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La Soie et le fusil - Gioacchino Criaco (Métailié Noir)

 
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Sam Avr 07, 2018 10:59 am    Sujet du message: La Soie et le fusil - Gioacchino Criaco (Métailié Noir) Répondre en citant





Résumé :

Citation:
De part et d’autre d’une vallée de l’Aspromonte, deux familles s’affrontent dans une guerre sans âge et font le décompte de leurs morts : les Therrime contre les Dominici, les Aigles contre les Loups.
Leur inimitié est balayée un jour par l’inondation qui emporte toute la vallée fertile jusqu’au bord de la mer et les deux peuples migrent sur la côte dans les « Jardins », où parmi les vergers les enfants font des courses à cloche-pied.
C’est là que Julien, dit le Gecko, et Agnese, la Nymphe, deux descendants des lignées ennemies, tombent amoureux pour la vie, sous le regard jaloux du frère jumeau d’Agnese, Alberto, le Chiot, et avec la complicité des vieilles tisseuses de soie.
Mais dans l’Aspromonte les trêves ne durent jamais bien longtemps, et lorsque le père de Julien Dominici est tué, la vendetta reprend et la peste noire s’abat sur la vallée : Julien devient un monstre, un tueur.
Alors qu’il sort de prison, vingt ans plus tard, il découvre qu’il est mêlé contre son gré à une sombre histoire de trafic de drogue avec les triades chinoises.
Le combat reprend.

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La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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Le Juge Wargrave
Ishigami le Dharma


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MessagePosté le: Sam Avr 07, 2018 11:00 am    Sujet du message: Répondre en citant

C'est sorti avant-hier chez Métailié Noir et ça m'a l'air d'être du tout bon !
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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MessagePosté le: Jeu Avr 19, 2018 7:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

La Soie et le fusil, de Gioacchino Criaco



En un temps ancien, une fertile vallée de l’Aspromonte subit un orage diluvien qui lessive le sol et emporte dans le fleuve la riche terre que se disputent depuis des siècles les Therrime venus d’Albanie pour servir le roi d’Aragon et les Dominici installés là depuis des temps immémoriaux.
Les deux clans ont quitté leurs villages respectifs de Coraci et Ascruthia, qui se faisaient face d’une berge à l’autre du fleuve Allaro pour descendre ce dernier jusqu’à son embouchure, là où il a fini pas déverser la terre grasse de leur vallée.
Arrivés là, ils durent tous accepter de se mêler et de se mettre au service des maîtres des lieux.
Pourtant, plusieurs générations plus tard, même si les vieilles histoires sont encore vives, Julien Dominici et Agnese Therrime tombent amoureux à l’adolescence après que leurs familles respectives sont revenues s’installer en Calabre après avoir tenté de vivre ailleurs, dans le nord de l’Italie ou en France.
La soie du titre, c’est celle des vieilles tisseuses du village qui couvrent cette idylle.
Le fusil, c’est celui qui vient s’interposer par le truchement de la reprise d’une guerre de clans qui va décimer les deux familles et faire de Julien un tueur.


Plus de vingt ans après, Julien sort de prison, prêt à retrouver Agnese.
Mais c’est sans compter sur le frère jumeau de celle-ci, Alberto, impliqué dans un trafic de drogue en lien avec une triade chinoise.


Tout cela peut sembler banal, bien entendu, voire même paraître pour un digest de clichés, d’une resucée de Roméo et Juliette à un remake littéraire de John Woo.
Pourtant, Gioacchino Criaco réussit malgré tout à livrer avec La Soie et le fusil un roman bien plus subtil que ce que peut laisser penser son résumé.


Outre une belle histoire d’amour, il livre ici une intéressante réflexion non pas sur la violence elle-même, mais sur les mécanismes de domination et de résistance à cette domination qui se mettent en place dans des communautés qui, pour paraître figées dans des croyances et des pratiques antédiluviennes, n’en sont pas moins totalement connectées à la société mondialisée contemporaine.
Le parallèle entre triades et N’drangheta qui se fait grâce à la rencontre de Julien et Tin, le Mandchou, est particulièrement bien trouvé et montre s’il en était besoin la façon dont ces mécanismes sont en fait moins attachés à une terre ou à un peuple, qu’au besoin simplement humain de dominer d’un côté, de s’émanciper de la domination de l’autre.


