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Les romans de James Crumley
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TaiGooBe
Serial Killer : Patrick Bateman


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Mar Jan 02, 2018 9:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le Juge Wargrave a écrit:
Il existait déjà un topic :

http://rivieres.pourpres.net/forum/les-romans-de-james-crumley-vt2012.html

Est-il possible de les fusionner ?


Oui, je suis aussi pour la fusion.
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TaiGooBe
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Mar Jan 02, 2018 9:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

Fausse piste est le premier roman de la série "Milo Milodragovitch", il sera suivi de La danse de l'ours, Les serpents de la frontière et pour terminer La contrée finale.

Il est à noter que dans le troisième opus de cette série, Les serpents de la frontière, James Crumley fait se rencontrer Milo Milodragovitch et Wayne Sughrue, un autre personnage fétiche de l'auteur.






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TaiGooBe
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Mar Jan 02, 2018 9:52 am    Sujet du message: Répondre en citant

Le dernier baiser est le premier opus de la série Sughrue C.W., il sera suivi de Le canard siffleur mexicain, Les serpents de la frontière et pour terminer de Folie douce.





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Polarbear
Meurtrier


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MessagePosté le: Mar Jan 02, 2018 10:18 am    Sujet du message: Répondre en citant

norbert a écrit:
Je relirai ce Fausse piste avec plaisir, au moins pour retrouver ce fameux Milo - et en attendant la réédition de ses autres enquêtes -, et il faut vraiment que je me procure aussi Le Dernier Baiser, considéré comme le chef d'oeuvre de Crumley, et première enquête de l'autre privé C.W. Sughrue.


Polarbear a écrit:

Pourquoi une nouvelle traduction? Il y a eu des morceaux coupés? comme dans les vieux Thompson ?
Assurément une bonne initiative de Gallmeister qui décidément, nous régale.


Non pas de coupure, les oeuvres de Crumley ayant été publiées dans les années 90 dans la collection La Noire de Gallimard, fondée et dirigée (parallèlement à la SN) par Patrick Raynal.
Mais les traductions vieillissent (de nombreux éditeurs et traducteurs reconnaissent souvent qu'une traduction est normalement valable pour une vingtaine d'années, et qu'après il faudrait au minimum les revoir pour les "dépoussiérer" voire les refaire dans l'idéal).
Et puis le fait qu'un seul traducteur traduise l'oeuvre d'un auteur assure une vraie cohérence entre les textes, surtout que, pour Crumley, Gallmeister a choisi Jacques Mailhos, l'un des meilleurs.


Sinon, je pense qu'on gagnerait en clarté à établir au moins deux topics différents dans le forum, l'un consacré aux enquêtes de Milo et l'autre à celles de Sughrue (avec éventuellement un 3e pour ses nouvelles ou romans qui ne se situent pas dans ces deux séries).


Merci Norbert Wink
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Nov 27, 2018 8:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Paru l'an dernier chez Gallmeister, le fameux Le Dernier Baiser, 1ère enquête du privé C.W. Sughrue, toujours traduit par Jacques Mailhos, et illustré par Thierry Murat.






Le livre :

Pour Sughrue, privé officiant à Meriwether dans le Montana, ce contrat avait tout d’une aubaine.
Budget illimité pour écumer les bars des États-Unis à la recherche de Trahaerne, auteur à succès porté sur les fugues autant que sur la boisson.
Sitôt l’écrivain débusqué dans un bar miteux de la côte ouest, Sughrue se trouve chargé d’une nouvelle enquête : il doit retrouver la trace de Betty Sue Flowers, jeune fille énigmatique disparue dix ans auparavant.
La compagnie de Trahaerne étant plutôt agréable, notre privé embarque l’alcoolique dans son périple.
Mais il ne pouvait prévoir sa fascination grandissante pour la disparue ni les ramifications sans fin de cette affaire où tous semblent sans cesse se jouer de lui.

Le Dernier Baiser, roman emblématique du géant américain James Crumley, met en scène pour la première de ses aventures un détective inimitable qui balade son lecteur aux quatre coins de l’Ouest américain.



