Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres
http://rivieres.pourpres.free.fr - http://polars.pourpres.net
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   Google MapGoogle Map   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Polars Pourpres

Collection "espionnage" de Fleuve noir (1950-1987)
Aller à la page 1, 2  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir...
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 1:17 pm    Sujet du message: Collection "espionnage" de Fleuve noir (1950-1987) Répondre en citant

A l'instar de tout un tas de collections nées après guerre, différentes maisons d'éditions se sont jadis lancées dans le roman d'espionnage, fort à la mode à une époque où l'on ne savait pas encore que la guerre que se livraient Américains et Soviétiques resterait "Froide".

Et parmi elles, Fleuve Noir (devenu Fleuve en 2013) a publié des centaines de romans dans la collection "espionnage", à partir de 1950.

Au total, 1905 romans (si j'en crois la fiche wikipédia dédiée : https://fr.wikipedia.org/wiki/Espionnage_(collection_litt%C3%A9raire) ) jusqu'en 1987, date d'arrêt de la collection.

Parmi ces romans, il y a bien sûr la série dédiée au fameux Hubert Bonisseur de La Bath alias OSS 117, que les générations les plus récentes connaissent sous les traits de Jean Dujardin dans les films des années 2000, mais qui est d'abord l’œuvre de Jean Bruce, avec un total de plus de 250 romans (166 dans la base actuellement, la série fut reprise par sa femme à la mort, puis par ses enfants) : https://polars.pourpres.net/serie-2268

D'autres auteurs furent des "piliers de la collection", comme Georges-Jean Arnaud, M. G. Braun, Richard Caron, Jean-Pierre Conty, Paul Kenny, Serge Laforest, Alain Page, Claude Rank, Adam Saint-Moore... pour reprendre ceux cités dans l'article wikipedia.

Les couvertures furent en majorité illustrées par Michel Gourdon et les romans de la collection sont dans les années 50-60 sur fond noir, bandeau rouge en bas et le mot "espionnage" en diagonale en haut de la couverture en couleur, comme par exemple :



ou, à partir de 1966-67 il me semble, elles sont en noir et blanc :




Cette collection a permis le développement de séries (parfois entamées chez d'autres éditeurs, comme les Presses de la Cité) dédiées à des "héros récurrents". Ainsi :

- Mr Suzuki chez Jean-Pierre Conty : https://polars.pourpres.net/serie-2313
- Alex Glenne chez M.G. Braun : https://polars.pourpres.net/serie-2347
- TT X75 chez Richard Caron : https://polars.pourpres.net/serie-2410
- Gaunce chez Serge Arcouët alias Serge Laforest : https://polars.pourpres.net/serie-2343
- Face d'Ange chez Adam Saint-Moore...
_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).


Dernière édition par Le Juge Wargrave le Sam Aoû 08, 2020 9:48 am; édité 3 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 1:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Des titres que l'on retrouve le plus souvent dans des bouquineries, sur des brocantes mais plus guère dans les bibliothèques.

Alors, pourquoi un topic dédié ?

Pour deux raisons.

La première, la plus simple, est que l'on m'a donné deux cartons pleins (dont un que je n'ai pas encore entièrement déballé) de vieux romans il y a un an et demi, dont une trentaine de cette collection environ.
Comptant les lire, je me suis dit qu'un topic dédié permettrait d'y mettre mes avis et, qui sait, que d'autres lecteurs ayant déjà lu ou ayant certains de ces titres dans leur PAL, m'emboiteraient le pas. Comme dans la Série Noire, il y a forcément des mauvais titres (majoritairement ?) mais probablement aussi quelques pépites (encore faut-il les dénicher !).

La deuxième raison est que les romans d'espionnage sont les parents pauvres de PP (après ceux d'aventures) avec certes 7,7% du total des romans de la base (derrière les "romans à suspense", les "romans noirs" et les "thrillers") mais seulement 2,2% des votes (les non-polars font mieux avec 3,4% !).


Il est possible que ce topic ne soit finalement qu'un long "monologue" composé de mes seules chroniques, en ce cas tant pis je tente quand même.

