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Polars Pourpres

John Connolly
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Hoel
Patrick Kenzie (modo)


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Sam Nov 10, 2012 4:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ca fait un moment que je voulais découvrir l’œuvre de John Connolly, c'est désormais chose faite avec Tout ce qui meurt.
J'ai lu toutes les interventions ici-même après ma lecture et je dois dire que je suis plutôt comme Marco et Holden. J'ai pas trouvé qu'il y ait plus de longueurs que ça. Pour le nombre de morts, c'est vrai qu'y en a un paquet mais bon, c'est la mafia hein, pas les Bisounours. Peut-être un peu too much par moment mais c'est un premier roman donc je vais être indulgent, surtout que pour un premier bouquin c'est quand même du haut niveau.
J'ai vu que concernant ses influences Connolly citait volontiers James Lee Burke (entre autres). Ca ne m'étonne pas du tout. Les parallèles qui peuvent être faits sont nombreux je trouve.



Mon avis, paru sur Polars Pourpres.

Citation:
Tout ce qui meurt, ou l'envol littéraire de Bird et John Connolly

Charlie Parker est flic. Il a une femme, une fille, et des problèmes avec l'alcool. Un soir, il quitte la maison après une énième dispute et va noyer ses soucis au troquet du coin. Lorsqu'il rentre fin soûl quelques heures plus tard, c'est pour retrouver l'enfer dans sa cuisine : Susan et la petite Jennifer ont été assassinées de manière on ne peut plus atroce. Aucun indice, pas de mobile apparent, retrouver le meurtrier ne va pas être chose aisée.
Des mois plus tard, « Bird » – qui a entre temps quitté la police pour commencer une carrière de détective privé – est amené à enquêter sur un tueur dont le modus operandi lui rappelle ses pires cauchemars. Pour lui, pas de doute, il a retrouvé la piste de celui qui a brisé sa vie. Il va tout faire pour mettre la main sur celui qu'on a surnommé le « Voyageur ».

Publié initialement en 1999, Tout ce qui meurt est le premier roman de l'Irlandais John Connolly. C'est aussi la première apparition de Charlie « Bird » Parker, qui sera amené à devenir le personnage récurrent de l'auteur. Mais ceci est une autre histoire...
On entre d'emblée dans le vif du sujet puisque le texte s'ouvre sur le terrible drame qui s'abattit un soir sur « Bird » : l'assassinat ignoble et gratuit des deux femmes de sa vie. John Connolly n'épargne pas ses personnages, et ses lecteurs non plus – les descriptions des scènes de crimes sont assez exhaustives et pourront mettre mal à l'aise certains lecteurs. Cette noirceur assez extrême par moments est compensée par un humour salvateur et grinçant bien présent, aussi bien dans les dialogues que dans les descriptions.
De manière plus générale, l'auteur sait prendre son temps pour décrire ses personnages ou les décors des États-Unis, des rues de New York aux marais de Louisianne. Le personnage de Charlie Parker apparaît rapidement attachant, ses doutes et ses failles le rendent très humain et l'empathie s'installe. Les personnages secondaires, nombreux, ne sont pas délaissés, et certains resteront en mémoire – Angel et Louis notamment, un couple d'amis de Charlie, gangsters, gays, et toujours prêts à rendre service.
Bien que le roman soit assez imposant – plus de 550 pages en format poche – on ne s'ennuie pas à sa lecture et l'on s'étonne presque d'être arrivé si vite à la fin. John Connolly maîtrise bien la gestion du suspense et parvient habilement par de nombreux rebondissements et autres fausses pistes à maintenir le lecteur captivé jusqu'aux toutes dernières pages, lesquelles ne sont pas avares en révélations. L'action est également très présente : on arrête vite de compter les morts et ça défouraille sévère par moment.

