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Polars Pourpres

La Filière écossaise - Gordon Ferris (Seuil)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Fév 18, 2017 2:10 am    Sujet du message: La Filière écossaise - Gordon Ferris (Seuil) Répondre en citant

Après les excellents La Cabane des Pendus et Les Justiciers de Glasgow (dispos en poche chez Points), on retrouve l'ex-flic, vétéran de la Seconde Guerre Mondiale devenu reporter, Douglas Brodie dans La Filière écossaise, le nouveau roman de Gordon Ferris qui vient de paraître au Seuil Policiers, traduit par Hubert Tézenas.






Le livre :

« L’un des nouveaux maîtres du tartan noir, avec une jolie touche d’ambiguïté morale. » Sunday Express

Lors de l’impitoyable hiver 1947, dans un contexte de grande pénurie, la communauté juive de Garnethill est perturbée par plusieurs vols de bijoux.
Douglas Brodie, flic avant la guerre, ex-officier qui a servi d’interprète en Allemagne à la fin des hostilités et désormais reporter à la Glasgow Gazette, est chargé d’enquêter par son vieil ami le tailleur Isaac Feldmann.

Ses investigations le lancent sur une piste extrêmement sensible : une « route des rats » ou filière d’exfiltration de criminels nazis, qui, au lieu de passer par l’Autriche et l’Espagne afin de gagner l’Amérique du Sud, part de Hambourg, avec Glasgow pour étape et les États-Unis pour destination finale.
Brodie, envoyé en mission dans le port hanséatique afin d’y interroger des criminels de guerre dans le cadre de leur procès, en profite pour identifier les passeurs.
De retour en Écosse, il découvre que le réseau bénéficie de complicités en haut lieu...

Si la critique britannique a qualifié Gordon Ferris de « nouveau Ian Rankin », La Filière écossaise fait davantage penser à Philip Kerr.




>> Le site de l'auteur : http://www.gordonferris.com/




L'auteur :

Né il y a une soixantaine d'années dans la petite ville industrielle de Kilmarnock en Ecosse, Gordon Ferris a eu une vie professionnelle bien remplie avant de commencer à écrire.
D'abord programmateur informatique, il a travaillé pour le ministère de la Défense britannique avant de devenir consultant pour Price Waterhouse.
Auteur de plusieurs romans, il a entamé, avec La Cabane des Pendus, un Quatuor de Glasgow, noir, pur et dur, ancré dans la société ravagée de l'immédiat après-guerre, avec pour personnage principal l'ex-flic Douglas Brodie, sous-officier tout juste démobilisé après la 2nde Guerre Mondiale qui se reconvertit comme journaliste.
On retrouve Brodie dans Les Justiciers de Glasgow et La Filière écossaise, deuxième et troisième volets de ce Quatuor.







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TaiGooBe
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Sam Fév 18, 2017 8:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ce troisième roman a l'air trés intéressant.
Merci Norbert.
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Fév 18, 2017 8:16 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Gordon Ferris : La Filière écossaise (Éd.Seuil, 2017)

[...]


« — Une "route des rats", des "gros poissons"… Ces métaphores animalières sont un peu confuses. Tu crois vraiment qu’un réseau d’exfiltration de nazis est implanté ici ? À Glasgow !
— Et pourquoi pas ? Certains devaient avoir planifié leur cavale depuis longtemps. L’Allemagne a perdu la guerre dès sa défaite sur le front de l’Est, en 43, même si Hitler n’a jamais voulu l’admettre. Il a préféré brûler la maison de fond en comble. Mais toutes les ordures de sa clique n’étaient pas prêtes à descendre avec lui dans son dernier bunker. Il y en a qui ont dû mettre un pactole de côté et se ménager une sortie de secours. »



Troisième aventure pour Douglas Brodie, indépendante des précédentes, après La Cabane des pendus et Les Justiciers de Glasgow.
Et encore un roman noir de qualité supérieure, on peut l’affirmer sans crainte.
Tourmenté par son récent vécu – ce qui l’inciterait à s’enivrer quotidiennement, mais il résiste autant qu’il peut – le héros ne traverse pas avec aisance et sans conséquences les sombres faits auxquels il est confronté.
Cet Écossais reste en lutte contre le Mal, qu’il s’agisse d’une série de vols plus compliquée qu’il y paraît, ou de pourchasser des criminels nazis.
C’est un témoin de son temps, depuis les horreurs de la guerre jusqu’à cette période incertaine qui s’ensuit, éprouvante pour les populations qui attendent des jours meilleurs.
Un témoin, qui n’a pas l’intention de rester inactif.


