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El Marco Charlie "Bird" Parker (modo)

Age: 46 Inscrit le: 30 Avr 2004 Messages: 12044 Localisation: Alpes-Maritimes

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Posté le: Jeu Nov 18, 2021 9:30 am Sujet du message: La Sacrifiée du Vercors, de François Médéline |
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| Citation: | Le roman noir sur l'épuration : traîtres et héros mêlés dans les cendres de la Libération.
Une robe bleu roi roulée sous des branchages. Plus loin, une jeune femme sauvagement tondue gît sous un arbre.
Dans cette forêt des contreforts du Vercors, Marie Valette a été violée et assassinée. Elle avait 24 ans.
Ce 10 septembre 1944, Georges Duroy, commissaire de police près le délégué général à l'épuration, et Judith Ashton, jeune photographe de guerre américaine, se trouvent sur la scène de crime.
En cette journée caniculaire, tous deux s'interrogent. Qui a pu s'en prendre si violemment à la fille d'une famille de résistants ?
Jeunes héros sortis de l'ombre, coupable idéal et villageois endeuillés s'affrontent dans les cendres encore fumantes de la Libération. Car au sortir de quatre années de guerre, ce sont les silences et les règlements de comptes qui résonnent sur les flancs arides des montagnes. |
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El Marco Charlie "Bird" Parker (modo)

Age: 46 Inscrit le: 30 Avr 2004 Messages: 12044 Localisation: Alpes-Maritimes

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Posté le: Jeu Nov 18, 2021 9:32 am Sujet du message: |
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Ma chronique sur Polars Pourpres :
| Citation: | 10 septembre 1944. Georges Duroy, « officier traitant et commissaire de police près le délégué général à l’épuration », se rend dans le Vercors, sous une chaleur accablante, afin de récupérer Sarah Ehrlich, accusée d’intelligence avec l’ennemi nazi. C’est aussi ce jour-là que l’on découvre le corps de la jeune Marie Valette. Tondue, violée, assassinée. Parce que l’acte est ignoble, Duroy décide d’enquêter, avec la journaliste américaine Judith Ashton à ses côtés. Il semblerait, ici comme ailleurs, que nul n’en ait vraiment fini avec la guerre.
François Médéline signe ici un roman d’une rare noirceur. Court (quelque cent-quatre-vingts pages), il n’en est pas moins d’une rare densité humaine. Le style de l’auteur de Tuer Jupiter saisit aussitôt : phrases sombres, écriture poétique, stylé haché. Le lecteur ne pourra se réjouir que de cette plume enténébrée, faisant écho à une intrigue à la fois sulfureuse et désenchantée. Georges Duroy, en enquêteur, séduit sur-le-champ : patient, soumis au vertige, sensible au charme sauvage de la reporter, il doit ménager les consciences locales et, tout à la fois, châtier les collabos tout en évitant les lynchages injustes. Marie Valette est d’ailleurs une victime bien symbolique : en ces temps troublés, où la légitime envie de revanche sur l’occupant côtoie une violence animale et, parfois, le besoin de se recoudre une virginité, on n’apprendra que dans les ultimes pages les raisons qui ont entraîné son supplice. Solidement documenté, ce roman de François Médéline – dont on apprend dans les explications de l’auteur qu’il est inspiré par la propre histoire de sa famille – est un pur bijou qui trouve son intérêt encore davantage dans la peinture des psychologies et de l’ambiance délétère de l’époque que dans l’intrigue, finalement assez simple. Et c’est d’ailleurs toute la maestria de l’écrivain de pouvoir proposer un récit d’une telle force autour d’un scénario au dénouement si aisément devinable. On se souviendra longtemps, très longtemps même, de cette histoire se mêlant à celle qui s’écrit avec une majuscule, où déambulent des protagonistes torturés par les contradictions de cette période traversée de conflits politiques, des boucs émissaires si évidents (ici, les Italiens et la famille Fucilla ainsi que Marie Valette), avec une scène de quasi exécution publique qui marquera durablement les esprits.
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JohnSteed Serial killer : Leland Beaumont

Inscrit le: 08 Aoû 2016 Messages: 1196

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Posté le: Mar Avr 21, 2026 7:17 am Sujet du message: |
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Mon vote : 6/10
| Citation: | Je vais faire partie de celles et ceux qui ont moyennement adhéré au style de l’auteur. N’ayant lu que ce seul livre de François Médéline, je ne peux savoir si celui-ci a employé ce ton uniquement pour La Sacrifiée du Vercors ou s’il s’agit de l’écriture même de l’auteur français. Mais je ne l’ai pas apprécié.
Il multiplie, par moment sur certaines parties du livre, les phrases courtes (sujet verbe complément). Voulait-il créer un rythme soutenu à l’action ? Créer une tension ? Mais je n’ai pas eu le sentiment que cette formule était employée à bon escient. Voire même que c’était fatigant pour le lecteur. A part procurer un effet de style, cela n’apporte rien à l’histoire. Comme certains jargons, des vocables pompeux, parsemés de ci de là, qui m’a ennuyé. Je pourrai comparer tout cela à la fameuse expression relative à « la confiture et la culture ». Moins l’histoire est longue, plus on l’étale.
Car parlons du fond, de cette intrigue. Si l’histoire tient en quelques lignes, (une jeune fille est retrouvée morte, violée et rasée, dans un ravin en plein Vercors, en septembre 1944, alors que la libération par les Résistants vient de se terminer), je tiens à souligner qu’elle aurait pu être plus passionnante, plus surprenante. Si le lecteur peut deviner rapidement le coupable de cette épuration, les personnages présentés par François Médéline sont aussi caricaturaux qu’intéressants. Dommage qu’ils n’aient pas été plus développés. Comme le contexte géographique et historique. Je reste sur ma faim. |
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