Actes Sud, il est également l'auteur de Nager sans se mouiller (2010).


"ALLER SIMPLE" est sorti en poche début 2010 chez Babel Noir :




# Son nouveau roman paru ce mois-ci chez Actes Sud :





Traduit de l'espagnol par Danielle Schramm.

Juanito Pérez Pérez, bientôt quadragénaire, timide et divorcé, est cadre supérieur dans une multinationale. Mais il est aussi Numéro Trois, un redoutable tueur à gages qui ne s'est jamais posé de questions sur son métier. Jusqu'à ce jour.
Au cours des premières vacances qu'il passe seul avec ses enfants, il devra remplir un contrat de dernière minute : surveiller une future victime dans un camping de nudistes sur la côte sud de l'Espagne.
Là, Juanito/Numéro Trois va découvrir que rien n'est ce que l'on croit.
Nu face à la vie et nu face à la mort, il rencontrera son ex-femme et son nouvel amoureux, un ami d'enfance à qui il a volé un et une jambe, un policier atypique qui a plusieurs fois croisé sa route, un rival au sein de sa propre Entreprise qui est peut-être là pour l'exécuter ainsi que sa famille, et une mystérieuse jeune fille qui va le pousser à affronter les dangers de l'amour.
Entre l'urgence de sauver les siens et le besoin de comprendre, le protagoniste sent que l'heure est arrivée de choisir qui il veut être, s'il survit.
Et que, comme disait toujours son vieux maître, "il est impossible de nager sans se mouiller".


La chronique de "NAGER SANS SE MOUILLER" par Jean-Marc Laherrère est à lire ici sur son blog : http://actu-du-noir.over-blog.com.
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Nico
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Ven Fév 22, 2013 7:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le nouveau roman de Carlos Salem, Un jambon calibre 45, est paru le 6 février aux éditions Actes Sud.



J'en profite pour citer dans ce topic son précédent roman, Je reste roi d'Espagne :


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voxac30
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La Ligne Noire

MessagePosté le: Sam Fév 23, 2013 12:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis sur "Un jambon calibre 45"

Citation:
7/10

Voxac30
(82 votes) Toujours aussi déjanté, décalé, Carlos Salem est un auteur dont l'humour fait mouche à chaque fois. Je vais même rajouter savoureux et sulfureux. Par contre j'ai trouvé cette intrigue bien faible (surtout dans son dénouement), mais bon, quand je lis cet auteur, je sais d'avance à quoi m'attendre, des personnages hilarants et attachants, nourris de situations rocambolesques qui suffisent à mon plaisir de le lire.

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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Fév 23, 2013 5:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nico a écrit:
J'en profite pour citer dans ce topic son précédent roman, Je reste roi d'Espagne :



Vient juste de sortir en poche, lui aussi chez Babel Noir :



>> Lire la chronique de Jean-Marc Laherrère
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« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
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Hoel
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Lun Mar 17, 2014 9:05 am    Sujet du message: Répondre en citant

Pour les Parisiens.
Le samedi 22 mars à 16h, Carlos Salem sera accompagné de deux compatriotes, Mempo Giardinelli et Pablo de Santis, pour une rencontre sur le polar argentin, organisée par la BILIPO (Bibliothèque des littératures policières), 48 rue Cardinal Lemoine dans le 5e.
Les débats seront animés par la journaliste Christine Ferniot (bien connue des amateurs de Cercle Polar).
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belougas4ever
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L'Empire des Loups

MessagePosté le: Mar Mar 18, 2014 4:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Very Happy Je viens a peine de terminer, un jambon calibre 45 que j'ai adoré comme tous les autres. J'ai rigolé a plusieurs reprises tout au long de ma lecture. C'est ces personnages pittoresques qui font tout l'essence de cette histoire, genre un conducteur de car qui ne connait pas le chemin. un garde du corps sentimental, appréciant la poésie.Un régal.
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Dim Avr 26, 2015 5:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Citation:

