Posté le: Mar Sep 15, 2026 7:13 pm Sujet du message: Je ne suis pas venu apporter la paix - Nicolas Martin
Après un premier thriller dystopique, Fragile/s, qui vient de sortir en poche, Nicolas Martin est de retour avec un pur thriller horrifique en huis clos, Je ne suis pas venu apporter la paix, qui vient de paraître Au diable vauvert.
Le livre :
Dans une ferme pyrénéenne coupée du monde, une fratrie recomposée se réunit autour d’un patriarche agonisant, une matriarche glaciale et leur inquiétante servante. Chacun y revient avec ses secrets, ses fantômes. Pris au piège d’un orage diluvien, ils voient leurs masques se fissurer sous le poids des non-dits. La violence couve, prête à exploser.
Entre tragédie antique et huis clos horrifique, Je ne suis pas venu apporter la paix allie la tension d’un thriller psychologique à la noirceur d’un implacable drame familial.
« Avec ce roman fascinant, étouffant, terrifiant et sans pitié, Nicolas Martin réinvente les codes en créant le thriller horrifique naturaliste. »
- Librairie Joker
« Il y aura un avant et un après ce chef-d'oeuvre horrifique et tragique. »
- Tara Lennart - Bookalicious
Citation:
LES COUPS DE COEUR DES LIBRAIRES
« Coup de coeur des Insomniaques. Ce roman m'a captivée, obsédée et choquée encore et encore. Tout se déroule dans une ferme pyrénéenne isolée où se réunit une famille autour du patriarche en train de mourir. L'ambiance est glaciale, suintant de rancune sous une pluie diluvienne. Nicolas Martin excelle à bâtir une tension insoutenable qui annonce le pire. C'est terrible, horrible, génial. »
- Librairie L'insomnie (Decines Charpieu)
« J’ai dévoré ce roman. Tout simplement... Nicolas Martin réussit dès les premières pages à rendre la rencontre avec la famille montagnarde inquiétante. »
- Fantastinet
« Le genre horrifique a le vent en poupe et les auteurices s’en empare pour le meilleur ! Nicolas Martin nous entraine dans une réunion de famille, un huis clos poisseux cinématographique. L’horreur avance doucement, laissant l’ambiance et la menace s’emparer des lecteurices jusqu’à un final fantastique et macabre exceptionnel. Loups garou et emprise dans une adelphie fracturée par le désamour et la maltraitance. Coup de coeur ! »
- Librairie Lilosimages (Angouleme)
« A l'approche de la mort du patriarche, une famille se regroupe dans la demeure familiale en pleine montagne. Ce qu'ils ignorent, c'est qu'ils ne ressortiront pas tous vivants de cette ultime réunion de famille...
Nicolas Martin confirme son talent avec un thriller horrifique diablement rythmé et impitoyable envers ses personnages. Au-delà de ce talent de conteur, il donne une forme diablement originale à des angoisses qui sont bien réelles. On en ressort secoué ! »
- Librairie Thuard (Le Mans)
« Une ferme isolée dans les pyrénées, une fratrie réunie autour du père mourant et la tension qui monte, qui monte au fur et à mesure que les lettres laissées par le père sont ouvertes ... Huis clos angoissant, étouffant, horrifique. »
- Librairie Les Pertuis (St Pierre d'oleron)
« Après l’excellent Fragile/s, qui sort en poche d’ailleurs, roman proche de La Servante écarlate de Atwood dans ses thèmes, Nicolas Martin s’essaie cette fois au roman horrifique, avec brio je dois dire. Dans une ferme très isolée au cœur des Pyrénées, une fratrie éparpillée depuis longtemps, se reconstitue autour de l’agonie de leur père, figure tutélaire et effrayante s’il en est ! Les rancoeurs et névroses diverses vont resurgir dans ce huis clos étouffant et la tension monte au rythme de la pluie qui s’abat sur la maison.
Si je ne peux en dévoiler plus pour ne pas divulgâcher, il faut quand même savoir que l’auteur pousse les curseurs du (mauvais) genre très loin. On est bien du côté de l’horreur avec tout ce que cela comporte parfois de surenchère et pas seulement du côté du thriller et du drame. Les personnages sont extraordinairement bien écrits et la tragédie familiale du départ devient très vite une lutte pour la survie.
