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Le Sang du Mississippi - Greg Iles (Actes Sud)

 
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Jan 07, 2020 4:13 pm    Sujet du message: Le Sang du Mississippi - Greg Iles (Actes Sud) Répondre en citant

Après Brasier Noir (en poche demain 8 janvier chez Babel) et L'Arbre aux Morts, Greg Iles conclut sa monumentale trilogie avec Le Sang du Mississippi, paru en octobre dernier chez Actes Sud dans une traduction d'Aurélie Tronchet.
Chaque roman peut se lire indépendamment.






Le livre :

« C'est le William Faulkner pour la génération Breaking Bad. » BookPage

La vie de Penn Cage, le maire de Natchez, est en ruine.
La femme qu’il aimait est morte, assassinée par des membres des Aigles Bicéphales, le groupuscule de suprémacistes blancs qui sévit à Natchez depuis les années 1960. Son père, le docteur Tom Cage, est poursuivi en justice pour avoir prétendument tué Viola Turner, une femme noire avec qui il a eu une liaison à l’époque où elle était son assistante ; son procès, placé sous haute protection, est sur le point de s’ouvrir.
Snake Knox, le chef des Aigles Bicéphales, est prêt à tout pour intimider les Cage. Penn sait qu’il n’y aura pas de paix dans sa ville tant que Snake n’aura pas été mis hors d’état de nuire.
Dans cet ultime volet de sa magistrale trilogie romanesque, ouverte avec Brasier noir et prolongée par L'Arbre aux Morts, ce n’est rien de moins que le noir passé de l’histoire américaine que Greg Iles cite à comparaître.



« Une écriture sobre, fluide et efficace pour une histoire haletante, où la morale et la rédemption n’ont pas forcément place. Un pur régal ! »
Farid Ameur - Historia

« Tout au long de ses plus de 800 pages, le procès devient presque, en soi, un thriller, avec ses doutes, ses rebondissements, ses coups de théâtre. Greg Iles se délecte et nous avec, d'autant que l'action ne se limite pas à une salle de Tribunal devenue trop petite. »
Pierrick Fay - Les Echos

« Après Brasier noir et L’Arbre aux Morts, Greg Iles clôt sa trilogie fleuve avec un livre à la (dé)mesure du projet. [...] Haletant, brutal, foisonnant et à la structure cinématographique indéniable, Le Sang du Mississippi est sans conteste un très grand roman noir. »
Diacritik




Lire les premières pages



Le site de l'auteur : https://www.gregiles.com/



L'auteur :

Greg Iles est né en 1960 à Stuttgart, en Allemagne, où son père dirigeait la clinique de l'ambassade des États-Unis au plus fort de la guerre froide. En 2011, après l'accident qui faillit lui coûter la vie, il s'attelle à Brasier noir, premier volume d'une trilogie poursuivie avec L'Arbre aux morts et qui s'achève par le présent volume.







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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Jan 07, 2020 5:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant




La chronique de Monica sur Nyctalopes :

Citation:

LE SANG DU MISSISSIPPI de Greg Iles / Actes Sud.


La trilogie Natchez Burning finit en fanfare avec ce dernier tome qui retrouve le souffle de Brasier Noir après un tome deux un peu plus délité et souffrant de quelques longueurs qui l’ont malheureusement desservi.

Pour mémoire, nous sommes à Natchez, petite ville du Mississippi toujours en proie à ses démons ségrégationnistes : Les Aigles Bicéphales, groupuscule suprémaciste armé y est toujours actif malgré l’âge avancé de ses membres fondateurs.

Penn Cage, maire de Natchez et ancien procureur, découvre dans Brasier Noir que son père Tom, le médecin le plus respecté de la ville, est accusé du meurtre de son ancienne infirmière noire, Viola Turner, avec qui il avait eu une aventure dans sa jeunesse. Viola, atteinte d’un cancer en phase terminale revient mourir à Natchez après l’avoir quitté suite aux pressions des Aigles Bicéphales.

Est-ce que sa mort est due à un protocole médical destiné à abréger ses souffrances ou bien au besoin du docteur Tom de cacher l’existence d’un enfant métisse, fruit de leur amour de jeunesse ?
Est-ce vraiment Tom Cage qui a tué Viola Turner ? Ou alors les Aigles Bicéphales ont-ils décidé de sévir puisque Viola n’aurait jamais dû revenir dans leur ville ?

Difficile pour Penn de savoir. Déjà, il doit composer avec la nouvelle de l’infidélité de son père. Avec l’existence d’un demi-frère. Accepter une bonne fois pour toutes que flics comme hommes d’affaires trempent dans la même boue raciste que les Aigles Bicéphales en toute impunité et ce, des décennies après la fin officielle de la ségrégation. Perdre au fur et à mesure les êtres aimés (oui, il faut quand même lire les bouquins, je ne vous fais qu’une mise en jambes).

Tom Cage refuse de parler et se paie en plus une cavale rocambolesque dans L’Arbre aux Morts. Il a vraiment tout du coupable au point que même son fils ne sait plus à quel saint se vouer.

Lorsqu’on ouvre Le Sang du Mississippi, nous arrivons au moment du procès : Tom a dû se rendre, il est le coupable parfait et il ne fait rien pour faire changer la donne. Surtout il ne DIT rien (sauf à son avocat, aussi mutique que son client, qu’il s’agisse des faits ou de la stratégie du procès). Open bar pour Greg Iles qui nous sert durant pratiquement la moitié du roman un huis clos au tribunal avec des twists qui vous gardent collés au bouquin.

Les années 60, crades et nébuleuses, refont surface dans toute leur horreur. Le combat entre l’accusation et la défense, pas toujours fair-play, vous colle des sueurs froides. La reconstitution des faits vous coupe le sifflet.

