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Le Garçon - Marcus Malte (Zulma)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Déc 27, 2016 10:03 am    Sujet du message: Le Garçon - Marcus Malte (Zulma) Répondre en citant

Marcus Malte a enfin connu la consécration qu'il méritait cette année avec son nouveau roman, Le Garçon, paru à la rentrée chez Zulma et récompensé par le prestigieux Prix Femina 2016.






Le livre :

« Ce roman est une météorite tombée dans les plates-bandes du monde littéraire. » Mona Ozouf, Présidente du jury du Prix Femina


Il n’a pas de nom.
Il ne parle pas.
Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France.
Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane.
Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.

Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère.
« C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. »
Puis la guerre, l’abominable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.

Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, Le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.




« De ce roman on sort époustouflé (...) Marcus Malte est décidément un auteur étonnant, oscillant entre poésie, roman noir et épopée, il a l’art de surprendre et c’est un délice pour le lecteur. » Alexandra Schwartzbrod - Libération

« Marcus Malte a du culot et une ambition bien placée. Son écriture ne cesse de changer selon les circonstances du roman, tantôt poétique et roulante, tantôt âpre et violente. L’auteur ouvre mille pistes et ne les referme jamais pour nous parler des chaos du monde et de son humanité effrayante. » Christine Ferniot - LiRE

« Le Garçon est un récit du ressenti, de l’émotion, une réflexion sur l’homme, le rapport au temps, à l’autre, au civilisé. Comment naît-on ; comment devient-on ; comment demeure-t-on homme ? Avec ses personnages qu’un souffle arrache, le conte d’apprentissage se fait histoire hypnotique, mélange hasardeux de philosophie, de poésie, de burlesque, de tragique, pour un exil au bout du monde et de soi-même, tout de demi-ton, à la fois lyrique et comme en sourdine. » Julie Coutu - Le Matricule des Anges

« La langue est drue, les images d'une invention et d'une force fulgurantes. On passe du rire aux larmes dans ce magistral récit d'une découverte de l’épreuve du monde. » Yves Viollier - La Vie

« Jusqu’où l’innocence peut-elle résister à l’épreuve de la vie en société ? Comment respecter cet homme sans fausser son être et sa personnalité profonde ? Sans jamais prendre la parole mais avec un magnétisme certain et une authenticité précieuse, ce garçon-là marque inévitablement tous ceux qu’il a croisés. Jusqu’au lecteur. » Geneviève Simon - Lire, supplément à La Libre Belgique




>> Marcus Malte lit les premières pages de son roman :







L'auteur :

Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer.
Il est l’auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, Les Harmoniques et Fannie et Freddie.



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« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.


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scarabe
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MessagePosté le: Mar Déc 27, 2016 5:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas si je me laisserai tenter. J'ai adoré Garden of love mais d'autres romans de Marcus Malte ne m'ont pas convaincus. Par ailleurs, le pitch ne me dit rien qui vaille.
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Ironheart
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MessagePosté le: Mar Déc 27, 2016 7:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Moi, il me tente bien ce "garçon".
J'ai lu un seul Marcus Malte, le fameux Garden of love, et je ne crois pas avoir rencontré de roman plus abscons que ce dernier.
Alors j'ai envie de retenter l'aventure Malte pour voir ce qu'il donne dans un registre plus accessible.
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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MessagePosté le: Mar Déc 27, 2016 10:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Moi aussi il me tente vraiment celui-là, même si je n'ai jamais lu de Marcus Malte - pas même Garden of Love qu'il faudra bien que je découvre un jour quand même.
C'est le genre de "grand" roman qui doit tout emporter sur son passage !
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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MessagePosté le: Mer Déc 28, 2016 5:36 am    Sujet du message: Répondre en citant




Petit récapitulatif des avis postés (pour l'instant) sur Polars Pourpres :


>> L'avis de Gruz :

Citation:


Marcus Malte est un immense écrivain.
Ce roman, qui nous touche par la candeur de son héros tout autant que par la beauté et le carnage des émotions qu’il vit, restera une lecture inoubliable.
Le genre de livre qui marque un lecteur profondément, intensément, durablement.
Juste indispensable.

9/10






>> L'avis de PoisonIvy :

Citation:


Ce roman est une quête vers l’absolu et vers la beauté.
Une allégorie du beau et du laid, du bon et du mal, de la vie et de la mort.
L’innocence est perdue par la connaissance et brisée par l’existence, le sexe et la guerre.
La grâce est déshonorée par l’homme.