Pour toutes ces raisons, Tout ce qui meurt est un premier opus captivant, qui plaira aux fans de thriller comme aux amateurs de roman noir. John Connolly a l'imagination fertile et possède un talent certain pour raconter ses histoires, aussi, on comprend aisément qu'il soit parvenu à fidéliser son lectorat avec la suite des enquêtes de Charlie Parker, dans Laissez toute espérance en premier lieu.


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norbert
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MessagePosté le: Sam Nov 10, 2012 10:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Content que tu aies aimé, Hoel !

Effectivement, les parallèles avec Burke, même si je n'ai pas lu beaucoup de romans de celui-ci, ou plutôt les influences, sont flagrantes, notamment dans ses descriptions de la nature qui est un personnage à part entière dans les romans de Connolly. Et lire ces descriptions, au lieu de les zapper comme certains sont peut-être tentés parfois de le faire, permet de rentrer en plein dans cette fameuse atmosphère noire et envoûtante, cette ambiance particulière qui baigne les livres de l'Irlandais.

Je suis d'accord avec l'auteur quand il dit, dans l'entretien en ligne sur le site de Holden, qu'il préfère appeler ses romans des "mystères" (mystery novels) plutôt que des "polars" (crime or detective novels) - ou des "thrillers" d'ailleurs.

Pour moi, comme le terme de "roman à mystères" n'est pas très usité en Français, ce seraient alors plutôt des "romans noirs", bien qu'il y ait des tueurs en série, des meurtres atroces avec beaucoup de suspense comme dans Tout ce qui meurt par exemple.
Certes un genre bien précis et difficilement classable de romans noirs !
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Xavier
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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2012 4:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai lu que quelques romans de Connolly, il me semble que depuis ce premier roman, la note fantastique a pris une part de plus en plus importante, ce qui, par exemple dans Les Murmures, ne me dérange pas; ici, l'élément fantastique reste "accessoire" et ne prend pas le pas sur l'intrigue.
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MessagePosté le: Dim Nov 11, 2012 5:41 am    Sujet du message: Répondre en citant

Xavier a écrit:
Je n'ai lu que quelques romans de Connolly, il me semble que depuis ce premier roman, la note fantastique a pris une part de plus en plus importante, ce qui, par exemple dans Les Murmures, ne me dérange pas; ici, l'élément fantastique reste "accessoire" et ne prend pas le pas sur l'intrigue.


En réalité, cela dépend des romans.
Personnellement, j'ai pris du retard dans la série puisque le dernier que j'ai lu est La Proie des Ombres, même si j'ai des deux suivants, Les anges de la nuits et L'empreinte des amants dans ma PAL (un retard que je compte vite rattraper d'ailleurs !).

Je me souviens du fabuleux L'Ange noir qui fait partie d'ailleurs de mes préférés dans la série, et qui est certainement l'un des opus où le côté surnaturel est le plus présent... mais, et c'est tout l'art de Connolly, sans jamais basculer pour autant dans le roman fantastique.

Il faut dire qu'en plus, je ne fais pas partie de ceux qui sont rebutés par le mélange polar/fantastique, j'ai même tendance à avoir un faible pour les thrillers où se même une part de surnaturel.
Un peu comme, par exemple, dans Les intrus ou Les vents mauvais de Michael Marshall, même s'il est loin d'avoir le talent de Connolly et écrit des romans très différents.

Par contre, dans d'autres Connolly, et même dans la majorité, cette part de surnaturel, bien que toujours présente, est moins prononcée que dans L'Ange noir par exemple.

C'est toute une savante alchimie à laquelle s'adonne Connolly pour construire ses ambiances sombres et envoûtantes, ses intrigues brillamment ficelées, et au final des romans noirs incomparables.


Sinon, n'hésite pas à laisser ton avis sur Les Murmures dans le sujet qui lui est consacré ici : http://rivieres.pourpres.net/forum/viewtopic.php?t=4452


D'autre part, le nouveau Connolly a paru cette année aux Presses de la Cité : La Nuit des corbeaux.
Quelqu'un l'a t-il déjà lu ? Il n'y a pas encore de vote dans la base PP.


