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Série Makana - Parker Bilal (Seuil)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Avr 02, 2016 4:09 am    Sujet du message: Série Makana - Parker Bilal (Seuil) Répondre en citant

Après Les Ecailles d'or (en poche chez Points), on retrouve le privé Makana pour une nouvelle enquête en Egypte dans Meurtres rituels à Imbaba, le nouveau roman de Parker Bilal paru au Seuil Policiers dans une traduction de Gérard de Chergé.






Le livre :

Après Les Ecailles d'or, la deuxième enquête de Makana, détective privé pas comme les autres

Le Caire, 2001.
Makana, l'ex-officier de police soudanais devenu détective privé en exil au Caire, est abordé par le patron d'une agence de voyages déclinante, l'Ibis bleu : l'homme a reçu une lettre menaçante, où est cité un passage d'une sourate faisant allusion à l'étoile de Sirius.
Peu après, Meera, employée copte de l'agence, est abattue sous les yeux de Makana.
À première vue, il s'agit d'une opération de propagande des services secrets égyptiens, qui vient renforcer l'impact qu'ont eu peu auparavant sur l'opinion plusieurs meurtres sauvages de jeunes garçons musulmans : l'objectif serait de discréditer les coptes dans l'esprit des populations.
Mais l'affaire se complique lorsque Makana enquête sur les activités assez louches de l'Ibis bleu : les liens entre la police secrète, l'agence de voyages et une banque cairote aux transactions douteuses semblent dessiner une équation vieille comme le monde : pouvoir, argent et corruption.

Une poésie tout orientale, dans les descriptions de paysages et de rues en particulier, vient tempérer des scènes dont la violence et le réalisme font écho à ce qui se passe dans le monde aujourd'hui.



>> Lire un extrait



>> Le site de l'auteur : http://www.jamalmahjoub.com/

>> Sa page Facebook : https://www.facebook.com/jamal.mahjoub.3




L'auteur :

Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, Anglo-Soudanais également auteur de six romans non policiers.
Né à Londres et diplômé en géologie de l’université de Sheffield, il a vécu au Caire, au Soudan et au Danemark avant de s’établir à Barcelone.
Après Les Ecailles d'or, Meurtres rituels à Imbaba est le deuxième roman de sa série consacrée au détective privé soudanais exilé en Egypte Makana.





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Dernière édition par norbert le Ven Fév 10, 2017 5:07 pm; édité 2 fois
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norbert
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MessagePosté le: Sam Avr 02, 2016 6:06 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Makana du Caire, 2° épisode


On a découvert Parker Bilal et son privé soudanais exilé au Caire dans Les Ecailles d’or.
Le revoici avec Meurtres rituels à Imbaba.


Makana, l’ancien flic soudanais réfugié au Caire après la prise du pouvoir par les islamistes est donc devenu privé.
Il survit difficilement, ce qui l’oblige à accepter toutes les affaires qui se présentent.
Même cette histoire de lettres de menaces à l’encontre d’une obscure agence de voyage qui ne le convainc pas.
Dans le cadre de son enquête il fait la connaissance de Meera, la seule employée efficace, une copte qui semble beaucoup trop instruite et intelligente pour végéter dans cette sinistre boutique.

Quelques jours après la rencontre, Meera est assassinée sous les yeux de Makana et l’affaire prend un tour beaucoup plus sérieux.
Dans le même temps, les cadavres de jeunes garçons torturés sont retrouvés dans le quartier d’Imbaba qui compte de nombreuses églises.

Alors que les autorités cherchent à détourner l’attention de leur nullité et de leur corruption, la tension monte entre les islamistes et les coptes qui font figure de boucs émissaires tout trouvés.
Makana, une fois de plus, a mis les pieds dans un nid de serpents.


Dans mon billet sur le précédent roman mettant en scène Makana, j’écrivais que Les écailles d’or était très intéressant, passionnant même, mais pêchait dans sa partie policière, et j’imaginais que l’auteur allait s’améliorer.
J’avais raison ! Vive moi !

