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Possession - Paul Tremblay (Sonatine)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Ven Mar 23, 2018 11:49 am    Sujet du message: Possession - Paul Tremblay (Sonatine) Répondre en citant

Considéré comme le nouveau Stephen King et récompensé par le Bram Stoker Award du Meilleur Roman, Paul Tremblay signe Possession (A Head Full of Ghosts), qui vient de paraître chez Sonatine, traduit par Hubert Tézenas.






Le livre :

Après Rosemary’s Baby et L’Exorciste, le nouveau classique de l’horreur.

Malgré une mère alcoolique et un père au chômage, la famille Barret tente de mener une vie ordinaire dans la tranquille banlieue de Beverly, Massachusetts, jusqu'au jour où leur fille de 14 ans, Marjorie, commence à manifester les symptômes d'une étrange schizophrénie.
Alors que des événements de plus en plus angoissants se produisent, les Barrett décident de faire appel à un prêtre qui ne voit qu'une seule solution : l'exorcisme.

À court d'argent la famille accepte l'offre généreuse d'une chaîne de télévision ; en contrepartie, elle suivra la guérison de Marjorie en direct.
L'émission connaît un succès sans précédent.
Pourtant, elle est interrompu du jour au lendemain sans explication.
Que s'est-il passé dans la maison des Barrett ?

Avec ce thriller terrifiant d’une rare intelligence, Paul Tremblay réinvente l’horreur à l’ère des médias, de l’avènement de la télé-réalité et de la culture pop. Possession fait partie de ces quelques livres susceptibles de nous procurer des émotions nouvelles, qui continuent à nous hanter bien après la dernière page.



« Vous éprouverez les mêmes frissons que dans n'importe quel chef-d'oeuvre de l'horreur, excepté que vous n'en avez encore jamais lu un comme ça ! »
SARA GRAN

« Possession m'a fait trembler de peur. Et sachez que pour me faire peur, il faut se lever de bonne heure ! »
STEPHEN KING

« Aucun des personnages n’est véritablement fiable, et Tremblay cultive avec élégance et minutie l’ambiguïté de la narration. On n’en connaitra jamais la nature, mais le mal véritable est au cœur de ce roman. » The Guardian

« Ce fantastique roman de Paul Tremblay entretient un véritable flou pour le lecteur : celui-ci avance dans l’agréable brouillard d’une ambiguïté délibérée et parfaitement équilibrée. » New-York Times





>> Le site de l'auteur : https://thelittlesleep.wordpress.com/

>> Sa page Facebook : https://www.facebook.com/Paul-Tremblay-44580519454/





L'auteur :

Considéré comme le nouveau Stephen King, Paul Tremblay est né en 1971 dans le Colorado.
Lauréat du Prix Bram Stoker, Possession est son premier roman publié en France.
Les droits d’adaptation cinématographique ont été achetés dès la sortie du livre par Robert Downey Jr.



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« Il vaut mieux cinq mille lecteurs qui ne vous oublieront plus jamais à des centaines de milliers qui vous auront consommé comme une denrée périssable. » Jérôme Leroy


Dernière édition par norbert le Dim Avr 22, 2018 7:17 pm; édité 1 fois
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norbert
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MessagePosté le: Ven Mar 23, 2018 1:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> Le trailer :



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Ironheart
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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2018 1:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'adore le synopsis, la couverture et tout et tout.

Et hop, dans ma liste de romans à acheter : je ne te remercie pas Norbert ! Wink
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norbert
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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2018 1:23 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ironheart a écrit:
J'adore le synopsis, la couverture et tout et tout.

Et hop, dans ma liste de romans à acheter : je ne te remercie pas Norbert ! Wink



Oh tu sais, je ne me remercie pas non plus...Surtout que j'ai fouiné sur Google et que les avis que j'y ai trouvés me mettent encore plus l'eau à la bouche ! Wink
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Ironheart
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MessagePosté le: Sam Mar 24, 2018 1:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

norbert a écrit:
Ironheart a écrit:
J'adore le synopsis, la couverture et tout et tout.

Et hop, dans ma liste de romans à acheter : je ne te remercie pas Norbert ! Wink



Oh tu sais, je ne me remercie pas non plus...