Mais l'idée est surtout de pouvoir remettre en lumière cette vieille collection populaire qui a écoulé durant près de 40 ans des millions d'exemplaires et que des millions de Français ont eu un jour dans les mains.
_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 43
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 10624
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 2:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'une des séries les plus populaires et durables qu'a engendrée cette collection est celle de Paul Kenny [pseudo de 2 auteurs belges : Jean Libert (1913-1995) et Gaston Vandenpanhuyse (1913-1981). En 1981, Jean Libert prend la suite seul pour une dizaine de volumes avant d'être remplacé par Serge Jacquemard jusqu'en 1996] consacrée aux aventures de Francis Coplan, alias FX18.
237 romans publiés, de 1953 à 1996, tous au Fleuve Noir. Pagination de 210 à 220 pages.

J'en ai lu plusieurs dizaines quand j'étais ado. Comme toujours avec ces séries au rythme de parution élevé (1 romans tous les 2 mois), la qualité était très aléatoire, allant du (très) médiocre au correct (voire, exceptionnellement, très correct).

Evidemment, comme par exemple pour les SAS (qui ont eu l'avantage de plus de réalisme géopolitique et d'une meilleure immersion dans les différents pays et milieux visités, grâce au travail, aux déplacements, investigations et aux relations de Gérard de Villiers), les contraintes (paginations réglementées et les rythmes de publications effréné, etc) liées à ce type de séries ou de collections font que, assez logiquement, même les meilleurs épisodes sont assez loin de pouvoir égaler des romans d'espionnage... "hors-série", on va dire.
_________________
« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 4:53 pm    Sujet du message: Répondre en citant

norbert a écrit:
L'une des séries les plus populaires et durables qu'a engendrée cette collection est celle de Paul Kenny [pseudo de 2 auteurs belges : Jean Libert (1913-1995) et Gaston Vandenpanhuyse (1913-1981). En 1981, Jean Libert prend la suite seul pour une dizaine de volumes avant d'être remplacé par Serge Jacquemard jusqu'en 1996] consacrée aux aventures de Francis Coplan, alias FX18.
237 romans publiés, de 1953 à 1996, tous au Fleuve Noir. Pagination de 210 à 220 pages.


Tu as tout à fait raison, il y en a d'ailleurs peu dans la base, je suis en train d'ajouter ceux que j'ai en ma possession et ajouterai ceux qui ont un résumé par la suite.

C'est ce qui est embêtant avec ces romans Fleuve noir, c'est l'absence de résumé (comme une bonne partie de la Série Noire) à l'époque.


Norbert a écrit:
J'en ai lu plusieurs dizaines quand j'étais ado. Comme toujours avec ces séries au rythme de parution élevé (1 romans tous les 2 mois), la qualité était très aléatoire, allant du (très) médiocre au correct (voire, exceptionnellement, très correct).


Tu parles des Paul Kenny ou plus généralement de cette collection ?
_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 43
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 10624
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Juin 29, 2019 6:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Juge Wargrave a écrit:



Norbert a écrit:
J'en ai lu plusieurs dizaines quand j'étais ado. Comme toujours avec ces séries au rythme de parution élevé (1 romans tous les 2 mois), la qualité était très aléatoire, allant du (très) médiocre au correct (voire, exceptionnellement, très correct).


Tu parles des Paul Kenny ou plus généralement de cette collection ?



Je parle des Paul Kenny. Globalement, les "très médiocres" doivent être aussi rares que les "très corrects", le niveau étant là aussi assez standardisé selon une "recette" éprouvée, mais je me souviens que parfois je tombais sur un titre qui tenait soit vraiment bien la route, et à l'inverse sur un autre qui restait vraiment très plat. Après je devais avoir dans les 13 ou 14 ans à l'époque, donc mes avis restent à relativiser par rapport à un lecteur chevronné !
Mais j'imagine que ça doit être plus ou moins la même chose avec le reste de la collection. Il peut évidemment y avoir d'agréables surprises, mais pas sûr que ce soit du niveau d'un Eric Ambler, par exemple.
_________________
« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Dim Juin 30, 2019 4:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais lu en 2017



Résumé :

Citation:
Au cours des trois dernières années, l'Europe a été victime de la prolifération des terroristes. Baader en Allemagne, Brigades Rouges en Italie, I.R.A. en Irlande du Nord, et E.T.A. en Espagne...
En quelques heures des groupes d'action révolutionnaire, bien organisés, peuvent anéantir toute une infrastructure, faire la démonstration de leur puissance avant de se replier, de se fondre dans l'anonymat, laissant derrière eux des milliards de dégâts et un redoutable traumatisme psychologique.
Les actions commandos sont la partie visible de l'iceberg que constitue le terrorisme international.
"Dès lors, nous sommes tous concernés", affirme, à Londres, l'honorable Richard Molway, avant d'envoyer en Espagne un journaliste pas tout à fait comme les autres, se pencher sur le cas de I'E.T.A.


