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Les Muselés - Aro Sáinz de la Maza (Actes Sud)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Dim Nov 13, 2016 4:29 am    Sujet du message: Les Muselés - Aro Sáinz de la Maza (Actes Sud) Répondre en citant

Après Le Bourreau de Gaudí et son succès international, on retrouve l'inspecteur Milo Malart pour une nouvelle enquête (indépendante) dans Les Muselés de l'Espagnol Aro Sáinz de la Maza, qui vient de paraître à la rentrée dans la collection « Actes Noirs » d'Actes Sud, traduit par Serge Mestre.






Le livre :

Dans un sous-bois à la lisière de Barcelone, caché sous des feuilles mortes, gît le corps d’une jeune femme à l’aspect en tout point ordinaire, si ce n’est ses ongles, impeccablement manucurés : une étudiante de famille modeste qui finance ses études au service de recouvrement de créances dans un cabinet d’avocats, et arrondit ses fins de mois en faisant l’escort-girl.
Quelques jours plus tard, un des associés du cabinet qui l’employait est retrouvé mort dans son appartement cossu du centre-ville.
De la chaîne hifi high-tech s’échappent encore des accords de blues, tandis que le champagne s’évente sur le comptoir de marbre noir.
L’enquête s’annonçait déjà ardue quand un sadique entreprend d’exposer dans les squares, à la vue des enfants, des chiens empalés.
Les plaintes fusent et la pression est à son comble pour l’inspecteur Milo, chaque jour un peu plus gagné par la schizophrénie qui a déjà emporté son père et ronge désormais son frère Hugo.
Mais ces troubles psychotiques qu’il essaie d’endiguer sont aussi sa plus grande force : une capacité hors pair à se mettre dans la peau des meurtriers.
Le pouvoir politique veut des arrestations pour ramener l’ordre dans la ville et refuse d’entendre les clameurs d’une cohorte d’Indignés pris au collet par le chômage, la corruption et la misère, prêts à tout pour simplement survivre.
Mais qui sont les coupables ?
Ces victimes ?

Dans une Barcelone en noir et blanc, pétrifiée et transie, asphyxiée par la crise, l’auteur conduit un thriller poignant sur la ligne rouge qui mène au précipice les exclus du système.




« Aro Sainz de la Maza signe ici un thriller social à la noirceur poignante. » Que Tal Paris ?

« Aro Sainz de la Maza dépeint une Espagne détruite par la récession, bien loin des photos paradisiaques des cartes postales. » Page des Libraires

« Une enquête sous tension, sous surveillance aussi car les élites intouchables ont le bras super long, et très bien ficelée, sur fond de régression sociale, un style tendu mais non dénué d’humour, noir bien sûr ! Aro Sainz De La Maza écrit un portrait de cette ville effrayant mais tellement juste qu’on est saisi, bouleversé même après avoir refermé le livre. » Nyctalopes




>> Lire un extrait




L'auteur :

Aro Sáinz de la Maza est né à Barcelone en 1959.
Il est éditeur et traducteur.
Son premier roman, Le Bourreau de Gaudí (Actes Sud, 2014) a obtenu le prix international RBA du roman noir.





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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Nov 15, 2016 12:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Nyctalopes :

Citation:

Les Muselés - Aro Sáinz de la Maza


Aro Sáinz de la Maza est éditeur, traducteur, il a écrit des essais, des livres pour enfants et des recueils de contes.
Les Muselés est son deuxième roman noir, après Le Bourreau de Gaudi.
On y retrouve l’inspecteur Milo Malart.
Ce livre ne m’a pas posé de problème de compréhension alors que je n’avais pas lu le premier : je suis vite entrée dans l’univers de Milo, avec sa psychologie torturée et les rapports spéciaux qu’il entretient avec les autres.
L’ambiance du roman et l’univers bien particulier de Milo Malart m’ont accrochée et j’ai désormais très envie de lire le premier opus de ses aventures.
Si on peut lire les deux tomes dans l’ordre, c’est sans doute encore mieux !

[...]

On est à Barcelone donc, mais loin, bien loin de l’image de carte postale qu’on peut en avoir en tant que touristes.
La crise est là, violente, et la misère s’étend sur bien des quartiers.
C’est l’hiver en Catalogne mais tous les appartements ne sont pas chauffés, loin de là !

L’inspecteur Malart en est douloureusement et rageusement conscient.
Son travail l’amène souvent dans les quartiers populaires où il peut voir de près ce que la pauvreté contraint les gens à faire.
La crise touche aussi la police où les coupes budgétaires atteignent des sommets, sauf pour les brigades anti-émeutes qui, elles, ont des véhicules et du matériel flambant neuf qu’elles exhibent à la moindre manifestation, même pacifique.
Et des manifs, il y en a, la colère gronde chez les pauvres !

