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Le Poids du monde - David Joy (Sonatine)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2018 5:09 pm    Sujet du message: Le Poids du monde - David Joy (Sonatine) Répondre en citant

Après un très beau succès critique avec son premier roman, Là où les lumières se perdent (en poche chez 10/18 ), l'Américain David Joy nous revient avec Le Poids du monde, paru chez Sonatine dans une traduction de Fabrice Pointeau.






Le livre :

« Un roman parfait, qui va rester dans toutes les mémoires. » Donald Ray Pollock

Après avoir quitté l'armée et l'horreur des champs de bataille du Moyen-Orient, Thad Broom revient dans son village natal des Appalaches.
N'ayant nulle part où aller, il s'installe dans sa vieille caravane près de la maison de sa mère, April, qui lutte elle aussi contre de vieux démons.
Là, il renoue avec son meilleur ami Aiden McCall.
Après la mort accidentelle de leur dealer, Thad et Aiden se retrouvent soudain avec une quantité de drogue et d'argent inespérée.
Cadeau de Dieu ou du diable ?

Après Là où les lumières se perdent, unanimement salué par la critique, David Joy nous livre un nouveau portrait saisissant et désenchanté de la région des Appalaches, d’un réalisme glaçant. Un pays bien loin du rêve américain, où il est devenu presque impossible d’échapper à son passé ou à son destin. Plus encore qu’un magnifique « rural noir », c’est une véritable tragédie moderne, signée par l’un des plus grands écrivains de sa génération.



>> Lire les premières pages



>> Le site de l'auteur : https://www.david-joy.com/

>> Sa page Facebook : https://www.facebook.com/DavidJoyAuthor




L'auteur :

David Joy est né à Charlotte, en Caroline du Nord, en 1983.
Après Là où les lumières se perdent (2016), Le Poids du monde est son deuxième roman.





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« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2018 5:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Avec Le Poids du monde, David Joy confirme.



A propos du premier roman de David Joy, j’avais titré « David Joy sur les traces de Daniel Woodrell », dommage, j’aurais eu mon titre tout trouvé pour le second : Le Poids du monde, je vais devoir en trouver un autre.


Comme dans le roman précédent, nous sommes dans les Appalaches.
Thad Broom et Aiden McCall sont amis, presque frères, depuis l’enfance.
Ils ne se sont quittés que quand Thad s’est engagé dans l’armée.
Une période en Afghanistan qui l’a changé à jamais.
De retour, marqué dans son corps et surtout dans son âme, il tente de survivre, de petit boulot en petit boulot, partageant avec Aiden un mobil home posé sur le terrain appartenant à sa mère April.

Un jour où ils sont allés acheter quelques cristaux de meth, leur dealer se fait stupidement sauter la tête.
Ils en profitent pour faire main basse sur l’argent et la drogue qu’ils trouvent.
Une façon, peut-être, de pouvoir échapper à la spirale des petits boulots et des petits larcins.
A moins que ce ne soit le déclencheur d’une plus grande catastrophe.


Oui encore du rural noir, oui le rural noir est à la mode, les romans de ploucs perdus dans les Appalaches violents et bas de front ont la côte.
Mais, premièrement ce n’est pas parce qu’une thématique est à la mode qu’on n'y trouve pas de pépites, et surtout, deuxièmement, David Joy a une voix à part, beaucoup plus proche, toujours plus proche de Daniel Woodrell ou Larry Brown (je répète ici ce que je disais pour le premier) que des histoires de clans à moitié dégénérés capables des pires violences.


Ce qui caractérise ce nouveau roman c’est l’empathie de l’auteur, la tendresse avec laquelle il nous fait vivre la vie de trois paumés, écrasés par la vie, le manque de chance, le poids du lieu et du passé.
Et pourtant, pas d’enfants de cœur ici ; April, Aiden et Thad sont capables de cruauté, de violence et d’injustice.
Ils ont tous trois l’impression de ne pouvoir quitter ni le lieu ni le milieu social qui les condamnent à tout juste survivre.
Ecrasés, il peuvent être injustes, racistes, violents, et pourtant David Joy nous les fait aimer.
On comprend d’où ils viennent, on découvre peu à peu ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont.


Alors n’attendez pas de grandes scènes de bravoure, pas de poursuite haletante dans les montagnes, pas de psychopathe effrayant.
Juste un moment de bascule dans la vie de trois largués qui, chacun à sa façon, trouvera une porte de sortie.