Une semaine.
C’est le temps dont dispose Nicolás Sotanovsky, un Argentin qui erre dans Madrid de bar en bar et d’amour en amour, pour mettre la main sur Noelia, une rousse qu’il n’a jamais vue.
Et s’il ne la trouve pas : POUM !
Serrano, le pittoresque malabar chargé d’exécuter la sentence, a des doigts gros comme des jambons mais un coeur tendre.
Pas comme son patron la Momie.
Pour trouver Noelia, Nicolás s’enfonce dans les profondeurs de Madrid, calciné par le soleil d’août, et celles du corps de Nina, douteuse ex-amie de la rousse.
À ses basques, un détective raté mais amoureux et un chat de gouttière qui lui triture la conscience.
Sotanovsky n’a aucune envie de rentrer à Buenos Aires, mais il n’a aucune raison de rester en Espagne.
Il décide alors de chercher la vérité, même si, comme dit Nina, « La vérité passe par le con. Il n’y en a pas deux pareils et on rêve toujours de celui qu’on ne connaît pas. On le crédite de plus de secrets qu’il n’en a et tu sais quoi ? Il n’a pas de mémoire, on le lave et tout est oublié. »
Au lieu de fuir, il reste, à cause d’une bouche, une bouche qui est aussi la vérité, même si elle ment tout le temps.




Un jambon calibre 45 vient de sortir en poche chez Babel Noir :



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MessagePosté le: Dim Avr 26, 2015 5:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le plus jeune fils de Dieu, le nouveau roman de Carlos Salem, a également été publié chez Actes Sud en février dernier dans une traduction de Amandine Py.






Le livre :

Un serial killer élimine des stars de téléréalité.
Le principal suspect est Dieu Jr, un jeune paumé qui avait connu son quart d’heure de gloire en prétendant être le plus jeune fils de Dieu avant de se faire descendre en flèche et en direct par des journalistes sur un plateau de télévision.
Dieu Jr assurait être venu sur Terre pour devenir plus célèbre que son demi-frère Jésus, un type insupportable et condescendant qu’il ne pouvait pas sentir.
Une seule personne croit dur comme fer à son innocence, un écrivain et ami de longue date surnommé Poe.
Il écume les rues de Madrid pour retrouver le plus jeune fils de Dieu avant que les flics corrompus lancés à ses trousses n’arrivent à le descendre.
Poe peut compter sur l’aide indéfectible du Greffier, un policier romantique et brutal amoureux d’une vierge catin, et du détective Arregui, engagé par le Vatican pour éviter le scandale.
En chemin, il va croiser Mariah, sa redoutable mère, son beau-père George S. Atan, homme d’affaires à la tête d’un groupe de télévision, mais aussi Madeleine, un transexuel vénézuélien qui fut un jour le grand amour du fugitif. Parviendra-t-il à sauver Dieu Jr ?
Qui sait.
La seule certitude, c’est que Poe tiendra sa promesse.
Une promesse qu’il avait faite à son ami du temps où ils étaient inséparables : relater ses faits et gestes dans sa quête de célébrité.

Avec ce roman qu’il qualifie lui-même d’« évangile de bière-fiction », Carlos Salem continue d’annoncer la bonne nouvelle du roman noir.



« Ce nouveau roman de l'inclassable Argentin Carlos Salem invente le genre de la fable comico-criminelle. Une épiphanie. »
Elise Lépine - TRANSFUGE

« Carlos Salem est la voix la plus loufoque et la plus irrévérencieuse du polar hispanique. »
Christine Ferniot - LiRE



>> Lire les premières pages [PDF]



L'auteur :

Carlos Salem est né en 1959 à Buenos Aires mais vit à Madrid depuis plus de vingt ans.
Aux éditions Actes Sud ont déjà paru Aller simple (Babel noir n° 38 ), Nager sans se mouiller (Actes noirs, 2010), Je reste roi d'Espagne (Actes noirs, 2011) et Un jambon calibre 45 (Actes noirs, 2013).



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norbert
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MessagePosté le: Dim Avr 26, 2015 7:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur son blog Actu du Noir :

Citation:

Dieu Jr est grand, Carlos Salem est son prophète.




Cela commençait à faire un moment qu’on l’attendait, Carlos Salem est de retour avec Le plus jeune fils de Dieu.


Le narrateur, surnommé Poe, est poète et vit à Madrid.
Il est persuadé d’être un roi Midas à l’envers qui change tout ce qu’il touche en merde.
Déprimé mais plus dans la dèche depuis que, pour rire, il a écrit sous pseudo un roman érotico-cucul, genre qu’il méprise copieusement.
Croyant faire une farce, il se retrouve best-seller et se présente comme le secrétaire particulier de la supposée auteur …
Enfin tout cela l’assure de ne jamais manquer de bières.