Mr. Green Mr. Green Mr. Green
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norbert
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MessagePosté le: Dim Avr 22, 2018 7:54 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> Interview de l'auteur Paul Tremblay sur le site Lisez! :

Citation:

Exorcisme, horreur et actualités : l'interview de Paul Tremblay


Possession est certes un livre d'exorcisme, mais c'est surtout un hommage au genre de l'horreur. Sorti en mars 2018 en France, c'est le premier roman de l'auteur américain Paul Tremblay. Focus sur un roman pas comme les autres, qui dépasse les frontières du genre.



Vous avez un diplôme de mathématiques et pourtant vous êtes écrivain. Comment expliquez-vous ça ?

Paul Tremblay :
On me le demande souvent… Enfant, je ne lisais pas beaucoup pour le plaisir. J’étais bon élève et lisais toujours ce que les profs me demandaient, mais je passais mon temps libre à regarder la télévision, des films (principalement des comédies ou des films d’horreur), ou à jouer au basket seul dans l’allée. Au lycée, la matière où j’étais le plus fort étaient les mathématiques, et je m’y suis tenu quand je suis allé à l’université. Il s’avère que j’ai suivi un cours de littérature durant mon dernier semestre universitaire et j’ai beaucoup aimé ça. Une nouvelle en particulier m’a coupé le souffle : Where Are You Going ? Where Have You Been ? de Joyce Carol Oates. Je me souviens m’être dit « Je ne savais pas que les gens écrivaient de telles histoires ». Peu après, ma petite amie (qui est désormais ma femme) m’a offert Le Fléau de Stephen King pour mon 21e anniversaire. Comme l’histoire d’Oates, ce roman a été une révélation. Je l’ai dévoré. Pendant mes deux années suivantes à l’université du Vermont où je peinais à obtenir mon master de mathématiques, je suis devenu un lecteur vorace. J’ai lu tout ce que j’ai pu de King puis je suis passé à Peter Straub, Clive Barker, encore du Oates, Shirley Jackson, Kurt Vonnegut et d’autres. Je suis sorti de l’université avec un diplôme de maths, mais j’avais également une passion pour la lecture, qui deviendrait bientôt un étrange besoin d’essayer d’écrire mes propres histoires.


Pour une histoire d’horreur, votre livre est effrayant (de toute évidence), mais aussi très facile à lire, précis et bien documenté. Est-ce lié au fait que vous étiez effrayé par les livres et les films d’horreur quand vous étiez enfant/adolescent ?

Merci pour ces mots gentils. J’ai toujours été fan d’horreur, et Possession peut être lu comme une déclaration d’amour au genre, mais aussi sa critique. J’étais ce qu’on appelait un trouillard pendant mon enfance. J’avais peur du noir, peur de descendre dans notre cave sinistre, peur de monter seul dans ma chambre (je demandais souvent à mon petit frère de monter l’escalier avant moi, et s’il survivait je savais que je pouvais le suivre), et j’ai souffert de cauchemars constants (Les Dents de la mer, la guerre nucléaire et Freddy Kruger sont ceux qui revenaient le plus souvent). Évidemment, rien de tout ça ne m’empêchait de regarder tous les films d’horreur que je pouvais. Il y avait une émission à la télé locale intitulée Creature Double Feature quand j’étais très jeune, qui passait le samedi après-midi. Le premier film était généralement un Godzilla ou un Kaiju, et le second était un classique en noir et blanc ou une production de la Hammer. Pendant ma préadolescence et mon adolescence, la télé par câble (qui était une nouveauté pour nous dans les années 1980) a pris le dessus et est devenue ma source de films d’horreur, même si je les regardais souvent entre mes doigts. La peur et la fascination font partie intégrante du fait d’être fan du genre.


Dans Possession, vous parlez d’horreur et d’exorcisme, mais pas seulement. Il y est aussi question de voyeurisme, du fait que la télé occupe une grande place dans notre vie, d’extrémisme… Était-il important pour vous d’aborder de tels sujets très contemporains ?

Oui, je voulais absolument que l’histoire reflète notre époque complexe. Ce n’est pas vraiment un spoiler, mais une fois que j’ai su que je ne répondrai pas explicitement à la question « est-ce-qu’il-se-passe-quelque-chose-de-surnaturel-ou-non », tout dans le roman a servi à construire cette ambigüité centrale. Filtrer les événements à travers le passage du temps, les souvenirs d’un enfant, et la lentille déformante de la téléréalité et de la culture Internet semblaient un bon moyen pour maintenir le lecteur en déséquilibre et retourner certaines conventions du genre. L’horreur vit dans l’ambigüité et c’est là que je voulais qu’aille mon histoire. J’espère que le roman fonctionne aussi en tant que commentaire de notre réalité et de notre identité, deux sujets beaucoup plus délicats, malléables et, oui, ambigus que nous n’aimons l’admettre.


