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Rien ne se perd - Cloé Mehdi (Jigal Polar)

 
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Hoel
Patrick Kenzie (modo)


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Juin 02, 2016 5:37 pm    Sujet du message: Rien ne se perd - Cloé Mehdi (Jigal Polar) Répondre en citant

Après Monstres en cavale (Le Masque), Prix du premier roman du festival de Beaune 2014, la très jeune Cloé Mehdi (elle est née en 1992) revient chez Jigal avec un deuxième roman, Rien ne se se perd, qui vient de paraître.



Présentation de l'éditeur

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis… Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n'est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…

Cloé Mehdi a fait sensation en 2014 en recevant le Prix de Beaune pour son premier roman. Elle a alors 22 ans et semble déjà dans l’urgence d’écrire… Elle nous revient aujourd’hui avec ce nouveau roman noir et très sombre… Une histoire de territoire, de vengeance, d’injustice, de mémoire et de femmes… Un roman pas pour pleurer, juste pour se souvenir… Une écriture à fleur de peau, des mots ciselés, une poétique des marges, du malheur ordinaire, de la détresse sociale… Son regard – terriblement lucide – alterne : très dur envers la société et les institutions, immensément tendre avec ces personnages, tous un peu brisés ou étouffés par un système qui broie toujours davantage aux pourtours… Et Mattia, onze ans, son héros, qui cherche une vérité dans ce monde de fous, tout en naviguant envers et contre tout, entre un père disparu, un tuteur un peu dingue, une mère aux abonnés absents, un frère qui l'ignore et une sœur en perpétuelle vadrouille… Poignant, dérangeant, ultra sensible, glaçant, Cloé Mehdi nous livre ici un récit d’une noirceur absolue !


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Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

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Hoel
Patrick Kenzie (modo)


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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Juin 02, 2016 5:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le résumé, et surtout le point de vue original, m'intéressent beaucoup. Je pense que j'en serai.
D'ailleurs il faudrait que je me remette à Monstres en cavale, commencé puis laissé de côté (sans que ça soit lié à sa qualité).
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Jules Renard (1864-1910)

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Ssarlotte
Serial killer : Le Poète


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MessagePosté le: Sam Juil 30, 2016 4:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Suggestion faite aujourd'hui à ma bibli, le résumé me plaît beaucoup. L'auteur est hyper jeune, j'ai bien envie de découvrir.
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thibe
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La Ligne Noire

MessagePosté le: Mar Aoû 30, 2016 2:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Coup de cœur de Claude Le Nocher:

Claude Le Nocher a écrit:
Cloé Mehdi : Rien ne se perd (Éd.Jigal, 2016) – Coup de cœur

Mattia Lorozzi, onze ans, élève de CM2, est orphelin de père depuis plusieurs années. Son père Ryad Younès fut éducateur de quartier dans cette ville. Demi-frère de Mattia, Stefano est un chirurgien trentenaire. Il n'a jamais voulu se mêler de la nouvelle vie de leur mère. Jeune adulte, Gina, la sœur de Mattia, voyage beaucoup depuis quelques temps, comme si elle fuyait leur ville. Amélia, la mère du gamin, a souhaité confier son fils à Zé, qui en est devenu le tuteur légal. Âgé de vingt-quatre ans, Zéphyr Palaisot est un gardien de nuit passionné de grande poésie littéraire. À cause de la mort de l'étudiante Émilie Vauquier, il a traversé une sombre période. Issu d'une famille honorable, il a rompu avec ses parents. Il vit avec la jeune Gabrielle, une suicidaire qui vient encore de se rater. Elle risque à tout moment d'être internée en psychiatrie, même si Zé la protège autant qu'il le peut.

Réfractaire à toute forme d'enseignement, Mattia baigne dans une ambiance dépressive. Silencieux de nature, ça lui convient malgré tout. Il est préférable de faire profil bas face aux services sociaux, mais Zé et lui n'y échapperont certainement pas. Mattia est suivi par une psy, à laquelle il se confie modérément, mais dans un climat de confiance. Elle peut, le moment venu, lui éviter de finir dans un foyer. Amélia, sa mère, ne donne plus signe de vie depuis quelques semaines. Sa sœur Gina réapparaît le soir de Noël. Néanmoins, pour Mattia, le bilan actuel n'est guère joyeux. D'autant que deux hommes rôdent autour de Zé et lui. Probablement des policiers. Les flics ne sont pas appréciés dans cette ville, depuis une bavure remontant à une quinzaine d'années. Le policier qui tua l'adolescent Saïd Zahidi bénéficia de la mansuétude de la Justice, ce qui entraîna quelques heurts.

Mattia n'était pas encore né au temps de cette affaire. Il a compris que son père fut très marqué par la mort de Saïd. Certes, la victime était un ado turbulent, frondeur, sûrement de la graine de racaille. Pourtant, son décès n'eut rien à voir avec de la légitime défense : le flic Thomas Ross l'a tué volontairement. Ce qui provoqua l’écœurement de Gina et de la population du quartier de Verrières. Aujourd'hui, on voit de nouveau fleurir des tags à la mémoire de Saïd sur les murs de la ville. Que l'on efface bien vite. Ces rappels du passé sont l'œuvre de Karim, un ami de Gina resté fidèle aux proches de Saïd, dont la jeune Siham. Pris sur le fait par la police, Karim résiste fièrement aux interrogatoires, refusant de signer toute déposition. Des tags, c'est nettement moins grave que le meurtre de Saïd. Il n'est pas exclu que quelqu'un ait envie de venger sa mort, même quinze ans après.

