Posté le: Lun Aoû 05, 2024 5:16 pm Sujet du message: En attendant le déluge - Dolores Redondo (Gallimard)
Après notamment sa Trilogie du Baztan, Dolores Redondo est de retour avec un nouveau thriller, En attendant le déluge, à paraître le 15 août à la Série Noire, dans une trad. d'Isabelle Gugnon.
Le livre :
À l’origine de ce roman époustouflant, des faits réels : entre 1968 et 1969, celui que la presse écossaise a surnommé Bible John tua trois jeunes femmes rencontrées dans une discothèque de Glasgow et disparut.
En 1983, Noah Scott Sherrington, policier obsédé par Bible John depuis près de quinze ans, s’apprête à l’arrêter sous une pluie torrentielle quand il est foudroyé par une crise cardiaque. À peine remis, écoutant son intuition et résistant aux injonctions des médecins et de sa hiérarchie, il suit la piste du meurtrier jusqu’à Bilbao, port où s’active secrètement l’ETA. Alors que les fêtes patronales de l’Aste Nagusia battent leur plein, des jeunes femmes sont assassinées à la sortie de discothèques...
Noah, enquêteur tenace et doté d’un cœur fragile, au sens propre comme au figuré, a-t-il enfin retrouvé sa cible ? Les terribles inondations qui vont bientôt ravager la ville feront-elles obstacle à son projet ?
Née en 1969 à Donostia-San Sebastián, Dolores Redondo se revendique comme une écrivaine de la tempête. Révélée par la trilogie du Baztán, traduite en trente-huit langues et adaptée en série pour Netflix, elle a connu un succès planétaire avec La face nord du coeur, vendu à près de 300 000 exemplaires en Espagne et qui a remporté le Grand Prix des lectrices de Elle en 2021.
_________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Posté le: Lun Oct 12, 2026 7:20 am Sujet du message:
J'ai entamé la lecture de ce livre, ce week-end. Il y a longtemps que je voulais découvrir cette auteure, et je suis sous le charme de cette histoire. Bon, je n'en suis qu'à la 225ème page, mais je suis scotché!
Posté le: Jeu Oct 15, 2026 10:28 am Sujet du message:
mon vote : 9/10
Citation:
La première phrase est un élément clé dans l’écriture d’un roman. L’incipit doit séduire le lecteur, l’accrocher à poursuivre sa lecture, l’immerger dans l’histoire.
J’aurais aimé avoir le talent pour écrire au début de mon avis cette fameuse première phrase rendant hommage à Dolores Redondo de m’avoir captivé tout le long de ces 550 pages. J’aurais ainsi déclaré mon coup de cœur pour cette intrigue/traque de ce serial killer alias « Bible John », se déroulant en partie à Glasgow puis à Bilbao, en ces années 1983. J’aurais souligné la mise en lumière des premières notions de profilage qui en étaient, à cette époque, à leurs balbutiements. J’aurais indiqué que l’approche historique de ce pays basque en révolte avec l’ETA et son pendant irlandais, l’IRA, étaient bien contextualisés. J’aurais écrit avoir ressenti l’amour de l’auteure pour son pays, l’Espagne et ses traditions, ainsi que la notion religieuse voire mystique de certains passages, subtilement parsemés dans l’histoire.
J’aurais ensuite évoqué les personnages, et notamment ce policier pugnace, Noah Scott Sherrington, qui, revenu d’entre les morts, aura à cœur de démasquer l’identité de ce meurtrier, dont l’origine est la maltraitance par sa tante, l’obligeant à laver son linge intime souillé de son sang menstruel. Dolores Redondo casse les codes et plonge directement son lecteur dans l’horreur. Elle ne l’épargne pas non plus en maltraitant son personnage principal, entre maladie incurable, enquête interrompue par des passages à l’hôpital, amour impossible,… Le lecteur est malmené, et de cet inconfort naît, de manière paradoxale, l’attachement à ce livre, son atmosphère angoissante et ses personnages humains et leur amitié, voire humanité.
J’aurais ainsi avoué que mon côté romantique aurait été touché face à ces hommes et femmes dont les relations étaient aussi profondes que sincères ; que mon côté pudique m’aurait empêché de vous dévoiler que je me serais identifié à Noah avec sa peur d’aimer. J’aurais aussi caché que les paroles de la chanson Wouldn’t it be good ? de Nick Kershaw, servant de titres aux chapitres, auraient résonnées en moi.
Mais voilà, je n’ai pas ce talent pour raconter tout ce qui m’a plu dans En attendant le déluge, et encore moins, trouver cette fameuse première phrase. Alors, je vous invite à plonger dans ce très beau polar, En attendant le déluge.
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