Le portrait du Caire est toujours aussi passionnant et flamboyant : Bruit, circulation démente, saleté, odeurs, grouillement, énergie démente et oasis de paix cachés…
On sent la ville, on l’entend, on la touche.
Une ville théâtre de la guerre entre tous les pouvoirs : Politique, économique, religieux, militaire, policier…
Et au milieu, les pauvres qui trinquent.

La montée de l’intégrisme, l’utilisation du religieux par des êtres sans scrupule pour récupérer la colère de gens qui ont peine à survivre, cela aussi est parfaitement mis en scène.

Tout cela on le voit au travers des yeux de Makana et de ses quelques amis.
Makana qui peine parfois à trouver un sens à sa vie, sans sa femme et sa fille tuées par les islamistes soudanais.
Mais un Makana qui ne peut s’empêcher de venir en aide des plus perdus, même sans se faire d’illusions sur l’efficacité de son action.

Et cette fois, l’intrigue est maîtrisée.
Pas de résolution trop rapide ou d’inspiration quasi divine.
Ça fonctionne, et le contexte est passionnant.
Donc vivement le prochain.



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MessagePosté le: Dim Avr 10, 2016 12:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant







>> Rencontre avec Parker Bilal, par Mireille Descombes dans Le Temps :


Citation:

Parker Bilal, l’homme qui fait du Caire un polar

L’écrivain anglo-soudanais vient de publier au Seuil la deuxième enquête de son privé Makana.
Rencontre à Lyon avec cet homme qui pratique le nomadisme existentiel et littéraire avec une indéniable élégance.



Les polars de Parker Bilal ont le Caire pour décor et l’Egypte pour théâtre.
Une rareté.
Portés par un souffle lyrique et une écriture baroque, ses livres nous emmènent dans un tourbillon de sensations, de rebondissements rocambolesques et d’émotions.
Ils nous font sentir la ville, son sol, sa poussière, son brouhaha, son histoire et ses tragédies.
A travers le sympathique et assez mystérieux détective Makana – un ex-officier de la police soudanaise en exil dans la capitale égyptienne et qui vit sur une awama, une sorte de péniche déglinguée amarrée au bord du Nil – ils nous font sauter de toit en toit à la poursuite d’un coupable ou nous invitent dans une incroyable gargote pour déguster rognons frits, saucisses grillées, kebab et côtes d’agneaux.

Parker Bilal est nouveau venu, une découverte récente.
Deux de ses enquêtes, Les écailles d’or et Meurtres rituels à Imbaba sont publiées au Seuil.
D’autres sont déjà parues en anglais.
Il était l’un des invités du festival Quais du polar à Lyon le week-end dernier.
On se réjouissait de lui demander comment, et pourquoi, il avait décidé, un jour, de passer du roman classique à la littérature policière.
Parker Bilal n’est autre en effet que le romancier Jamal Mahjoub, auteur d’une demi-douzaine de très beaux ouvrages, parus en français chez Actes Sud.



Un polar par an


Deux noms, deux œuvres, un même écrivain.
Car l’un ne remplace pas l’autre.
Jamal Mahjoub entend bien continuer à écrire d’autres livres sous son vrai nom.
Le compagnonnage apparemment se passe bien même si Parker Bilal occupe davantage le devant de la scène.
Ecrire un polar par an prend du temps.

La première question qui surgit concerne le choix de cet étrange pseudonyme.
« Parker était le nom de ma grand-mère maternelle anglaise, et Bilal celui de mon arrière-grand-père paternel soudanais, explique l’intéressé dans un français fluide appris, il y a bien longtemps, auprès d’une enseignante arménienne. Je n’ai jamais cherché à me cacher en prenant un pseudonyme. C’était plutôt une manière de marquer le commencement d’une nouvelle étape dans ma vie. Changer de nom me permet aussi de penser différemment. »

Parker, Jamal, du coup on ne sait plus très bien comment nommer notre interlocuteur, et moins encore le situer.
Né en 1960 à Londres, Parker Bilal – puisque c’est de polar que l’on parlera – a grandi à Khartoum puis est parti étudier en Angleterre.
Il a vécu au Caire, au Danemark, à Barcelone avant de s’établir à Amsterdam.
« J’appartiens à cette tribu nomade, la grande tribu des mal-lavés, ces peuplades nées à la jointure des continents, dans ces interstices que personne ne revendique entre deux fuseaux horaires, entre deux parallèles. La tribu des sans-domicile, des sans-Etat, des sans-attaches. J’ai deux passeports et un tas d’autres pièces d’identité qui indiquent où j’ai vécu, mais pas qui je suis, où je vais. »
Ces phrases magnifiques, Jamal Mahjoub les a écrites dans le roman Là d’où je viens.
On imagine sans peine qu’elles le concernent aussi.