Citation:
Revue de presse :

James Crumley pose avec dextérité tous les éléments d'un polar poisseux pour mieux les labourer : un réalisme si strident qu'il vire à l'abstraction monstrueuse, des visages si bien décrits qu'ils en finissent défigurés [...].
LE MAGAZINE LITTÉRAIRE

Ça déborde d’humanité à chaque phrase. On a beau être au fond du trou, il y a toujours un peu de soleil, d’humanité, de poésie. Crumley est un monstre, un type extraordinaire, ses romans me remplissent de joie.
Éric Libiot, FRANCE INTER

Un chef-d'œuvre. [...] L'auteur manifeste une immense tendresse pour ses personnages cabossés par l'existence.
Macha Séry, LE MONDE DES LIVRES

C’est un roman qui va à toute allure, un roman noir, bien écrit (admirablement traduit par Jacques Mailhos), précis, inattendu. Et illustré ! Bref, avis aux amateurs, vous ne serez pas déçus.
Nicolas Carreau, EUROPE 1

Il [Sughrue] nous embarque sans peine, heureux et un peu gris, dans ce récit à la fois drôle et nostalgique, porté par les associations d'idées réjouissantes de Crumley.
Isabelle Lesniak, LES ÉCHOS

Un plaisir décuplé par les illustrations de Thierry Murat. C'est du grand polar et de la belle littérature.
François Forestier, L'OBS

Une invitation à (re)plonger dans l’œuvre intense, puissante et très sombre d’un grand romancier américain.
TÉLÉRAMA

On redécouvre avec plaisir la musique mélancolique de Crumley, sa renversante propension à l’empathie, sa voix militante aussi.
LIRE

Immense écrivain trop méconnu, l’homme du Montana est enfin réédité chez Gallmeister.
L'EXPRESS

Cette réedition d'un des géants du polar américain nous fait découvrir la première aventure de ce truculent détective privé. Un plaisir qui se consomme sans modération.
Eve-Marie Briolat, AVANTAGES

Une ironie constante sous-tend une intrigue bouleversante qui ne se l’avoue pas, elle qui abandonne sur la route des illusions perdues, des jeunes gens revenus plus qu’ébranlés du Vietnam, des mères dépossédées, des jeunes filles trop intelligentes et trop belles, déposées par erreur dans le berceau de la misère, et des femmes bien, accoquinées à des types moches.
Sophie Creuz, L'ÉCHO

À feuilleter Le Dernier Baiser, une image d'au-delà surgit, les retrouvailles de Crumley et de Jim Harrison. Les géants partagent sans doute des souvenirs de pêche et chasse, de bars et festins. Sans doutes aussi des intrigues dignes du privé de Crumley, que Lord Jim vénérait.
LA TRIBUNE DE GENÈVE

Un livre qu'on sirote comme un bourbon.
LA DÉPÊCHE DU MIDI

Un must du genre.
Geneviève Comby, LE MATIN DIMANCHE

Un roman à l'humour décapant et ravageur, certes, mais empreint d'une vraie tendresse pour tous les paumés et les écorchés de la vie. Un chef d'oœuvre !
Jean-Paul Guéry, LE COURRIER DE L'OUEST

C'est excellent!
MONACO HEBDO

Le texte est rugueux, décalé, peuplé de scènes d’anthologie, de virages improbables, de personnages loufoques, d’adverbes inattendus et d’adjectifs fantasques, vibrant d’une humanité transpercée, terriblement touchante et tragiquement drôle. Ainsi va l’écriture de James Crumley, génie du roman noir américain, grande figure de l’école du Montana, disparu en 2008 : armée d’une sévère empathie pour l’espèce humaine, d’un sens inné de la scène de genre et d’une incomparable maîtrise du verbe.
Élise Lépine, SANG-FROID




>> Lire un extrait ici




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Dernière édition par norbert le Mar Nov 27, 2018 9:27 am; édité 1 fois
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norbert
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MessagePosté le: Mar Nov 27, 2018 8:17 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Le Dernier Baiser, de James Crumley



On l’a déjà dit, certes, mais on ne le dira jamais assez, James Crumley est certainement l’un des meilleurs écrivains américains de la seconde moitié du vingtième siècle en général, et de roman noir en particulier.
Il est donc heureux que les éditions Gallmeister aient décidé de le faire découvrir à un nouveau public et même redécouvrir à ses anciens lecteurs à travers de nouvelles traductions de ses romans.
Car même si Philippe Garnier avait précédemment rendu une copie honorable avec sa version du Dernier Baiser, le choix d’une nouvelle traduction par Jacques Mailhos s’avère payant.
Plus tourné vers le respect de la musique de la phrase et le souci de choisir des mots et expressions moins datés, le traducteur de Gallmeister offre en effet à l’habitué de Crumley une nouvelle lecture certainement plus marquante que les précédentes, un texte doté de plus de relief et qui rend justice à la poésie de la plume de l’auteur américain autant qu’à son humour désespéré et à la tendresse réelle qu’il porte aux hommes et aux femmes auxquels il donne vie.