Mon avis :

Citation:
Le premier chapitre s'ouvre sur le petit-déjeuner de don Luis Borgès, juge de Madrid, qui disserte sur l'actualité politique espagnole (on est trois ans après la mort de Franco). Ancien serviteur zélé du franquisme, il semble s'accommoder des changements politiques en cours et vise même une place de ministre. Mais un attentat le fauche en fin de matinée... Le journaliste irlandais Christopher O'Rourke, proche de l'IRA, décide d'enquêter sur cet assassinat... à ses risques et périls tant les assassins potentiels sont nombreux (extrême-droite nostalgique de Franco, E.T.A., extrême-gauche comme les G.R.A.P.O. ... ?).
Ainsi débute un roman bien écrit, intéressant et bien documenté (on est loin des clichés des romans de gare de l'époque avec moult filles faciles et gangsters caricaturaux), on y apprend beaucoup sur la situation politique explosive de l'Espagne de la fin des années 1970. Mon premier contact avec les romans d'espionnage de Claude Joste fut plaisant, je vais tenter de trouver d'autres ouvrages de cet auteur.

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Dim Juin 30, 2019 5:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai fini le n°590 de la collection



Résumé :

Citation:
Il possède une arme terrible, capable de tuer sans laisser de traces. Il y a 5 ans, il a trahi ses employeurs et a disparu. Depuis, toutes les officines de la planète sont à ses trousses.
Le tuer ? Cela sera très dur. Le capturer ? Presque impossible, même quand on s’appelle Johnny Sanders.
Car celui qu’il a en face de lui, c’est tout simplement un autre lui-même...


Mon avis :

Citation:
John Sanders, de la CIA ("du" C.I.A. dans le livre) est envoyé à Rome pour des raisons que le lecteur découvrira au fur et à mesure de sa lecture. Sur place, il poursuivra un agent passé à l'ennemi, tentera de mettre la main sur une machine potentiellement hautement destructrice, croisera la route d'agents soviétiques, égyptiens, d'une belle italienne, Tina, d'une belle russe, Silvana, le tout dans les rues et ruelles d'un Rome bruyant et dynamique, avec des passages sur le Forum ou encore dans le Colisée.
Autant le dire, l'intrigue ne casse pas trois pattes à un canard et peut tenir sur un post-it.
Ce qui, en revanche, est plus intéressant, c'est le personnage de John Sanders, un agent certes très professionnel mais aussi humain, plaçant de temps en temps quelques remarques pertinentes sur l'absurdité de la guerre (on est alors en pleine guerre du Viêtnam).
L'écriture de Gilles Maurice-Dumoulin est par ailleurs plaisante, l'auteur parsemant son texte de calembours la plupart réussis. Le tout est mené tambour battant et s'il n'échappe pas à la caricature, le roman tire son épingle du jeu par la proximité (utilisation de la première personne du singulier) que l'on a avec le héros.


A noter que le titre, initialement sorti en 1967, a été republié au format epub par French Pulp Editions en 2014 (la couv' ci-dessus vient de cette édition-là).
_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Ven Juil 05, 2019 3:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai pris goût à ces romans Fleuve Noir espionnage, puisque après



J'ai lu



et


_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mer Juil 17, 2019 11:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé le n°493 de la collection



Mon avis (dans lequel j'ai mis "mon" résumé) :

Citation:
Billy Krauss est un journaliste américain installé à Paris, chargé d'écrire une chronique hebdomadaire sur la vie parisienne à destination de ces concitoyens de Chicago.
Mais ce poste est en fait une couverture. Billy Krauss est un ennemi du capitalisme et a rejoint le camp soviétique qui va le charger d'une mission : récupérer, auprès de son meilleur ami ingénieur, des documents concernant le projet américain Pegasus, qui permettrait à l'horizon 1980 de faire voler des avions à 200 km d'altitude à la vitesse de 27 350 km/h... un projet dont on devine aisément la pertinence dans le cadre de la Guerre froide...