Géologue


Sa patrie, il le comprend très tôt, c’est l’écriture.
Mais il lui faut un métier.
La géologie lui paraît l’outil rêvé pour interroger le monde, la nature, la formation du paysage, tout ce qui le fascine.
« J’ai terminé mes études, mais je n’ai jamais exercé, sourit-il. La réalité du métier ne correspondait pas à ce que j’en avais imaginé. Je devais être le plus mauvais géologue de tous les temps. Pour moi, une pierre restait toujours une pierre, alors que mes collègues y voyaient tout autre chose. »
Cette géologie rêvée continuera toutefois à le hanter, à influencer son regard, peut-être même son écriture.
« J’ai un faible pour les descriptions, je le reconnais, et parfois j’en abuse, mais pour moi, la réalité physique d’un pays est un personnage à part entière. »

C’est dans ce contexte-là qu’intervient le polar.
Un goût pour le monde du crime, de l’enquête et des vérités souterraines qui, chez lui, remonte à l’enfance.
« Ma grand-mère maternelle était une passionnée de polars, se souvient-il ému. Quand j’étais enfant, au Soudan, elle m’en envoyait par la poste quasiment tous les mois. Il s’agissait avant tout de romans anglais. Et je crois que, très tôt, des éléments de romans policiers, ou de thriller, sont apparus dans mes livres. »
Le passage d’un genre à l’autre, toutefois, prendra du temps.
Le déclencheur sera l’Egypte, l’envie d’écrire un gros roman épique sur le Caire, ses intellectuels, ses exilés soudanais, son histoire.
« J’ai alors décidé qu’au lieu d’un seul livre, je pouvais faire la même chose avec une série de dix ou douze romans policiers. Il m’a toutefois fallu plusieurs années pour comprendre les mécanismes du polar, créer le personnage de Makana, adapter mon écriture. Et je continue à apprendre à chaque livre. »

D’où vient Makana ?
De quoi est-il fait ?
Parker Bilal n’aime pas trop en parler.
Il admet tout au plus partager avec son privé un regard ironique, mais non cynique, sur les choses.
Dans la première enquête, Les écailles d’or, on apprend que cet ex-policier a quitté le Soudan pour des raisons politiques après la mort de sa femme et de sa fille.
Dans la deuxième, Meurtres rituels à Imbaba, on le retrouve embarqué dans un inextricable imbroglio mêlant lettres de menace, tensions religieuses entre musulmans et coptes, blanchiment d’argent et trafic d’armes.
L’auteur en profite pour nous offrir quelques trajets à haut risque en taxi dans la circulation cairote.
Qu’on se rassure, après bien des rebondissements, Makana finit par entrevoir la vérité, non sans mal.
Et le livre se termine devant la toute nouvelle télévision de son restaurant préféré, un certain 11 septembre 2001.

Parker Bilal tient à cette inscription précise dans le temps.
Chacun de ses polars est clairement daté.
Le sixième est en cours d’écriture, il se passe en 2006.
L’auteur en a prévu une dizaine.
Il a par ailleurs choisi de terminer sa série à l’aube du printemps arabe.
Un authentique voyage dans l’histoire récente de l’Egypte, et peut-être d’autres pays.
Parker Bilal n’en dira pas plus.
Et ce n’est pas Jamal Mahjoub qui le trahira.