Sans doute est-il bon d’ajouter un mot sur le contexte évoqué.
Beaucoup de Juifs se sont réfugiés au Royaume-Uni, à cause de l’hitlérisme d’avant-guerre ou après le conflit.
Dans le même temps, l’armée britannique est chargée du maintien de l’ordre en Palestine.
Ces terres sont déjà espérées par les Juifs afin d’y bâtir l’état d’Israël.
Les sionistes radicaux emploient la manière forte, la diplomatie étant lente à intervenir en faveur de leur peuple.
Ceux de la génération d’Isaac Feldmann, ami de Brodie, sont plus raisonnables, mais cela créée une situation d’une lourde complexité.


Le thème de l’intrigue, c’est avant tout le cas des nazis tentant d’échapper au sort qu’ils méritent.
L’auteur montre avec finesse tout ce qui en fait une période trouble, non dénuée d’une duplicité malsaine.
Remarquable roman où l’action va de pair avec un puissant aspect historique.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Fév 18, 2017 8:19 am    Sujet du message: Répondre en citant

TaiGooBe a écrit:
Ce troisième roman a l'air trés intéressant.
Merci Norbert.


S'il est comme les deux précédents, il l'est assurément ! Wink
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norbert
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MessagePosté le: Dim Fév 26, 2017 7:30 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Gordon Ferris et la filière nazi


La Filière écossaise est déjà le troisième volet des enquêtes de Douglas Brodie, l’ex flic de Glasgow, de retour dans sa ville après la seconde guerre mondiale.
Et c’est toujours aussi bien, toujours sous la plume de Gordon Ferris.


Dans une ville de Glasgow encore très marquée par la guerre, le terrible hiver 1947 fait des ravages.
Douglas Brodie, ex flic, ex soldat qui a participé aux premiers procès contre les nazis et travaille maintenant comme journaliste spécialisé dans les faits divers, est contacté par son ami Isaac au nom de la communauté juive de la ville : une série de cambriolages a eu lieu, pendant les offices à la synagogue.

Il accepte de prêter main forte à son ami et de devenir, un temps, détective privé.
Il ne se doute pas qu’il vient de mettre les pieds dans une affaire qui va l’amener à affronter ses pires cauchemars : la libération des camps et les interrogatoires des tortionnaires nazis.


Ce troisième volume tranche un peu avec les deux précédents.


Si l’on retrouve bien le personnage très attachant de Douglas Brodie, ainsi que les rues (ici complètement gelées) de Glasgow, ce n’est plus la vie de la ville, ses relations sociales, et l’ambiance d’un journal qui dominent.
L’intrigue devient plus internationale et prend un certain recul pour s’approcher des manœuvres des services secrets, revenir sur les horreurs de la guerre, et décrire la guerre froide naissante, mais également les effets, jusqu’en Ecosse, de la naissance de l’état d’Israël.


Un recul qui n’empêche pas l’auteur de rester au ras des rues enneigées et très proches de ses personnages.
Un excellent troisième épisode qui échange, pour une fois, la description implacable d’une société écossaise très stratifiée, pour celle, non moins implacable, des magouilles pas vraiment morales des vainqueurs au nom de la « raison d’état ».



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MessagePosté le: Dim Avr 09, 2017 1:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Christophe Laurent sur The Killer Inside Me :

Citation:

La Filière écossaise : les nazis se planquent à Glasgow



Douglas Brodie est faitdiversier à la Gazette de Glasgow.
Ancien policier mais surtout ancien soldat ayant passé six ans sur les champs de bataille européens, il a aussi participé aux interrogatoires, à la fin du conflit, de plusieurs responsables de camps d'extermination.
A 35 ans, sa vie et ses nuits de cauchemars sont déjà bien remplies.
Mais en cet hiver 47, où des monceaux de neige s'abattent sur la ville, où le charbon vient à faire défaut, son amie et complexe chérie, Sam, lui demande d'aider des membres de la communauté juive à résoudre une série de cambriolage.
Brodie se fait forcer la main mais il aime bien ces gens, il en connaît certains personnellement.
Et il accepte.
Tombe d'abord sur un truand.
Qui se fait trucider.
Puis sur un prêteur sur gages.
Dessouder aussi.
Et une jeune bijoutière. Pareil.
Et enfin un faux réfugié polonais, qui se révèle être... un nazi en cavale.