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Hoel
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MessagePosté le: Lun Nov 12, 2012 2:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je m'interroge un peu sur la traduction des titres pour cette série.
Seul 3 "Parker" sur 10 ont eu le droit à une traduction à peu près littérale de leur titre. Ils sont parfois un peu différents. Souvent, ils n'ont même carrément rien à voir ! Ils plaisent pas aux traducteurs les titres de Connolly ou bien ?

Tout ce qui meurt (Every Dead Thing)
... Laissez toute espérance (Dark hollow)
Le Pouvoir des Ténèbres (The Killing Kind)
Le Baiser de Caïn (The White Road)
L'Ange Noir (The Black Angel)
La Proie des ombres (The unquiet)
Les Anges de la nuit (The Reapers)
L'empreinte des amants (The lovers)
Les Murmures (The Whisperers)
La nuit des corbeaux (The Burning Soul)
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2012 10:07 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ah oui, tu as raison, Hoel, il y a parfois de grosses différences, mais je te mets au défi de trouver une traduction littérale accrocheuse pour "the killing kind" ou "the unquiet", par exemple Confused
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Xavier
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2012 12:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Led, tu as raison mais il faudrait lire le roman pour avoir une meilleure idée pour la traduction. Tu remarques que dans les titres français, on essaie de noircir à chaque fois. "Ténèbres" et "ombres" sont employés alors qu'en anglais...
On avait discuté je ne sais plus quand sur l'utilisation disproportionnée du mot mal dans les traductions de titre en français alors qu'en anglais on n'a pas cette notion. Les éditeurs doivent penser que c'est plus vendeur, moi ça me repousse.
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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2012 12:58 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Xavier a écrit:
Led, tu as raison mais il faudrait lire le roman pour avoir une meilleure idée pour la traduction. Tu remarques que dans les titres français, on essaie de noircir à chaque fois. "Ténèbres" et "ombres" sont employés alors qu'en anglais...
On avait discuté je ne sais plus quand sur l'utilisation disproportionnée du mot mal dans les traductions de titre en français alors qu'en anglais on n'a pas cette notion. Les éditeurs doivent penser que c'est plus vendeur, moi ça me repousse.


Oui la tendance est réelle, et à "mal", on pourrait encore ajouter "mort", "nuit", "ténèbres", "bois", "noir", "rouge", "sang", ou des combinaisons.
Parfois ces mots n'ont rien à voir avec l'histoire Sad Marketing, marketing !

De mon côté, je n'accorde AUCUNE importance au titre d'un roman (idem pour les films), mais c'est parce que je pêche mes idées de lecture sur les forums.
Mais j'ai souvent entendu dans mon entourage "Ouh là, c'est quoi ton bouquin ? Qu'est ce qui a bien pu t'attirer dans le titre ?"... preuve que l'accroche par le titre reste importante pour une bonne partie des gens.

Pour revenir sur Connolly, je trouve que "... laissez toute espérance" et "le baiser de Caïn" sont des titres atypiques, et pourtant éloignés du titre VO. Je n'ai pas lu ces livres, mais si ça se prête bien à l'histoire, c'est plutôt bien joué, cette fois, sans donner dans la surenchère de noirceur.
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Xavier
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MessagePosté le: Mer Nov 14, 2012 2:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Led_Sep a écrit:


De mon côté, je n'accorde AUCUNE importance au titre d'un roman (idem pour les films), .


C'est mieux mais parfois j'aime me balader dans les librairies et découvrir des inconnus et ce genre de titre ne m'attire pas mais bon il vaut mieux faire la différence entre le manque de créativité de l'éditeur et le contenu.
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MessagePosté le: Mar Mar 19, 2013 2:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La 11e enquête de Charlie "Bird" Parker débarque en France le 11 avril.
Ce coup-ci (voir précédents messages), c'est une traduction littérale, le titre original étant The Wrath of Angels.



