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Série Liam Mulligan - Bruce DeSilva (Actes Sud)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Oct 10, 2013 6:05 am    Sujet du message: Série Liam Mulligan - Bruce DeSilva (Actes Sud) Répondre en citant

Journaliste d'investigation durant une quarantaine d'années avant de se consacrer à l'écriture de romans noirs, l'Américain Bruce DeSilva signe avec Pyromanie son premier roman, et inaugure une série consacrée au journaliste Liam Mulligan.
Pubié en 2010 aux USA où il a enthousiasmé la critique, salué par des auteurs comme James Lee Burke, Michael Connelly ou Dennis Lehane, finaliste des Shamus, Barry et Anthony Awards, Pyromanie a été récompensé par les prestigieux Edgar Award et Macavity Award du Meilleur Premier Roman.






Le livre :

Liam Mulligan est un journaliste de la vieille école.
À Providence, Rhode Island, il connaît tout le monde : les prêtres et les prostituées, les flics et les voyous, les politiques et les mafieux (souvent les mêmes).
Quand les maisons du quartier populaire où il a grandi se mettent à brûler les unes après les autres, il laisse tomber les sujets sur lesquels il bossait pour la feuille de chou locale et commence sa propre enquête.
Question d’éthique professionnelle.
En plus de ça, la police semble un peu trop pressée de classer l’affaire pour être honnête…
Et puis Mulligan ne se résigne pas à voir le terrain de jeu de son enfance partir en fumée.
À une époque où “investigation” est devenu un gros mot, sa hiérarchie le colle au tri des dépêches d’agences.
Menacé, tabassé, il se retrouve bientôt en haut de la liste des suspects. Pour couronner le tout, la mafia pose un contrat sur sa tête…

Portrait au vitriol d’une petite ville et d’un non moins petit État, réputés pour l’impéritie et la corruption de leurs dirigeants, Pyromanie s’inscrit dans la grande tradition du noir. Les jurés des prix qui l’ont couronné ne s’y sont pas trompés.



« Bruce DeSilva sait de quoi il parle. Avec une bonne dose de cynisme et son regard décalé, il a écrit un polar journalistique qui rivalise avec les meilleurs du genre. [...] Un régal. »
MICHAEL CONNELLY


« Un superbe thriller, tendu, et des débuts remarquablement assurés par Bruce DeSilva, un auteur à suivre. »
DENNIS LEHANE





>> Lire un extrait



>> Le site de l'auteur : http://www.brucedesilva.com/

>> L'auteur sur Facebook : https://www.facebook.com/novelist.brucedesilva/





L'auteur :

Bruce DeSilva a travaillé comme journaliste d’investigation pendant plus de quarante ans avant de se consacrer entièrement aux romans policiers.
Pyromanie (Actes noirs, 2013) a remporté l’Edgar Award et le Macavity Award.
Il a aussi été finaliste des Shamus, Barry et Anthony Awards.



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MessagePosté le: Jeu Oct 10, 2013 8:30 am    Sujet du message: Répondre en citant


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MessagePosté le: Mar Juin 02, 2015 8:15 am    Sujet du message: Répondre en citant




Après l'avoir acheté à sa sortie, attiré autant par le résumé que par les nombreux commentaires (et récompenses littéraires !) élogieux, je le commence enfin aujourd'hui !

Il sort en poche chez Babel Noir demain :



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MessagePosté le: Jeu Juin 11, 2015 4:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je me régale à lire ce polar.
On dirait que l'auteur a écrit des polars toute sa vie tellement il arrive à faire claquer ses dialogues, à nous faire vivre dans cette petite ville de Providence basée depuis sa fondation sur la corruption, le vol, les trafics et le crime.
Ses personnages, et en particulier son journaliste d'investigation Liam Mulligan qui a grandi dans cette ville et bosse pour le seul journal de celle-ci, nous paraissent familiers et crèvent le papier par leur présence.
L'humour noir et cynique de DeSilva font mouche, et on se retrouve avec un pur roman hard-boiled, captivant et terriblement moderne à la fois.

Heureusement q'une nouveauté est sortie, je pourrais me ruer sur la nouvelle enquête de Mulligan une fois celle-ci terminée !
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MessagePosté le: Ven Juin 12, 2015 1:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'ai terminé, avec un petit pincement au coeur. Vraiment un excellent roman, je languis de retrouver Liam Mulligan !
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MessagePosté le: Ven Nov 16, 2018 12:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

norbert a écrit:



Après l'avoir acheté à sa sortie, attiré autant par le résumé que par les nombreux commentaires (et récompenses littéraires !) élogieux, je le commence enfin aujourd'hui !

