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Série Jakub Mortka - Wojciech Chmielarz (Agullo)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 18, 2017 9:41 pm    Sujet du message: Série Jakub Mortka - Wojciech Chmielarz (Agullo) Répondre en citant

Nouvelle révélation du polar polonais après Zygmunt Miloszewski et sa Trilogie Teodore Szacki (Les Impliqués, Un fond de vérité chez Mirobole et La Rage chez Fleuve), Wojciech Chmielarz inaugure avec Pyromane, son premier roman qui vient de paraître chez Agullo Editions dans une traduction d'Erik Veaux, les enquêtes de l'inspecteur Jakub Mortka.






Le livre :

« La presse va nous tomber dessus. La direction générale va se jeter sur le chef de la police de Varsovie ; le chef de la police va se jeter sur moi. Et moi ? Je vais vous tomber dessus. »

À Varsovie, au cœur d'un hiver glacial, l'inspecteur Mortka est appelé sur le lieu d'un incendie.
Dans les ruines fumantes d'une villa d'un quartier chic, on découvre le corps de Jan Kameron, un businessman qui fraye parfois avec la mafia.
Sa femme Klaudia, une ex-star éphémère de la chanson, lutte pour sa vie à l'hôpital.
Mortka aimerait croire à un accident mais il lui faut se rendre à l'évidence : un pyromane sévit dans les rues de la capitale, balançant des cocktails Molotov par les cheminées et semant la mort sur son passage.

Il faudra toute la ténacité de Mortka, dit le Kub, pour mener à bien une enquête où les fausses pistes abondent.
Sans compter sa hiérarchie qui lui colle une profileuse dans les pattes, et le comportement suspect de son adjoint porté sur la boisson...

Avec cette première aventure de l'inspecteur Jakub Mortka, Wojciech Chmielarz nous offre un polar noir comme la suie, où police ne rime pas toujours avec justice.



« Chmielarz porte un jugement sans concession sur la société polonaise : là un homme malheureux au travail reporte ses frustrations sur la boisson et sur son épouse, ici un autre que rien n'arrête pour sa carrière... C'est sombre mais tellement réel... » Portalkryminalny

« Un regard sévère sur la société polonaise : les bons polars savent faire cela, épingler rudement certains travers et nous tenir en haleine, par-dessus le marché. » N.P. - Le Canard Enchaîné





>> Lire le premier chapitre




L'auteur :

Wojciech Chmielarz, né en 1984, est journaliste et rédacteur en chef de niwserwis.pl, un site internet dédié à l'étude du crime organisé, du terrorisme et de la sécurité internationale.
Il est l'auteur de quatre romans mettant en scène l'inspecteur Mortka et a reçu en 2014 le Prix du Gros Calibre qui récompense les meilleurs polars polonais.
Pyromane est son premier roman.



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Mai 30, 2017 9:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean Dewilde sur Jack Is Back Again :

Citation:

Pyromane - Wojciech Chmielarz



Voici un nouveau venu dans l’univers du polar.
Nouveau pour nous car il s’agit du premier volume traduit du polonais en français d’une série qui en compte déjà quatre.
Le personnage central et récurrent s’appelle Jakub Mortka, dit Le Kub ; il est inspecteur à la criminelle de Varsovie.
Un flic brillant, obsédé, teigneux.
Vous avez tout le temps pour lire cette première enquête mais sachez que, quand vous l’aurez terminée, vous ne tiendrez plus en place, vous aimeriez vous jeter séance tenante sur les enquêtes suivantes.
Un peu de patience, nous retrouverons Mortka en 2018.