Plus connus sous le pseudonyme de Paul Kenny et leur série Coplan, les auteurs belges Jean Libert et Gaston Vandenpanhuyse ont écrit quelques titres sous d'autres pseudonymes, comme celui de Jack Murray.
Dans Stratèges de l'ombre, l'intérêt principal réside pour le lecteur de 2019 de se plonger (ou replonger pour les plus anciens) dans cette littérature d'espionnage inspirée de cette omniprésente Guerre froide. Il est parfois difficile aujourd'hui de s'imaginer la paranoïa dans laquelle vivaient des centaines de millions d'êtres humains de part et d'autre du rideau de fer et de tous les stratagèmes mis en place par les deux camps pour damer le pion à celui d'en face, notamment dans le domaine de l'armement.
Stratèges de l'ombre est sur ce plan très réussi, aidé en plus par un vrai savoir-faire de la part des auteurs (qui s'appuie, il est vrai, sur une production industrielle à raison d'un polar publié tous les deux mois à l'époque !), avec un personnage central intéressant, une bonne intrigue, un bon rythme, bref, on a envie d'en savoir plus tout en se délectant de vivre à distance (et donc sans subir la peur d'une guerre nucléaire) cette incroyable période de l'histoire.
Premier titre du duo belge que je lisais, et première bonne pioche !

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Jeu Juil 18, 2019 6:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis, positif, sur le n°886



Citation:
Polonais formé en URSS, Serge Taraski a émigré en Angleterre pour ses études, le tout financé par le régime communiste. Pas gratuitement évidemment. L'URSS a placé là un pion, à qui elle fera un jour appel. En somme, Serge Taraski est un agent dormant.
Mais lorsque les Soviétiques font appel à lui, Serge s'est bien intégré à la société anglaise : il est ingénieur en électronique, il est marié à une Anglaise, fille de député, et avec qui il a un fils... Le dilemme est grand : obéir à ceux qui lui ont permis d'être qui il est et donc trahir son pays d'adoption, ou ne pas obéir et risquer alors de lourdes représailles.
C'est dans cet engrenage qu'est pris le pauvre Serge Taraski, la tête entre le marteau et l'enclume, sans cesse tirailler entre les deux solutions. Mais chaque camp a des arguments très persuasifs...
Deuxième roman que je lis de Claude Joste et ce fut encore plaisant. L'auteur a su nous faire partager le terrible dilemme dans lequel se trouve son héros et l'on imagine que de véritables agents dormants, durant la Guerre froide, ont dû connaître ce type de situations.
Pour la note, c'est entre 7 et 8, donc 7.5.
Je relirai avec plaisir un autre roman de cet auteur.

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


Age: 35
Inscrit le: 17 Oct 2012
Messages: 7303
Localisation: Hexagone

Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Aoû 08, 2020 10:04 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai commencé récemment la série Coplan (237 titres !), avec



Mon avis :

Citation:
Premier contact avec le "mythique" Coplan... Bon c'est pas de la grande littérature (mais ce n'est pas le but visé), ça se laisse lire, ce n'est pas inintéressant une fois passées les 40 pages avec des scènes de sexe malaisantes... J'ai cependant connu mieux dans la collection Espionnage de chez Fleuve Noir. Par ailleurs Coplan n'est pas le personnage central et n'apparaît que dans le 2e tiers du livre. Comme j'ai pas mal de titres de Coplan dans ma PAL, je ne vais pas m'arrêter là et poursuivrai ma découverte du duo belge Libert/Vandenpanhuyse alias Paul Kenny.