Si l’on pourra peut-être regretter parfois des envolées lyriques qui peuvent frôler l’emphase, il n’en demeure pas moins que La Soie et le fusil est un roman au charme indéniable et d’une belle intelligence.
On pourra par ailleurs, pour ceux que cela intéresse, le comparer à ceux de Mimmo Gangemi afin de compléter le tableau qui est fait de la société calabraise et de l’emprise qu’ont sur elle les clans.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Avr 19, 2018 7:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Juge Wargrave a écrit:
C'est sorti avant-hier chez Métailié Noir et ça m'a l'air d'être du tout bon !



Bien joué d'avoir lancé ce topic le Juge.
Ca a vraiment l'air pas mal du tout en effet, je pense que je me le prendrai prochainement.

À noter que Gioacchino Criaco est aussi l'auteur de deux romans déjà parus chez Métailié : Les âmes noires (adapté au cinéma) et American taste :





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norbert
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MessagePosté le: Lun Avr 23, 2018 7:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Roméo et Juliette version calabraise



Pour son troisième roman traduit en France, Gioacchino Criaco change de point de vue, mais pas de territoire.
Avec La Soie et le fusil, nous sommes toujours en Calabre.


Dans cette vallée calabraise, depuis la nuit des temps, deux familles s’affrontent, de part et d’autre du fleuve.
Jusqu’à que l’eau emporte tout lors d’une inondation meurtrière.
Suivant les flots ils se retrouvent tous à l’embouchure, travailleurs d’une plaine fertile mais qui appartient à un autre.
La paix semble venue.
Une paix dont profitent Julien et Agnese, jeunes gens fous amoureux.

Mais les rivalités renaissent vite, le père de Julien est tué par quelqu’un de la famille d’Agnese et le jeune homme, incarnation des récits sanglants de son grand-père, va prendre les armes et devenir un tueur sans pitié.
Jusqu’à la prison, mais sans jamais perdre l’amour d’Agnese.
A sa sortie, vingt ans plus tard, une vie paisible est-elle vraiment possible ?


Roméo et Juliette, c’est vieux comme le monde.
Ça a été écrit, filmé, conté, joué des milliers de fois.
Gioacchino Criaco nous prouve qu’on peut le faire une fois de plus.
Si on sait y mettre sa patte.


Ici une terre qu’il aime de toute évidence, même s’il déplore la façon dont certains la traitent.
Car même si une partie du roman se déroule à Milan, c’est bien cette vallée calabraise qui est au centre du roman.
Une vallée magnifiquement décrite et symbolisée par les deux personnages principaux.


L’autre originalité du roman est de montrer comment on peut être aussi local, enraciné dans sa vallée, et en même temps universel.
Car cette histoire de terre dure mais belle, de patrons qui tentent de mettre la main sur elle et sur les hommes qui l’habitent, cette histoire de groupes mafieux qui, sous couvert de protéger un peuple, ne font qu’aider ceux qui l’asservissent, Julien et Agnese la partagent avec un autre personnage rencontré, venu du sud de la Chine.


Cela pourrait être artificiel, mais l’auteur mêle naturellement les deux histoires, nous raconte les légendes des deux contrées, mêle passé mythique et présent en une trame qui emporte le lecteur.
On lit à la fois un récit légendaire, et une histoire d’aujourd’hui, et on tremble, une fois de plus, pour ces Roméo et Juliette calabrais.


Ajoutons que Gioacchino Criaco nous offre un très bel hommage aux femmes de cette région qui, avec une patience, une résistance, un amour et une intelligence remarquables tissent leur toile année après année, siècle après siècle pour contrer la violence des hommes et arriver à installer paix et prospérité.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Avr 26, 2018 1:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bob Polar sur son blog :

Citation:

LA SOIE ET LE FUSIL - GIOACCHINO CRIACO - MÉTAILIÉ


QUAND LES FEMMES REPRESENTENT LA PAIX




La Calabre, l’Aspromonte.
Un terroir fertile, des femmes et des hommes, deux familles.
Une malédiction ancestrale.
Julien et Agnese.
Les deux amoureux ont suivi leurs parents pour regagner la Calabre.
Mais la belligérance a repris ses droits et le massacre a conduit Julien en prison.
Vingt années plus tard, il se trouve impliqué malgré lui dans une affaire de trafic de drogue gérée par le frère d’Agnese - qu’il souhaite retrouver.