Tout se complique quand deux journalistes de ce que la presse compte de plus vulgaire sont assassinés de façon très imaginative, et qu’on trouve près de leur cadavre un petit mot disant : « Maintenant vous allez me croire. Mais il est trop tard ».
Or ces deux vautours avaient, trois ans auparavant, participé à une émission télé qui s’était terminée par l’assassinat médiatique d’un allumé se prétendant le petit frère de Jésus, le plus jeune fils de Dieu.
Et Dieu Jr était un pote de Poe.
Voici donc Poe lancé dans la quête de la vérité pour disculper son ami que tout accuse.
Il part à la recherche des anciens disciples, de Mariah, la redoutable mère de Dieu Jr, et de Madeleine, un trans qui fut son grand amour.
Tout cela avec l’aide d’un privé qui ne manque pas de ressources, un certain Arregui.
Bien entendu, tout va partir en sucette …


Yeepee ! Le grand Salem est de retour.
Sa version de la vie de Jésus, que lui-même appelle « Un évangile de bière-fiction » devrait être un simple exercice de style potache, un machin un peu rigolo où il s’amuse à transporter de façon plus ou moins irrévérencieuse et iconoclaste l’évangile dans notre monde surmédiatisé.
Il devrait.
Mais comme Almodovar qui arrive à faire un grand film là où d’autres feraient d’abominables mélos dégoulinants de vulgarité, Carlos Salem transforme la pantalonnade en véritable roman qui vous fait réfléchir, vous fait rire (ou sourire) et pourrait presque vous tirer les larmes.


Alors oui, il y a un côté sale gosse à transformer Marie en virago hippie, divorcée et remariée avec un certain George S. Atan, à faire de Dieu Jr un homme frustré parce que sa divinité, malheureusement, est concentrée dans … une bite lumineuse qui convertit immédiatement toute femme qui la voit et l’envoie directement dans les ordres (ce qui est fâcheux pour la vie sexuelle de Jr) etc …
Mais sale gosse talentueux car tout ça est bien trouvé et c’est rigolo !


En plus de la rigolade, il y a la description au vitriol de la presse et de la télé poubelle, de la religion, de la vacuité d’une partie de la société.
Une critique sans pitié qui ne veut pas dire que le roman est uniquement un roman à charge.
Il y a aussi de très belles pages sur la folie, sur l’écriture et sur ce que devrait être l’exigence de l’écrivain vis-à-vis de son art, sur la culpabilité.
Et comme toujours chez Carlos Salem, de belles descriptions de bars et d’ambiances de quartiers, et bien entendu l’amour sous toute ses formes, de la plus fleur bleue à la plus sensuelle.


Une vraie réussite, une de plus, du funambule argentino-madrilène.






>> La chronique de Laurent Greusard pour le webzine K-libre :

Citation:

Bible story, saison 1




Nous n'étions pas au courant mais si Dieu a eu un fils, bien connu dans le monde occidental comme se surnommant Jésus, peu de gens sont au courant qu'il en a eu un second, Dieu junior, perturbé par la carrière fascinante de son grand frère.
Élevé par une mère qui a divorcé pour se mettre en ménage avec George S. Atan, Dieu junior tente de se faire un nom dans l'Espagne contemporaine.
Mais lors d'un talk-show en direct, il pète les plombs et du coup disparait de la circulation.
Quelques années plus tard, un mystérieux assassin commence à liquider dans d'atroces conditions les autres invités du talk-show, ceux qui se sont jadis opposé à lui.
Dieu junior serait-il coupable ?
Poe, son meilleur ami, cherche à le retrouver, à l'innocenter.


Du coup, le roman de l'Argentin - Espagnol, voire Madrilène d'adoption - Carlos Salem se déroule en deux parties qui s'alternent.
D'un côté, l'intrigue actuel avec Poe, ses soucis (il écrit des romans qui pourraient trouver leur place entre ceux des collections de chez Harlequin et 50 nuances de Grey qui lui valent un immense succès mais lui souhaite demeurer anonyme) et son enquête, avec l'aide d'un policier et d'un détective envoyé par le Vatican.
De l'autre, les souvenirs de Poe sur toute la carrière passée de Dieu junior - groupes de rock, gourou, vedettes de télé, tournées musicales chaotiques et surtout il se penche sur un aspect physique non négligeable de son anatomie : Dieu junior a un pénis lumineux qui redonne la foi à celles qui le voient...
C'est ainsi que Dieu junior peut coucher avec des filles et leur redonner leur virginité l'acte à peine consommé.
Plutôt pratique si ces même filles, redevenues vierges, n'entraient alors pas dans les ordres.
La vie amoureuse n'a pas de prix mais quand même !