Plus riche, plus dense, terriblement émouvant, ce second roman confirme tout le bien que l’on pouvait penser de l’auteur lors de la publication de son premier, il en tient les promesses, et le place d’ores et déjà parmi les auteurs à suivre absolument.



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charlice
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MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2018 5:52 pm    Sujet du message: Répondre en citant

ayant lu le premier, je vais suivre.
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Promis, ce soir je ne lis pas et me couche plus tôt.
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Emil'
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Miserere

MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2018 6:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens tout juste d'aller le chercher chez mon libraire, je suis impatiente de le lire mais La légende de Santiago m'attend également, trop dure la vie de lecteur Laughing
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La seule chose que l'on puisse décider est quoi faire du temps qui nous est imparti - JRR Tolkien
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Nov 22, 2018 6:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Emil' a écrit:
Je viens tout juste d'aller le chercher chez mon libraire, je suis impatiente de le lire mais La légende de Santiago m'attend également, trop dure la vie de lecteur Laughing



Moi pareil, j'ai plusieurs nouveautés toutes alléchantes qui me tendent les bras, et j'arrive pas encore à choisir quel bouquin entamer ce soir !... Laughing
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Nov 28, 2018 4:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Le Poids du monde, de David Joy



Il y a deux ans de cela, en découvrant Là où les lumières se perdent, on se disait que David Joy était un jeune écrivain très prometteur.
Il le confirme avec ce second roman.


Thad et Aiden, amis d’enfance, vivent sur la propriété d’April, la mère de Thad, au flanc d’une colline dans le comté de Jackson, en Caroline du Nord.
« Il y avait deux types de vie, et Aiden et lui étaient nés dans celui où les tests d’aptitude au service militaire avaient plus de sens que les tests d’admission à l’université ».


Thad est parti combattre en Afghanistan et en est revenu poursuivi par de sales souvenirs.
Aiden n’a pas eu besoin de partir pour cela.
Il a assisté au meurtre de sa mère par son père et au suicide de ce dernier alors qu’il était encore à l’école primaire.
Les deux garçons se sont toujours serrés les coudes et Thad a tout fait, jusqu’à convaincre sa mère, pour qu’Aiden, après la mort de ses parents, puisse rester dans la petite communauté de cette partie du comté que l’on appelle Little Canada.


Ancrés sur cette terre qui n’a pourtant rien à leur offrir, les deux jeunes hommes vivent d’expédients et font passer le temps en fumant de la méthamphétamine.
C’est la mort accidentelle de leur dealer, qui laisse derrière lui un petit stock de drogue et quelques milliers de dollars, qui va précipiter les choses : faire entrapercevoir à Aiden une issue, la possibilité de se refaire ailleurs, pousser Thad à s’engager plus avant sur la mauvaise pente, faute de pouvoir même envisager la possibilité d’une autre vie que la sienne.
Entre les deux, April, après s’être oubliée des années durant, est bien décidée à s’extraire enfin de l’existence morne dans laquelle elle ne supporte plus d’être enfermée.


Les amateurs d’action, de grandes scènes de poursuite ou de fusillades passeront.
Le propos de David Joy n’est pas de proposer une intrigue de polar débridée mais bien de coller au plus près des états d’âmes de ses personnages et de les suivre dans ce qui pourrait bien être des impasses.
Écrasés par le poids du monde qui donne son titre au roman et qui, de la lourdeur d’un ciel d’été chargé de nuages noirs à la manière dont, plus on avance, plus les bâtiments semble prêts à s’effondrer en même temps que les personnages ou sur eux, devient de plus en plus prégnant, Thad, Aiden et April tentent de lever la tête, de se redresser.
Mais ce que l’on charrie est parfois bien trop lourd.


Si David Joy choisit de montrer l’Amérique des perdants, des petits blancs écrasés par un système qui leur est finalement aussi étranger que ces pays où on les envoie se battre, retournant leur haine ou à tout le moins leur dépit vers plus pauvres qu’eux, il n’en fait pas pour autant de simples victimes.
C’est là tout l’intérêt de ce roman.
Il y a certes un indéniable déterminisme social, mais il y a aussi des choix personnels qui peuvent tenir autant à la peur de l’inconnu qui empêche de tenter de fuir qu’à la fuite en avant ou, au contraire, aussi douloureux que cela puisse être, à la décision de couper définitivement et brutalement avec ce monde.
Sans pathos inutile, sans démonstrations lénifiantes, Joy parle des gens, tout simplement, comme ils sont et non pas comme ils rêveraient d’être ou comme on voudrait qu’ils soient.
Ce faisant, tout au long de ce roman noir et émouvant, il offre de beaux moments de grâce littéraire.