Mireille Descombes



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MessagePosté le: Mar Mai 10, 2016 6:22 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> Un Cercle Polar #178 un peu étrange car sans émission avec Michel Abescat et Christine Ferniot, mais avec les chroniques de 3 polars dont celle du nouveau roman de Parker Bilal :


Citation:

Meurtres rituels à Imbaba de Parker Bilal


Deuxième volume d'une série construite autour de Makana, ancien officier de police soudanais réfugié au Caire et devenu détective privé, Meurtres rituels à Imbaba, quartier populaire de la capitale égyptienne, est d'abord un excellent polar riche de ses personnages puissamment incarnés et d'une construction solidement vissée.

Mais il vaut surtout par le regard éminemment politique de l'auteur, pseudonyme du romancier Jamal Mahjoub.
Le premier volume, Les Écailles d'or, se situait en 1998, celui-ci en 2001 et d'autres épisodes devraient courir au moins jusqu'en 2011, année de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak.

L'intrigue de ce second volume tourne autour de deux affaires : une série d'assassinats de jeunes garçons et le mystère d'une agence de voyages menacée par des lettres anonymes.
Montée de l'individualisme, du fondamentalisme musulman, des inégalités et de la corruption, le portrait de ce pays bouleversé est passionnant.

Michel Abescat



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MessagePosté le: Ven Aoû 19, 2016 11:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bob Polar sur Bob Polar Express :

Citation:

FI DES COPTES !

MEURTRES RITUELS À IMBABA - PARKER BILAL



Le Caire. Imbaba (quartier pauvre).
Le détective Makana va enquêter dans une agence de voyage où il fait la connaissance de Meera.
Celle-ci est assassinée.
Quelles sont les réelles activités de l'Ibis bleu, qui est ce Youssef, que vient y faire cette banque ?
Un peu plus tôt des meurtres atroces de jeunes garçons musulmans sont habilement attribués à des fidèles de l'Église copte orthodoxe.
Makana va activer son réseau et, à ses risques et périls, s'employer à découvrir les responsables.


Tout d'abord, je signale aux lecteurs découvrant cet auteur que ce roman n'est pas un thriller pur et dur, le titre pouvant prêter à confusion.
Parker Bilal, pseudonyme de Jamal Mahjoub, nous avait particulièrement intéressé avec la parution de son premier opus Les Écailles d'or (lire ici).
Si ce nouveau récit peut se lire séparément, on y retrouve des connaissances de ce sacré type qu'est Makana, ex-officier de police soudanais, exilé en Egypte, vivant de peu sur sa péniche plutôt pourrie et reconverti dans la recherche de la vérité – établie comme un principe fondamental surtout lorsque l’État et les hommes de pouvoir sont à la manœuvre.
Il va en baver, Makana, il va en faire des rencontres fortuites, frappantes, radicales ou motivées – on finirait presque par s'y perdre.


C'est dans ces quartiers populaires, où des milliers d'enfants survivent, victimes de la pauvreté galopante, que Makana va fouiner.
Le meurtre de Meera, sous les yeux de Makana, est une exécution punitive qui vise son mari Ridwan Hilal, universitaire dont les idées contrarient le pouvoir.
Meera était de confession copte et la rumeur, attisée par les Frères musulmans, veut que les assassinats d'enfants seraient perpétrés par la minorité copte – une opération supplémentaire pour salir et affaiblir.
C'est ainsi que Makana va s'entretenir avec le père Macarius qui loge des enfants dans son église dévastée.
L'engrenage se met en marche et il est bien huilé.


La police secrète, la mafia, les barbus, la corruption sont les ingrédients de ce récit d'une histoire dans l'Histoire de ce pays où les islamistes s'emploient à noyauter les organes du pouvoir, où les actions d'intimidation et de violence sont quotidiennes, où la gangrène des organisations criminelles s'étoffe.
Parker Bilal tricote savamment son récit qui mêle une enquête éprouvante à un regard saisissant et sans concession de l'Egypte moderne - moderne ?
Les différents et pittoresques personnages liés à Makana apportent tous une valeur ajoutée.


À la fois roman d'action et d'enquête, Meurtres rituels à Imbaba n'en est pas moins un récit sociétal et politique.
Parker Bilal soigne son discours et parvient à dépeindre avec une élégance de style l'ambiance et le décor.
Passionnant, intelligent et éloquent.



