Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres
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Polars Pourpres

Les 70 ans de la Série Noire
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Lun Nov 04, 2019 5:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
C'est connu, les grands artistes sont tous des incompris. Les gros pleins de fric de Roseland tenaient bien à s'assurer les services du plus célèbre embaumeur du siècle, mais c'est tout juste s'ils le saluaient quand ils le rencontraient. Un paria, voilà ce qu'il était : de quoi devenir fou ! Alors Stewart Turner Garland résolut de se venger. Et croyez-moi, la vengeance du génial embaumeur ne fut pas piquée des vers !


Mon vote :

Citation:
… ou la terrible vengeance en plusieurs actes de Stewart Turner Garland, embaumeur dans l’opulente ville de Roseland, sur celles et ceux qu’il estime responsables du décès de sa fille. La mort, STG l’a côtoyée lors de la Guerre de Corée, là où il a pris la décision qu’il viendrait plus tard redonner forme humaine aux cadavres, également la raison pour laquelle il garde toujours autour du cou ses plaques d’indentification militaires. Mais on a beau faire appel à ses services dès que survient un trépas, il n’est guère considéré à la hauteur de son talent, et sa femme et sa fille – respectivement Orchid et Violet – vont en faire les frais et subir un tragique accident de la route. Dès lors, la colère de l’embaumeur va exploser et le porter non seulement à tuer mais aussi à s’en prendre aux dépouilles des défunts. Une plume alerte, noire et ensorcelante, ménageant quelques délicats éclats d’humour noir, au gré de ce jeu de massacre où vont y passer divers notables et autres personnalités de Roseland qui ont osé s’en prendre aux proches de l’embaumeur ainsi qu’à lui-même. Le psychiatre qui a bafoué sa profession dans un livre acide, un queutard invétéré, un gros lard, des calomniateurs, etc. Michael Avallone semble prendre un réel plaisir à éclabousser ce microcosme provincial si hypocrite, en le renvoyant à ses duperies et sournoiseries, tandis que Stewart Turner Garland sombre dans une spirale de violence et de barbarie sur les cadavres. Il en vient même, dans sa démence compréhensible, à croiser et échanger verbalement avec le fantôme de sa défunte fille Violet, aux appâts fort aguicheurs, tandis que son épouse Violet demeure recluse dans sa chambre, ceinte de bandelettes et d’onguents façon momie en raison de ses multiples et profondes brûlures consécutives à l’accident. Et ce n’est qu’au terme d’une longue liste de morts apparemment accidentelles que toute « l’œuvre » vengeresse de notre héros sera découverte… en même temps que ce qu’il aura réservé aux macchabées. Une véritable réussite littéraire, toute de noir vêtue, qui envoûte par la qualité de son style, et retient d’un bout à l’autre l’attention du lecteur par son postulat original et habilement maîtrisé. Personnellement, ça ne donne vraiment pas envie d’être incinéré…
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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MessagePosté le: Dim Nov 17, 2019 6:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
En quatre ans, jamais le train ne s'était arrêté à Black Rock, bourgade oubliée, peuplée de cow-boys et d'ouvriers agricoles. Et puis, par un jour brûlant de l'été 1945, l'énorme convoi étincelant stoppa le long du quai poussiéreux. Un seul voyageur en descendit. Personne ne connaissait cet homme et il ne connaissait personne à Black Rock. Et pourtant, à peine avait-il posé le pied sur le trottoir en planches de la grand-rue qu'un vent de panique se leva sur la ville, que les vieilles haines se réveillèrent et que les vieux secrets furent dévoilés.
Le voyageur-solitaire était l'émissaire du destin.