Il sort en poche chez Babel Noir demain :






En même temps que la sortie poche chez Babel Noir du multi-récompensé et très bon Pyromanie , Bruce DeSilva est de retour avec Jusqu'à l'os, nouvelle enquête du journaliste Liam Mulligan, qui vient de paraître chez Actes Sud dans une traduction de Laure Manceau.






Le livre :

En marge d’une soirée mondaine à Newport, on retrouve un macchabée en smoking en bas d’une falaise.
Il s’agirait de Sal Maniella, un ponte du porno à la tête d’un véritable empire : clubs de striptease, sites Internet et studios de tournage.

Au même moment, Mulligan doit couvrir pour le Dispatch, le canard régional où il émarge, une affaire de membres humains retrouvés dans la nourriture des cochons sur l’exploitation de Cosmo Scalici, un éleveur qui s’approvisionne en déchets comestibles dans tout l’État de Rhode Island – des membres d’enfants qui plus est.

Industrie du sexe d’un côté, business du traitement des déchets de l’autre : au jeu des associations d’idées, Mulligan a vite fait de soupçonner la mafia.
Reste à savoir qui, du corrompu ou du corrupteur, est le plus coupable.

Comme le dit JAMES LEE BURKE à propos du dernier roman de la série des Liam Mulligan paru aux États-Unis :
« Bruce DeSilva écrit dans la tradition de Hammett et d’Higgins, en vieux briscard qui a enquêté sur la police pendant des années. Il connaît les flics, la corruption sur la côte est, les mafieux, les affranchis, les flambeurs, les balances et toutes les créatures de la nuit. [...] Son héros feint le rôle du cynique, mais à sa façon il incarne les vertus que nous admirons à peu près tous. Si vous voulez un roman noir qui vous montre comment marche une ville, ne cherchez plus. »





>> Lire un extrait [PDF]




>> Le site de l'auteur : www.brucedesilva.com

>> L'auteur sur Facebook : https://www.facebook.com/bruce.desilva




L'auteur :


Bruce DeSilva a été journaliste d'investigation pendant plus de quarante ans avant de se consacrer à l'écriture de romans policiers.
Pyromanie, le premier roman mettant en scène le personnage de Liam Mulligan, a été récompensé par les prestigieux Edgar et Macavity Awards.
Il a aussi été finaliste des Shamus, Barry et Anthony Awards.
Jusqu'à l'os est son deuxième roman publié en France.



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MessagePosté le: Ven Nov 16, 2018 1:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Comme je l'ai déjà dit dans la Playlist, j'avais déjà beaucoup aimé Pyromanie, et après plusieurs mois pendant lesquels j'avais laissé la lecture de côté pour regarder des films et séries en streaming, c'est Jusqu'à l'os, entamé il y a quelques jours, qui m'a redonné le goût de lire.

Contrairement à tant d'autres auteurs, on sent que Bruce DeSilva ne sort pas d'une école de creative writing, et c'est justement son expérience de 40 ans comme journaliste d'investigation qui fait toute la différence. Portées par une écriture limpide, fluide et énergique, ses intrigues, pourtant à la base assez classiques et pas franchement révolutionnaires, sont fortes et addictives, solides et captivantes.
Et le gros point fort de DeSilva, c'est que ses romans transpirent l'authenticité.
Que ce soit au niveau des personnages particulièrement crédibles et formidablement bien campés - et en premier lieu l'ultra-attachant Liam Mulligan, l'un des rares journalistes rescapés des différents plans de licenciement du seul canard local, le Dispatch, qui subit la crise de la presse écrite de plein fouet et auquel les parieurs de la ville ne donnent pas plus de 3 ans avant sa disparition totale -, qu'au niveau de l'ambiance, ultra-réaliste, de cette petite ville de Providence.
Du coup, le lecteur vit et ressent chaque scène, que ce soit au Hopes, le petit bar où Mulligan vient régulièrement boire des Killian's même si ça doit réveiller son ulcère, ses rencontres ou face-à-faces souvent tendus avec les flics ou les pontes de la ville, les visites qu'il rend à Woosh, son bookmaker qui tient officiellement une épicerie mais qui a installé son bureau à l'étage, ou les quelques séquences où Mulligan retourne à la grande salle de rédaction désormais presque vide de son journal, vrillé par la nostalgie en se souvenant du temps pas si lointain où l'ambiance était électrique, les claviers cliquetaient de toutes parts, les brusques coups de pression quand une grosse info tombait juste avant le bouclage ou encore le grondement en provenance des énormes machines à imprimer qui tournaient à plein régime au sous-sol.

