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Handsome Harry - James Carlos Blake (Gallmeister)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Sam Jan 05, 2019 9:44 am    Sujet du message: Handsome Harry - James Carlos Blake (Gallmeister) Répondre en citant

Le retour très attendu de James Carlos Blake avec Handsome Harry : Confessions d'un gangster, son nouveau roman paru chez Gallmeister et traduit par Emmanuel Pailler.
Postface de François Guérif.






Le livre :

« Dans la bande de John Dillinger, il y a Red, Charley, Russell et moi, “Handsome Harry” Pierpont. S’il y avait eu un chef, ça aurait été moi, même John le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui. Il est le plus cool d’entre nous, je vous le garantis, sur un boulot comme sous les balles. Nous prenons l’argent là où il se trouve : dans les banques. Sans nous vanter, en matière de casse, nous sommes les meilleurs. Un chauffeur, trois ou quatre gars motivés, une voiture de remplacement, et le tour est joué.
Les journaux disent que nous sommes dangereux, l’Ennemi public n°1 : n’exagérons rien. On ne veut de mal à personne, on aime juste les belles voitures les jolies filles et les fêtes entre copains. On sait bien que ça ne va pas durer, que les fics nous attraperont un jour ou l’autre. En attendant, on profite de la vie. »

Une histoire inspirée de faits réels, la bande de John Dillinger a vraiment existé. Une cavale à la Bonnie and Clyde, morceau du mythe américain, au carrefour du western, du roman noir et du roman historique.



« Un roman palpitant, plein de bandits violents mais honorables. » USA TODAY

« Le roman le plus entraînant et le plus brillant de Blake à ce jour. Fougueuses, obstinées, drôles et résilientes, ses femmes en sont l’un des délices... Ce livre est aussi une magnifique histoire d’amour. » ENTERNAINMENT WEEKLY

« Magnifiquement ciselé mais toujours avec un storytelling électrique. » KIRKUS REVIEWS

« Derrière les scènes de casses de banques et les fusillades sanglantes, une histoire étonnamment intime d'amitié, d'honneur et d'amour désespéré. » BOOKPAGE

« Une lecture irrésistiblement compulsive. » LIBRARY JOURNAL



>> Lire un extrait



>> Le site de l'auteur : https://jamescarlosblake.com/



L'auteur :

James Carlos Blake naît au Mexique en 1947 dans une famille mélangeant des ascendances britanniques, irlandaises et mexicaines.
Il émigre aux États-Unis où il est mécanicien, chasseur de serpent ou encore professeur.
En 1995, son premier roman, L’Homme aux pistolets, sur le célèbre hors-la-loi John Wesley Hardin, remporte un grand succès.
Auteur d’une dizaine de romans, d’essais et de biographies, il aime brosser les portraits flamboyants de bandits, célèbres ou non, de marginaux et de personnalités historiques hautes en couleur.
Il est notamment lauréat du Los Angeles Times Book Prize et du Southern Book Award.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Jan 07, 2019 8:05 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:

Handsome Harry, de James Carlos Blake



Si John Dillinger a attiré les projecteurs et en particulier avec son deuxième gang, celui qui allait devenir l’ennemi public numéro un a commencé à ratisser les banques du Middle West avec une autre bande connue un temps sous le nom de Terror Gang.
Il y avait là « Fat Charles » Makley, Russel Clark, John « Red » Hamilton et Harry « Pete » Pierpont aussi appelé « Handsome Harry » qui, s’il était plus discret que Dillinger, était considéré comme le véritable leader du gang.


C’est à lui, donc, que James Carlos Blake donne la parole, à quelques heures de son exécution après son évasion ratée du couloir de la mort de la prison fédérale de l’Ohio.
Ainsi Handsome Harry va raconter sa vie et surtout deux rencontres : celle de Dillinger, bien entendu, mais aussi celle de sa compagne, Mary Northern.


Après deux romans divertissants consacrés à la famille Wolfe mais dépourvus en partie du souffle de la plupart de ses autres œuvres, c’est avec jubilation que l’on retrouve le James Carlos Blake chroniqueur d’une Amérique construite sur la violence.
Comme dans L’Homme aux pistolets ou le plus récent Red Grass River, Blake s’appuie sur une histoire tout ce qu’il y a de vrai et surtout, en l’occurrence, très documentée pour construire un roman plein de souffle, de fureur, de sang, d’amitié et d’amour.
Car un des ressorts de Handsome Harry, c’est en particulier le caractère de son narrateur : Harry Pierpont est un leader parce qu’il est audacieux et peut s’il le faut se montrer extrêmement violent, mais aussi parce qu’il est réputé agir avec discernement et, surtout, être extrêmement fidèle à ses amis.
C’est donc un narrateur « honnête », qui n’est dupe ni de ses propres défauts ni de ceux de ses complices qui raconte cette histoire.