Avec le nouveau film Ça, la série de Netflix Stranger Things, le succès de Stephen King, le genre de l’horreur commence à toucher le grand public, à travers des œuvres de grande qualité. En même temps, nous voyons un tas de films d’horreur qui utilisent des procédés classiques et qui ne fonctionnent plus tellement. Est-ce le signe d’une nouvelle « ère de l’horreur » ?

Je suis sûr que chaque écrivain a pensé représenter un grand bond en avant dans son genre. Ceci dit, je pense que nous sommes au milieu d’un âge d’or de l’horreur, voire d’une véritable renaissance. Pour moi, la popularité auprès du grand public n’est que la partie visible de l’iceberg. Trop de films d’Hollywood aux productions léchées reposent encore sur des clichés et des scènes censées vous faire sursauter, et oui, ils sont populaires, mais ils ne sont pas la raison de la vogue de l’horreur. Nombre d’œuvres d’horreur osées, diverses et - si j’ose dire - progressives qui interpellent le lecteur/spectateur de manière plus recherchée sont des productions indépendantes, ou moins tapageuses, particulièrement quand il s’agit de films. Parmi mes films récents préférés il y a Lake Mungo, It Follows, Morse, Sauna et Mister Badadook. Quant aux écrivains d’horreur, il faut lire Victor LaValle, John Langan, Laird Barron, Nadia Bulkin, Mariana Enriquez, Stephen Graham Jones et Livia Llewellyn.


Sans révéler trop de détails, la fin de votre livre est vraiment perturbante. Quelques lecteurs ont avoué ne pas avoir beaucoup dormi après avoir fini Possession parce qu’ils y pensaient. Avez-vous un mot pour eux ? Peut-être pour les réconforter ?

J’adore le fait que vous décriviez la fin de mon livre comme perturbante. Ça me plaît ! (Est-ce que c’est affreux ?) Ça semblera peut-être une confession bizarre, mais j’ai vraiment du mal à dire si ce que j’écris est effrayant ou non. Ce qui fait peur est aussi subjectif que l’humour, je pense. Donc j’essaie à la place de déstabiliser ou perturber le lecteur, de lui faire ressentir quelque chose émotionnellement. Le lecteur s’en souviendra beaucoup plus longtemps que d’un bref choc ou une frayeur.

J’aimerais avoir quelques paroles réconfortantes. Hum. Qu’est-ce que vous dites de ceci : Merry et Marjorie vous passent le bonjour !



La playlist à écouter en lisant Possession

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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Ven Avr 27, 2018 6:38 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Mr. K sur Le Capharnaüm éclairé :

Citation:

Possession de Paul Tremblay



Tremblez pauvres lecteurs !
Possession de Paul Tremblay nous vient tout juste d’Amérique avec une sacrée réputation, notamment celle d’avoir réussi à faire frémir Master Stephen King lui-même !
Au delà de l’argument de vente, ce livre est très réussi car il conjugue à la fois une trame machiavélique, une réflexion très intéressante sur notre époque et une écriture vraiment séduisante.
Suivez-moi dans le Massachusetts sur les pas de la famille Barrett...


Merry, une jeune femme d’une vingtaine d’années revient lors de plusieurs entretiens avec une journaliste sur l’histoire familiale tragique qu’elle a vécu quand elle n’avait que huit ans.
Elle est la petite dernière des Barrett et vivait avec ses deux parents et sa grande sœur Marjorie.
Cette dernière a commencé à manifester des signes inquiétants de dérèglement mental avec entre autres un comportement très changeant et des propos incohérents ou menaçants.
La famille déjà touchée par la précarité et des parents en difficulté commence à sombrer.
Folie, possession, crise d’adolescence forcenée ?
Le doute habite cette famille pourtant paisible et sans histoire jusque là.
Au fil du déroulé, l’idée d’un exorcisme va faire son chemin et pour pallier leurs soucis pécuniers, les géniteurs vont accepter que la télévision assiste à l’événement pour une émission de télé-réalité d’un nouveau genre.