C'est là tout l'art de grand conteur de Bruce DeSilva, qui parvient en quelques phrases seulement à plonger son lecteur la tête la première dans des scènes et atmosphères hautes en couleurs aux côtés de Mulligan, y compris dans les moments de suspense les plus intenses.
Rajoutez à cela des dialogues qui claquent et sonnent toujours justes, et vous vous surprendrez à redécouvrir toutes les différentes saveurs et facettes d'un cocktail pourtant déjà connu, mais cette fois-ci dosé au millimètre près et préparé avec toute l'inventivité et le savoir-faire d'un nouveau maître du genre.
Un régal, à consommer sans modération !



PS : Du coup, je viens de me prendre le nouveau roman de Bruce DeSilva qui vient de paraître chez Actes Sud, Dura Lex, toujours traduit par Laure Manceau.
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Dernière édition par norbert le Sam Nov 17, 2018 5:43 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam Nov 17, 2018 2:02 am    Sujet du message: Répondre en citant

Après Pyromanie (en poche chez Babel Noir) et Jusqu'à l'os, Bruce DeSilva signe avec Dura Lex une nouvelle enquête du journaliste Liam Mulligan, cette fois-ci inspirée d'une histoire vraie, qui vient de paraître dans la collection Actes Noirs d'Actes Sud, toujours traduit par Laure Manceau.






Le livre :

À la fin des années 1980, Kwame Diggs, le plus jeune tueur en série de l’histoire, a sauvagement assassiné deux femmes et trois petites filles avec des couteaux de cuisine avant même d’être en âge de conduire.
Lors de son arres­tation, il y a dix-huit ans, le Code pénal de Rhode Island prévoyait que tout délinquant juvénile, quel que soit son crime, soit libéré à vingt et un ans.
Il devrait donc être sorti de prison depuis des années mais il est toujours derrière les barreaux, à cause de condamnations supplémentaires pour possession de drogue et agression de deux gardiens.

Le fait que ces accusations soient montées de toutes pièces est un secret de Polichinelle, mais ça ne gêne personne, et surtout pas Mulligan, qui avait enquêté pour le Dispatch à l’époque des faits et qui redoute d’autres meurtres si le tueur est re­mis en liberté.
La direction du journal, en revanche, n’est pas du même avis : si l’administration n’est pas inquiétée pour ce coup monté contre un tueur, elle pourra se per­mettre le même type d’agissements avec n’importe qui.

Peut-on prendre des libertés avec la loi au nom de la sé­curité ?
C’est autour de ce dilemme éthique que le journal, et l’opinion, se déchirent.
Mulligan, de son côté, reprend ses investigations et se lance dans une course contre la montre pour maintenir le criminel en détention.
Parce que si le meurtrier est relâché, partisans du droit et défenseurs de l’éthique risquent de se retrouver dans le même camp : celui des proies.



« La rythmique de l'écriture est finement orchestrée et nous pousse toujours plus à avaler les pages de ce thriller à la fois haletant et qui nous questionne avec intelligence. Remarquable ! »
David Nowak - Les Chroniques de l’imaginaire

« Dura Lex, de Bruce DeSilva, pose des questions dérangeantes sur la justice, la presse et ses dérives. »
François Barrère - Midi Libre

« Avec Dura Lex et les précédents titres de Bruce DeSilva, on est vraiment dans la meilleure tradition du roman noir, avec une enquête vivante et crédible. Voilà un auteur à lire sans hésiter. »
Claude Le Nocher - Action-Suspense

« Un roman passionnant. »
Serge Cabrol - Encres vagabondes




>> Lire les premières pages




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MessagePosté le: Mer Nov 28, 2018 5:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Léa sur Lea Touch Book :

Citation:

Dura Lex - Bruce DeSilva

[...]


Je découvre enfin la plume de Bruce DeSilva et après la lecture de Dura Lex, une chose est sûre, je vais lire ses autres romans !

Dura Lex est un polar extrêmement intelligent, très bien ficelé, addictif et qui mérite vraiment d'être mis en avant !