Car c’est bien cela qui fait le sel de Crumley, ses personnages abîmés vomissant la corruption du monde dans lequel ils vivent, cherchant une impossible rédemption que leur haine de soi semble leur interdire mais que l’amour qu’ils portent à certains êtres dont ils croisent la route permet parfois de toucher du doigt, avant qu’elle ne leur échappe encore.


Ce qui était déjà bien présent dans Fausse piste avec Milo Milodragovitch l’est encore plus dans ce Dernier Baiser où apparaît pour la première fois C.W. Sughrue, lancé aux trousses de plusieurs personnes.
De l’écrivain Abraham Trahearne, qu’il a tôt fait de retrouver dans une première phrase mythique :

« Lorsque enfin je rattrapai Abraham Trahearne, il buvait de la bière en compagnie d’un bulldog alcoolique du nom de Fireball Roberts dans un bar décati juste à la sortie de Sonoma, en Californie – il buvait, consciencieusement, la sève d’un bel après-midi de printemps. »


Après une traque épique à travers tous les bars de l’Ouest accueillant des chiens dotés de talents particuliers (« […] ce ne fut que trois jours plus tard, alors que je buvais des gin fizz en compagnie d’un caniche rose à Sausalito, que j’entendis parler du bulldog amateur de bière qui vivait du côté de Sonoma. »), Sughrue a mis la main sur l’auteur alcoolique que l’ex-femme de ce dernier lui avait demandé de retrouver.
Chargé de chaperonner ce colosse assoiffé afin de le ramener chez lui en écumant encore quelques bars, Sughrue se voit par ailleurs sollicité par la maîtresse de Fireball Roberts afin de retrouver sa fille, Betty Sue, disparue dix ans auparavant.
Trahearne se montrant partant pour l’aventure, Sughrue enchaîne donc avec cette nouvelle recherche au risque de s’y perdre ou, pire, de s’y retrouver :

« En revenant vers Sonoma, je me demandai ce que Gleeson et le pauvre Albert avaient fait pour faire ressortir la méchanceté que j’ai en moi. J’avais rudoyé Gleeson sans aucune pitié, et j’avais ouvert Albert en deux comme une plaie mal cicatrisée, avant de les abandonner l’un comme l’autre avec un verre vide comme seul compagnon de discussion. Peut-être avais-je simplement un fond de méchanceté innée. C’était ce que m’avait dit la dernière femme que j’avais aimé lorsqu’elle avait refusé de m’épouser. »


S’ensuit un périple qui tient autant de la traque que de l’errance, durant lequel Sughrue va avoir le temps de faire parler sa méchanceté innée mais aussi et surtout cette tendresse qu’il éprouve à l’égard de tous les paumés, les ivrognes et, d’une manière générale, tous ceux qui souffrent d’être ce qu’ils sont.
Les beuveries succèdent – et précèdent – les bagarres épiques ou pathétiques et tout au long de ce roman, Crumley, à travers Sughrue, dit la beauté des contrées dans lesquelles évolue son personnage, celle de la compassion, la violence de la réalité et la manière dont le pire côtoie le meilleur en l’homme.
C’est aussi un très beau et tragique roman d’amour qu’un brin de cynisme vient parfois alléger avec bonheur.
Bref, il s’agit d’un roman qui mérite d’être lu et relu.


On ajoutera au passage que si, dans Fausse piste, Chabouté avait mis la barre bien haut avec ses illustrations, Thierry Murat, ici, relève à son tour le défi avec brio, chacun de ses dessins donnant au récit un peu plus d’épaisseur.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Nov 27, 2018 8:32 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Cédric Segapelli sur Mon Roman ? Noir et bien serré :

Citation:

James Crumley : Le Dernier Baiser.

L’ivresse du voyage.




Un bon roman policier doit-il forcément être mal écrit ?
Telle était la question que se posait un chroniqueur commentant un mauvais roman policier helvétique que je ne citerai pas.
Pour y répondre, il suffit de recommander, parmi tant d’autres, toute l’œuvre de James Crumley qui ne laisse place à aucun doute quant à la qualité de l’écriture et du style d’un auteur qui n’a pourtant jamais bénéficié d’une grande notoriété, ce qui est fort regrettable.
Afin de réparer cette injustice, les éditions Gallmeister ont décidé de publier l’intégralité de ses romans en nous proposant une nouvelle traduction de Jacques Mailhos qui rend davantage justice aux textes originaux de ce romancier hors norme.
Cette belle démarche éditoriale a débuté avec Fausse Piste et se poursuit avec Le Dernier Baiser qui met en scène, pour la première fois, les aventures du détective C. W. Sughrue.

[..]