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… ou comment l’arrivée impromptue d’un étranger dans le village perdu de Black Rock en vient à bouleverser la monotonie de ses habitants et mettre à jour un tragique fait divers. Tout commence dans une ambiance délicieusement surannée (l’ouvrage datant de 1954), et qui fait immanquablement penser à celles de nombreux westerns, ne seraient ces quelques marques de modernité comme la présence de voitures. Le dénommé Macreedy, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, en vient à provoquer la stupeur des habitants de Black Rock en s’arrêtant du train passant par leur village, puisque jamais personne ne s’arrête ici. Les regards s’impatientent, les esprits moulinent, les questions se multiplient : qui est cet inconnu et que veut-il ? On apprendra que Macreedy souhaite rencontrer un vieil Américain d’origine japonaise, Mishu Komako, mais on ignore encore pourquoi. Mais la ville est sous la coupe de Reno Smith, propriétaire terrien (notamment de l’immense ranche le Triple Bar), et il est fort probable que ce dernier a des choses à cacher, ainsi que certains autochtones. La langue de Michael Niall est admirable, et certains passages, notamment dans les premiers chapitres, se boit plus qu’elle ne se lit : c’est sombre, c’est froid (aussi froid que le décor n’est brûlant dans ce patelin isolé en plein désert), et en même temps, agrémenté de belles formules. Un passage résume bien le côté pesant et immobile de ce village : « Oh !... On vient toujours chercher quelque chose dans nos parages. Pour l’historien, c’est le « Far West ». Pour les écrivains, c’est l’ « Ouest sauvage ». Pour les hommes d’affaires, c’est l’ « Ouest inexploité ». Mais pour nous, ce pays c’est notre Ouest à nous : nous l’aimons comme il est. Et tout ce qu’on demande, c’est qu’on nous laisse tranquilles ». Lentement, par petites touches, Macreedy, trouvant quelques bonnes âmes, va finir par affronter psychologiquement puis physiquement Reno et ses sbires (la confrontation entre le héros et Coley Trimble dans le neuvième chapitre est en soi un délice), avant que la lumière ne finisse progressivement par apparaître. Une intrigue remarquable, qui brille par sa vraisemblance et sa simplicité, et qui, dès les années 1950, donnait une belle leçon d’humanité et de lutte contre le racisme, sans jamais tomber dans la diatribe ampoulée. Macreedy saura certes trouver des compagnons mais aussi des traîtres, des petits marquis locaux perclus d’hypocrisie et trop attachés à ces privilèges pécuniaires octroyés par Reno et sa manne. A mes yeux, un petit bijou qui condense ce qui se fait de mieux en la matière : une plume riche et, paradoxalement, toujours sur la retenue, une histoire mémorable, des personnages denses, et, au-delà de l’aspect purement policier, une enquête qui fait mouche, toujours dans cette fausse ambiance de Far West. Ce roman a été adapté en 1955, je vais tâcher de me le voir.
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mer Déc 11, 2019 6:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
On a un bon petit boulot, une femme comme on n'en voit qu'en rêve, un bonheur qui paraît solide et durable, uni ambition modeste. Et voilà qu'un beau matin, un inconnu sonne à votre porte et il vous dérouille. Malentendu ? Erreur sur la personne? Peut-être... Mais, inexplicablement, on perd son emploi. On a les gangsters et les flics aux trousses... on se sauve à l'aveuglette, on essaie de comprendre, et, plus on en apprend, moins on comprend. On devient l'homme à abattre, pour les honnêtes gens comme pour les bandits... sans raison apparente. De quoi se casser la tète…


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Citation:
… ou comment, sans le moindre coup de semonce, le quotidien de Henry Wilson est bouleversé quand un inconnu au physique blafard et patibulaire vient le dérouiller sur le pas de sa porte en lui laissant une lettre de menace évoquant à la fois des menaces et un passé trouble… qui ne le concerne pas. Erreur sur la personne ? Folie ? Complot ? Ce court roman de Harry Whittington commence sur les chapeaux de roues et imprime, dès les premiers chapitres, malgré un titre en français assez tartouille, un rythme effréné. Henry Wilson est comptable au Ministère des Anciens Combattants, sans grande saveur, avec un salaire peu glorieux, au physique désagréable, et sa seule « réussite » est d’avoir épousé Lila, une magnifique jeune femme à la voix ensorcelante. Mais qui est donc ce Sammy qui semble tant lui en vouloir ? Il finira lentement par faire émerger la vérité. Et si l’entame du livre est assez sportive et intrigante, le reste l’est beaucoup moins. J’en ai même parfois perdu le fil, malgré la présence de bons moments (comme quand Henry s’en prend, dans un bar, à son bastonneur en donnant à cette empoignade des allures de retrouvailles et de bonne blague potache, ou alors les diverses tuiles que se prend notre protagoniste sur le coin du museau, avec cet enfermement dans une prison en Californie qui lui est reproché et à cause duquel il perd son boulot alors qu’il n’a jamais mis les pieds dans cet Etat) avec ce qu’il faut d’humour pour relever la saveur de l’histoire. En fait, ce scénario sur l’endossage d’une identité se dilue rapidement, en devient même brouillonne, et, lorsque tout finit par se résoudre, il m’a laissé une expression dubitative et insatisfaite aux lèvres. Bref, je ne vais pas cracher dans la soupière alors que le potage que je viens de consommer était plutôt correct, mais il m’a paru bien plus insipide et négligeable qu’espéré. Oui, voilà, c’est ça : au vu de la manière dont tout s’amorçait, j’ai lentement vu s’éclipser le fumet originel et ai été confronté à une certaine déception. Mais je tâcherai de lire d’autres ouvrages de cet écrivain, car il m’a semblé malgré tout qu’il y avait un réel talent chez cet homme : je ne suis peut-être pas tombé sur son meilleur ouvrage, voilà tout.
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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MessagePosté le: Mar Déc 31, 2019 12:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant


N°2013 de la S.N.