Mention : Makana est une recrue de grande valeur. Son personnage va devenir récurrent. Je vous le promets...



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MessagePosté le: Ven Fév 10, 2017 5:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Vient de sortir en poche chez Points :





Et on retrouve Makana, le privé soudanais en exil en Egypte, pour une troisième enquête dans Les Ombres du désert de Parker Bilal, qui vient de paraître au Seuil Policiers, toujours traduit par Gérard de Chergé :





Citation:


Après Les Ecailles d'or et Meurtres rituels à Imbaba, la troisième enquête de Makana, détective privé pas comme les autres.

Début 2002, peu après le 11 Septembre.
Alors que les Israéliens assiègent Ramallah, une forte tension agite les rues du Caire, où Makana file tant bien que mal la Bentley de Me Ragab, que sa femme pressent d’adultère.
En réalité, l’avocat va voir sa protégée, Karima, une jeune fille gravement brûlée dans l’incendie de son domicile.
La police croit à un accident, il soupçonne un crime d’honneur commis par le père de la victime, un djihadiste en cavale.
Makana se rend à Siwa, oasis à la lisière du désert libyen, pour se renseigner sur la famille de Karima, mais il s’y heurte à l’hostilité des autorités, qui appliquent la loi à leur manière et se méfient des étrangers.
Pire, il est accusé de deux meurtres barbares qui l’éclairent sur une donnée majeure de l’équilibre local : la présence de gisements de gaz…

À travers le personnage d’une femme membre de l’Association pour la protection des droits des Égyptiennes, la série « Makana » s’enrichit d’une nouvelle perspective : la condition des femmes et l’islam.






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MessagePosté le: Mar Fév 14, 2017 11:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

De retour, avec Parker Bilal


Avec Les ombres du désert, Parker Bilal et son privé soudanais exilé au Caire, Makana, s’installent dans la famille des personnages récurrents du polar.


Nous sommes en septembre 2002, la lutte antiterroriste mondiale s’est installée dans le paysage, avec des effets partout, entre autres en Egypte.
En marge de cette agitation, Makana est contacté par la femme d’un riche avocat qui veut qu’il suive son mari qu’elle soupçonne d’être infidèle.
Rien que de très classique.
Cela commence à déraper quand l’homme va rendre visite à une jeune femme gravement brûlée dans l’incendie de son échoppe.
Elle meurt quelques jours plus tard, et finalement, c’est l’homme qu’il suivait qui l’engage pour trouver ce qui lui est arrivé.

Son enquête va l’amener dans l’oasis de Siwa, en plein désert, un lieu qui semble coupé du reste du pays, un lieu qui a ses propres lois.


On retrouve, dans ce troisième épisode, les qualités, et certains défauts du premier roman.

Débarrassons nous des défauts.
Le final est tiré par les cheveux, trop rocambolesque, trop forcé.
Et avec des rebondissements qu’on voit venir d’un peu loin.


C’est d’autant plus dommage que, comme dans les autres épisodes, hormis ces « erreurs » dans la construction de l’intrigue, c’est un roman qui se lit très agréablement.
Le personnage de Makana, à la fois étranger (et donc ayant un regard un peu extérieur) et suffisamment familier pour comprendre ce qu’il se passe dans son pays d’adoption, est attachant, avec ses douleurs et ses fêlures que l’auteur évoque sans trop en faire.


La description du Caire, puis de cette ville perdue, loin de la loi et de ce qu’on pourrait appeler la civilisation mais pas assez loin de la cupidité et des intérêts financiers, est intéressante.
Cette version moderne et orientale de la petite ville de western, où arrive un étranger, l’étouffement, la mainmise de quelques uns, les sort réservé aux femmes et l’inévitable toubib alcolo, est mise en scène de façon assez jouissive…
L’auteur joue bien avec ces clichés d’un autre lieu et d’un autre temps, et les actualise tout en les épiçant, pour le plus grand plaisir du lecteur.


Une bonne série donc, malgré ses défauts.