Avec James Crumley, il faut toujours s’attendre à être quelque peu bousculé en s’embarquant à la suite de héros déjantés, portés sur la boisson.
Et il faut bien l’avouer, l’auteur s’y connaît en la matière en distillant son goût immodéré pour la bibine au fil de pages qui exhalent de forts relents d’alcool tout en donnant le tournis.
C’est d’ailleurs lorsqu’il se lance dans le descriptif de libations outrancières qu’il parvient à mettre en place des actions dantesques où la folie et la violence virent parfois au burlesque.
Mais on aurait tort de s’arrêter uniquement sur l’aspect insensé d’un texte qui révèle davantage d’émotions qu’il n’y paraît.
C’est ce qui transparaît de manière particulièrement flagrante avec Le Dernier Baiser où l’on fait la connaissance de Chauncey Wayne Sughrue qui, tout comme Milo Milodragovich, officie en tant que détective privé dans la petite ville de Meriwether.
Probablement moins extraverti que son collègue, ceci particulièrement lorsqu’il perd le contrôle après un excès de boisson, Sughrue possède une sensibilité à fleur de peau qui le pousse à s’impliquer plus qu’il ne le devrait dans une enquêtes pour laquelle sa fascination pour cette jeune femme disparue joue un rôle prépondérant, tout comme les autres personnages secondaires féminins qui prennent le contrôle d’une intrigue riche en péripéties.
Émancipées, elles se révèlent parfois vulnérables mais également extrêmement redoutables, aussi bien dans leur quête d’indépendance que dans le contrôle de leur entourage.
James Crumley nous propose ainsi une galerie de portraits de femmes fortes, déterminées autour desquelles se met en place, de manière aussi subtile qu’insidieuse le drame qui clôturera le récit.


Succédant à Chabouté, c’est Thierry Murat qui s’est chargé d’agrémenter Le Dernier Baiser avec une succession d’illustrations qui subliment un roman exceptionnel.
De cette manière, le lecteur peut s’élancer sur la route des grands espaces de l’ouest américain que l’auteur s’emploie à dépeindre avec la force lyrique d’une écriture précise et soignée.
Chaque mot semble avoir été considéré, pesé et travaillé afin de nourrir des phrases racées permettant d’illustrer, parfois de manière audacieuse, les paysages mais également les ressentis des personnages qui jalonnent le roman.
Par l’entremise de dialogues à la fois incisifs et envoûtants, dotés de répliques percutantes, on perçoit une espèce de souffle épique et un certain romantisme nuancé par une sensation de désenchantement qui transparaît tout au long d’un roman qui se dispense de toute forme d’illusion.
Car avec Le Dernier Baiser, James Crumley, en narrateur chevronné qu’il est, détient l’art redoutable de clouer le cœur du lecteur au travers d’un roman noir d’une puissance peu commune.



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norbert
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MessagePosté le: Mar Nov 27, 2018 9:11 am    Sujet du message: Répondre en citant




Alors que Fausse piste, la 1ère enquête de Milo Milodragovitch, vient de sortir en poche ce mois-ci en Totem :






La 2ème enquête de Milo Milodragovitch, La Danse de l'ours, vient de paraître chez Gallmeister dans une nouvelle traduction de Jacques Mailhos, illustrée par Aude Samama.






Le livre :

L’ancien détective privé Milo Milodragovitch s’est assagi : délaissant les drogues, il limite désormais ses vices à l’alcool et s’est trouvé un job paisible d’agent de sécurité à Meriwether, Montana, en attendant de pouvoir toucher l’héritage parental le jour de ses cinquante-deux ans.
Quand une riche vieille dame, ancienne maîtresse de son père, vient remuer de vieux souvenirs et lui confier une enquête si facile qu’elle ne semble pas justifier ses généreux émoluments, l’aubaine est trop alléchante pour pouvoir résister.
Mais ce qui devait n’être qu’une mission de routine ne tarde pas à exploser en tous sens et se transforme en une course frénétique entre voitures en feu, lancers de grenades, tirs de mitrailleuses et rails de cocaïne.

À travers les yeux d’un antihéros dur à cuire et attachant, qui regarde avec amertume l’hédonisme des années 1970 se changer en matérialisme des années 1980, James Crumley nous livre un roman saccadé, brutal et sans concession, ponctué de descriptions méditatives de l’Ouest américain.