Le titre espagnol annonce qu'il n'y a pas de bière au ciel.
Cette ironie parcourt tout le roman avec des descriptions de groupes rock ou punk dans des tournées improbables, avec une dénonciation certes gratuite mais nécessaire d'une célébrité aujourd'hui acquise à la télévision ou par des livres sulfureux et sans réel fondement (une partie du roman tourne autour d'un présentateur qui doit faire croire à son homosexualité car c'est plus "vendeur"), et surtout une utilisation parodique des événements développés dans la Bible ou chez les écrivains hard boiled - il y a un flic corrompu particulièrement bien dessiné.
On a vraiment l'impression d'être dans l'atmosphère joyeuse, délirante, foisonnante et colorée des premiers films de Pedro Almodóvar, peuplés de créatures fantasmatiques dont on ne sait si elles sont hommes ou femmes, de drogue et d'alcool qui coulent à flots, de mélange entre une grande naïveté et les pires perversions.


Rapide, constamment relancée par des rebondissements, jouant avec intelligence des deux histoires, présente et passée, satirique (les personnages sont montrés dans leur petitesse et leurs défauts en quelques traits voltairiens), l'intrigue laisse même penser que, finalement, Dieu junior n'invente pas grand-chose, qu'il est peut-être réellement ce qu'il prétend être mais que cela ne l'empêche pas de se comporter de manière extrêmement ridicule.
Un ridicule qui, malheureusement, ne tue plus, mais permet de briller comme une star éphémère.



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Dernière édition par norbert le Mer Mai 03, 2017 2:37 pm; édité 1 fois
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Ssarlotte
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MessagePosté le: Sam Juil 30, 2016 9:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu


Mon avis :
Citation:
Carlos Salem a un style de grande qualité, son travail est considérable. La galerie, certes réduite, de personnages est formidable. J'ai beaucoup apprécié ce roman, tant pour l'intrigue que les personnages hauts en couleurs qui y participent. Quel talent !


Ma chronique : http://destinationpolar.blogspot.com/2016/07/le-plus-jeune-fils-de-dieu-de-carlos.html
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norbert
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MessagePosté le: Jeu Avr 06, 2017 7:29 am    Sujet du message: Répondre en citant




Le Plus Jeune Fils de Dieu vient tout juste de paraître en poche chez Babel Noir :








En même temps que Attends-moi au ciel, le nouveau roman de Carlos Salem, qui lui vient de sortir dans la collection Actes Noirs, traduit par Judith Vernant :







Le livre :

Quand Piedad de la Viuda, une femme séduisante et dévote au seuil de la cinquantaine, s’éveille ce lundi-là, elle ignore que sa vie va basculer à jamais.
Un mois plus tôt, Benito, son époux, dont le succès dans les affaires doit tout à la fortune de sa belle-famille, est décédé dans un accident de voiture.
Fille de paysans enrichis, Piedad a vécu une existence oisive, marquée par la piété héritée de sa mère, les aphorismes de son père et les boléros qui ont bercé son enfance.
Brusquement, elle s’aperçoit que son mari n’était pas celui qu’elle croyait : des années durant il a détourné de grosses sommes, et s’apprêtait à s’enfuir avec sa jeune maîtresse.
Et sa mort ne serait pas accidentelle.
Ébranlée par ces révélations, Piedad se donne pour mission de sauver l’entreprise familiale, lourdement endettée, et de récupérer la centaine de millions d’euros cachée par Benito, aidée en cela par les messages – truffés d’allusions bibliques – que lui a laissés ce dernier avant sa mort.
Encore faut-il pouvoir les déchiffrer… et échapper à ceux qui entendent eux aussi mettre la main sur cet argent.
Pour découvrir la vérité, sauver son patrimoine – et sa peau ! –, Piedad la bigote va devoir s’aventurer dans les bas-fonds madrilènes.
Et devenir, en l’espace d’une folle semaine, une femme fatale et une meurtrière.

Avec Attends-moi au ciel, Carlos Salem signe un nouveau polar déjanté, sensuel et burlesque. Pas très catholique.