Au fin fond d'une forêt du Maine gît l'épave d'un avion dont la disparition n'a jamais été signalée. Dans l'appareil, aucune trace humaine, mais une liste de noms si convoitée que certains semblent prêts à tuer pour se l'approprier. Amené à se pencher sur ce mystère, le détective Charlie Parker soupçonne les individus cités dans ce document d'avoir conclu un pacte avec le diable. Et il se demande s'il n'est pas lui-même sur cette liste... En quête de vérité, Parker se retrouve au centre d'une guerre sans merci entre les forces du Bien et du Mal, dont l'une des plus féroces batailles s'apprête à être livrée dans les bois.


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MessagePosté le: Mar Mar 19, 2013 3:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore la couverture en plus. Je serai au RDV de toute façon, même si j'ai pris un bon retard avec Parker ces derniers temps.

En plus, si je me souviens bien, Connolly avait récemment dit quelque part qu'il comptait non pas abandonner la série (manquerait plus que ça !!!), mais au moins faire une petite pause pour se consacrer à d'autres projets littéraires.
C'est vraiment un de mes auteurs favoris, il est fascinant ne serait-ce qu'à l'écouter parler. Il y a un vrai message, un vrai fond dans ses romans.
D'ailleurs, il préfère les appeler "mystery novels" ("romans de mystères ?"), plutôt que polars ou romans noirs. Bon je vous ramène cette vidéo bientôt.
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MessagePosté le: Mar Mar 10, 2015 6:18 am    Sujet du message: Répondre en citant

Après le "one shot" Les Âmes perdues de Dutch Island (qui sort en poche le 9 avril), retour cette année à la série des Charlie "Bird" Parker pour sa 12ème enquête, Sous l'emprise des ombres, signée John Connolly, et qui paraîtra ce jeudi 12 mars, toujours aux Presses de la Cité, dans une traduction de Santiago Artozqui.






Le livre :

« Il y avait quelque chose de louche à Prosperous. Il l'avait senti dès le premier jour. Vivre dans la rue l'avait rendu réceptif aux gens qui avaient en eux la graine du mal. À prosperous, un de ces graines avait germé. »

Alors que le Collectionneur, qui a tué l’un de ses proches, court toujours, le détective Charlie Parker doit s’occuper d’une nouvelle affaire : un SDF de Boston s’est suicidé après avoir tenté de prendre contact avec lui pour retrouver sa fille héroïnomane.
Sa dernière destination connue étant la petite ville de Prosperous dans le Maine, le détective décide de s’y rendre.
Mais là-bas, les habitants sont prêts à tout pour cacher leurs funestes activités et continuer à adorer leur dieu, à qui ils doivent, cette année encore, offrir un sacrifice humain.
Charlie Parker est en danger de mort.

Une fois de plus, John Connolly tisse une intrigue à couper le souffle, en mêlant avec brio les mondes souterrains de l'occulte et du crime. Préparez-vous à plonger au coeur des ténèbres !







>> La chronique de Claude Le Nocher sur son blog Action-Suspense :

Citation:

[...]

Avec une douzaine de romans à son actif dans cette série, John Connolly connaît un vif succès, largement mérité, grâce aux enquêtes du détective Charlie Parker.
Héros meurtri, dont les aventures sont pleines de tension, explorant les frontières de l'ésotérisme mais restant cruellement humaines.
C'est évidemment le soin des détails qui offre une densité aux récits écrits par cet auteur. On le constate une fois encore.
Par exemple, quand il évoque avec indulgence les SDF : “Sans-abri, c'est un boulot à plein temps. Pauvre, c'est un boulot à plein temps. Voilà ce que ne comprennent pas les types qui déblatèrent sur les défavorisés, et affirment qu'ils n'ont qu'à se trouver du boulot. Ils ont déjà un boulot, et ce boulot c'est survivre…”

Ce qui fascine dans “Sous l'emprise des ombres”, c'est surtout le portrait de cette ville de Prosperous.
C'est un endroit dont on se dit qu'il peut exister dans la réalité, à l'image des bourgades amish ou des mormones dissidentes.
Une ville aisée, imprégnée par un esprit religieux, héritage des ancêtres, qui se protège en cultivant ses coutumes. On pourrait imaginer que la population, votant Démocrates, acceptant sans problème l'homosexualité, est tolérante (c'est la devise de la ville).