« James Crumley est un incontournable monstre du roman noir américain. » Jean-Paul Guéry, Le Courrier de L'Ouest

« Crumley a la plume d'un ange sous speed. » Time Out

« Ça déborde d’humanité à chaque phrase. On a beau être au fond du trou, il y a toujours un peu de soleil, d’humanité, de poésie. Crumley est un monstre, un type extraordinaire, ses romans me remplissent de joie. » Éric Libiot, France Inter

« Du grand Crumley, de l'humour, des personnages remarquables - surtout les femmes -, des balles, des grenades, du sang et quelques larmes. Un petit bonheur à l'état brut. » Librairie Un Petit noir, Lyon

« La Danse de l'ours est un grand livre signé par l'un des auteurs les plus doués de sa génération, l'héritier le plus authentique de Chandler. Un régal ! » Librairie Fnac, Metz




>> Lire un extrait ici




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MessagePosté le: Ven Nov 30, 2018 2:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Meriwether dans le Montana, l'Amérique des 70'S et Milton Milodragovitch alias Milo privé imbibé mais imbibé haut en couleurs.
Une ode au bel échec et à la loose magnifique.
1er James Crumley en ce qui me concerne et certainement pas le dernier. L'intrigue n'est pas spécialement palpitante mais l'essentiel n'est pas là. Ce qui compte c'est la splendide écriture, un personnage extraordinairement sympathique et attachant et un roman noir formidablement humain.
Une grosse claque!!!
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Une heure plus tard,je suis entré dans un bar de Bleecker Street et j'ai hurlé: "Allez,cent verres,c'est pour moi! J'ai dit pour moi,tout seul!"
Oh,qu'est-ce qu'ils m'ont mis dans la gueule.
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norbert
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MessagePosté le: Sam Déc 01, 2018 6:44 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ah, j'étais sûr que tu allais adorer Crumley, Fab !
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Jon
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MessagePosté le: Sam Déc 01, 2018 9:34 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ah Crumley ! Un des sommets de la littérature noire. Heureux celles et ceux qui vont découvrir cet auteur.
Il y a comme une sensation de vide à la fin d'un Crumley, comme une petite déprime. Elle peut ressembler à celle du dimanche soir par son intensité, mais sa localisation serait un peu plus haute, à hauteur du diaphragme peut-être...
Merci pour ces retours.
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norbert
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MessagePosté le: Lun Déc 10, 2018 6:38 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

La Danse de l’ours, de James Crumley



On ne dira jamais assez le plaisir que l’on peut avoir à se plonger dans les récits désenchantés des romans de James Crumley, ses héros suicidaires, rongés par la mélancolie et l’alcool, trop bons et trop conscients de leurs propres failles pour accepter tel qu’il est le monde corrompu dans lequel ils sont forcés de vivre.


C’est le cas encore ici de Milo Milodragovitch que l’on retrouve quelques années après la tragique enquête de Fausse Piste, une nouvelle fois embringué dans une histoire qui le dépasse.
À 47 ans, il attend patiemment l’héritage que sa mère avait pris soin de bloquer jusqu’à ses 52 ans et occupe une place de vigile dans l’entreprise d’un colonel philanthrope en retraite en espérant un jour pouvoir voguer vers des cieux plus cléments et plus chauds que sa ville de Meriwether, Montana.
C’est là que vient le chercher la richissime Sarah, vieille veuve et ancienne maîtresse de son père, pour lui confier une petite enquête de routine.
Dans son ennui et depuis sa grande maison surplombant la ville, la dame a repéré le manège régulier d’un couple qui se retrouve en contrebas de chez elle.
Elle aimerait juste savoir, dit-elle, qui sont cet homme et cette femme.
Bien entendu, rien ne sera simple et Milo met les pieds dans un véritable panier de crabes.


En équilibre précaire sur la ligne de crête qui sépare le bien du mal et le nez bourré de cocaïne dans l’espoir de filer droit et sans doute aussi de ne pas trop réfléchir, Milo Milodragovitch se révèle tel qu’en lui-même : un bien mauvais détective, un homme naïf porté par les élans du cœur et facilement manipulable, mais surtout un archaïsme dans un monde qui avance à marche forcée sans l’attendre, qui défigure les lieux où il a grandi et qui, sous le vernis qu’offre aux regards l’insolente réussite économique des années Reagan (à tout le moins pour ceux qui étaient déjà riches), n’en finit pas de pourrir.


Comme toujours, Crumley campe autour de son héros une impressionnante galeries de personnages tour à tour bourreaux ou victimes, femmes fatales, vieillards revêches, dealeuses obèses, hommes d’affaires cyniques, hommes broyés…
Et sous la belle mélancolie sourd l’humour comme une ultime défense, un humour désabusé, certes, mais qui vient adoucir l’ensemble et qui sert à rendre ce monde un peu vivable.
C’est Crumley, et c’est encore et toujours d’une saisissante beauté.



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