>> Lire un extrait



>> Le site de l'auteur : http://carlossalem.blogspot.fr/

>> Sa page Facebook : https://www.facebook.com/carlos.s.sola/




L'auteur :

Carlos Salem est né en 1959 à Buenos Aires mais vit à Madrid depuis plus de vingt ans.
Aux éditions Actes Sud ont notamment déjà paru : Aller simple (2010), Nager sans se mouiller (2010), Je reste roi d'Espagne (2011), Un jambon calibre 45 (2013) et Le Plus Jeune Fils de Dieu (2015).



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MessagePosté le: Jeu Avr 06, 2017 9:49 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Carlos Salem : Attends-moi au ciel (Actes Noirs, 2017)

[...]


« Je secoue la tête, me love dans la veste d’Amor, et demande à JR de me faire un café. Quand elle se dirige vers la cuisine, je sais que j’ai au moins un quart d’heure devant moi pour m’éclaircir les idées. JR est un génie des relations publiques et privées, mais elle est aussi capable de confondre une cafetière et une planche à repasser.
Pourquoi est-ce que je devrais lui faire confiance ? Après tout, elle a été la maîtresse de Benito et il se peut que, avant que mon défunt mari lui préfère les jeunes Russes, ils aient prévu de m’évincer de la même façon. D’un autre côté, elle sait se débrouiller dans le monde réel : avant d’enchaîner les mariages, elle a même fini ses études de droit. Et puis, c’est ma seule amie.
Je me rappelle quelque chose, et me lève lentement. Amor n’avait pas menti. Sur le meuble, derrière le sofa, il y a la bouteille. Je déchiffre la marque de la liqueur de bourbon et retourne m’asseoir avec elle. Pendant que JR arrive avec du café qui sent le pneu brûlé, j’effleure ma bouteille de Southern Comfort cachée sous les coussins. Maintenant, j’ai deux amies. »



Si l’on a une préférence pour les intrigues froides, les investigations strictes, les enquêtes confiées à des experts pointilleux, il vaut mieux ne pas lire les suspenses de Carlos Salem.
Ses romans sont placés sous le signe du sourire, de la fantaisie, avec un cynisme amusé et une délicieuse amoralité revendiquée.
Pour autant, il serait absurde de croire que les scénarios sont bancals ou négligés.
Bien au contraire, le mystère est omniprésent derrière l’humour affiché.
À l’origine, dans Attends-moi au ciel, un meurtre entraîne une situation vraiment complexe, avec un fort aspect criminel.
Les péripéties s’annoncent nombreuses.


Dénicher un énorme magot caché et retrouver un assassin, tout en affrontant des Russes malfaisants, pas si simple pour l’héroïne de cette histoire.
Jusqu’à là, Piedad menait une vie éthérée, ignorante des plaisirs charnels et des sombres réalités de l’existence.
Heureusement, une voix intérieure s’est réveillée en elle, qui l’autorise à se comporter de façon moins sage qu’à l’ordinaire.
Écraser ce qui entrave son parcours, ça ne lui pose plus de problème.
Une mise au point pleine de fermeté avec des proches, dont son amie JR, ça ne l’effraie pas non plus.
Quant à exploiter son charme de presque-quinquagénaire, elle le fera désormais sans complexe.
De bonnes rasades de Southern Comfort, ça motive.


Au cours de ses aventures, Piedad va croiser une galerie de savoureux personnages.
Dont Raúl Soldati, un des singuliers héros de Aller simple, premier roman de Carlos Salem traduit en français (2009).
L’employée sexy Natalie (dite Nati) est également étonnante à bien des égards.
Grâce à une narration enjouée, on suit avec grand plaisir les tribulations de la combative Piedad.
Carlos Salem ne déçoit jamais ses lecteurs !



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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MessagePosté le: Sam Avr 29, 2017 5:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Philippe Lemaire sur Onlalu.com :

Citation:

Chandler revu par Almodovar !



Quand trop de recettes standardisées et réchauffées polluent ces temps-çi le roman noir, Carlos Salem vient faire souffler sur le genre un vent de fraîcheur et d’audace.
L’auteur argentin, espagnol d’adoption, semble avoir écrit Attends-moi au ciel, son huitième livre depuis Aller simple en 2009, pour se surprendre lui-même autant que le lecteur.
Par son argument, le roman se place d’emblée dans l’espace du jamais lu.