5/10

et



Mon avis :

Citation:
Cap sur l'île de Rhodes pour Coplan. Il doit y filer Robert Heinberg, citoyen américain que l'on soupçonne faire partie d'un réseau soviétique. Sur place, il rencontre Cassandra Green, une jeune femme d'une vingtaine d'années, aux origines scandinaves et à la beauté fulgurante. Elle est infiltrée dans le milieu hippie où se cache Heinberg. Le parallèle qui est fait entre milieu hippie et guerre du Viêtnam est intéressant d'ailleurs.
J'avais été un peu déçu par mon premier Coplan (L'Ombre et la solitude, 1974), celui-ci est de meilleure facture. La partie sur Rhodes (grosso modo la première partie du livre) fut plaisante à suivre. Les auteurs prennent le temps de décrire un minimum les lieux, l'histoire contemporaine de Rhodes (italienne pendant la première moitié du XXe s.) etc... La relation entre Cassie et Coplan est aussi intéressante à suivre. Puis on part pour Vienne, Berlin et enfin Abidjan. Cette dernière partie est un peu décevante car trop peu développée. La fin semble un peu bâclée mais j'ai passé tout de même un moment de lecture assez divertissant, le but recherché est donc atteint.


7/10.
_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 43
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 10624
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Dim Aoû 09, 2020 10:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

En matière d'espionnage, si j'ai lu pas mal de Paul Kenny, j'ai largement préféré les SAS de Gérard de Villiers, dans lesquels on découvre vraiment des pays, coutumes, des ambiances et des intrigues ultra-réalistes.

Je conseille d'ailleurs la lecture de cet article du New York Times sur Gérard de Villiers, paru peu avant sa mort en 2013 et traduit dans Courrier International, et qui montre à quel point c'est certainement l'auteur qui - sans prétention littéraire aucune - décrivait le plus fidèlement le monde des services secrets..
Au point, quelquefois, de prédire plusieurs mois à l'avance un évènement international (assassinat ou attentat), comme par exemple :

Citation:
Le mystère de “La Liste Hariri”

Publié début 2010, ce livre traite de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Ayant moi-même passé des années à enquêter et à écrire sur la mort de Hariri, j’étais curieux de voir ce que de Villiers avait à en dire. Je fus impressionné par la précision des descriptions de Beyrouth et de Damas, des noms de restaurants, de l’atmosphère des quartiers et des portraits de certains chefs de la sécurité que j’avais connus à l’époque où j’étais chef de desk du Times à Beyrouth. Mais une véritable surprise m’attendait dans les pages suivantes : La Liste Hariri fournit des informations détaillées sur le complot compliqué, ourdi par la Syrie et exécuté par le Hezbollah, pour assassiner Hariri. C’est l’un des grands mystères du Moyen-Orient, et je trouvai des informations spécifiques qu’aucun journaliste, à ma connaissance, ne pouvait connaître au moment de la parution du livre, y compris une liste complète des membres du commando et un exposé de la façon dont le Hezbollah et ses alliés syriens éliminaient systématiquement tous les témoins potentiels.

Je fus encore plus impressionné après un entretien avec un ancien membre du Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban qui avait enquêté sur la mort de Hariri. “Quand La Liste Hariri est sorti, tous les membres de la commission étaient stupéfaits, me confia-t-il. Chacun se demandait littéralement qui, dans l’équipe, avait pu vendre ces informations à de Villiers – car il était évident que quelqu’un lui avait montré les rapports de la commission ou les rapports originaux des services libanais.”

Je posai la question à de Villiers. L’esquisse d’un sourire de triomphe éclaira son visage. Il était en fait ami depuis des années avec l’un des plus hauts responsables du renseignement libanais, un homme austère qui en sait probablement plus que n’importe qui d’autre sur les meurtres non élucidés du Liban. C’est lui qui a fourni au romancier la liste des assassins de Hariri. “Il a eu du mal à se la procurer, et il voulait que les gens sachent, commente de Villiers. Mais il ne pouvait pas faire confiance aux journalistes.” J’étais l’un de ceux auxquels il ne faisait pas confiance. J’ai interviewé plusieurs fois ce personnage sur la mort de Hariri, mais il ne m’a jamais parlé de cette liste. De Villiers avait aussi rencontré des cadres haut placés du Hezbollah, dans des réunions organisées, dit-il, par les renseignements français. A croire que ces types n’avaient jamais lu ses romans.
[....]



L'article du New York Times (en français) : Gérard de Villiers : l'auteur de romans d'espionnage qui en savait trop
Citation:
Pendant quarante-huit ans, Gérard de Villiers a écrit des romans d’espionnage étrangement prophétiques. Intrigué, The New York Times Magazine a tenté de percer le mystère. L’auteur mythique des S.A.S est mort le 31 octobre à l’âge de 83 ans.