Fabuleux, dérangeant et explosif ! Un auteur à la plume acérée, à découvrir ! »
- Librairie Bluette (Savenay)
Né en 1976, résident à Paris, Nicolas Martin est journaliste, scénariste et réalisateur. De 2016 à 2022, il a animé sur France Culture l’émission La Méthode scientifique. Il travaille actuellement à son premier long métrage. Après Fragile/s (Au diable vauvert, 2024), il signe avec Je ne suis pas venu apporter la paix un deuxième roman qui interroge la brutalité des liens du sang et l’emprise persistante du patriarcat.
_________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Posté le: Mar Sep 15, 2026 7:28 pm Sujet du message:
« Il y aura un avant et un après ce chef-d'oeuvre horrifique et tragique. »
- Tara Lennart - Bookalicious
Entretien avec l'auteur, par Tara Lennart de Bookalicious :
_________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Dès la superbe illustration de couverture signée Olivier Fontvieille et derrière son titre biblique aussi mystérieux que puissamment évocateur, Je ne suis pas venu apporter la paix de Nicolas Martin, publié aux éditions Au Diable Vauvert, démonte la structure familiale à grand coup de malaise aussi rugueux qu’implacable. Attention : roman horrifique de très haute volée !
Auréolé du succès de son premier roman Fragile/s en 2024, récit d’anticipation politique sur la parentalité, Nicolas Martin fait son retour avec Je ne suis pas venu apporter la paix, un second ouvrage coup de poing qui confirme un virage vers un imaginaire très sombre qui prend racine dans un quotidien en apparence réaliste. Ce thriller horrifique naturaliste plonge le lecteur au cœur d’une tragédie familiale étouffante et suffocante dans le décor rural et sauvage des Pyrénées. Véritable huis-clos familial sous pression, ce second roman est une vraie cocotte-minute prête à imploser.
L’intrigue expose une famille explosée et recomposée, dont les membres se retrouvent par la force des choses dans la ferme familiale située au fin fond des Pyrénées. Alors que le patriarche se meurt, tous sont accueilli par la mère, vieille peau imblairable, stricte et rigoureuse. Le titre du livre, d’une puissance dingue, extrait de l’Évangile selon Saint-Matthieu, est déjà un indice sur la direction que va prendre le récit, sur fond de divisions et de violence exacerbée. Chacun des membres traîne ses fragilités et ses traumatismes, mais aussi des rancœurs insondables, souvent liés à la structure familiale. L’atmosphère déjà oppressante en raison des ressentiments des uns envers les autres, finit par exploser et atteindre un point de non-retour alors qu’un orage piège tout ce petit monde, leur interdisant toute échappatoire. Il va falloir faire face, et ça va faire très mal.
The Descent
Sur ce postulat de huis-clos infernal, Nicolas Martin brode une descente aux enfers implacable, qui convoque autant le drame psychologique à la Festen, de Thomas Vinterberg, que l’univers campagnard de la France profonde d’un Calvaire de Fabrice Du Welz. Loin de prendre son lecteur de haut, le romancier assume par ailleurs à 100 % la coloration horrifique de son récit, tissant peu à peu une toile lovecraftienne, qui s’étend également du côté de Stephen King ou Clive Barker, auxquels Nicolas Martin paye son tribut. L’auteur a le cinéma dans la peau, et cela se sent.
La seconde partie du récit emprunte les chemins boueux de l’horreur, du survival, de la malédiction ancestrale et des créatures innommables. Cette gourmandise pour le récit de genre se retrouve également dans la forme du roman. En parallèle de son écriture nerveuse et directe, faisant de l’ouvrage un page-turner imparable, Nicolas Martin tente une structure singulière avec ses cinq actes et autant de chapitres relevant du théâtral avec les didascalies associées, comme pour mieux renforcer le volet de la tragédie qui se déroule inlassablement sous nos yeux. Il n’hésite pas non plus à décrire des scènes érotiques très poussées, associant un aspect très charnel à son histoire et au destin de chacun des personnages. Ce huis-clos d’une violence et d’un désespoir assez hallucinant, aussi étouffant que fascinant sur la brutalité des liens du sang, sombre et sans pitié contre le patriarcat et ses conséquences, est un chef-d’œuvre de thriller psychologique.
On sort littéralement KO de ces 460 pages terrorisantes. Ce second ouvrage place déjà Nicolas Martin comme l’un des auteurs de genre français les plus inspirés et inspirants de l’époque actuelle.
Livre : 5/5
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