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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Ven Déc 28, 2018 6:46 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Cédric Ségapelli dans Mon Roman ? Noir et bien serré :

Citation:

DAVID JOY : LE POIDS DU MONDE.

MADE IN USA.




Encore une histoire de bouseux, de « redneck » évoluants au sein de cette Amérique de la marge dont on entend de plus en plus parler.
En dépit d’une floraison d’ouvrages traitant le sujet, on aurait tort d’éprouver une certaine lassitude qui nous pousserait à passer à côté de quelques textes superbes reflétant le talent d’auteurs qui sont parvenus à capter toute la douleur et toute la violence d’une classe sociale défavorisée que l’on a dissimulée derrière le lourd rideau du rêve américain.
Pourtant le phénomène ne date pas d’hier et l’on pense bien évidemment à quelques romanciers emblématiques comme Jack London, John Steinbeck, Horace Mc Coy ou Earl Thompson pour n’en citer que quelques uns qui se sont employés à dépeindre cette Amérique profonde peu reluisante.
C’est avec Daniel Woodrell qu’est apparu l‘expression country noir pour désigner un genre prenant pour cadre quelques villes méconnues ou quelques régions reculées, comme Denver, Cincinnati, la région des Appalaches ou des monts Orzacks, sur fond de violences et de détresses sociales en partie dues au trafic et à la consommation de crystal meth, quand ce n’est pas tout simplement l’alcool qui ravage ces populations précarisées.
De ce courant ont émergé quelques grands auteurs à l’instar de Ron Rash, Donald Ray Pollock et Benjamin Whitmer qui décrivent sans fard cette fureur, cette marginalité et cette souffrance imprégnant l’ensemble de leurs récits.
Une liste loin d’être exhaustive puisque l’on peut y intégrer David Joy qui nous livre avec son second roman, Le Poids Du Monde, un sublime récit emprunt d’une noirceur terrible, se déroulant dans l’univers déliquescent de paumés toxicomanes évoluant sur les contreforts des Appalaches, du côté de Jackson County, terre d’élection de l’auteur.

[...]

Pour les lecteurs en quête de fusillades enragées et de délinquants déjantés possédant un certain charisme dans la nature de leurs actions sadiques, Le Poids Du Monde ne répondra pas à leurs attentes puisque l'auteur s'est focalisé sur l'ordinaire d'individus que la vie n'a pas épargné en les dotant d’un passif pesant trop lourd sur leurs épaules.
Le souvenir du drame familial pour Aiden, la réminiscence des combats pour Thad et la résurgence du viol dont a été victime April dans sa jeunesse, on perçoit à chaque instant, cette charge écrasante fixant ainsi la destinée précaire de ces personnages qui sont privés de l'essentiel et qui trouvent quelques échappatoires dans la consommation de méthamphétamine.
Avec une tension latente qui émane principalement de Thad, tout en colère contenue, le destin bascule subitement avec la mort accidentelle de ce dealer permettant à l'auteur de donner son point de vue quant à la détention et au maniement irresponsable d'armes à feu.
On devine déjà que la découverte providentielle d'argent et d'un stock de drogue ne résoudra pas les problèmes de Thad et d'Aiden, bien au contraire.
Un enchaînement de circonstances sordides, de règlement de comptes tragiques contribuera à mettre en exergue toute la rage et toute la douleur de ces trois marginaux en quête d'une vie meilleure sans pouvoir s'accorder sur les moyens d'y parvenir.


Avec un texte à la fois sobre et puissant, David Joy parvient à mettre en scène la chronique d'une vie ordinaire qui tourne à la débâcle, en mettant en évidence les failles d'un système qui n'apporte aucun secours à ces petites gens qui n'ont pas d'autre choix que de s'entraider, même si parfois ce soutien tourne court en laissant des stigmates qu'ils ne parviennent plus à effacer.
De victimes, certains d'entre eux deviennent bourreaux pour infliger la somme de douleur qu'ils ne peuvent plus supporter et qui découle pourtant le plus souvent des choix qu’ils font que du courant d'un destin incertain qu'ils ne sauraient maîtriser.
Vengeance, fuite en avant et désespoir, l'auteur parvient à insuffler, sans excès, une tension permanente, entrecoupée de quelques éclats de violence émaillant ce terrible récit, tout en nous offrant par moment, de beaux instants lumineux qui éclairent la noirceur d'un roman dressant le portrait acéré d'une Amérique perdue, sans rêve et sans espoir.



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