Un vrai jeu de piste


Au seuil de la cinquantaine, Piedad, belle et riche Madrilène, réalise que son mari, qu’elle vient d’enterrer, l’a trompée dans les grandes largeurs.
En quelques heures, cette bombe aussi naïve que sensuelle découvre les malversations de feu Benito dans l’entreprise familiale, aggravées par ses infidélités, sa double vie et ses fréquentations douteuses.
Dès lors, le romancier juxtapose avec jubilation le jeu de piste que s’impose la veuve pour retrouver sa fortune escamotée, le dialogue intérieur qu’elle entretient avec son double dévergondé trop longtemps étouffé, et les souvenirs qui lui remontent de ses parents, couple fusionnel d’une droiture écrasante.
A mesure qu’elle se libère, Piedad bute et culbute les hommes comme elle respire.
Comme si, à chaque embranchement de son histoire, Carlos Salem disait « pourquoi pas » à l’option la plus folle.


Un tourbillon de rebondissements


Son style est relevé par un humour variant du noir au grivois, et par un sens du comique oscillant du dérisoire au burlesque.
Le tout sonne comme un scénario de Raymond Chandler mis en scène par Pedro Almodovar.
Dans ce tourbillon de rebondissements et de renversements, la fin donne un peu le tournis tant Carlos Salem pousse à l’extrême le souci du contrepied.
Un péché mineur qui s’efface, une fois le livre refermé, devant sa verve et son imagination décapantes.



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« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 25, 2017 8:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Piedad sans pitié ni piété.



En 2009 les lecteurs de polars découvraient, avec étonnement et ravissement, un auteur au look de pirate, capable de ressusciter Carlos Gardel, de mettre en scène le roi d’Espagne ou de nous faire partager la vie du petit frère de Jésus.
Entre autres joyeusetés.
Cette année, Carlos Salem revient nous chanter des boléros dans Attends-moi au ciel.


Piedad de la Viuda (tout un programme !) est à quelques jours de la cinquantaine quand elle se rend compte que son mari, récemment décédé, non content de la cocufier pendant des années, a également dilapidé la fortune héritée de ses parents (de ses parents à elle), et s’apprêtait à s’envoler, le jour même de ses cinquante ans, avec une jeune ukrainienne.

Ca fait beaucoup.
Et ça peut faire vaciller une vie de piété (piedad) et de confessions.
Surtout que notre héroïne a un corps à se damner, ayant très peu servi, des études d’économie brillantes, et une immense revanche à prendre sur la vie.
Quand elle découvre, dans les papiers de son défunt mari, une sorte de jeu de piste pour retrouver une partie de l’argent, elle se lance à corps perdu (mais pas pour tout le monde) dans une quête dangereuse, parfois torride, et maintenant sans pitié (piedad encore).
Et malheur au bas de front qui fera l’erreur de prendre encore Piedad pour une cruche.


On est dans du Carlos Salem 100 %.
Il me suffirait presque de dire que ceux qui aiment peuvent y aller les yeux fermés, et que ceux qui sont hermétiques peuvent s’abstenir.


Mais je vais faire un petit effort, au cas très improbable où certains d’entre vous n’aient jamais lu de bouquins de l’énergumène.
Carlos Salem est donc capable, de façon totalement invraisemblable, mais néanmoins totalement cohérente, de faire vivre Gardel et de lui donner envie d’assassiner Julio Iglesias (Aller simple), d’envoyer un tueur à gage en vacances avec ses enfants dans un camp de nudistes où il doit honorer un contrat (Nager sans se mouiller), de faire se croiser un magouilleur argentin, Paco Ignacio Taibo II et le roi d’Espagne (Je reste le roi d’Espagne) ou de suivre la carrière du plus jeune fils de Dieu dans les émissions de téléréalité (Le plus jeune fils de Dieu).


Personne ne devrait donc s’étonner qu’il puisse transformer un veuve de cinquante ans, de grenouille de bénitier engoncée dans des tenues de bonne sœur, en une bombe qui dézingue à tour de bras tous ceux qui lui manquent de respect, et qui carbure au Southern Comfort et au Cohibas, tout en chantant des boléros.


Personne ne devrait non plus s’étonner que l’on suive ses aventures avec passion (c’est la moindre de choses), le sourire aux lèvres, ni qu’à l’arrivée on s’aperçoive que, derrière la blague, il y a le tableau pas si exagéré que ça de la condition des femmes, en Espagne (et pas uniquement en Espagne).


Alors certes, les solutions du couple Carlos/Piedad sont un poil expéditives, mais cela s’appelle du défoulement, et ça fait vraiment du bien.
Désolé pour ceux qui ont déjà trop de livres à lire, mais il faut impérativement ajouter celui-ci.



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