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Miserere

MessagePosté le: Mer Fév 15, 2017 9:27 am    Sujet du message: Répondre en citant

faut que j'y mette
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Une heure plus tard,je suis entré dans un bar de Bleecker Street et j'ai hurlé: "Allez,cent verres,c'est pour moi! J'ai dit pour moi,tout seul!"
Oh,qu'est-ce qu'ils m'ont mis dans la gueule.
Warren Ellis Artères souterraines
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MessagePosté le: Lun Fév 27, 2017 10:13 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Michel Abescat sur Cercle Polar, le blog :

Citation:

Avec “Les Ombres du désert” Parker Bilal dépassera-t-il son créateur Jamal Mahjoub ?


Lorsqu'il écrit des polars, Jamal Mahjoub devient Parker Bilal. L'auteur anglo-soudanais a donc publié “Les Ecailles d'or” et “Meurtres rituels à Imbaba” aux éditions du Seuil.
Ce mois-ci sort le troisième épisode : toujours aussi envoûtant.



Sa femme, raconte-t-il en riant, a parfois tendance à préférer Parker à Jamal.
C'est le risque évidemment quand on a choisi de vivre dans une double peau.
Celle d'origine, en l'occurence anglo-soudanaise, de Jamal Mahjoub, sous laquelle il est aujourd'hui très favorablement reconnu dans le monde des lettres.
Et celle, plus récente, de Parker Bilal, adoptée en 2012, à l'occasion de la publication de son premier polar.
Dr Jamal, auteur à ce jour de sept romans « blancs », publiés en France par Actes Sud, et Mr Parker, lancé dans une série de polars dont trois ont déjà été traduits en français aux éditions du Seuil.
Pas de schizophrénie pourtant chez cet homme affable, que nous avons rencontré l'an dernier au festival Quais du polar.
Pas de métamorphose inquiétante, sous les coups de minuit, juste un air juvénile, des allures d'enseignant-chercheur, de l'humour, de la distance et une vraie passion pour ce qu'il a entrepris de raconter dans ses polars — il en prévoit au bout du compte une dizaine : la trajectoire de l'Egypte entre 1998, quelques mois après l'attentat terroriste islamiste à Louxor et 2011, année de la révolution et des printemps arabes qui débouchera sur la chute du président Hosni Moubarak.
Une courte période durant laquelle ce pays a connu une vie particulièrement tumultueuse, pris en tenailles entre le fondamentalisme religieux et la voracité d'un capitalisme largement corrompu, avant de tenter de s'en échapper.
« La cupidité et la piété, les deux croix que nous devons porter », comme le dit un des personnages du second épisode de sa série.


L'ambition est belle et, disons-le d'emblée, les premiers épisodes sont à la hauteur de celle-ci : jamais le romanesque n'est écrasé par le propos politique et historique.
Sans doute est-ce dû d'abord à Makana, son personnage principal, au centre de chacun des épisodes, dans la peau duquel l'auteur (encore !) s'est largement glissé.
Né à Londres en 1960, Jamal Mahjoub a en effet grandi à Karthoum, avant de partir étudier en Angleterre.
Son pseudo d'auteur de polars en dit d'ailleurs long sur cette double appartenance puisque que Parker était le nom de sa grand-mère anglaise, passionnée de romans policiers, et Bilal, celui de son arrière-grand-père-paternel soudanais.
Et sa famille, qui vivait à Khartoum, a dû s'exiler au Caire, en 1989, à la suite du coup d'Etat du général Omar el-Béchir, soutenu par les islamistes.
Makana a ainsi en partie hérité de l'histoire familiale de son auteur.


Makana est autant à fleur de peau que doté d'une solide carapace


Dès le premier épisode, le lecteur apprend que cet ex-inspecteur de police de Khartoum s'est vu contraint de partir en catastrophe au moment du putsch, la police régulière se trouvant rapidement marginalisée par des milices favorables au nouveau régime.
Désormais installé au Caire, devenu détective privé, Makana vivote sur une péniche délabrée, au bord du Nil, hanté par la mort de sa femme et de sa fille, Nasra, dont il a vu la voiture plonger par dessus la rambarde d'un pont, au moment où tous trois cherchaient à quitter le Soudan.
Nasra aurait-elle miraculeusement échappé à la mort ?
Vivrait-elle encore au Soudan ?
Le mystère court tout au long des épisodes.
Homme blessé, d'une sensibilité et d'une empathie extrêmes, capable aussi de faire le coup de poing, Makana est autant à fleur de peau que doté d'une solide carapace.
Complexe, tourmenté, en perpétuel porte-à-faux, exerçant son regard volontiers ironique d'outsider sur une société en mutation, c'est un personnage passionnant autant qu'attachant.