Résumé :

Citation:
« Le visage reflète l'âme, on le dit. Le mien est monstrueux, même si, intérieurement, je reste propre. Le rock, la route, les bagarres, les groupies me laissent indifférent. Mais Suzanne vient mourir dans ma chambre. Son jeune visage va me hanter longtemps... »


Mon avis :

Citation:
Charles-Emile Gadde alias "Dumbo" accompagne sur les routes et en concert un groupe punk qui monte, les "Bande à part". Chargé de maintenir l'ordre dans les concerts, de monter et démonter le matos, il est un "homme de l'ombre".
Mais à la suite d'une soirée qui a dégénéré, une jeune groupie, Suzanne, est retrouvée morte, salement amochée et violée, dans la chambre d'hôtel de Dumbo. Ce dernier, surnommé ainsi en raison d'une tache couleur de lie de vin lui recouvrant la moitié du visage, lui donnant un aspect monstrueux qui en rebute plus d'un, a un alibi en béton. De plus un coupable est vite trouvé, coupable qui finit par se suicider.
Mais Dumbo en est sûr, le coupable se trouve parmi les Bande à part.
Parallèlement à ce récit à la première personne, on suit une jeune actrice de cinéma qui, suite à la mort de son compagnon, a décidé de tout plaquer et de fuguer. La France est en émoi et tout le monde se demande où est passée la starlette.
Bien évidemment les routes des deux principaux protagonistes finiront par se croiser...
J'ai un avis mitigé : je trouve l'histoire originale, j'ai eu plaisir à suivre Dumbo dans la tournée des Bande à part à travers la France, mais j'ai eu du mal avec l'écriture de Pouy, qui use et abuse des jeux de mots rarement drôles, qui hachent inutilement le rythme à mon humble avis. J'ai compris à mi-chemin du roman qui était l'assassin et du coup le "twist final" n'en fut pas un.
Je pense cependant que je n'oublierai pas ce roman, tant le personnage de Dumbo est atypique.

_________________
La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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El Marco
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MessagePosté le: Dim Jan 05, 2020 6:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Citation:
« Quel que soit l'obstacle, nous le surmontons.» Telle est la fière devise de l'agence «Universal Services». Mais pour les deux affaires qui lui sont enfin confiées, l'obstacle à franchir est de taille. La fille de Justin Wingrove, l'un des citoyens les plus en vue d'Orchid City, s'est fait la malle. Quant à Dedrick, on l'a kidnappé. Il suffisait de raquer... apparemment. Eh bien, on a fini par les retrouver, mais dans quel état !


Mon vote :

Citation:
… ou comment le détective privé Vic Malloy et ses deux partenaires en viennent à enquêter sur le kidnapping, avec rançon à la clef, de Lee Dedrick, ayant épousé la quatrième fortune du pays. En apparence, rien de très original, mais la réalité s’avèrera bien plus complexe… et dangereuse. Moi qui avais essuyé quelques déceptions avec les œuvres de James Hadley Chase, me voilà réconcilié avec l’auteur et ses romans. Ici, honnêtement, il n’y a rien d’extraordinaire ou de dément, ni même de mémorable, mais à la façon d’un bon musicien, l’écrivain joue avec habileté une partition classique et efficace. On retrouve le langage épuré de l’écrivain, son recours à l’argot, et quelques punchlines bien senties, avec un humour décontracté et savoureux. Dans le même temps, Malloy va donc enquêter sur ce rapt qui dissimule quelques éléments inattendus. Un beau-père qui n’aimait guère son gendre, une épouse retorse, une secrétaire qui n’est ce qu’elle paraît être, un coupable (qui a donné un récent coup de main à notre limier et qui semble le payer en endossant l’étiquette de « suspect trop évident »), un trafic de drogue, etc. En outre, quelques scènes retiennent l’attention, comme ces fusillades à répétition près d’un chalet dissimulé, et surtout de jolis moments d’angoisse dans une mine habitée par des rats gros comme des chats et très voraces. Bref, encore une fois, il n’y a rien de dithyrambique à dire de cet ouvrage, mais il joue les bonnes notes, parfois attendues, au bon moment, et avec une technique éprouvée, ce qui donne un air certes de déjà-vu ou de déjà-lu, mais distractif et prenant.
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