Varsovie. Plein hiver, froid polaire.
Un homme escalade le toit d’une villa avant de jeter dans le conduit de cheminée un cocktail Molotov.
La maison s’embrase, le propriétaire Jan Kameron, un homme d’affaires douteux, y laisse la vie et son épouse, Klaudia Klau, ex-miss Pologne et ex-chanteuse à succès, parvient de toute justesse et bien que très grièvement brûlée à échapper au brasier en sautant du premier étage.
C’est sur les lieux du sinistre que nous faisons la connaissance de l’inspecteur Jakub Mortka dit Le Kub.
D’emblée, le lecteur décide de le trouver sympathique.
Et pourtant, cette rencontre le voit perdre son sang-froid sous forme d’une altercation verbale violente avec le responsable des pompiers, l’aspirant Kowalski.
Trois raisons susceptibles d’expliquer son comportement.
La première étant que Kowalski lui assène que l’incendie est volontaire ; la deuxième, ce même Kowalski lui dit qu’il s’agit du troisième incendie volontaire dans le quartier et la troisième est qu’il le traite de connard.
Ça fait beaucoup, ça fait beaucoup trop !
Le Kub est en rogne en pensant au monceau de paperasse qu’il va devoir se taper, il est furieux d’apprendre que les deux feux de joie précédents n’ont pas fait l’objet d’un rapport aux force de police parce qu’aucune victime n’était à déplorer, mais il est surtout en proie à une vive inquiétude, celle de ne pas attraper assez vite un cinglé qui balance des cocktails Molotov dans les cheminées des villas varsoviennes.


Le Kub a divorcé d’avec Ola depuis dix mois.
Il est le père de deux garçons en bas âge, Andrzej et Michal, qu’il s’efforce d’emmener deux fois par semaine au cinéma, à la piscine ou à la patinoire.
Il peut difficilement les traîner chez lui vu qu’il partage avec un couple d’étudiants un minuscule studio.
Une cohabitation rendue difficile par le comportement de Piotr qui fume comme un trou, dégueule dans la baignoire et laisse la vaisselle sale allègrement déborder de l’évier quand elle ne s’entasse pas sur le sol de la kitchenette.
Sa copine, Agniewka, fait ce qu’elle peut pour détendre l’atmosphère mais n’y réussit pas vraiment.


Le coéquipier de Mortka est l’inspecteur adjoint Dariusz Kochan.
Un excellent policier, presque un ami.
Le Kub le soupçonne de battre sa femme et il l’interroge chaque fois qu’il en a l’occasion, se heurtant au déni voire à l’hostilité de son collègue.


La profileuse qu’on leur a collée dans les pattes – La chamane comme ils la surnomment – affirme que « les pyromanes ne sont pas des assassins. Si quelqu'un meurt, c’est plutôt à la suite d’un mauvais calcul, d’un imprévu, de la manière dont le feu s’est propagé. »
Sceptique, de mauvaise foi et irrité, Le Kub est contraint de reconnaître que dans le cas des deux premiers foyers, les propriétaires étaient absents et pour ce qui est du couple Kameron/Klau, ils étaient supposés passer le weekend aux thermes et par corollaire n’auraient pas dû être chez eux.
L’enquête tarde à produire des résultats significatifs et la pression pèse de plus en plus lourd sur leurs épaules.
Comme en témoigne l’explosion de leur chef, le directeur-adjoint, Andrzejewski : « Si ça se confirme, la presse va nous tomber dessus. La Direction générale va se jeter sur le chef de la police de Varsovie, et le chef de la police de Varsovie va se jeter sur moi. Et vous savez quoi ? Je vous tomberai dessus, et ça ne va pas vous plaire. »


Tout semble se brouiller encore un peu plus quand la légiste informe Le Kub que Jan Kameron n’est pas mort dans l’incendie de sa villa mais d’un coup mortel porté à la tête au moins deux heures avant que le feu soit bouté au bâtiment.
Aussi ahurissant que cela puisse paraître, il y a bien eu un meurtrier et un pyromane qui se sont succédé à deux heures d’intervalle, chacun effaçant les traces de l’autre.


Un événement va définitivement faire basculer l’enquête.
Deux enfants sont retirés des décombres calcinés d’une villa, toujours dans le même quartier de la capitale polonaise.
Le Kub, déjà tendu à l’extrême, n’en peut plus et s’en prend violemment au procureur en charge de l’affaire.
« C’est du délire ! hurla-t-il à l’adresse du procureur. On marne jour et nuit depuis samedi pour mettre la main sur ce pyromane, on suit chaque piste, et tu viens me faire la leçon ? On t’a vu combien de fois dans l’enquête que tu es censé diriger, hein ? Combien ? Zéro ! Zéro fois ! Tu ne m’as même pas téléphoné ! Et tu sais pourquoi ? Parce qu’un incendie volontaire avec des morts, ce n’est pas assez sexy pour toi, espèce de carriériste ! »


Au travers de l’inspecteur Jakub Wortka, Wojciech Chmielarz dresse un portrait au vitriol de la société polonaise.
Il y a les nantis d’un côté, les délaissés de l’autre.
Une société bien malade, cynique, gangrénée par un individualisme effréné.
Certes, ceux qui ont les moyens ont réussi mais les autres, tellement plus nombreux ?