Si l’épopée du gang est connue pour avoir eu les honneurs de la presse, suscité des procès retentissants et avoir alimenté les dossiers du FBI, James Carlos Blake vient lui donner de la chair en remplissant les interstices qui n’ont jusque-là pas été comblés, ou jouer avec les éléments contradictoires qu’a laissé l’histoire derrière elle : les commanditaires, les complices qui donnent des coups de main, l’intimité de la préparation des coups et bien entendu les sentiments qui animent les personnages.
Histoires d’amour, amitiés fidèles ou haines tenaces font la chair de ce récit dont James Carlos Blake, dans une ultime note rappelle : « cet ouvrage est un roman, et en tant que tel, se préoccupe moins des faits que de la vérité ».


Cette vérité, c’est donc celle de Handsome Harry, 32 ans dont 13 d’une carrière criminelle faite de passages en prison, d’évasions spectaculaires, de mois de liberté consacrés à monter des braquages qui ont impressionné ses contemporains et à tout simplement vivre comme il l’entendait, avec ses amis et la femme de sa vie.
Derrière cela, bien entendu, se dessine aussi l’Amérique de ce temps et en particulier celle du début de la Grande Dépression.
Une Amérique dans laquelle un Dillinger effraie certes, mais attire plus la sympathie qu’un banquier, et qui continue à se bâtir dans la violence.


Bref, un grand plaisir de lecture et le bonheur de retrouver un James Carlos Blake à son meilleur niveau.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Ven Jan 18, 2019 12:16 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Le gang Dillinger vu par James Carlos Blake



Avec Handsome Harry, James Carlos Blake revient à ce qui l’a fait connaître depuis plus de 20 ans avec des romans comme L’Homme aux pistolets ou Les Amis de Pancho Villa : les histoires de gangsters comme façon de raconter l’Histoire des US.


16 octobre 1934, tout le gang Dillinger a été décimé, il ne reste plus que Harry Pierpont, dit Handsome Harry, qui attend son exécution après une ultime évasion ratée.
C’est lui qui nous raconte l’histoire d’un des gangs les plus célèbres de la période de la grande dépression.

On passe rapidement sur les premiers braquages dans l’Indiana, sa rencontre avec John Dillinger en prison, puis l’évasion de ce qui allait devenir le gang grâce à John libéré avant les autres.
Viennent ensuite les quelques mois pendant lesquels l’équipe réalise ses braquages les plus spectaculaires.
C’est cette période, auprès de Harry, John, leurs complices et les femmes qui ont partagé leurs vies, alors qu’autour le pays s’enfonce dans la dépression, que décrit James Carlos Blake.


L’intérêt du roman est de raconter ce qui n’apparait pas dans les rapports de police ou les articles très exagérés des journaux : la vie au quotidien des membres de l’équipe.
C’est cela qui est mis en avant, leur vie amoureuse, leurs amitiés, leurs discussions, les blagues, les changements de domicile, les déplacements dans tout le pays.
Et c’est au moins aussi intéressant, sinon plus, que le récit des attaques de banques qui, finalement, passe presque au second plan.


Le tout est raconté dans un style très parlé, sec et vif, sans tenter d’enjoliver la réalité.
Les différents personnages sont présentés comme des hommes et des femmes presque ordinaires, avec leurs qualités et leurs défauts, leur panache, leurs lâchetés.
La différence avec le citoyen lambda ?
Pour les membres du gang, la seule différence entre eux et les banquiers, c’est que eux sont hors la loi, alors que les banquiers, tout aussi criminels, sont protégés par la loi.
Une opinion assez partagée en cette période de grande dépression et de crash boursier.
Cela donne un moment particulier de l’histoire des USA vu par un prisme assez inhabituel, et offre une autre vision de la société.


Une vision qui pourrait connaitre un regain de popularité dans une période où un trader, un parasite ayant joué en bourse et précipité des pays entiers dans la panade, ou un conseiller bancaire spécialisé dans l’évasion fiscale gagnent infiniment plus qu’un instituteur, un infirmier, un plombier, un chercheur, un chirurgien ou un boulanger, pour ne prendre que quelques exemples de métiers autrement plus indispensables.