Aro Sáinz de la Maza nous dévoile une Barcelone pas vraiment glamour : le chômage de masse y est couplé avec le cynisme des élites, de plus en plus riches, et des politiciens corrompus.
Il réussit parfaitement à faire ressentir cette ambiance tendue où règnent le désespoir et l’angoisse, avec la folie en embuscade car l’esprit humain bascule facilement quand les conditions de vie sont si difficiles.

Milo Malart est un écorché vif cerné par la folie : son père et son frère sont schizophrènes, son neveu s’est suicidé et l’angoisse d’être atteint à son tour le ronge et lui fait couper court à toute relation.
Seul, révolté et désespéré : des ingrédients pour qu’il se lance dans l’enquête sans tenir compte ni du danger ni des pressions.
Il est à l’unisson des malheureux de cette Barcelone glauque, les comprend et réussit à se « connecter » même aux assassins.
C’est un beau personnage et il y en a d’autres dans ce bouquin : Rebecca sa coéquipière, moins torturée et beaucoup plus rationnelle, une juge toujours ébranlée par la précédente enquête, des êtres aux vies fracassées.
Des personnages terriblement humains, imparfaits mais touchants, si près du gouffre.

Une enquête sous tension, sous surveillance aussi car les élites intouchables ont le bras super long, et très bien ficelée, sur fond de régression sociale.
Un style tendu mais non dénué d’humour, noir bien sûr !
Aro Sainz De La Maza écrit un portrait de cette ville effrayant mais tellement juste qu’on est saisi, bouleversé, même après avoir refermé le livre.

Un excellent polar très noir.



>> Lire l'intégralité de la chronique


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Nov 26, 2016 5:57 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Marc Ossorguine pour La Cause littéraire :

Citation:

Les Muselés, de Aro Saínz de la Maza


C’est avec une impatience mal dissimulée – mais pourquoi faudrait-il la dissimuler ? – que nous découvrons cette deuxième enquête de l’inspecteur Milo Malart dans une Barcelone toujours aussi inquiétante et fascinante.
Le Bourreau de Gaudí, conte noir et baroque, nous avait fait découvrir la démesure de la métropole catalane sacrifiant dévotement ses enfants aux folies architecturales, au tourisme et au profit.
Roman de démesure où un véritable art du crime, une esthétique de la mort impitoyablement cruelle et vengeresse, spectaculairement mise en scène, composait des tableaux aussi magiques que cauchemardesques.
Accablés de chaleur nous l’avions suivi dans l’atmosphère étouffante de l’été barcelonais.


Nous voilà aujourd’hui confronté au froid et à l’humidité qui peut aussi envahir la capitale catalane, celle que les cartes postales et les touristes oublient ou préfèrent ignorer.
Une ville qui est aussi une métropole portuaire où plus qu’en d’autres temps la misère, les misères, ont leur place, même si elles se dérobent aux prestigieux monuments, aux débauches architecturales et mercantiles.
Misère économique qui depuis quelques années, depuis 2008 au moins, ne cesse de mettre des familles à la rue, misère des politiques plus contaminés par la corruption que par la solidarité la plus élémentaire…


Sombre, grise et déprimante, violente et cynique, froide et désespérante, cette Barcelone-là est bien « la partie effondrée de l’Espagne », celle dont témoignait aussi l’auteure Cristina Fallarás avec Deux petites filles ou A la puta calle Crónica de un desahucio (1), un monde où la délinquance n’est qu’une simple et ordinaire stratégie de survie pour ceux qui n’ont plus grand-chose, qui n’ont plus rien.


Si Le Bourreau de Gaudí était un conte cruel, imprégné de réalité sociale, qui témoignait aussi de la façon dont les ogres du pouvoir dévoraient la ville et ses habitants, cet angle mort (le titre original des Muselés) nous plonge dans la Barcelone cachée d’aujourd’hui, loin de tout pittoresque, fut-il noir et criminel.
Loin de tout spectaculaire mais aussi sans voyeurisme malsain, la colère et le dégoût de Milo vis à vis de cette ville, qui reste malgré tout sa ville, semble bien être aussi ceux de son auteur.
« Una novela negrisima » nous dit l’éditeur espagnol (RBA).
« Negrisima » et non seulement « negra », en effet : noire par son énigme et noir par la réalité sociale, politique, économique qui y est rapportée.