Le sommeil de Mattia est troublé par d'oppressants cauchemars, des hallucinations. La psy explique qu'il s'agit de "paralysie du sommeil", problème récurrent chez Mattia. Entre le saccage de l'appartement de Zé, la demande d'internement par un tiers visant Gabrielle, une visite des services sociaux, et le passage devant un juge pour décider si Zé doit rester son tuteur, l'univers de Mattia n'a rien de tranquille. S'il se sent aussi volontaire que sa sœur Gina, et bien qu'ils soit intelligent et observateur, il reste un enfant de onze ans. Quoi qu'il arrive par la suite, il aura besoin d'un équilibre mental dont son environnement est plutôt dépourvu…
Cloé Mehdi : Rien ne se perd (Éd.Jigal, 2016) – Coup de cœur –

Si Cloé Mehdi avait rédigé un plaidoyer militant, une charge contre les abus policiers, le roman n'aurait pas grand intérêt. La délinquance existe, et les forces de l'ordre font leur métier, intervenant contre ceux qui défient les lois. En cas de meurtre, pour la Justice, il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures, voilà tout. On est d'accord pour "préserver la paix sociale", éviter par exemple des émeutes. Toutefois, n'oublions pas de mesurer les conséquences de certains faits, touchant personnellement témoins ou protagonistes. Il y a ceux qui garderont une distance, quasi-indifférents au sort des autres, tel Stefano. Et puis d'autres qui prendront à cœur les circonstances du drame. Ce qui fut le cas du père du petit Mattia. Répondre qu'il s'agit alors de schizophrénie ? “C'est à peine si tu trouveras deux psychiatres capables de t'en donner la même définition” admet la psy de Mattia.

L'angle choisi par l'auteure est nettement plus habile. À travers le regard de ce gamin, on suit ici son quotidien chahuté par les réalités du monde des adultes. Gabrielle n'est pas la seule à trouver que vivre est d'une lourde complexité. S'il n'a que vingt-quatre ans, s'il fut un étudiant exemplaire, le parcours de Zé a été très vite semé d'embûches, suite à un épisode déterminant. Il en va de même pour tout l'entourage du petit Mattia. Et c'est ce qui fait la force de cette histoire, évidemment. Il est facile de décréter qu'il s'agit de "cas sociaux", d'une sorte de fatalité. La psychiatrie, puisqu'il en est largement question, n'est pas un problème de génétique, ni de milieu social. Ça vient d'une perception intime, d'un sentiment d'impuissance face à ce que l'on ne peut gérer. Ceux qui se croient forts ou supérieurs devraient y réfléchir : au cours d'une vie, certains faits sont pesants à porter.

Un thème aussi noir doit comporter des passages plus légers, nul doute que l'auteure le sache. Une part de poésie, comme quand Mattia et sa sœur grimpent sur une grue pour regarder la ville. De la tendresse protectrice, dans la relation entre Zé et Gabrielle. De l'humour grinçant, quand il faut incarner "la famille idéale" aux yeux des travailleurs sociaux : correspondre aux normes, simuler le conformisme façon télé-réalité ou sitcom à l'américaine, oui c'est de la bêtise. En toile de fond, l'intrigue criminelle issue du passé, mais probablement pas close, apparaît telle une ombre. Il convient de saluer la subtile écriture de Cloé Mehdi : chacun des aspects de cette fiction apparaît d'une juste tonalité, chaque instant du récit décrit le vrai vécu ordinaire des personnages. Coup de cœur évident pour un remarquable "polar social".
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Dim Fév 19, 2017 8:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant




Rien ne se perd de Cloé Mehdi vient de recevoir le Prix Mystère de la Critique du Meilleur Roman français 2017.
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« Les nouvelles sont à la littérature ce que la dégustation est à la gastronomie. »
Francis Geffard, éditeur, directeur de la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel.
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Janjak
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La Forêt des Mânes

MessagePosté le: Jeu Juil 13, 2017 11:18 am    Sujet du message: Répondre en citant

Mon vote sur Polars Pourpres: 8/10
Une jeune auteure qui a tout l'avenir devant elle. Elle nous livre là un roman totalement noir avec pour narrateur un gamin de onze ans, l'ambiance est lourde, plombée dans cette cité qui à vécut des émeutes très violentes.
Ce livre est dur et touchant à la fois, Mattia se retrouve confronté à des choses beaucoup trop lourdes à porter pour lui, c'est très émouvant, Mattia est un gamin courageux qui essaie de comprendre l'horrible histoire de son quartier.
Les messages qui sortent de ces pages sont nombreux, Cloé Mehdi signe là un récit bouleversant.
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Polarbear
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MessagePosté le: Mer Sep 06, 2017 2:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis 7/10
Un roman noir qui se lit avec la boule au ventre, lourd, très lourd... Techniquement, c'est très bien raconté, l'écriture est fluide, le point de vue de l'enfant rend le récit immersif. Mais le propos, la vie, la survie, d'un enfant entouré d'adultes suicidaires rend l'histoire difficile à digérer. Ce réquisitoire contre les violences policières, la justice à deux vitesses, la responsabilité des adultes vis à vis des enfants, traité à charge, ne m'a pas complètement convaincu. J'ai trouvé cela un peu trop sans espoir.
_________________
"Ce qui compte dans le polar, ce n'est pas le crime, mais le monde dans lequel il se produit." Richard Price
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