Le Kub porte en lui tous les germes de la révolte ; le qualifier d’écorché vif n’est pas excessif.
Le lecteur, qui a pris fait et cause pour lui, doit admettre que les reproches et les négligences qui lui sont adressés sont absolument justifiés, ce qui le rend encore plus sympathique puisqu’imparfait.
Le lecteur perçoit aussi qu’il y a énormément de peur chez ce policier, peur de ce qu’il voit et encore plus de ce qu’il devine ou suspecte, par exemple, les traces de coup sur les bras ou le visage de le femme de son coéquipier.
Il a peur pour ses enfants, il craint pour la vie de son colocataire, redevable d’une dette de jeu à des mafieux locaux.
Il s’en veut souvent pour son manque de discernement, sa précipitation.
Il n’a aucune indulgence vis-à-vis de lui-même.
C’est un flic borderline – la question étant d’observer s’il va franchir cette ligne ou non – qui me rappelle par certains aspects de sa personnalité Harry Bosch chez Michael Connelly ou Harry Hole chez Jo Nesbø.


Généreux dans tous les sens du terme, intransigeant envers lui-même et les autres, Le Kub trimballe avec lui ses propres contradictions et le fardeau est parfois bien lourd.
Qu’il doit être éreintant de vivre avec cet éternel sentiment qu’il aurait pu et dû anticiper les événements.
N’est-il alors pas le premier coupable de ce qui se produit ?


Je ne sais pas comment Nadège Agullo a dégoté cet auteur.
Chapeau à sa maison d’éditions.
C’est pour moi une vraie révélation.
C’est traduit du polonais par Erik Veaux qui a fait un travail remarquable car jamais le lecteur ne sent que le roman a été traduit.
Bravo à l’auteur, l’éditeur et au traducteur !



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MessagePosté le: Ven Juin 16, 2017 8:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique d'Estelle Lenartowicz dans L'Express :

Citation:

Pyromane



Le polar polonais est dans la place.
Après le succès de son compatriote Zygmunt Miloszewski, auteur de l'excellente trilogie du procureur Teodore Szacki (Les Impliqués, Un fond de vérité chez Mirobole Editions, et La Rage, Fleuve Editions), c'est au tour du jeune Wojciech Chmielarz de venir à la conquête du public français avec ce premier polar plus noir que noir.


Spécialiste du grand banditisme et du crime organisé, le journaliste de 33 ans a enfermé dans ce « page-turner » tout ce que la police polonaise a de moins reluisant : les sous-effectifs criants, la mauvaise volonté, les coups bas, la misogynie, la lâcheté patente...


Au coeur d'une Varsovie glaciale, l'antipathique inspecteur Mortka, alias « Le Kub », traque tant bien que mal un pyromane armé de cocktails Molotov.
L'atmosphère est brute, crasseuse, patibulaire.
La corporation en prend pour son grade, les autres aussi...
L'ensemble est de facture classique, mais très réussi.



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MessagePosté le: Lun Aoû 07, 2017 8:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique d'Antoine sur Bonnes Feuilles et Mauvaise Herbe :

Citation:

Pyromane, de Wojciech Chmielarz



Autant le dire de suite, je ne suis pas très polar.
Je me suis juré, il y a de cela bien longtemps, de ne plus lire de roman ayant pour personnage principal un commissaire, un inspecteur ou tout type de flic.
Fred Vargas et Craig Johnson étant les deux exceptions à la règle.


Les auteurs de polars semblant vouloir nous faire croire que la plus grosse concentration d’anarchistes se trouvent dans les commissariats du monde occidental, je me suis lassé assez vite de voir des hommes (ha bah oui!) représentant « l’ordre » d’état présentés comme nécessairement en délicatesse avec l’autorité, évidemment avec une grande conscience sociale, contre l’ordre établi et révolté par les injustices et la corruption.
Bah non. sur moi ça prend pas.