Greg Iles est définitivement un très grand conteur : parfois les ficelles et les symboles sont un peu gros mais cela n’enlève pas grand-chose au récit, au message et à la tension sous-jacente qui, dans ce troisième opus, est présente dans pratiquement chacune des huit cents et quelques pages.

Ce qu’on avait cru comprendre dans les deux précédents romans n’est finalement pas si sûr.
La sénilité supposée du Maître Quentin Avery, chantre des droits civiques absolument incompréhensible durant le procès de son ami Tom Cage maque de vous faire choper un infarctus à plusieurs reprises. Le désarroi de Penn Cage n’est pas loin de vous tirer des larmes. Sauf que. Sauf qu’il y a les femmes : dans la trilogie de Greg Iles, les personnages les plus forts, les plus têtus, les plus coriaces, sont les femmes.

A commencer par Viola Turner, fabuleuse ! Cora, amie, fidèle, sincère. Caitlin, chevalière blanche obsédée par la vérité ; Serenity, nouvelle arrivée dans le récit, trop parfaite pour être vraie, mais qu’importe, elle représente l’avenir dans toute sa complexité : Noire, intellectuelle, guerrière, visible, une voix indispensable. Peggy, la femme de Tom, mère de Penn, digne, droite, inébranlable.

Sans aucun doute, ce procès, cette fin de trilogie, devrait vous tenir en apnée jusqu’au bout. Je ne vous ai parlé que de la surface : à vous de découvrir le reste. Vous ne verrez pas passer les huit cents pages, je m’y engage !



PS : Si toutefois vous avez trop peur de vous engager dans la trilogie, les flashbacks et les explications de Penn dans Le Sang du Mississippi sont largement suffisants pour lire ce dernier tome comme un roman à part entière. Mais ce serait dommage…






La chronique de Dominique Bry dans Diacritik :

Citation:

Au nom du père :

Greg Iles (Le Sang du Mississippi)



Après Brasier Noir et L’Arbre aux Morts, Greg Iles clôt sa trilogie fleuve avec un livre à la (dé)mesure du projet – 848 pages pour ce dernier volet –, Le Sang du Mississippi, thriller aux faux airs de saga familiale dans la Black Belt américaine. Entre passé ségrégationniste et tensions raciales encore très actuelles, Le Sang du Mississippi captive et interpelle le lecteur, entre roman de cour et polar brut, une plongée dans le Bourbon County et le Natchez District, où histoire et présent se rencontrent dans les marges de la société américaine et sur les rives du « Cœur de la nation ».

Penn Cage, ancien procureur devenu maire de Natchez, veuf et père de la jeune Annie, vit désormais sous la protection du FBI, avec garde rapprochée et pistolet à la cheville. Cible d’un groupe de suprématistes qui a assassiné la femme qu’il aime, Penn Cage doit faire face désormais à un autre danger : son père est accusé du meurtre d’une femme noire et risque de se voir condamné à finir ses jours en prison. Penn est aux abois, d’autant plus que son père refuse toute aide, ne dit rien de son éventuelle innocence et semble au contraire vouloir tout faire pour être déclaré coupable.

Roman poisseux, étouffant, Le Sang du Mississippi convoque la haine atavique des héritiers des planteurs et les bras armés des groupuscules racistes, les questions de la filiation, de l’héritage culturel et ethnique — ni plus ni moins les plaies de l’Amérique. Greg Iles articule deux mondes, en apparence opposés, de fait étroitement liés pour le pire.
Les Knox, fratrie sanguinaire et hors-la-loi, avec le patriarche Snake, épandeur et meurtrier chez qui la fureur est une seconde voire une première nature. Les Cage, Tom le père médecin et son fils Penn, tous deux animés de sentiments libéraux, ouverts sur le monde, tolérants et tournés vers leur prochain. Docteur à l’altruisme sans réserve, Tom est aujourd’hui accusé d’un crime qu’il avoue avoir commis mais dont il tait les motivations. Les Knox, loin de se réjouir de la mort d’une femme noire, font tout pour entraver l’enquête, jusqu’à réduire au silence les témoins gênants en toute impunité.

Avec un style sec et froid, Greg Iles fait remonter à la surface les crimes du passé quand, dans les années 60 en pleine ségrégation, les blancs abusaient, violaient, tuaient, forts de leur bon droit, protégés par des lois iniques. Des années plus tard, les Knox n’ont toujours pas été traduits en justice. Bénéficiant de la complaisance d’autorités coupables (de fermer les yeux ou de partager leurs idées), le passé est la clé des débats judiciaires d’aujourd’hui.
Les débats et « le grand fleuve », ce « père des eaux » qui donne son titre à double entrée au roman, sont les cœurs battants de ce troisième volet : plutôt que de livrer par le menu le procès de Tom Cage, celui-ci est dit et commenté par le fils et l’auteur multiplie les artifices pour mieux retenir le lecteur jusqu’au verdict.
Avec une ironie glacée, soulignant que l’on n’est pas dans un énième épisode d’une série télévisée, Le Sang du Mississippi enchaîne les témoignages poignants et les moments d’éloquence, sur fond d’histoire des États-Unis, cause et conséquence des actes des protagonistes, témoins ou acteurs de ce procès.

Haletant, brutal, foisonnant et à la structure cinématographique indéniable, Le Sang du Mississippi est sans conteste un très grand roman noir et Greg Iles fait du procès de Tom Cage et de la quête de retour à une vie normale de son fils Penn, un commentaire sans concession de l’histoire et une critique de l’Amérique de la violence et des racistes.


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