Derrière la façade respectable d'une communauté tranquille, juste prudente envers les nouveaux venus, de plus noirs secrets sont masqués par les décisions quasi-dictatoriales d'un Conseil occulte.
Qui aurait droit de vie et de mort sur quiconque “menace” (à leurs yeux) la paix apparente de Prosperous.
Il est troublant de penser que ça n'a rien d'impossible, quand on sait comment la loi s'exerce parfois aux États-Unis.
L'auteur y ajoute le mythe du loup, symbole malsain et néfaste.
John Connolly signe ici une des plus palpitantes aventures de la série Charlie Parker, un suspense de très belle qualité.


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MessagePosté le: Dim Avr 26, 2015 4:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur son blog Actu du Noir :

Citation:

La face cachée de la propérité

Un nouveau Charlie Parker (le privé, pas le musicien) de John Connolly (Connolly, pas Connelly) c’est toujours une bonne nouvelle.
Le dernier, Sous l’emprise des ombres, ne déroge pas à la règle.


Jude, un sans-abri connu de tous à Portland était en train de collecter tout ce qu’il pouvait trouver comme argent pour engager Charlie Parker quand il s’est suicidé.
Il voulait qu’il l’aide à découvrir ce qui était arrivé à sa fille, une ancienne junkie qui était en train de s’en sortir.
La dernière fois que quelqu’un l’a vue, elle s’apprêtait à aller retrouver un boulot dans la petite ville de Prosperous. Le moins qu’on puisse dire c’est que Jude n’y a pas été très bien accueilli.

Charlie a des doutes sur le suicide, et quand il va à Properous, il en revient avec une sale, impression, une très sale impression, celle d’une ville qui cache des secrets vraiment moches.
Il ne se trompe pas, et il va avoir besoin, une fois de plus, de l’aide de ses amis Angel et Louis.


Encore un excellent Charlie Parker, avec de l’humour (noir certes mais de l’humour), des personnages qu’on adore, comme les affreux Louis et Angel ou les deux frères Fulci, et bien entendu Charlie, de l’action, une angoisse qui monte, un zeste de fantastique …

Ca c’est la base de tous les romans de Connolly.
Ajoutez des affreux par douzaines, quelques psychopathes déjà connus des lecteurs, mais également cette ville de Prosperous, atroce dans son apparente normalité qui cache une abomination.
Ce village personnage est une vrai réussite de Connolly, la face cachée des sourires faux de tous les prédicateurs et de toutes les dames patronnesses, vraiment flippant et très très réussi.

Et comme souvent chez Connolly, derrière l’action, l’humour et le suspense, le portrait d’une Amérique, ou plutôt ici de deux Amériques : celle des petites villes très religieuses et en apparence très propres, et celle des homeless, ceux qui, pour une raison ou une autre, vivent dans la rue.
Cette dernière étant représentée par deux ou trois personnages inoubliables.

En résumé, un très bon Charlie Parker.





>> La chronique de Laurent Greusard pour le webzine K-libre :

Citation:

Quand Lovecraft rencontre Chandler

Le Maine est un État déjà hanté par les esprits de Stephen King, et c'est aussi l'endroit où la mythologie des anciens Indiens et celles des premiers colons se mélangent plus ou moins harmonieusement.
Où le poids des traditions et de la religion y est d'ailleurs très important.
En tout cas, pour John Connolly, qui entend jouer avec les peurs, mélanger une intrigue policière au sens classique du terme et des éléments plus fantastiques ou horrifiques, le Maine avec ses forêts, ses communautés repliées sur elles-mêmes et leurs certitudes se doit d'être un endroit rêvé.

