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norbert Serial killer : Hannibal Lecter
Age: 48 Inscrit le: 18 Avr 2007 Messages: 12110 Localisation: Rhône-Alpes

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Posté le: Sam Jan 03, 2026 5:57 pm Sujet du message: Une pluie de septembre - Anna Bailey (Sonatine) |
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Jeune Anglaise qui a vécu plusieurs années aux USA, et notamment dans une petite communauté religieuse qu'elle quittera bien vite, Anna Bailey s'est inspirée de son expérience pour son premier roman, Une pluie de septembre, paru chez Sonatine en 2021 dans une trad. de Héloïse Esquié.
Le livre :
« Nous avons laissé entrer le péché dans cette maison. »
Après une soirée arrosée dans la forêt de Tall Bones, Abigail Blake, dix-sept ans, est portée disparue. Dans la communauté pieuse qui l’a vue grandir, les rumeurs vont bon train. A-t-elle fui une famille notoirement déséquilibrée, où le père règne en maître sur une femme et des enfants terrorisés ? A-t-elle fait la mauvaise rencontre, au mauvais endroit ? Un assassin se cache-t-il dans cette petite ville du Colorado ? Ce qui est certain, c’est que les Tall Bones renferment de nombreux secrets. Et de nombreux mystères, à commencer par les pages déchirées du journal intime d’Abigail.
Une intrigue captivante, une écriture somptueuse, des personnages inoubliables : avec Une pluie de septembre, immédiatement en tête des ventes et des sélections presse à sa sortie, Anna Bailey frappe très fort. Une émotion sans pareille se dégage en effet de ce premier roman, où la religion, la violence et l'intolérance viennent frapper de plein fouet et marquer à jamais des existences trop sensibles. On pense à un Twin Peaks revisité par Gillian Flynn. Que demander de mieux ?
« Un premier roman irrésistible. Une intrigue nuancée, sur fond de petite communauté pleine de préjugés et de sombres secrets familiaux. »
- Paula Hawkins
« Un des romans les plus enthousiasmants de l'année. »
- The Sunday Express
« Magnifiquement écrit et incroyablement émouvant. »
- The Guardian
« À la fois menaçant et envoûtant, un premier roman puissant et atmosphérique. »
- Daily Mail
« Un thriller subtil qui vous hantera longtemps après que vous ayez parcouru ses pages. »
- Grazia
L'auteur :
Née en 1995, Anna Bailey est une auteure et journaliste britannique. Après une enfance dans le Gloucestershire, elle étudie l'écriture et la littérature à la Bath Spa University. Une fois diplômée, elle déménage au Texas puis dans le Colorado, dans une petite communauté religieuse qu'elle quittera bien vite. En 2018, elle retourne au Royaume-Uni et s'inscrit au cours d'écriture de roman Curtis Brown Creative. Aujourd'hui, elle travaille comme journaliste indépendante à Cheltenham. Une pluie de septembre est son premier roman.
_________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy |
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norbert Serial killer : Hannibal Lecter
Age: 48 Inscrit le: 18 Avr 2007 Messages: 12110 Localisation: Rhône-Alpes