9/10






>> L'avis de Dany33 :

Citation:


Il y a longtemps que je voulais lire cet auteur, c’est mon premier, c’est un vrai coup de cœur, mon coup de cœur de 2016.
Inclassable !
Un mixte de roman noir et de suspense au long cours, un road trip du début du XXème, bien au-delà des frontières de notre vieille France.

Cette chronique commence en 1908 alors que « l’enfant sauvage » sans nom et sans langage se trouve, par une promesse faite à sa défunte mère, jeté sur les chemins du sud de la France, à la manière de Süskind et de son Jean-Baptiste Grenouille en sens opposé.
Au cours de ses cheminements il se fera adopter puis rejeter par une communauté vivant en quasi autarcie et nous aurons droit à l’hilarant tableau de la crèche de Noël.
Puis viendra sa rencontre avec une réplique du « grand Zampano » de la Strada de Fellini qui fera une part de son éducation à la civilisation, toujours sans langage parlé mais tout en bon sens.
La rencontre de bourgeois vivant de la culture de la pomme lui apportera la découverte de l’art, le bonheur et l’amour mais aussi le propulsera dans le désastre de la guerre.
L’auteur nous fait alors penser à « La guerre » de Gabriel Chevallier avec ses descriptions de boucherie insoutenables.
L’évocation de cette intrigue ne serait pas fidèle si je ne parlais pas des intermèdes historiques très documentés, nous faisant jeter un regard critique, sinon sur la « lutte des classes », au moins sur les difficultés à survivre dans le monde rural de l’époque, nous faisant appréhender la guerre avec humanité, dans le sens où les morts ont des noms et des visages et la cruauté aussi.

Belle galerie de personnages au cours de presque 500 pages, à découvrir entre deux thrillers de nos jours, pour son originalité et la plume de son auteur !

9/10



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norbert
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MessagePosté le: Lun Jan 02, 2017 4:21 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Christophe Laurent, de Corse Matin, sur The Killer inside me :

Citation:

Le Garçon : prodigieux conte sur l'amour, la mort, la détresse



Coup de tonnerre de Marcus Malte !
L'auteur a digéré 20 années d'écriture de romans noirs, sociaux, de polars, de nouvelles, pour écrire Le Garçon, oeuvre sans nul doute la plus aboutie, dans le fond comme dans la forme.
On retrouve, dans ces 535 pages, sa volonté d'effacer les identités pour toucher à l'universel, on retrouve aussi le goût si émouvant de Malte pour les garçons un peu perdus, décalés, presque fous (Cannisses, ed. Polaroid) mais surtout, avec la délicatesse qui lui est propre, il dénonce les puissants de ce monde, leurs luttes guerrières, leurs massacres, leurs injustices.
Et célèbre l'amour fou, intense.
Le Garçon, c'est une formidable histoire d'amour, de morts et de malheurs.


Le Garçon n'a pas de nom.
Totalement muet, il quitte, à dix ans, le sud de la France à la mort de sa mère.
En cette année 1908, le sauvageon qu'il est va être d'abord recueilli dans un hameau de paysans.
Il y apprendra les rudiments de la dure vie en communauté.
Puis c'est un lutteur de foire qui le prend sous son aile.
Là, il découvre la générosité de coeur, la fraternité et un peu la philosophie.
Enfin, il échoue chez la belle Emma et son père Gustave.
Des bourgeois, ouverts d'esprit, bienveillants, cultivés.
Plus qu'une soeur, Emma va devenir une amante ardente, elle va lui enseigner les délices du sexe mais aussi de Mendelhson, de Verlaine, de Sade.
Puis c'est 1914 et l'autre face de l'humanité.
Enrôlé sur le front, le garçon va se battre avec courage, audace et folie...