Le premier épisode, Les Ecailles d'or, paru en France en 2015, mettait en scène un richissime voyou, homme d'affaires proche du pouvoir, dans l'atmosphère délétère de la fin des années 1990, quand l'islamisme gagne du terrain et que le régime de Moubarak se fait de plus en plus autoritaire.
Le second, paru l'année dernière, Meurtres rituels à Imbaba, quartier populaire au nord-ouest du Caire, devenu fief des Frères musulmans, évoquait les tensions avec la minorité copte et le sort des milliers de gamins qui vivent dans les rues.


Parker Bilal excelle une fois de plus à rendre l'atmosphère grouillante de la ville


Ce mois-ci enfin, sort le troisième épisode, Les Ombres du désert.
Le précédent se terminait sur les images des tours jumelles s'effondrant en direct sur les écrans de télévision.
Et l'on retrouve Makana, quelques mois plus tard, début 2002.
Le Caire est en effervescence, des manifestations pro-palestiniennes envahissent ses rues suite au siège de Ramallah par les Israéliens.
Et les forces américaines, CIA en tête, obsédées par la chasse aux terroristes s'infiltrent dans tout le pays.
Parker Bilal excelle une fois de plus à rendre l'atmosphère grouillante de la ville, à en faire sentir les couleurs et les pulsations intimes.
Comme dans chacun de ses livres, Le Caire est un personnage à part entière.


Chargé de résoudre une affaire particulièrement sombre de jeune femme brûlée vive, Makana est cependant rapidement conduit à partir pour Siwa, dans le désert, une oasis proche de la frontière libyenne, où se passe l'essentiel du roman.
L'occasion pour Parker Bilal de montrer la beauté des lieux, mais aussi l'inquiétante étrangeté d'une petite communauté repliée sur ses secrets, soumise à la loi du plus fort, bousculée par le choc entre la modernité et la violence de ses traditions.
Ce troisième épisode évoque ainsi de manière précise la condition des femmes, mais cette fois encore de façon très incarnée, sans que la fiction ne pâtisse du propos politique.
Parker Bilal joue sur les clichés du western avec l'irruption d'un étranger dans une petite ville à l'écart ou un personnage de médecin alcoolique en quête de rédemption.
L'aventure de lecture est haletante, l'action rebondit, peut-être même un peu trop, vers la fin, quand Makana se retrouve embarqué dans une série un poil répétitive d'épisodes rocambolesques pour se sortir du bourbier dans lequel il s'est enfermé.
Mais qu'importe ces réserves de détail.
Comme dirait sa femme, Jamal Mahjoub devrait peut-être commencer à s'inquiéter du talent de Parker Bilal !



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Fab
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MessagePosté le: Lun Mar 13, 2017 9:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Fab a écrit:
faut que j'y mette


et j'ai bien fait de le faire, j'aime beaucoup
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Une heure plus tard,je suis entré dans un bar de Bleecker Street et j'ai hurlé: "Allez,cent verres,c'est pour moi! J'ai dit pour moi,tout seul!"
Oh,qu'est-ce qu'ils m'ont mis dans la gueule.
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norbert
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MessagePosté le: Lun Mar 13, 2017 9:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Fab a écrit:
Fab a écrit:
faut que j'y mette


et j'ai bien fait de le faire, j'aime beaucoup


Tu as commencé avec lequel ? Les Ecailles d'or ?
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Fab
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MessagePosté le: Lun Mar 13, 2017 9:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

oui
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Une heure plus tard,je suis entré dans un bar de Bleecker Street et j'ai hurlé: "Allez,cent verres,c'est pour moi! J'ai dit pour moi,tout seul!"
Oh,qu'est-ce qu'ils m'ont mis dans la gueule.
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