Attention, une fois votre lecture débutée, il vous sera impossible de reposer cet ouvrage tant il s’avère quasiment addictif dès les premiers chapitres.
La faute essentiellement au point de vue adopté, celui d’une gamine de huit ans (phases de flashback racontées à la journaliste).
Les trois quarts de l’ouvrage sont donc relatés par Merry qui est totalement dépassée par les événements.
En adoration devant sa grande sœur et très proche de ses parents, elle assiste impuissante à la longue dégradation des rapports entre les êtres qui sont le plus cher à son cœur : son père sombrant dans l’intégrisme religieux, une mère qui lève trop le coude et une sœur qui se transforme peu à peu en étrangère et peut se révéler agressive à son endroit.
C’est très touchant, remarquablement décrit et crédible tant la psychologie de Merry est fidèle à celle d’une enfant de son âge.
Les autres personnages ne sont pas en reste, rien d’exagéré malgré un thème - la possession - qui aurait pu faire tomber le récit dans le grand-guignolesque.


L’auteur fait très fort en maniant l’ambiguïté durant tout l’ouvrage.
Seules les ultimes pages du roman livrent le secret que cache cette confession qui prend son temps et alterne passages contemplatifs, presque sociologiques, et moments plus tendus où les événements s‘accélèrent et où l’on ne sait pas vraiment où l’on va.
Réel, rêve, imaginaire, fantasmes, pulsions et raison se succèdent, s’égrainent et entretiennent un mystère que même l’irruption des équipes TV ne va pas réussir à totalement lever.
Plus on avance dans la lecture, plus un malaise s’installe en soi, plus les questions se bousculent.
En effet, tout paraît trop simple par moment mais les renversements de situations complexifient la trame et ouvrent de nouvelles perspectives.
Bien malin celui qui devinera le mot de la fin avant de refermer cet ouvrage, qui réserve bien des surprises et aime jouer avec le lecteur à la manière d’un thriller classique, l’horreur rajoutant ici un degré supplémentaire de stress car il s‘inscrit dans le quotidien d’une cellule familiale lambda.


Très intéressant aussi, l’aspect critique de l’ouvrage qui se nourrit de la pop culture ambiante et notamment de l’engouement des masses pour les œuvres de genre et la télé-réalité.
À travers les lignes d’une mystérieuse blogueuse spécialisée dans l’horreur-épouvante, l’auteur s’amuse en parallèle à démonter les clichés, à les contourner mais aussi à dénoncer le voyeurisme et l’ambition de certains vis à vis de victimes ou de personnes en état de faiblesse.
Triste fable que celle de cette famille réduite à se donner en spectacle pour à la fois essayer de guérir leur fille et régler leurs problèmes d’argent.
Cette charge est à la fois délicate, structurée et très bien intégrée dans un roman où le suspense ne faiblit jamais.


Et puis, la langue est une merveille.
On est loin d‘une série B littéraire, et ici on côtoie les sommets de l’écriture du genre.
Clairement, la réputation de Paul Tremblay n’est pas usurpée car il mêle à la fois effets de manche efficaces (on reste dans l’horreur) et style très littéraire qui explore les âmes de ses personnages.
Profond, récréatif, parfois effrayant, voila un roman qui a tout pour plaire pour les amateurs de frissons, mais aussi pour les autres.
Un sacré bon moment de lecture !



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Muriel
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MessagePosté le: Lun Juil 16, 2018 7:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
7/10 Gros coup de gueule sur la com de ce roman. Il est vendu comme un livre d'horreur "terrifiant" alors que pour moi, c'est un drame familial, ma manière de l'appréhender n'a donc pas été la bonne. C'est vraiment dommage car c'est un très bon roman, l'intrigue tiens en haleine et le fait que l'histoire soit décrit par une enfant de 8 ans rajoute un malaise supplémentaire. Je le recommande mais pas pour se faire peur mais justement pour avoir une vision différente et plus humaine d'un cas de possession, je reste persuadé d'ailleurs que ce roman ce serait aussi bien vendu en le vendant comme ça.


Je ne lis que rarement les résumés des romans, je me base sur les critiques et/ou au filling, n'ayant pas lu de critiques la couverture et l'accroche m'ont convaincu. La couverture est belle, la phrase d'accroche de stephen king fait rêver dans la terreur que l'on va ressentir en lisant ce livre. Que nenni, ce livre est excellent mais très loin d'un roman d'horreur, on est pour moi dans un drame psychologique et familial et le cas de possession n'est que secondaire. Vraiment dommage car cela m'a empêché de rentrer pleinement dans ce roman car l'attente que j'en avais n'est jamais arrivé.
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