Mais là il s’agit d’une de mes maisons d’éditions chouchous, alors je me suis permis une incartade.
Et j’ai drôlement bien fait.
Parce-que, s’il s’agit, à n’en pas douter, d’un polar, de facture même plutôt classique, les sujets abordés méritent largement la lecture.


J’y suis rentré sur la pointe des pieds.
Mais ce flic, le Kub, l’inspecteur Jakub Mortka, s’il a le côté dépressif qui semble tant plaire aux lecteurs de polars (allez savoir pourquoi), est suffisamment singulier pour échapper aux travers propres à ce genre.
Des intuitions et des décisions parfois incongrues font de cette enquête, de facture classique par ailleurs, un récit surprenant.
L’ambiance générale inquiétante dûe au pyromane est accentuée encore par le portrait de la Pologne telle que la voit Wojciech Chmielarz.


Une Pologne bouffée par la corruption, une société malade et cynique, où la misogynie semble être un art de vivre et battre les femmes un sport national.


Les personnages secondaires rendent le Kub plus attachant encore.
Ses colocataires, un jeune couple en déshérence, dont le garçon à contracté une dette de jeu auprès de la mafia locale, son coéquipier, que le Kub soupçonne de battre sa femme, la « Chamane », profileuse pour la police.


Le récit est efficace, parfois dérangeant.
Je me suis vraiment laissé prendre par ce polar qui, s'il ne renouvelle pas le genre, nous donne tout de même sacrément envie de lire la suite des aventures de Jakub Mortka, et d’en apprendre plus sur lui.



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MessagePosté le: Dim Avr 15, 2018 2:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Est paru au Livre de Poche :






Tandis que la 2ème enquête de Mortka, La Ferme aux poupées, vient de paraître chez Agullo Editions, traduite par Erik Veaux :





Citation:


« Mortka songea que toutes les barres d'immeubles de toute la Pologne avaient le même aspect : des logements vieillots, étroits, qui sentaient le bouillon de poule. »

L'inspecteur Mortka, dit le Kub, a été envoyé par sa hiérarchie dans la petite ville de
Krotowice, au coeur des Monts des Géants.
Officiellement, il est là pour un échange de compétences avec la police locale.
Officieusement, il y est pour se mettre au vert après ses frasques varsoviennes.
Mais s'il pense être tranquille et avoir le temps de réfléchir à l'état de sa vie personnelle, il se trompe lourdement.
Quand la petite Marta, onze ans, disparaît, un pédophile est rapidement arrêté, qui reconnait le viol et le meurtre d'une jeune femme.
Ces aveux amènent Mortka et les flics locaux à une macabre découverte : dans les tunnels d'une mine d'uranium désaffectée, on retrouve des cadavres de jeunes femmes émaciées et mutilées que personne ne cherche.

Il faudra toute la perspicacité du Kub pour déjouer les pièges de trafiquants qui
semblent bénéficier de complicités au sein même de la police...
Outre une intrigue au cordeau qui s'attaque au trafic d'êtres humains, Chmielarz dresse le portrait d'une petite ville de province, une communauté repliée sur ses haines recuites qui voit d'un mauvais œil l'arrivée d'un flic de la capitale venu fourrer son nez dans les petits arrangements locaux.

L'auteur a reçu le Prix du Gros Calibre récompensant les meilleurs polars polonais.



« Le polar polonais a désormais sa star. Mortka, un nom à ne pas oublier. » Le Figaro magazine



>> Lire les premières pages






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MessagePosté le: Dim Avr 15, 2018 5:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Sympa la couverture poche, je la trouve plus réussie que celle du GF.
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MessagePosté le: Dim Avr 15, 2018 5:48 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hoel a écrit:
Sympa la couverture poche, je la trouve plus réussie que celle du GF.



Oh, I'm shocked, shocked !
J'ai le GF et j'adore sa couv au contraire (qui rend mieux en "vrai", il faut dire).
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MessagePosté le: Dim Avr 15, 2018 7:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, et sans le bandeau aussi sans doute... Confused
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MessagePosté le: Dim Avr 15, 2018 7:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Arf, j'aimais bien ce bandeau, moi.. Smile
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MessagePosté le: Ven Avr 20, 2018 4:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

La Ferme aux poupées - Wojciech Chmielarz



Après Miloswevski, je découvre un nouvel auteur polonais : Wojciech Chmielarz : La Ferme aux poupées.