Cela commence dans le quotidien de l’enquêteur et de son adjointe, la « chica dura » Rebecca Mercader, avec une résolution d’enquête rondement menée et où l’art de l’identification et du bluff de Milo libèrent magiquement les aveux d’un coupable de la bonne société qui a simplement assassiné son père.
Un succès qui semble laisser Milo indifférent, pour ne pas dire dépressif.
Fatigué, il accepte mal l’attention que lui porte son adjointe, la sous-inspectrice Mercader, surtout lorsque celle-ci se permet de s’adresser à lui avec un « mon vieux » bienveillant mais déplacé.
Au passage, « Mon Vieux » sera le nom du nouveau compagnon de Milo, un gros chien, plutôt « bonne patte », héritage de l’enquête qui ouvre le récit.
Mais à la brigade des homicides des Mossos d’Esquadra (la police catalane), les affaires s’enchaînent et voilà découvert le corps d’une jeune femme, mal dissimulé par quelques feuilles mortes sur une scène de crime délavée par la pluie…
Puis voilà que la ville est mise en émoi par une nouvelle série de crimes « inédits » : des chiens empalés exposés près de lieux où jouent des enfants…
L’affaire des chiens devient presque prioritaire, franchement prioritaire même pour les supérieurs de Milo, car la presse et l’opinion y sont bien plus sensibles qu’à des morts d’hommes ou de femmes ordinaires.


Plus resserré que Le Bourreau de Gaudí, le récit nous fait prendre froid dans l’hiver et ses nuits précoces, à sillonner les rues de la Barceloneta, l’ancien quartier des pêcheurs pas encore totalement livré aux promoteurs touristiques, ou celles du quartier rupin de Tres Torres, dans les hauts de Barcelone.
Milo accepte de nous livrer un peu plus de lui-même aussi, des épreuves qui l’ont fait tel qu’il est : passablement « misfit », « désaxé », marginal et singulier dans ses façons d’être, d’aborder les autres ou de se couper d’eux.
Pour mieux les comprendre et les approcher, peut-être.


Lecteurs embarqués dans cette sombre histoire, nous remontons notre col pour ne pas prendre froid, sourions d’un clin d’œil discret de l’auteur à un haut lieu du roman noir, la librairie « Negra Y Criminal », Carrer de la Sal, en pleine Barceloneta et à trois rues de là où vit Milo et où il achète de temps en temps des polars auprès de Montse et Paco (qui ont, parmi bien d’autres, reçu Aro Sainz de la Maza dans leur librairie (2).
Bercés par le blues rock de George Thorogood, nous hésitons nous aussi à commander « One bourbon, one scotch, one beer » tout en espérant que, peut-être un jour…
Peut-être cela pourrait-être différent…
A Barcelone… En Espagne… Différent…


« Milo respira profondément.

– Tu n’as pas le droit, madame la juge. Ces gens-là ont été dépossédés de tout, ils sont détruits, dépersonnalisés, foutus. Ils sont en proie à la dépression, à l’alcoolisme, à l’angoisse et à la maladie mentale. Ce sont des gens qui souhaitent juste devenir invisibles, mourir une bonne fois pour toutes, abandonner la partie. Ils vivent dans des cages toutes froides, sans âme, tandis que toi, tu brûles du dedans, comme tous les gens chanceux du pays qui touchent encore un bon salaire.

– Tu me reproches quelque chose ?

– Madame la juge, tu ne comprends rien à rien, dit-il en pointant son doigt en direction de la terrasse. Dehors, le monde est en train de s’effondrer. »



Il pourrait sembler étrange de dire que Les Muselés nous a réjoui, car il n’y a rien de vraiment réjouissant dans ce qu’il nous donne à voir.
Par contre, ce roman nous a totalement embarqué, sans nous lâcher.
On regrettera juste que la traduction, surtout dans les premières pages, ne soit pas vraiment à la hauteur de l’écriture de la version originale.
La traduction du titre ne nous semble pas non plus vraiment des plus heureuses et justifiées.
Nous ne bouderons pas pour autant notre plaisir et attendrons avec une impatience renouvelée la troisième saison des enquêtes de Milo Malart (l’auteur nous a confié qu’il y travaille très activement).




(1) Editorial Bronce, 2013, pas de traduction en français à ce jour

(2) Hélas définitivement fermée depuis l'automne 2015





>> La chronique de La Lettre écarlate :

Citation:

Les Muselés, Aro Sainz de la Maza, Actes Sud


Après Le Bourreau de Gaudi (2014), un nouveau polar noir qui se passe toujours à Barcelone.

Une biologiste, ornithologue à ses heures, découvre dans un sous-bois le corps d’une jeune fille morte par étranglement.
Elle faisait des études de droit et travaillait comme stagiaire dans un bureau d’avocats.
Quelques jours plus tard, un des associés de ce même cabinet d’avocats est trouvé mort étranglé dans son luxueux appartement.
Coïncidence ?

Outre une intrigue très bien construite, Aro Saínz de la Maza nous plonge dans une Barcelone pétrifiée, transie, asphyxiée par la crise financière, où chaque chômeur est prêt à tout pour tenter de survivre.
Excellent polar noir, psychologique et social.



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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Jan 02, 2019 4:16 am    Sujet du message: Répondre en citant




Sortie poche en Babel Noir aujourd'hui :



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