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Posté le: Sam Jan 03, 2026 6:12 pm Sujet du message: |
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Une de mes très belles découvertes de fin d'année, une vraie pépite de roman noir psychologique, tout en subtilité, qui semble malheureusement être passée inaperçue ou presque.
Mon avis :
| Citation: | Vous aimez David Joy ? Alors vous allez adorer Anna Bailey !
Bien qu'anglaise, cette jeune autrice d'à peine trente ans a vécu plusieurs années aux USA, dont un certain temps dans une de ces communautés religieuses qu'elle dépeint ici à merveille dans son premier roman. Fanatisme, intolérance, discours de haine savamment orientés pour viser les indésirables au sein de cette petite ville du Colorado, mais aussi grandir au sein de familles toxiques, violence intrafamiliale, alcoolisme, découverte de l'homosexualité, amitié, parents démissionnaires, harcèlement scolaire : cette liste des thèmes abordés pourrait à priori rebuter le lecteur en quête d'une "simple" bonne lecture. Qu'il se rassure, Anna Bailey a un talent hors normes autant pour camper ses personnages tout en finesse et leur donner vie sans manichéisme, que pour planter son décor, décrire un paysage ou une ambiance en seulement deux phrases de toute beauté.
Elle est aussi une reine de l'atmosphère, ici bien poisseuse et pourtant jamais totalement plombante grâce à l'évolution de ses personnages au fil de l'intrigue. Et puis, quelle écriture, bon sang ! J'ai commencé à noter plusieurs passages et, finalement, j'ai laissé tomber tellement les phrases somptueuses étaient nombreuses. Or, avec Anna Bailey, il ne s'agit pas juste de "jolies phrases" - évidemment elle a une plume splendide - mais surtout de sa capacité à capturer en seulement quelques mots des sentiments, des atmosphères ou des émotions d'une justesse à fendre l'âme. Même ses descriptions d'un décor ou d'une lumière particulière sur un visage sont si pertinentes et graphiques qu'elles impriment instantanément dans votre cerveau des images indélébiles.
Ce clair-obscur baigne non seulement tous ses personnages, dont la part d'ombre ne sera révélée que petit à petit, mais aussi son intrigue, qui se concentre ici moins sur l'enquête à proprement parler d'un shérif qui semble incompétent que sur la quête d'une adolescente rongée par la culpabilité qui cherche à faire la lumière sur ce qui a pu arriver à sa meilleure amie.
Anna Bailey nous livre ici un premier roman noir de toute beauté, tout en finesse et subtilité, et fait déjà preuve d'un talent rare.
Une plume à découvrir et à suivre : ça tombe bien, son prochain roman, Nos derniers jours sauvages, paraîtra en mars chez Sonatine, chaudement recommandé par Chris Whitaker et Paula Hawkins. Pas de doute, je serai au rendez-vous.
8/10 |
Son 2e roman, Nos derniers jours sauvages, paraîtra le 26 mars chez Sonatine, toujours traduit par Héloïse Esquié :
| Citation: | « Un thriller âpre, à l'atmosphère envoûtante. » Chris Whitaker, auteur de Toutes les nuances de la nuit
Jacknife, une petite ville oubliée au fin fond des bayous. Sous la chaleur moite de la Louisiane, les habitants vivent au rythme de la nature – et de ses menaces. Marécages dangereux, reptiles venimeux, cyclones dévastateurs... Mais aussi sauvage soit ce monde, le pire des dangers, ici comme ailleurs, vient souvent des hommes. Loyal le sait trop bien. À dix-sept ans, elle a fui Jacknife après un drame qu'elle porte encore en elle. La voilà contrainte d'y revenir, pour s'occuper de sa mère malade. Plus que tout, elle appréhende ses retrouvailles avec les Labasque, une famille de parias qui gagne sa vie en chassant les alligators des marais.
Elle a en effet longuement fréquenté Cutter Labasque, sa meilleure amie de l'époque, et de ses deux frères, avant de les trahir puis de s'enfuir. Lorsqu'un des Labasque est retrouvé mort dans des circonstances troubles, Loyal va se jeter à corps perdu dans une quête de vérité. Pour comprendre. Pour réparer. Pour, peut-être, se libérer. Mais à Jacknife, les secrets sont nombreux et rien ne se passe jamais comme prévu.
Avec ce portrait d'une femme rongée par la culpabilité dans un environnement hostile, Anna Bailey livre un récit déchirant, vibrant hommage à la nature et à la solitude. À la façon de Delia Owens dans Là où chantent les écrevisses, elle se fait autant anthropologue que romancière pour dépeindre l'atmosphère oppressante qui règne au cœur des marais. Un monde dur, sans compromission, où la vie est synonyme de survie, dans lequel les femmes doivent sans cesse lutter pour s'accomplir.
« Un roman gothique du sud des États-Unis littéralement ensorcelant. » Paula Hawkins
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_________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy
Dernière édition par norbert le Dim Jan 04, 2026 12:22 am; édité 1 fois |
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Hoel Patrick Kenzie (modo)

Age: 37 Inscrit le: 06 Oct 2005 Messages: 11731 Localisation: Au bout du monde

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Posté le: Sam Jan 03, 2026 6:18 pm Sujet du message: |
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Merci pour cette mise en lumière Norbert.
J'étais passé à côté mais ton avis me donne bien envie et j'aime bien la couv (GF) qui plus est, elle met dans l'ambiance tout en étant jolie. _________________ Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)
http://hanniballelecteur.wordpress.com/ |
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norbert Serial killer : Hannibal Lecter
Age: 48 Inscrit le: 18 Avr 2007 Messages: 12110 Localisation: Rhône-Alpes

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Posté le: Sam Jan 03, 2026 6:37 pm Sujet du message: |
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Oui, j'avais beaucoup aimé moi aussi la couv GF. Pour la couv du poche, si elle peut sembler un peu "plus banale", elle correspond bien néanmoins au roman quand on le lit, car elle illustre un des lieux de rassemblement (les fameux Tall Bones du titre VO) des jeunes de cette petite ville.
Un roman que je ne peux que vivement conseiller, et j'ai aussi beaucoup aimé le fait qu'il évite certains codes habituels du polar/roman noir/thriller psychologique, et laisse même une part à l'interprétation des lecteurs sur certains évènements... Mais en dévoiler plus serait du spoil ! _________________ « Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy |
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