Tout commence dans le sang et la violence, tout commence dans le meurtre.
La première partie du livre nous plonge immédiatement dans une atmosphère sombre, angoissante et très prenante.
Les pages défilent et le lecteur ne peut que saluer le style addictif de Bruce DeSilva, traduit par Laure Manceau (une très grande traductrice ! Elle a notamment traduit Bull Mountain, mon "Actes Noirs" préféré).


Mais la première partie se termine et voilà que l'intrigue principale commence.
Dura Lex n'est pas un thriller sur un tueur en série mais un thriller qui traite de la morale, de l'éthique.
De la difficulté à différencier le bien et le mal, de savoir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas.
Ce roman est ainsi passionnant car il permet au lecteur de se questionner, de remettre en question ses certitudes au profit d'un raisonnement moins manichéen.


J'ai lu ce livre d'une seule traite, du fait d'un style très fluide, de chapitres courts et efficaces.
Dura Lex est à la fois un véritable page turner et un thriller incontournable et très intéressant.


Enfin, même si ce roman est le troisième livre avec le personnage de Liam Mulligan, je n'ai pas été dérangée, ce roman peut ainsi parfaitement se lire sans avoir lu les deux précédents (je lirai très prochainement les deux premiers pour voir si j'ai raté des clins d'œil ou des informations essentielles).


En définitive, Dura Lex est un des meilleurs polars de cette année !







>> Lire l'intégralité de la chronique ici



(Les mises en gras sont de l'auteur du blog)
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MessagePosté le: Jeu Déc 13, 2018 7:45 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Claude Le Nocher sur Action-Suspense :

Citation:

Bruce DeSilva : Dura Lex (Actes Noirs, 2018)

[...]



« Assise au bord de sa chaise de bureau, Gloria se pencha vers la photo sur l’écran de son iMac 27 pouces et plissa son œil.
Le cliché montrait Kwame Diggs entrant dans le palais de justice de Providence, mains menottées dans le dos et jambes entravées par une courte chaîne métallique. Deux policiers d’État l’empoignaient par ses biceps bombés. Ils étaient du genre costaud, mais à côté de Diggs, ils ressemblaient à des nains. Avec son mètre quatre-vingt-dix-huit et ses cent cinquante kilos, il aurait pu jouer comme défenseur central dans l’équipe préférée de Gloria, les New England Patriots. Juste derrière lui se tenaient deux autres agents de la police d’État, armés d’un fusil d’assaut.
Gloria zooma sur le visage aussi expressif qu’un parpaing, ce regard vide. Elle se rappelait très précisément ce qu’elle avait ressenti en prenant cette photo l’année précédente. »



Dans Pyromanie et Jusqu’à l’os, les lecteurs ont fait la connaissance de Liam Mulligan, pro du journalisme d’investigation, confronté à des affaires énigmatiques.
Ce troisième opus permet de revenir sur le début de carrière du héros, qui n’envisageait nullement de s’occuper de cas criminels.
L’auteur n’oublie pas quelques sourires, évoquant le bruyant perroquet ara de Mulligan, mais c’est bien autour de la personnalité du coupable que se joue cette intrigue très réussie, d’une superbe fluidité narrative.


Il est vrai qu’aux États-Unis, un grand nombre de Noirs sont soit accusés à tort, soit victimes de trop lourdes condamnations.
Ce n’est pas vrai pour le jeune Diggs qui prit un réel plaisir à commettre ses crimes, du fantasme au passage à l’acte.
Même les films pornographique (ah, Ginger Lynn !) ne suffisaient pas à l’exciter.
Épier ses victimes, tuer sans se soucier de laisser des traces exploitables pour les enquêteurs, croire à une part d’impunité puisqu’il était mineur, tout ça indique son profond mépris des autres.
Que faire de lui, alors qu’il recommencera forcément ?
Tel est le principal thème de ce roman.


Bruce DeSilva décrit également un aspect sociétal, la fin des grands journaux américains entamée avec l’arrivée d’Internet, ainsi que les réactions de la population face à la libération annoncée d’un vieux criminel qui n’est pus dangereux.
Mulligan est là dans un rôle de témoin de l’évolution de la société.
Ce qui enrichit l’histoire racontée.
Homme mûr, journaliste chevronné deux décennies après ses débuts, il conserve les rites qui ont construit ce qu’il est (il fréquente le même bar depuis tout ce temps, par exemple).
Un personnage réglo face auquel on se sent en confiance, nous autres lecteurs.