De fil en aiguille, Brodie quitte son costume de journaliste, redevient flic et soldat.
Il se rend compte que si certains nazis ont fuit par l'Italie, l'Espagne franquiste vers l'Argentine notamment, avec la bénédiction de plusieurs évêques et aussi les services secrets américains, une autre ratline fait le lien entre Hambourg et Glasgow.
Sa ville abrite désormais plusieurs tortionnaires, vivant cachés et toujours aussi dangereux.


La Filière écossaise est un roman d'une rare richesse.
Entremêlant de nombreux faits historiques, que Gordon Ferris explique bien en appendice, aux questions morales de justice devant le Mal.
La partie sur le procès de Hambourg est à ce titre assez remarquable.
Une question qui vient parfaitement en écho aux analyses de Hannah Arendt notamment.
L'auteur sait écrire tout cela dans un décor apocalyptique d'hiver glaciaire, avec cette communauté juive prête à donner la chasse aux nazis en fuite, cette communauté qui observe, de loin, mais pas sans passion, l'état d'Israël, refusé par le concert des nations.


La Filière écossaise est un très bon polar en cela, mais aussi parce que Ferris sait user de judicieux rebondissements, dans cette époque trouble, où les fumées du conflit ne se sont pas encore dissipées.
Qui roule pour les Etats-Unis ?
Qui veut tout faire contre les communistes ?
Combien de fascistes sont encore dans les rues ?
Les juifs ont-ils les moyens de se faire justice ?
Le personnage lui-même de Douglas Brodie est une vraie trouvaille car cette époque permettait d'avoir de tels gabarits et Ferris en use avec intelligence : un journaliste, un soldat et un policier en un seul bonhomme.
Riche idée qui fonctionne bien.
On se félicite aussi d'une fin pas très politiquement correcte, mais ce sont les soubresauts d'une guerre innommable.


Stuart Neville avait écrit lui aussi un Ratlines, qui se passait à Dublin, mais là, les amateurs de faits historiques, de narration aux petits oignons, seront bien mieux servis.



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MessagePosté le: Ven Mai 19, 2017 7:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Laurent Greusard sur K-libre :

Citation:



Entre deux eaux gelées



Le roman policier fait partie de la littérature la plus dangereuse car souvent il donne à voir le monde tel qu'il est, et l'humanisme béat qui nous est présenté cache le pire cynisme.
Mais, parfois, il est aussi captivant parce qu'il montre, en se plongeant historiquement dans notre passé, combien ce cynisme n'est que la prolongation d'autres hypocrisies plus anciennes.
Gordon Ferris a choisi cette façon de voir, et a décidé de planter son décor dans l'Écosse de l'après-guerre.


Douglas Brodie, son personnage, est un ancien militaire et policier qui doit à présent se reconstruire (entre journalisme et détective privé), et reconstruire une vie dans une Écosse fortement impactée par la Seconde Guerre mondiale.
Pour beaucoup de nos concitoyens, une fois l'armistice signée, les Européens ont repris un mode de vie normal.
Ce ne fut évidemment pas le cas et les pénuries ont continué encore plusieurs années.
On s'en souvient en France peut-être avec le procès revenu sur le devant de l'actualité de ces mineurs qui ont dû produire au-delà du raisonnable et dans des conditions effroyables pour gagner la bataille du charbon.
Le charbon est aussi en toile de fond de cette intrigue car, entre deux enquêtes, Douglas Brodie, personnage donc central de l'histoire, doit trouver du charbon pour chauffer la maison où il vit avec une belle avocate.
En plus de la pénurie temporaire, nous sommes en plein hiver 1947 - l'un des plus froids que connut le pays.
Autre toile de fond de ce roman, les procès de dénazification et de jugements des criminels de guerre.
Douglas Brodie, qui maitrisait l'allemand, fut chargé de transcrire les premiers interrogatoires des directeurs de camps de concentration.
Aujourd'hui, les procès commencent, et il faut qu'il retourne témoigner.
En parallèle, Brodie est chargé d'une affaire pour la communauté juive.
En effet, profitant du shabbat et du départ des juifs pour la synagogue, des inconnus viennent les cambrioler.
L'enquête est rondement menée, mais elle va soulever plus de questions que de réponses.
À peine Brodie a-t-il commencé à dévider le fil qui lie les coupables, que tout se rompt et que les pistes se clôturent de manière violente et sanglante.
Lorsque, sur les lieux d'un crime, on découvre en plus un lingot d'or, qui n'est pas sorti d'une banque honorable, mais de la fonderie de dents de déportés, Brodie comprend qu'il y a peut-être une filière pour aider les nazis à s'échapper qui passerait par sa ville de Glasgow...