Jadis, quand les eaux dévastèrent la vallée, il ne leur restait plus qu’à remonter le fleuve vers la mer et à s’installer sur un autre territoire.
Mais le terroir qui les nourrissait alimentait aussi un antagonisme entretenu par les patriarches à l’esprit guerrier des deux familles qui n’allaient jamais au champ sans leur fusil.
Les femmes, quant à elles, tissaient la soie - pendant des siècles la Calabre a fourni la soie qui a habillé les Cours de toute l’Europe.
Puisque l’ancestralité est au cœur du récit, il est important de connaître les rapports que la société calabraise entretient avec son passé.
L’auteur s’exprime sur le sujet (interview site Lecteurs.com à Quais du Polar) : « La soie représente les femmes qui, par leur travail dans l’ombre, ont tissé une sorte de toile pacificatrice dans un monde où les hommes ont été particulièrement violents. Cette violence est symbolisée par le fusil. Il ne faut pas oublier que la région de la Calabre d’où je viens, l’Aspromonte, a été fondée en partie par des femmes. Ces femmes d’origine grecque ont dû quitter leur village et ont par la suite essayé de monter une société pacificatrice. C’est ce qui fonde ma région : la paix représentée par les femmes. »
En suivant Julien, en suivant Agnese, c’est toute l’histoire de leur famille qui reflue au fil des pages comme un flot de préceptes séculaires et claniques, avec les figures tutélaires des familles Therrime et Dominici.


Le sol, la possession du sol : Romulus tue Rémus car il a franchi la démarcation - un sacrilège.
La rivalité : les Capulet et les Montaigu.
Autant de mythes, autant de démonstrations du refus de céder au contrôle d’autrui.
Cet entêtement lié au lignage fait des dégâts, mais les deux tourtereaux cèdent à la passion - leur idylle va jouer un rôle dans le processus de paix.
Le passage où certaines femmes des deux clans se réunissent est surprenant car l’on découvre une forte complicité, ce lien qui est le vrai visage - la représentation originelle, la société matriarcale - des habitants de la Calabre.


Au détour de cette histoire sanglante, la ‘Ndrangheta est citée mais Julien affirme n’avoir aucun lien avec elle.
Il est également question des triades chinoises.
L’auteur l’évoque : « Après une enfance sur la côte ionienne de la Calabre, les deux jeunes gens se retrouvent à Milan. Et une grande partie de l’histoire s’y déroule. C’est dans cette grande ville italienne que Julien se lie d’amitié avec Tin, originaire de Chine. Julien se retrouve alors, malgré lui, impliqué dans une histoire de trafic de drogue. Cette rencontre amène le héros à découvrir pas à pas un monde particulier, celui de la mafia chinoise qui en bien des points ressemble à la mafia calabraise. Il était donc très intéressant pour moi de faire des parallèles entre ces deux organisations criminelles. »
C’est la beauté de la terre calabraise qui ponctue le récit.
Une nature sauvage qui peut forger des tempéraments belliqueux mais aussi, et surtout, qui octroie en retour un amour inaltérable pour cette terre.
La Soie et le Fusil ou les Racines et les Ailes - quand l’amour représente la liberté, quand les femmes symbolisent la vie et la paix, quand la terre rayonne.
Un roman au passé compliqué et au futur simplifié, où l’on entre dans la peau des différents protagonistes.
Criaco convoque les esprits du terroir calabrais pour notre plus grand plaisir.


Mention :

L’auteur : « J’ai eu la chance d’obtenir la participation professionnelle du réalisateur, Francesco Munzi sur l’adaptation des Ames Noires, qui a duré 4 ans. De ce tournage est née une amitié très forte. Francesco connaît bien la région de l’Aspromonte et nous avons le projet de prolonger l’aventure pas seulement sur La Soie et le Fusil mais sur l’ensemble de mes ouvrages. En effet, je viens de sortir en Italie il y a quelques semaines un nouveau roman, il s’agit de La Maligredi mais je ne sais pas quand il sortira en France. »



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