Avec Dura Lex et les précédents titres de Bruce DeSilva, on est vraiment dans la meilleure tradition du roman noir, avec une enquête vivante et crédible (s’inspirant tant soit peu d’une véritable affaire).
Voilà un auteur à lire sans hésiter.



>> Lire l'intégralité de la chronique ici







>> La chronique de Natiora sur Les Chroniques de l'imaginaire :

Citation:

Dura Lex - Bruce DeSilva



Une localité de Rhode Island a connu dans les années 80 deux crimes particulièrement atroces.
Deux femmes et trois petites filles ont été sauvagement assassinées à deux ans d'intervalle, à coups de couteaux.
La police a fini par mettre la main sur le criminel grâce à Mulligan, un jeune journaliste qui a su poser les bonnes questions aux bonnes personnes.
Etonnamment, c'est un tout jeune garçon qui a commis ces crimes atroces.
Il est désormais derrière les barreaux et purge sa peine, une peine plus longue que prévue puisque la loi de Rhode Island prévoit de relâcher les délinquants juvéniles à l'âge de vingt-et-un ans, quel que soit leur crime.


Mais personne ne veut voir Kwame Diggs sortir de prison, sauf sa mère qui a toujours cru en son innocence.
On l'accuse donc de délits imaginaires pour le punir et prolonger sa peine.
Cette injustice parvient aux oreilles de Mason, journaliste au Dispatch, fils du patron, qui veut faire éclater l'affaire.
Contre l'avis de son collègue, Mulligan, pour des raisons évidentes.

Entre les deux, la course est engagée.
Entre celui qui veut tout faire pour que Diggs reste en prison et celui qui ne cherche qu'à dire la vérité.


Ce roman qui commence brillamment comme un thriller, avec l'apparition des crimes et l'enquête, prend une tournure tout à fait passionnante.
Car au-delà de l'affaire criminelle, il y a toutes les questions morales qui émergent et se confrontent.
Un adolescent peut-il être jugé comme un adulte ?
Peut-on faire justice soi-même quand on estime que le système judiciaire est défaillant ?
La vérité est-elle toujours une bonne chose ?


Mulligan et Mason, chacun dans leur camp, s'investissent dans ce qu'ils estiment juste tout en se remettant en question et en approfondissant à la fois les crimes des années 80 et l'affaire des fausses accusations, mettant en lumière des zones d'ombre dissimulées ou insoupçonnées.
La rythmique de l'écriture est finement orchestrée et nous pousse toujours plus à avaler les pages de ce thriller à la fois haletant et qui nous questionne avec intelligence.


Remarquable !



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MessagePosté le: Sam Déc 22, 2018 5:03 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Pascale Frey sur Onlalu :

Citation:

Coupable, forcément coupable



La loi est la même pour tous, que l’on soit un honnête citoyen ou un criminel diabolique.
Lorsque Kwame Diggs est arrêté à la fin des années 80, sa culpabilité ne fait aucun doute.
Ce jeune tueur en série, l’un des plus précoce de l’Histoire, a bien sauvagement assassiné deux femmes et trois petites filles, sans même avoir essayé de nettoyer ses empreintes, laissant de l’ADN partout.
Aucun remords et un seul regret, celui d’avoir été capturé.
Mais comme il était mineur lorsqu’il fut arrêté, et comme le veut le code pénal de Rhode Island, quelles soient les atrocités qu’il a commises, il devrait sortir de prison à sa majorité.
Pourtant, il croupit toujours en cellule, sa peine ayant été prolongée pour avoir possédé de la drogue et agressé des gardiens.
Il semblerait pourtant que ces larcins aient été montés de toute pièce afin de contourner la loi et l’empêcher de sortir.


Lorqu’un jeune stagiaire décide de mener l’enquête, son journal se retrouve pris entre deux choix : respecter le droit et la liberté de la presse et raconter ce que l’on sait au risque de faire libérer ce dangereux individu ; laisser tomber et cacher ce que l’on a découvert.
La seule voie pour satisfaire ces deux options, pour le laisser derrière les barreaux tout en obéissant à la loi, est de prouver qu’il a commis d’autres crimes, non prescrits.
Il serait dès lors jugé aujourd’hui, en tant qu’adulte même s’il avait moins de 21 ans au moment des faits, et passerait le reste de ses jours en prison.