D'un côté, la reconstitution historique est narrée de manière vivante et prenante, que ce soit la vie quotidienne des Écossais, la douleur continuelle des juifs, ou l'Allemagne occupée, les procès qui s'annoncent et sans oublier les débuts terroristes de la construction d'Israël.
Par dessus cette couche, Gordon Ferris installe une intrigue lourde et prenante, où même la réussite du personnage central aura le goût de cendres des compromissions, des cynismes (car la réalité derrière les filières d'évasion est pleine de surprises).
En surplomb, l'auteur installe une véritable empathie avec son personnage Douglas Brodie et sa compagne, personnages dessinés avec soin et extrêmement vivants.
Ces trois éléments se conjuguent pour faire de ce roman, et de la série dans laquelle il s'inscrit, une lecture intéressante, assez classique dans sa forme et son fond, mais avec la densité qui convient pour en faire un passage important dans une bibliothèque.



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MessagePosté le: Mar Nov 21, 2017 6:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bernard Poirette, dans C'est à lire sur RTL, à (re)écouter ici en podcast :

Citation:

C'est à lire : La Filière écossaise de Gordon Ferris


REPLAY - Gordon Ferris signe un exceptionnel polar sur "la route des rats", l'exfiltration des chefs nazis après la Seconde Guerre Mondiale.




Glasgow, hiver 1946.
Il gèle et les rues sont bouchées par les amoncellements de neige.
On manque de tout, de nourriture comme de charbon.
Mais dans la communauté juive de Garnethill, ce sont les cambriolages à répétition qui font l'actualité : des vols de bijoux sans effraction le jour du Chabbat.
Le domicile du tailleur Isaac Feldmann par exemple a été visité.
La police s'en moque, alors il appelle son vieil ami Douglas Brodie, qui est désormais journaliste à la Glasgow Gazette.


Pendant la guerre, Brodie était flic.
Parfait germanophone à la fin du conflit, il a servi d'interprète au procès des criminels nazis du camp de Bergen-Belsen.
Il accepte bien volontiers d'enquêter sur les cambriolages, d'autant que cela peut faire un très bon papier pour son journal.
L'affaire est assez simple, ce qu'elle recouvre, l'est beaucoup moins.
Car les vols chez les Juifs dissimulent une filière d'exfiltration de chefs nazis, en route vers les Amériques, du Nord ou du Sud : la route des rats.


Hambourg, Glasgow, le nouveau monde, ces exfiltrations fonctionnent avec la bénédiction des Américains et du Vatican.
Quiconque essaie de couper cette route des rats risque sa vie.
Une histoire folle, mais vraie, et parfaitement documentée.
Sur cette formidable matière première, Gordon Ferris brode une histoire politico-policière passionnante.
La Filière écossaise est un très grand polar du niveau du maître Philip Kerr, qui a trouvé en Gordon Ferris un digne successeur.


Et honte à moi, j'ai raté La Filière écossaise quand il est paru au mois de février.
Mais qu'importe, il n'est jamais trop tard pour bien lire.
La Filière écossaise de Gordon Ferris est parue en février dernier au Seuil Policiers.







>> La 4e et dernière enquête de Douglas Brodie, Les Adieux de Brodie, dernier volet de la tétralogie de Gordon Ferris, paraîtra le 4 janvier 2018 dans la collection Cadre Noir du Seuil (on en parle ici sur le forum) :



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Dernière édition par norbert le Jeu Jan 25, 2018 4:17 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu Jan 25, 2018 4:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bob Polar sur Bob Polar Express :

Citation:

LA FILIÈRE ÉCOSSAISE - GORDON FERRIS - SEUIL


MORT AUX RATS !



