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L'étonnante disparition de mon cousin Salim, de Siobhan Dowd

 
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El Marco
Charlie "Bird" Parker (modo)


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Oct 12, 2019 7:50 am    Sujet du message: L'étonnante disparition de mon cousin Salim, de Siobhan Dowd Répondre en citant



Citation:
Lundi 24 mai, 11 h 32, ma sœur et moi avons regardé notre cousin Salim monter à bord de la grande roue de Londres. Lundi 24 mai, 12 h 02, sa nacelle est redescendue, les portes se sont ouvertes, tous les gens en sont sortis. Sauf Salim, qui s'est volatilisé. La police ne sait pas où donner de la tête. A-t-il été enlevé, comme le pense tante Gloria ? Moi, Ted, j'ai échafaudé neuf théories, dont celle de la combustion spontanée, et je vais toutes les vérifier.
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El Marco
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MessagePosté le: Sam Oct 12, 2019 7:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

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Citation:
… ou comment le cousin de Ted, Salim, disparaît alors qu’il était dans la grande roue de Londres, la « London Eye », puisqu’il était allé se placer dans l’une des nacelles mais n’en est pas descendu. Dit comme ça, cela ressemble à un crime en chambre close, et c’est un peu le cas, mais ce qui a principalement retenu mon attention, c’est la plume savoureuse de feu Siobhan Dowd, trop tôt disparue à l’âge de quarante-sept ans. Son style est un pur régal et, d’une certaine façon, la plume de l’écrivaine ainsi que la façon dont elle a traité son histoire s’apparente à la traditionnelle dichotomie entre « polar » et « roman policier », puisque ce sont les personnages, le contexte et le décor qui priment sur la résolution de l’intrigue. Ted, le cousin du disparu, est un autiste, et c’est ce protagoniste qui compose prioritairement mon coup de cœur pour ce livre. Il est obnubilé par les chiffres et la météorologie, brillant dans ses raisonnements et déductions, et saura faire preuve de courage, d’opiniâtreté et de sagacité. Parallèlement, il est obtus à tout ce qui est en rapport avec certaines formes de la réalité, se montre embarrassé dans nombre de situations et a parfois des réactions gentiment inappropriées. La relation qu’il a avec sa sœur, Kat, et ses parents, est merveilleusement décrite, et l’auteure a su à la fois peindre avec immensément d’humanité, de tact et de réalisme l’autisme de Ted sans jamais tomber dans les poncifs grossiers, maladroits et hautains par rapport à ce trouble. Aux termes de « cinquante-quatre heures et deux minutes de réflexion », Ted parviendra, avec l’aide importante de sa sœur, à résoudre le problème, après de nombreux raisonnements, actions et prises de risques. Le roman permet également de joliment croquer la capitale anglaise avec ses attractions, sa Tamise, ses buildings et son métro. Un style littéraire remarquable, un souffle de générosité et d’altruisme, et une réelle intelligence quant à l’observation des êtres humains font que j’ai achevé cet ouvrage avec à la fois un large sourire aux lèvres et une émotion prégnante aux tripes. Après, du strict point de vue policier, j’en viens presque à regretter que Siobhan Dowd ait développé les huit théories de Ted (quant à ce qui a pu se passer dans l’attraction, et il y en a même une neuvième qui arrive après) et que notre si sympathique héros se soit appuyé sur elles pour comprendre ce qui s’était passé, car la résolution va venir se fonder sur l’une d’entre elles, et donc en partie couper l’herbe sous le pied du final, ou au moins en diminuer l’impact. Mais c’est vraiment ergoter une fois ce magnifique livre, drôle et touchant, refermé.
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