L’inspecteur Mortka, de Varsovie, a été envoyé quatre mois dans une petite ville de montagne.
Sous prétexte d’échange, en fait suite à une affaire qui s’est terminée dans la violence.
Alors qu’il pense pouvoir passer quelques semaines tranquille, une petite fille disparait.
Puis ce sont les cadavres mutilés de quatre femmes qui sont découverts.

Le séjour champêtre est terminé, et même si Mortka n’a aucun statut officiel, c’est sur lui que l’enquête va s’appuyer.
Une enquête qui pourrait transformer la petite ville en poudrière quand elle commence à regarder du côté de la communauté rom, pas particulièrement bien vue par le reste de la population.


Voilà un polar solide qui ne va pas changer le monde, mais qui s’inscrit dans la tradition, en apportant sa touche personnelle.


La tradition c’est celle des polars procéduraux, où l’on suit un flic dans ses enquêtes mais également dans ses problèmes personnels.
On s’attache très vite à Mortka, et on aura très plaisir à le suivre avec ses doutes, ses révoltes et son opiniâtreté dans de prochains volumes qui sont sans doute déjà écrits.


Les personnages secondaires sont aussi très réussis, flics d’une petite ville dépassés par une affaire dont ils n’ont pas l’habitude, enfermé dans un racisme ordinaire qu’ils partagent avec des concitoyens qu’ils connaissent tous.


L’intrigue est très habilement menée, et le lecteur se laisse embarquer avec un très grand plaisir.


Et grâce à l’auteur nous découvrons un petit coin de Pologne, loin de la capitale, où le racisme anti roms est tellement installé qu’il ferait passer nos hommes politiques de droite et d’extrême droite pour des humanistes.
Une province qui végète, se meurt peu à peu, avec tous les problèmes que cela suscite.
Et un focus sur les violences faites aux plus faibles, souvent les mêmes, les femmes, jeunes et étrangères.


Plus que recommandable donc, en attendant le suivant.



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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 7:43 am    Sujet du message: Répondre en citant

J'en suis bientôt à la moitié, c'est pas mal du tout.
Mention spéciale pour un rebondissement que je n'ai pas vu venir et que j'ai particulièrement apprécié.
Spoiler:
Le coup du mort qui était déjà mort avant de "mourir" dans l'incendie, top ! Mr. Green

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MessagePosté le: Mar Juin 12, 2018 7:48 am    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis concernant Pyromane vient de paraître sur Polars Pourpres.



Sur Polars Pourpres, Hoel a écrit:
Première enquête du bouillant Kub

Varsovie, 3 heures du matin, -20°C.
Un homme vêtu de sombre escalade une maison en prenant bien soin de rester dans l'ombre. Par la cheminée, il lâche une bouteille d'une préparation spéciale. Le temps pour lui de prendre la poudre d'escampette, la maison est déjà en proie aux flammes. Le propriétaire des lieux est retrouvé mort, carbonisé, mais sa femme a réussi à s'enfuir et échappe de peu à la mort mais pas à de terribles brûlures.
Jakub Mortka arrive sur les lieux. Sale affaire. Non seulement l'incendie est criminel – les pompiers sont catégoriques là-dessus, mais la femme rescapée n'est autre que Klaudia Klau, ancienne Miss et chanteuse de pop. En plus de sa hiérarchie, le « Kub » va devoir se coltiner les journalistes people.

Belle découverte que ce premier roman polonais proposé par les éditions Agullo, qui dénichent décidément d'excellents auteurs, en Europe de l'Est notamment – dans un autre style, on pense au Lituanien Jaroslav Melnik et à son exceptionnel Espace lointain par exemple. Il y a des personnages qu'on aime ; d'autres qu'on aime détester. Le Kub, c'est encore autre chose. Brut de décoffrage, on aime le voir détester tout le monde, à commencer par ses collègues, qu'il ne se gêne pas pour critiquer ouvertement quand l'envie lui en prend, ou cette « chamane » (comprenez une profileuse), que sa hiérarchie lui met dans les pattes. Ses frasques verbales sont plutôt tolérées car malgré son caractère bien trempé, Mortka est un excellent flic. Grand travailleur, tenace, ce n'est pas par hasard qu'il a gravi les échelons dans la section criminelle et antiterroriste. Au détriment de sa vie familiale, il est vrai – sa femme demande le divorce et il ne voit plus que sporadiquement ses deux fils encore petits.
On se demande un instant comment Wojciech Chmielarz va tenir le lecteur en haleine sur plus de quatre cent pages avec une histoire de pyromane en série. Après quelques chapitres et un rebondissement particulièrement bien senti, on comprend vite que l'auteur a plus d'un tour dans son sac. Les fausses pistes sont au rendez-vous, de même que le suspense, et c'est un plaisir que de voir l'auteur égratigner la Pologne actuelle à travers ses personnages et en particulier le Kub, qu'on a déjà hâte de retrouver.