Nous avions quitté Les Justiciers de Glasgow (deuxième tome de la tétralogie) avec une impression très favorable.
Les retrouvailles avec Douglas Brodie, le journaliste de la Gazette de Glasgow, se sont avérées très palpitantes.
Car ce roman fouille dans des heures sombres qu’une après-guerre tente de démêler.
Fin 1945, Douglas a collaboré à la préparation du procès des chefs du camp de Bergen-Belsen.
Il en ressort très éprouvé.
Deux ans plus tard, alors que des cambriolages sont commis dans la communauté juive de la ville, il est contacté par un ami et finit par découvrir le responsable.
Mais des meurtres sont perpétrés qui semblent être en relation avec la précédente affaire.
Puis il est mandaté pour un procès en Allemagne en compagnie de l’avocate Samantha Campbell, sa (pas tout à fait) compagne.
A partir de cette tragédie locale, l’enquêteur va devoir faire face à une coriace machination.


Gordon Ferris n’a pas son pareil pour reproduire un environnement historique - cette ville de Glasgow de l’après-guerre transie par les frimas mais secouée par des exactions qui vont provoquer une avalanche d’événements.
Ainsi, dans la progression ininterrompue de l’enquête, il décrète l’état d’urgence - on ne s’attendait pas à assister à une intrigue aussi haletante.
Cependant, les pauses - à la rédaction du journal, chez Samantha ou chez Isaac - sont des respirations (« La littérature ne permet pas de marcher, mais elle permet de respirer. » Roland Barthes) où l’auteur brode de belles pages de rapports humains qui permettent aussi de retrouver un rythme moins soutenu, des pulsations habituelles.
Brodie, qui fut policier, ne peut contenir son instinct de chasseur - de plus ses émoluments vont mettre un peu de beurre dans les épinards car la période est difficile - et se lance dans ce qui va devenir une investigation de grande envergure.
Un indice majeur va l’aiguiller vers un réseau d’anciens criminels de guerre nazis.
C’est à Hambourg qu’il va se procurer des informations essentielles (une liste) qui vont confirmer ses hypothèses.



LA ROUTE DES RATS


Ils ont quitté le navire, ces rats qui ont infesté de leur rage des peuples déroutés.
Profitant d’un pactole copieusement dérobé - ici l’or prélevé sur les cadavres - ils ont bénéficié de vils soutiens.
Le Vatican, toujours braqué sur les Rouges, ne fut pas le dernier à offrir son réseau pour des destinations diverses.
Les Etats-Unis ont notamment accueilli des chercheurs - dont certains médecins SS qui avaient pratiqué des expériences sordides sur les prisonniers.
Et bien entendu l’Amérique du sud.
Dans les rangs de ces criminels de guerre fuyards on ne trouvait pas que des responsables de la Gestapo ou des SS, les salauds ordinaires, les petites mains sales ont également emprunté cette voie.
Gordon Ferris invente un transfert via Glasgow et lance son enquêteur sur une piste sanglante qui visite les faits historiques.
De sa plume, il trace les contours d’une ville affaiblie par les stigmates des bombardements.


Ce récit fictionnel est si prestement mené, si adroitement traité, que l’on se laisse porter dans le flot des événements.
Gordon Ferris légitime son propos et actionne la mécanique à suspense.
L’obstination de ses personnages - parfaitement crédible - nous guide avec appétence dans leurs pas.
La Filière écossaise bénéficie de tous les atouts pour satisfaire le lecteur attentif aux vacillations de l’Histoire et adepte des trépidations d’une aventure excitante.



Mention :
Le dernier opus : Les Adieux de Brodie (Seuil / Cadre noir).



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grolandrouge
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Mar 01, 2018 3:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon vote sur Polars Pourpres: 8/10
Citation:
Un troisième volet intéressant et riche en action, assombrit toutefois par l'humeur de Brodie qui n'est pas au mieux de sa forme, ainsi que par le thème du livre, qui nous renvoi dans l'horreur des camps nazis. L'intrigue est bien faite même si ça part un peu doucement. Le thème des filières d'exfiltration des nazis en fuite est très bien abordé et scénarisé ici, tout comme il l'est par Stuart Neville dans Ratlines; un sujet qui réussi plutôt bien aux auteurs d'outre Manche.