Le Garçon, c'est la vie célébrée dans tout ce qu'elle a de plus magique et de plus horrible, littéralement.
Ce gamin, jamais perçu comme un handicapé malgré son mutisme (les émotions les plus fortes étant les plus silencieuses), a la chance de vivre intensément, le bonheur de connaître des expériences extrêmes.
Il est l'enfant zéro, la page vierge de l'humanité sur laquelle Marcus Malte écrit les sentiments les plus forts.
Véritable conte, ce roman sur le début du XXe siècle, a quelque chose d'initiatique, mais pas seulement pour le personnage principal, pas seulement pour le lecteur, pour l'humanité également, à travers cette première guerre mondiale, celle qui s'annonce déjà ensuite, mais aussi en terme de vie culturelle, industrielle.
C'est un lieu commun de dire que le modernisme est arrivé après 1918 mais la puissance de Marcus Malte est de le faire ressentir, de faire trembler l'ancien monde, de le voir s'effondrer entre les pages.
Et puis Le Garçon, c'est enfin une narration d'une rare intelligence, l'auteur s'offrant des scènes d'une sensualité magnifique, dans une poésie bouillante.
Mettant encore plus en lumière l'enfer du front :
« devant, derrière, autour. Des morts-vivants. Il est l'un deux. Il suit le flot. Il transpire. L'air brûle. La sueur lui coule dans les yeux. Il court. Et toujours le bruit, le bruit si massif et dur qu'on pourrait le toucher, s'y cogner, un mur de bruit, un roc, une avalanche de bruit qui n'en finit pas de rouler, rouler et qui fait vibrer l'air et trembler le sol et qui l'assomme, qui l'écrase, qui l'ensevelit. Pute borgne ! Je suis touché ! »


Très grand roman, d'une émotion rare (attention la scène où le garçon retrouve son cheval...), Le Garçon couronne le talent de Marcus Malte avec un Prix Femina qui lui va comme un gant.
Un prix discret mais important.
Comme lui.



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norbert
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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2017 5:57 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Lors Arsenik sur Les Chroniques acides de Lord Arsenik :

Citation:

Parce qu’il ne doit en rester qu’un…





MON COUP DE COEUR DE L’ANNÉE 2016


Au vu des nombreuses critiques élogieuses lues çà et là je me suis dit que je passais peut être à côté de quelque chose en évitant Le Garçon de Marcus Malte, lauréat du prix Fémina 2016.
Du coup, sortant de ma zone de confort, je me suis lancé, confiant.

1908, sud-est de la France.
A la mort de sa mère, le garçon quitte leur cabane coupée du monde et se lance vers l’inconnu, vers ses semblables, les humains.
Le garçon espère ainsi pouvoir être accepté comme l’un des leurs, au fil des rencontres il va de découvertes en découvertes, parfois heureuses, parfois malheureuses…

Est-ce que ma voix se joindra à celles, déjà nombreuses, qui sont déjà acquise à la cause de ce garçon ?
Sans la moindre hésitation la réponse est un OUI franc et massif.
Ce n’est pas une perle, pas davantage un bijou mais plutôt une véritable corne d’abondance émotionnelle, une magnificence littéraire !


Ce livre est tout bonnement exceptionnel, par son histoire autant que par son écriture.
Une histoire magnifique, parfois heureuse, parfois tragique (attendez-vous à en prendre plein les mirettes passant du rire aux larmes) servie par une écriture et un style parfaitement maîtrisés (j’ai été littéralement transporté par les mots de l’auteur, de la première à la dernière phrase, bercé par leur sourde mélodie).
Une histoire qui se déguste plus qu’elle ne se dévore, prenez le temps d’apprécier toute la richesse de ce texte, de vivre pleinement chacune des émotions qui fera vibrer votre coeur et votre âme.
Je détourne volontiers le propos du philosophe américain Henry D. Thoreau qui clamait : « Je voulais vivre intensément et sucer la moelle secrète de la vie. » pour affirmer : « Je voulais lire intensément et sucer la moelle secrète de ce livre. » (n’y voyez aucun sous entendu grivois).

Une histoire portée par un garçon pas comme les autres, unique et universel à la fois :
« Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. »
Comme notre garçon n’est pas un grand bavard il fallait bien quelqu’un pour nous raconter son histoire, et ce quelqu’un est justement le narrateur (on pourrait même dire le conteur) qui se place en spectateur-voyeur afin de mettre les mots les plus justes sur ce que vit, voit et ressent le garçon.


Le récit est divisé en cinq parties comme autant d’étapes majeures (et de rencontres) qui jalonneront la vie du garçon.

Dans un paisible hameau provençal, le garçon côtoiera sa poignée d’habitants et fera de son mieux pour s’intégrer et se faire accepter comme l’un des leurs.
Quand il reprendra la route son périple lui fera croiser celle de Brabek, l’Ogre des Carpates, un lutteur de foire, qui deviendra un véritable ami.
Un ami disert qui lui livrera une leçon de vie ô combien utile (et malheureusement intemporelle) : « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. »
Belle rencontre avec un personnage hors du commun, gros coup de coeur pour cet ogre philosophe.

