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Killarney Blues – Colin O'Sullivan (Rivages)

 
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Hoel
Patrick Kenzie (modo)


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Ven Sep 22, 2017 12:47 pm    Sujet du message: Killarney Blues – Colin O'Sullivan (Rivages) Répondre en citant

Le premier roman (noir) de l'Irlandais Colin O'Sullivan est paru chez Rivages avant-hier. Il a été traduit par Ludivine Bouton-Kelly.



Résumé

La pittoresque ville de Killarney, dans le sud-ouest de l'Irlande, pourrait sembler l'endroit idéal pour profiter d'un soleil trop rare, mais la ville a le blues. Bernard Dunphy, cocher excentrique et guitariste, se languit d'un amour non réciproque et doit composer avec une mère et un cheval tous deux malades ; son ami Jack se mêle d'un crime violent ; et un trio de copines se prennent dans la toile de leurs propres méfaits. Le roman oscille entre l'obscurité et la lumière tandis que ses protagonistes luttent avec leurs démons intérieurs. L'amitié, l'amour et la musique peuvent-ils sauver leurs âmes tourmentées ?

L'auteur

Après avoir fait ses premiers pas d’artiste sur les planches en jouant Mr Orange (Reservoir Dogs) dans la troupe de théâtre amateur du jeune Michael Fassbender, Colin O’Sullivan s’est tourné vers l’écriture. Il vit aujourd’hui au nord du Japon où il enseigne l’anglais. Il a publié de nombreuses nouvelles et des recueils de poésie. Killarney Blues est son premier roman noir.


_________________
Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

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Janjak
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La Forêt des Mânes

MessagePosté le: Ven Sep 22, 2017 1:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il me plait bien celui là, avec en plus une belle couverture .
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Sep 27, 2017 1:35 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Killarney Blues, de Colin O’Sullivan



Killarney Blues s’ouvre par le passage à tabac de Bernard Dunphy à la sortie d’un pub.
Bernard est un jarvey, un conducteur de calèche pour les touristes.
Souffrant d’un léger autisme, sans doute aussi traumatisé par la souvenir d’un père suicidé, il est peu intégré, considéré comme l’idiot du village, et accroché à deux obsessions : la musique blues qu’il joue avec un certain talent, et Marian, dont il est amoureux depuis l’enfance et à laquelle il envoie régulièrement des cassettes sur lesquelles il joue ses morceaux favoris.
Il y a aussi Jack Moriarty, petite frappe, violent et certainement plus asocial que Bernard pour lequel il représente le seul ami.
Mais comme l’amour pour Marian, l’amitié pour Jack est à sens unique.
Et si personne n’envoie bouler Bernard trop directement, celui-ci crée un certain malaise lorsqu’il tente maladroitement d’entretenir des liens avec ceux qu’il aime, un sentiment de honte, de culpabilité et répulsion mêlées.
C’est cela qui est à l’origine de ce passage de tabac initial à partir duquel Colin O’Sullivan va dérouler sa tragique petite histoire irlandaise.


Rien d’exceptionnel dans le Killarney Blues, pas de suspense haletant, de tueur en série, d’explosions ou de fusillade, mais la chronique de la médiocrité et des petites lâchetés ordinaires, de la manière dont ce quotidien sans relief peut dissimuler de vieilles plaies qui n’en finissent pas de suppurer et virer sans prévenir au fait divers pathétique.


C’est dans la mise en place de cette atmosphère pesante, contrebalancée par l’optimisme forcé d’un Bernard Dunphy qui se refuse à regarder la réalité en face, et dans la manière fine dont il décrit les relations ambigües entre Bernard et les autres que Colin O’Sullivan excelle.
Il donne ainsi à une histoire banale une réelle épaisseur et un véritable souffle tragique – grâce aussi à une belle écriture – qui viennent contrebalancer quelques défauts bien réels, dont la façon d’appuyer sur l’extrême innocence de Bernard Dunphy et en contrepoint sur la corruption de Jack Moriarty n’est pas le moindre.
Mais le léger agacement que cette manière de forcer un peu le trait pour donner un ton encore plus mélodramatique à l’histoire est finalement assez vite oublié grâce à la façon dont O’Sullivan arrive à faire sourdre la mélancolie de son récit et à dépeindre avec acuité la manière dont cette petite communauté se débat avec le passé mais aussi avec un présent qui n’offre que peu d’espoirs.