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Janjak
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MessagePosté le: Ven Mar 02, 2018 10:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai adoré

Mon vote sur Polars Pourpres 10/10
Après les deux premiers épisodes très réussis ce troisième roman noir de Gordon Ferris est d'une qualité supérieure. Il faut rappeler que beaucoup de Juifs s'étaient réfugié au Royaume-Uni avant et après la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes entraînés dans une longue et périlleuse enquête qui ne laisse aucun moment de répit et qui nous dévoile les pires monstruosités inventées par les nazis. l'action ne cesse de rebondir et cela nous donne un remarquable roman où l'action va de pair avec un très fort aspect historique.
Si cela avait été possible, j'aurais mis 9,5, pas 10.
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Fab
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Miserere

MessagePosté le: Mar Avr 24, 2018 1:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

En l'espace de 2 romans Gordon Ferris s'est imposé comme un nom qui compte avec un personnage, Douglas Brodie , hautement charismatique et qui fait d'ors et déjà partie des personnages fétiches que je prend immensément de plaisir à retrouver tel un Walt Longmire chez Craig Jonhson.
Et cette Filière écossaise ne déroge pas à la qualité présente dans les 2 premiers opus. Et même mieux, la qualité franchit encore un palier. On passe du très bon à l'excellent.
Comme Stuart Neville avec Ratlines, Ferris se penche sur les filières d'exfiltration des nazis dont l'une passait par l’Écosse et élargit son champ d'action pour la déplacer hors de Glasgow jusqu'à Hambourg.
Brodie se retrouve à enquêter sur des cambriolages et agressions qui ne sont pas spécialement prises en compte par la police puisque cela touche des juifs. Et en cette période sensible Brodie n'imaginait surement dans quel engrenage il allait mettre le doigt.
Action qui va crescendo, contexte historique fouillé et pointu on frôle ici le top et on en redemande.
_________________
Une heure plus tard,je suis entré dans un bar de Bleecker Street et j'ai hurlé: "Allez,cent verres,c'est pour moi! J'ai dit pour moi,tout seul!"
Oh,qu'est-ce qu'ils m'ont mis dans la gueule.
Warren Ellis Artères souterraines
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norbert
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MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2018 5:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

La Filière écossaise, de Gordon Ferris



Le simple fait de placer les aventures de Douglas Brodie, soldat démobilisé, ancien flic reconverti dans le journalisme, en 1946 plaçait la série de Gordon Ferris dans l’histoire.
Le portrait de Glasgow au lendemain de la guerre conférait aux deux premiers volumes de la chair et un véritable ancrage historique.
Avec La Filière écossaise, Gordon Ferris projette son héros au cœur de la grande Histoire, ou plutôt dans ses coulisses.


L’hiver 1946-1947 arrive et, à Glasgow, la communauté juive semble être la proie de cambrioleurs sans que la police juge prioritaire d’enquêter.
C’est pourquoi Isaac, vieil ami de Brodie, lui demande de bien vouloir jouer les détectives.
Très vite, les événements s’enchaînent, plaçant Brodie face à une affaire qui dépasse de loin le simple vol crapuleux.
C’est en effet à une filière clandestine d’exfiltration de criminels nazis vers le continent américain qu’est confronté l’enquêteur écossais qui, très vite, va être appelé à réenfiler l’uniforme, au risque de se perdre dans ses propres souvenirs de la fin de la guerre et en particulier de ce qu’il a vécu en participant à la libération du camp de concentration de Bergen-Belsen.


Gordon Ferris met ici en place une intrigue complexe qui lui permet à la fois d’évoquer la façon dont se mettent en place les réseaux d’exfiltration des criminels de guerre nazis, la part qu’y prennent le Vatican mais aussi les États-Unis déjà tournés vers un autre combat, contre le communisme cette fois, ainsi que le conflit qui oppose alors les sionistes décidés à fonder un État en Palestine et le gouvernement britannique.


Si tout cela constitue bien plus qu’un arrière-plan historique, Ferris n’en oublie pas pour autant son héros et continue à le polir et à lui donner de la chair, à travers cette fois la résurgence des images qui le hantent depuis 1945 et le traumatisme que la révélation des crimes nazis a été pour lui.
Il n’abandonne pas non plus la complexe idylle entre Brodie et l’avocate Samantha Campbell.


Bref, on retrouve ici, humour et action compris malgré tout, ce qui faisait déjà le charme des deux précédents romans mettant en scène Douglas Brodie, avec ceci de plus que l’intrigue mise en place ici donne à ce roman particulier une épaisseur supplémentaire.
Et si l’on laisse de côté une fin un peu alambiquée et une erreur, ou à tout le moins approximation historique sous forme d’anachronisme, on ne peut que louer Gordon Ferris qui, avec cette série de romans, allie avec talent littérature populaire de qualité et véritable réflexion sur l’Écosse mais aussi plus largement l’Europe dans l’immédiat après-guerre.
Encore une belle réussite.



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