L’année suivante sera celle de la rencontre (percutante) avec Emma et son père Gustave.
Emma qui le considérera longtemps comme le petit frère qu’elle n’a jamais eu, et Gustave qui en fera son fils adoptif.
C’est Emma qui le baptisera Félix et lui fera découvrir la musique.
Le garçon ne se fera pas prier pour suivre Emma et Gustave à Paris, poursuivant ainsi son apprentissage du monde des Arts (musique et littérature avec Emma) et de la science (avec Gustave).
De fil en aiguille la complicité qui lie Emma et le garçon va évoluer vers d’autres sphères… à la découverte d’autres plaisirs.
C’est ensemble qu’ils découvriront l’amour charnel : « Par terre un tapis bicentenaire qui couvrit jadis le sol de la chambre à coucher d’une lointaine aïeule flamande. Lourd, épais, profond comme l’humus des forêts, aux motifs de roses et de feuilles d’acanthe, aux couleurs éteintes. C’est là-dessus, par crainte des grincements du sommier, que se joue l’hymne à l’hymen. Soupirs et point d’orgue. Non, ils ne rêvent plus. C’est vrai. Anges et démons sont incarnés et leurs ombres se meuvent, rampent, s’entremêlent au ras du sol dans toute leur splendide nudité. Au matin une fleur nouvelle, éclose, étale ses pétales écarlates au milieu des vieilles roses de l’aïeule. »
Un amour aussi passionné que fusionnel : « Elle dit des choses comme Prends-moi. Écarte-moi. Fends-moi. Transperce-moi. Mange-moi. Inonde-moi. Et il prend et fend et mange, et il en rajoute à sa guise sans qu’elle le lui demande. »
L’occasion pour les deux amants d’explorer une autre facette de la littérature.

Puis il y a la guerre, une guerre qui va séparer les deux amants, une guerre qui va mener le garçon aux confins de l’horreur et de l’ignominie.
Une guerre que le narrateur nous balance en pleine gueule dans toute sa cruauté et toute sa crudité (rien à voir avec les carottes râpées), mais aussi et surtout dans son absolue absurdité.
Soyons fou, osons le dire haut et faut : la guerre dans son incommensurable connerie !

Il y a la guerre puis il y a l’après, mais quel après ?
Pour le garçon ? Pour les amants ?
Si vous voulez le savoir il vous faudra lire Le Garçon, pour ma part j’estime en avoir assez dit.


D’ores et déjà je peux affirmer que Le Garçon sera LE livre de l’année 2016.
Certes l’année n’est pas finie et j’espère bien avoir d’autres coups de coeur d’ici au 31 décembre mais je suis convaincu qu’aucun ne sera aussi intense que celui-ci.
Immense coup de coeur et coup de foudre pour ce garçon (voilà bien une phrase que je ne pensais jamais dire… et encore moins écrire).


Mon verdict :








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Ironheart
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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2017 6:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Qu'est-ce qu'elle est bien écrite cette critique ! J'adore le terme et l'image de "corne d'abondance émotionnelle".

Il donne très envie ce garçon ! Mr. Green
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norbert
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MessagePosté le: Jeu Fév 09, 2017 6:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ironheart a écrit:
Qu'est-ce qu'elle est bien écrite cette critique ! J'adore le terme et l'image de "corne d'abondance émotionnelle".

Il donne très envie ce garçon ! Mr. Green


Laughing
(Sinon moi aussi, j'adore les avis qu'il publie sur son blog, et j'aime bien son ton général et ses touches d'humour)
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Memess
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mer Mar 08, 2017 8:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

il faut lire Marcus Malte
Une des plus belles voix du polar français

mais...
il ne faut pas tout lire de MM!
Tout n'est pas au même niveau
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norbert
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MessagePosté le: Jeu Mar 09, 2017 6:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Memess a écrit:


mais...
il ne faut pas tout lire de MM!
Tout n'est pas au même niveau


Je dirais plutôt que c'est à chacun de se faire son propre avis, sans doute que tout n'est pas au même niveau - c'est d'ailleurs assez rarement le cas chez un écrivain, un cinéaste ou autre - mais les avis peuvent diverger selon les sensibilités et goûts de chacun. Wink
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Memess
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MessagePosté le: Lun Mar 20, 2017 8:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui c'est ça
Tout n'est pas équivalent chez MM
Certains auteurs restent relativement constant (James Lee Burke par exemple) avec des opus plus ou moins réussis.
Là Marcus Malte pour certains romans ça change du tout au tout.
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