Aussi et surtout la confusion des sentiments et la façon dont chacun tente de composer avec.
Sans révolutionner le genre ni offrir un chef d’œuvre immortel, Colin O’Sullivan arrive ainsi à proposer un roman noir séduisant dans lequel on se laisse entraîner avec plaisir.



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Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
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TaiGooBe
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Oct 05, 2017 8:33 am    Sujet du message: Répondre en citant

Une petite capture d'écran du dernier magazine Rolling Stone avec cet article sur Colin O'Sullivan.


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"N'oublie pas que l'on écrit avec un dictionnaire et une corbeille à papier, tout le reste est litres et ratures." Antoine Blondin


Dernière édition par TaiGooBe le Jeu Oct 05, 2017 9:09 am; édité 1 fois
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Nov 23, 2017 3:47 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> Le Coup de coeur de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Colin O’Sullivan : Killarney Blues (Éd.Rivages, 2017) – Coup de cœur –

[...]


« Bernard ne ment pas. Il l’adore. Il est fier quand [Killarney] grouille de monde en été. On dit qu’il y a moins de touristes, mais ils disent toujours ça, ils minimisent toujours. La ville est plutôt animée. Il aime voir les étrangers errer dans ‘ses’ rues, entrer dans les magasins qu’il connaît, respirer son air. Il adore les entendre chanter les louanges des montagnes quand ils passent devant, ou raconter à quel point ils ont aimé s’asseoir près de la cascade de Torc, apprécié la vue depuis Aghadoe, combien ils on adoré les cerfs imperturbables qu’ils ont vus au terrain de golf, leurs yeux doux, leurs flancs délicatement tachés de blanc. Ça lui hérisse les poils de la nuque. Cette fierté. Ce cœur qui gonfle. Il aime vraiment sa ville. Absolument. Il ira sans doute un jour à Chicago, ou à La Nouvelle Orléans pour Mardi gras, peut-être qu’il ira même voir B.B.King jouer en concert avant que ce grand homme ne s’éteigne, mais il reviendra toujours. »


Les chansons de blues expriment la douleur, les facettes sombres de la vie, le mal-être qui peut aller jusqu’à l’autodestruction.
Avoir le sentiment d’être né sous une mauvaise étoile, que les ennuis sont l’essence du quotidien, que la dépression ira de mal en pis…
Le blues, c’est la voix du solitaire, de l’exclu, de l’incompris, du mal-aimé.
Des gémissements, des plaintes, la folie guette peut-être, l’avenir est mort.
C’est le vagabond qui ne va plus nulle part, c’est l’amoureux délaissé par sa belle, c’est la malchance ou la fatalité.
Parfois, une lueur incertaine redonne un peu de force au pauvre bougre.
Mais, au final, son destin n’est pas de rencontrer le bonheur.
« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots », écrivait déjà Alfred de Musset.


S’il aime la tonalité du blues, Bernard Dunphy n’est ni dépressif, ni désespéré.
Son regard sur le monde n’implique pas qu’il se sente concerné par la complexité des caractères et des rapports humains.
Il compose des chansons pour une jeune femme dont il sait qu’elle ne s’intéressera jamais à ses sentiments ; que son "ami" Jack soit un type prétentieux et violent, ça n’est pas l’image qu’il veut avoir de lui ; le métier de "jarvey" avec une jument à bout de souffle est plus que précaire…
Tout cela, Bernard l’a enfoui dans un recoin de sa tête.
C’est vrai aussi pour ce qui touche à son défunt père.
Sa mère veillant sur lui, il se réfugie dans ‘sa’ musique, c’est plus simple et plus vibrant à la fois.


Le pays du blues, c’est l’Amérique.
Rien n’empêche Bernard de l’idéaliser.
Mais quand on vit dans un décor naturel magnifique, à son propre rythme, entouré de natifs comme soi-même, pas la peine d’aller chercher ailleurs l’aventure.
Cette histoire conte l’attachement à la terre d’Irlande, autant qu’une passion pour un genre musical, et l’évolution mentale de Bernard.
Que l’aspect criminel ne soit pas essentiel, ça n’a aucune importance.
Si des scènes s’avèrent plus agressives, Colin O’Sullivan a surtout écrit un roman d’une belle finesse, empreint d’humanisme.
Peut-être quelquefois, y a-t-il quand même un brin d’espoir dans le blues ?



>> Lire l'intégralité de la chronique ici


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Sam Mar 17, 2018 8:31 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Fraîchement élu Prix Mystère de la Critique dans la catégorie Meilleur roman étranger.
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