Très violent, Dura Lex est aussi très palpitant.
Le suspense ne réside pas dans la réponse à la question « quel est le coupable », mais « qu’a-t-il commis lorsqu’il était en liberté ».
Bruce Desilva s’est inspiré deux affaires criminelles authentiques pour écrire ce roman, et il a probablement puisé dans propre expérience puisqu’il fut journaliste d’investigation, comme son héros, Liam Mulligan, devenu un personnage récurrent de ses livres.








>> La chronique de Mathilde Ciulla dans Untitled Magazine :

Citation:

« Dura Lex », un livre de Bruce DeSilva


Entre journalisme, police et justice, le roman policier de Bruce DeSilva brosse un portrait de la difficulté parfois à faire rimer sécurité et éthique quand il s’agit de criminalité.
Une intrigue bien menée et bien écrite qui garde tout son suspense jusqu’à la dernière page.




Kwame Diggs a treize ans quand il poignarde à mort deux femmes et trois petites filles dans les années 1980.
Il devient alors le plus jeune tueur en série de l’histoire des Etats-Unis.
Une loi de l’Etat de Rhode Island dans lequel il est arrêté et incarcéré prévoit la libération des mineurs lorsqu’ils atteignent vingt-et-un ans, quels qu’aient été leurs crimes.
Mais Kwame Diggs, lui, est toujours derrière les barreaux dix-huit ans plus tard, ce qui interroge la rédaction du Dispatch, le journal local, sur la légalité et la véracité des charges qui pèsent contre lui : il a été condamné à des années de prison supplémentaires pour possession de drogue et agressions sur des gardiens alors qu’il était en prison.


A la fin des années 1980, Mulligan, journaliste à la rubrique sport du Dispatch, se retrouve à couvrir les cinq meurtres qui émeuvent la ville de Providence.
Et son rôle est même capital dans l’arrestation du meurtrier quelques années plus tard.
Dura Lex est bien un polar quelque peu différent de ceux qu’on a l’habitude de lire : au bout d’un tiers du livre, le meurtrier, Kwame Diggs, est arrêté et condamné.
Mais c’est là que commence la partie la plus intéressante du livre de Bruce DeSilva, celle où plusieurs journalistes luttent les uns contre les autres pour rétablir la vérité sur le maintien en prison de Kwame Diggs, mais aussi pour éviter qu’on offre une opportunité à ce tueur en série de récidiver.



Les journalistes, des enquêteurs comme les autres


Le récit qui s’étale sur deux périodes – celles des meurtres et de l’arrestation de Diggs, et ensuite celle de sa potentielle libération – permet de se rendre compte du dilemme éthique présenté aux journalistes : le lecteur a été témoin de l’horreur des meurtres de Diggs, et est convaincu de la nécessité de le garder sous les verrous.
Conviction renforcée par l’irruption de pages issues des réflexions de Kwame Diggs, en italique, et qui permettent au lecteur une plongée dans la psychologie du meurtrier, son absence totale de regret et son besoin physique de recommencer.
Débute alors pour les journalistes, ainsi que pour les lecteurs, un parcours du combattant.
Mulligan, ayant obtenu entre-temps un prix Pulitzer pour l’une de ses enquêtes, luttera contre la jeunesse et la soif de justice de Mason, fils du propriétaire du journal, décidé à prouver que Kwame Diggs est victime d’un coup monté de la part de l’administration pénitentiaire.


Dura Lex devient donc le récit d’une lutte entre les pouvoirs en place et la morale de journalistes qui se battent pour continuer à être un contre-pouvoir.
Les obstacles rencontrés, qu’ils soient administratifs ou humains, la question de l’image des plus hautes instances judiciaires qui sont élues démocratiquement aux Etats-Unis – ce qui peut parfois laisser planer le doute quant à leur indépendance – ne font que renforcer le besoin de médias qui soient impartiaux et qui se battent pour que la vérité prime.
Le rôle de Mason, de Mulligan et de tous leurs collègues du Dispatch est prépondérant, ainsi que celui d’Iggy Rock, présentateur d’une émission radio très écoutée localement avec une grande influence sur l’opinion publique.


Le roman policier de Bruce DeSilva est décidément très réussi : entre l’ambiance lugubre d’un tueur en série ne s’en prenant qu’aux jeunes filles blondes et les questionnements sur la vérité et la justice, Dura Lex assure des frissons à ses lecteurs et un suspense qui dure jusqu’à la fin…



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« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
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