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MessagePosté le: Ven Jan 18, 2019 2:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pourquoi il est noté de 2004 sur PP ?
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Ven Jan 18, 2019 2:27 pm    Sujet du message: Répondre en citant

On privilégie la date de parution originale et non celle de la traduction française. Il peut donc parfois y avoir un grand écart entre la première publication en VF et la première publication dans la langue originale.
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Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
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MessagePosté le: Ven Jan 18, 2019 2:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'y avais pensé, mais vu l'écart, j'avais un doute.
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Hoel
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Ven Jan 18, 2019 2:41 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et encore, là, c'est rien Wink

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Jules Renard (1864-1910)

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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Fév 18, 2019 10:53 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Christophe Laurent sur The Killer Inside Me :

Citation:

Handsome Harry : la fièvre du braquage de banques



« Par dessus tout nous admirons le hors-la-loi. Qui a la force d'être sa propre loi. »
Avec cet incipit de Robert Duncan, poète de la beat génération, James Carlos Blake, dernier transfuge de Rivages, pose clairement les principes de son nouveau roman, Handsome Harry. Il ne s'agit pas de l'énième enquête d'un flic héroïque, non, on est bien dans les pas d'un bandit, avec, c'est vrai, ce brin de romantisme qui colle si bien à l'Amérique du début du XXe, entre mythologie du cow-boy, du tout est possible et des espaces infinis.


Handsome Harry c'est Harry Pierpoint, l'ami, le frère d'armes de John Dillinger, personnage qui a voulu rester très discret, médiatiquement s'entend, dans les braquages de la bande et qui, au final, reste donc assez méconnu. Blake choisit de lui redonner quelques lettres de noblesse, n'ayons pas peur des mots. Présenté comme un journal, ou comme un film, avec sa séance d'ouverture qui plonge le lecteur dans un flash back remontant au début du gang.


Harry, le beau gosse, déjà canaille mais très intelligent, braqueur de voitures avant de s'attaquer aux banques : « c'était fabuleux. Chaque fois c'était fabuleux. J'adorais le moment où on annonce le braquage et soudain tout devient plus clair, plus net et le monde semble tourner plus vite. On leur montre le flingue, on dit, Donne l'argent, et impossible de savoir ce qui va arriver la minute d'après. »
Ecrit à la première personne, Handsome Harry utilise la première personne pour témoigner sans filtre de la fièvre de Harry Pierpoint et de ses camarades pour les vols à main armée. L'adrénaline, l'excitation et l'argent bien sûr, dans un pays qui se remet difficilement de la Grande Dépression - on est en 1934 - : l'argent comme les bons boulots se font rares. C'est d'ailleurs pour cela que Dillinger et ses potes, comme aussi Bonnie Clyde qu'ils croiseront dans le Texas, bénéficient d'une certaine compréhension de la population. Pourtant, cela ne leur évite pas la taule. Et c'est d'ailleurs là que le gang va se construire, se souder, partager ses expériences. Et ses projets.


Mené à un rythme infernal, ce nouveau James Carlos Blake est riche de scènes d'évasion (ah les vrais et les faux pistolets en prison) et de braquages nerveux : cette sortie de la banque à Racine ! La fusillade à la sortie d'East Chicago ! Ce guichetier qui s'évanouit à St Marys ! Des sorties mitrailleuses Thompson au poing, gilets pare balles enfilés, otages sur le marche pied de la voiture. Ah les voitures ! L'auteur s'en donne à coeur joie : les fameuses Terraplane, la Ford T bien sûr, mais aussi les Plymouth, les Packard, les Chrysler, les Oldsmobile. La caisse, c'est la fierté du gangster depuis la nuit des temps, c'est sa seconde femme. Et en parlant de femmes, Mary, la compagne de Harry ou Pearl, celle de Dillinger, sont des personnages à part entière de cette histoire, des femmes qui agissent, des femmes qui se battent, qui hurlent, qui baisent.


Politiquement incorrect, Handsome Harry est un plaisir coupable qui reste toutefois, in fine, dans la morale. A la fois un témoignage sulfureux de la vie d'Harry Pierpoint et un éclairage sur le fonctionnement de ce gang, parmi les premiers à être aussi organisé, aussi fructueux. Et dangereux il faut bien l'avouer. Un petit régal.



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