Le postulat de départ est simple : la survivance d'une vieille religion, pré-chrétienne, autour de l'Homme vert, une sorte d'entité campagnarde qui se nourrit de sacrifices humains et offre en échange la vitalité à la communauté.
Or, cette communauté a un souci car le nombre de candidats au sacrifice est de plus en plus réduit, et la dernière victime potentielle a été tuée bêtement en tentant de s'échapper.
Cette évasion, même avortée, même loupée, a laissé des traces dans la communauté qui doit se trouver rapidement une nouvelle proie.
Seul petit problème : la jeune femme morte a un père.
Même SDF, un père veut retrouvé sa fille disparue.
Ce père peut compter sur le détective privé Charlie Parker, alors il ne s'en prive pas.
Et puis patratas, le père se suicide laissant derrière lui des interrogations qui aideront Charlie Parker à remonter la piste de la communauté rurale de ce géant vert qui aime les sacrifices...

En parallèle, John Connolly nous offre une thèse et une intrigue qui servent de colonne vertébrale de la série.
D'un côté, la lutte entre différentes sectes religieuses, plus ou moins occultes, plus ou moins fortes, plus ou moins proches des forces démoniaques et paranormales, de l'autre le destin de Charlie Parker.
Ce dernier est un détective qui doit jouer un rôle dans la lutte incessante du Bien et du Mal, un rôle mal défini.
Pourtant, avec l'aide d'amis, il traque des tueurs en série, des frappadingues de la plus belle eau, des tueurs à gage.
Cela permet à l'auteur de dresser une série de portraits angoissants, de plongées dans les eaux troubles, au milieu de personnages, masqués, dont le physique horrible renvoie aux horreurs qui se déroulent sous leurs crânes, comme autant d'êtres maléfiques échappés des pages de Lovecraft, dans des clairs-obscurs qui peuvent rappeler les passages sombres d'une série comme Millenium ou comme un X-Files sans extra-terrestres.

Mélangeant ces trois fils narratifs - la lutte contre des tueurs, la recherche de la fille du SDF et la description de la petite communauté du Maine -, Sous l'emprise des ombres parvient à maintenir le suspense entre un récit axé sur une enquête précise et son insertion dans un texte plus ample qui dépasse ce simple volet.
Il prouve combien John Connolly sait construire une histoire, intriguer le lecteur et créer des page-turner pour faire un univers personnel, de facture et de style classique, empreint de noirceur, et d'un pessimisme foncier sur la nature humaine.


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Fév 15, 2016 11:23 am    Sujet du message: Répondre en citant




Sortie poche le 10 mars prochain chez Pocket :



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MessagePosté le: Lun Fév 15, 2016 11:29 am    Sujet du message: Répondre en citant

On retrouve Charlie parker dans Le Chant des dunes, le nouveau roman de John Connolly, qui vient de paraître dans la collection Sang d'encre des Presses de la Cité, traduit par Jacques Martinache.






Le livre :

Aux racines du mal.

Pour se remettre de l'attentat qui a failli lui coûter la vie, le détective privé Charlie Parker s'est retiré à Boreas, un coin isolé sur la côte, dans le Maine.
Diminué, meurtri, il tente de reprendre des forces et occupe ses journées à arpenter la plage.
Mais la découverte d'un noyé trouble sa convalescence.
Suicide ? Accident ? Ou crime ?
Alors que le mort porte sur l'avant-bras des chiffres tatoués évoquant un horrible passé et que la voisine juive de Parker reçoit elle-même des menaces, la question se pose.
Et est-ce une coïncidence si, quelques jours plus tard, une famille entière se fait massacrer non loin de là ?
L'heure de la retraite n'a pas encore sonné : Charlie Parker doit agir.



L'auteur :

John Connolly est né à Dublin en 1968.
En une quinzaine de romans, dont Les âmes perdues de Dutch Island et Sous l'emprise des ombres, ce journaliste à l' Irish Times a su imposer un univers noir, fantastique et poétique d'une grande originalité.



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