Un article passionnant !
_________________
« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
Lucas 2.0
Complice


Age: 43
Inscrit le: 22 Mar 2020
Messages: 110
Localisation: Pays de Fontainebleau (77)


MessagePosté le: Mar Aoû 11, 2020 6:24 am    Sujet du message: Répondre en citant

Topic rattrapé au vol, j'ai un faible pour ces anciennes collections polar.
Lu quelques-uns il y a longtemps, alors que certains dans ma famille en avaient des armoires entières, bouquins disparus avec le temps. Au même titre que de vieux historia et autres collections tel "j'ai lu - leur aventure", que je range dans les mêmes étagères. J'ai failli en acheter chez un bouquiniste le mois dernier... (çà devrait plus tarder néanmoins).

Pas mal, l'article du Times, d'autant plus qu'Hariri n'était pas un inconnu pour moi à sa mort, et çà m'avait marqué (le bâtisseur des Saoud, du Moyen-Orient en général, en plus de la politique).

Si je devais en relire, çà m'arrangerait que vous m'indiquiez ceux que vous avez préféré jusqu'à présent, ce serait moins compliqué pour faire un choix. Wink
_________________
"Pour dégager la vérité, il faut des faits. Et non des légendes ou des rumeurs." Arthur Conan Doyle, le chien des Baskerville
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Richer
Témoin


Age: 62
Inscrit le: 08 Aoû 2020
Messages: 13
Localisation: Seine et Marne France


MessagePosté le: Mar Aoû 11, 2020 7:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous.....Juge, Norbert et Lucas...........Non ce n'est pas un monologue, j'ai 63 ans et j'ai découvert aux travers de vos post quelques informations dont je n'avais pas connaissance (merci encore), j'aime assez les descriptions des auteurs........Comme n'étant pas un perdreau de l'année.... je ne peux m'empêcher de repenser à mes lectures de jeunesse "Bob Morane" "Blade" et plus tard Coplan Sas et l'exécuteur (bourin)........j'ai du mal à comprendre le peu de réponse sur ce topic !!!!! Ne serait-ce que pour le lire..............Merci à tous Amicalement Lionel .... Heu toutes ces lectures après mes Rêves à travers Verne, Dumas, Leblanc, Paul Jacques Bonzon, Lieutenant X..... Stop sinon je ne vais pas m'arrêter................
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


Age: 43
Inscrit le: 18 Avr 2007
Messages: 10624
Localisation: Rhône-Alpes

Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Aoû 11, 2020 2:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Lucas 2.0 a écrit:


Pas mal, l'article du Times, d'autant plus qu'Hariri n'était pas un inconnu pour moi à sa mort, et çà m'avait marqué (le bâtisseur des Saoud, du Moyen-Orient en général, en plus de la politique).

Si je devais en relire, çà m'arrangerait que vous m'indiquiez ceux que vous avez préféré jusqu'à présent, ce serait moins compliqué pour faire un choix. Wink



Pour les Coplan, je les ai lus il y a tellement longtemps (je devais avoir 12 ou 13 ans) que je ne me souviens pas des titres, juste qu'en général ceux des années 1980-90 sont souvent moins rythmés et moins bien troussés que les plus anciens (même s'il y a toujours des exceptions).

Pour les SAS, je conseillerais surtout ceux des années 70-80 et 90, voire aussi ceux du début des années 2000 (sur la traque Ben Laden, par exemple), me souvenant que parmi ceux que j'avais lus parmi les derniers - de mi-2000 à 2013 - les intrigues sont moins punchy et moins rythmées, avec moins d'action et de suspense. (Eviter si possible les numéros doubles en 2 tomes qui paraissaient l'été et traînaient souvent en longueur, pour ceux que j'ai lus.)

Quelques titres que je me souviens avoir aimé à l'époque :
Coup d'état au Yemen, Terreur au San Salvador, Vengeance romaine, La veuve de l'ayatollah, Les tueurs de Bruxelles, Visa pour Cuba, Shangaï Express, La Solution rouge, Roulette cambodgienne, L'ordre règne à Santiago, Arnaque à Brunei, Loi martiale à Kaboul, Cauchemar en Colombie, Manip à Zagreb, Alerte Plutonium, L'otage du Triangle d'or, Otages en Irak.
_________________
« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur  
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir... Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page 1, 2  Suivante
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com