Efficace et grinçant, Wojciech Chmielarz nous a concocté un coktail explosif qui donnera envie à nombre de lecteurs de prolonger l'aventure polonaise. Ca tombe bien, le Kub est déjà de retour dans La Ferme aux poupées, fraîchement paru chez Agullo.



Et je lirai la suite sans tarder ! Smile
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Dernière édition par Hoel le Jeu Aoû 02, 2018 12:25 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu Aoû 02, 2018 12:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis concernant La ferme aux poupées vient de paraître sur Polars Pourpres.



Sur Polars Pourpres, Hoel a écrit:
Pas de vacances pour le Kub

Jakub Mortka a été missionné dans la petite ville de Krotowice. S'il a officiellement été envoyé là-bas temporairement dans le cadre d'un programme de partage de compétences entre services de police, il faut dire que les supérieurs du Kub voulaient surtout le voir s'éloigner de la capitale. Et lui faire payer la gestion toute personnelle de sa dernière affaire. Oui mais voilà, le Kub ne cherche pas les affaires sensationnelles, ce sont elles qui le trouvent. Bientôt, une fillette de onze ans disparaît. Un pédophile est très vite appréhendé mais quelque chose cloche. Ses aveux sonnent faux et le flair de l'inspecteur le pousse à poursuivre l'enquête là où d'autres auraient immédiatement clos le dossier.

On le sait depuis Pyromane (dont ce roman est en quelque sorte la suite ; aussi, il est vivement conseillé de lire cette série dans l'ordre), Wojciech Chmielarz est un spécialiste des retournements de situation bien sentis, qu'il distille l'air de rien là où certains auteurs de thrillers en font des caisses. Concernant les rebondissements, le lecteur va en avoir pour ses frais, et ce du début à la fin. Si certains pourront paraître un peu téléphonés, d'autres viennent de nulle part et prennent complètement au dépourvu, comme ce point final qui n'en était pas tout à fait un. Mais chut, n'en disons pas plus.
L'auteur a fait le choix, dans cette seconde enquête de son personnage, de le faire évoluer dans une petite ville de province, contraint et forcé. Étonnamment, c'était aussi le choix de son compatriote Zygmunt Miloszewski dans Un fond de vérité, (là aussi) la seconde aventure de Teodore Szacki. Le procureur de l'un et l'inspecteur de l'autre partagent d'ailleurs des points communs : des difficultés avec leur hiérarchie ou à gérer leur vie familiale compliquée, et un sens tout particulier du devoir quand leurs enquêtes prennent des tournures inattendues. Les deux auteurs venus de l'est ont aussi ceci en commun d'être journalistes de métier et d'exceller dans la manière de donner à voir les travers de la société polonaise contemporaine sans avoir l'air d'y toucher – ce qui est très possiblement lié. Si l'accent était mis sur la question juive et les dérives antisémites dans Un fond de vérité, bien difficile d'en dire plus sur la thématique principale abordée dans cette Ferme aux poupées sans déflorer l'intrigue. Tout au plus que concernant ce sujet abominable, la réalité n'est malheureusement guère éloignée de la fiction.

Visiblement à l'aise dans l'écriture et toujours redoutable lorsqu'il s'agit de prendre son lecteur à contre-pied, Wojciech Chmielarz confirme tout le bien qu'on avait pensé de lui en lisant son précédent opus. Deux autres enquêtes du Kub sont d'ores et déjà disponibles en polonais. Si elles sont du même niveau que les deux premières, il y a fort à parier – on le souhaite en tout cas – qu'elles soient prochainement traduites en français.


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Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

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