Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres
http://rivieres.pourpres.free.fr - http://polars.pourpres.net
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   Google MapGoogle Map   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Polars Pourpres

Là où vivent les loups – Laurent Guillaume (Denoël)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir...
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Hoel
Patrick Kenzie (modo)


Age: 30
Inscrit le: 06 Oct 2005
Messages: 8613
Localisation: Au bout du monde

Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 5:48 pm    Sujet du message: Là où vivent les loups – Laurent Guillaume (Denoël) Répondre en citant

Là où vivent les loups est un roman de Laurent Guillaume paru dans la collection Sueurs Froides de chez Denoël début juin.



Citation:
Résumé

Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne.
Priam Monet descend pesamment d’un wagon.
Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante.
Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices.
Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes.
Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit.
Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident.
Pas Monet.
Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace.
La victime était-elle un simple migrant ?
Qui avait intérêt à la faire disparaître ?
Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne ?
Monet va rester bien plus longtemps que prévu.



_________________
Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

http://hanniballelecteur.wordpress.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur MSN Messenger
Hoel
Patrick Kenzie (modo)


Age: 30
Inscrit le: 06 Oct 2005
Messages: 8613
Localisation: Au bout du monde

Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 5:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis vient de paraître sur Polars Pourpres.



Sur Polars Pourpres, Hoel a écrit:
Ce Monet, dur de le voir en peinture !

Priam Monet est inspecteur à l'IGPN, la police des polices. On l'envoie à Thyanne dans les Alpes pour un simple contrôle de routine. Tout se passe d'abord à peu près comme prévu, avant que le corps d'un migrant soit retrouvé mort au pied d'une falaise. Pour beaucoup, l'enquête aurait été close avant de commencer. Oui, mais voilà, Monet est de la trempe des bons flics, et son petit doigt lui dit de creuser. Et s'il ne s'agissait pas d'un accident ? Et si la victime n'était finalement pas un migrant ?

Obèse, antipathique au possible et même content de ne pas plaire à tout le monde, ou plutôt à personne, Priam Monet ressemble en certains points à l'excellent Vertigo Kulbertus récemment mis en scène par Franz Bartelt dans Hôtel du Grand Cerf – la truculence des réparties et les curieuses habitudes alimentaires en moins. Il s'avère que Monet, flic coriace comme on n'en fait plus beaucoup, en plus d'être efficace, est un peu moins invivable qu'il n'y paraît, pour peu qu'on parvienne à faire craqueler cette carapace tannée par les ans et les déconvenues en tous genres.
Avec ce huitième opus, Laurent Guillaume, auteur du remarqué Doux comme la mort entre autres, ne révolutionne assurément pas le genre. Cependant, l'intrigue passionne dès le départ et connaît de nombreux développements, parfois assez inattendus pour prendre le lecteur de court. La thématique des migrations vers l'Europe – transalpines ici – est rarement mise à l'honneur. Surtout, l'auteur, ancien policier de son état, montre ses « collègues » à l’œuvre de manière on ne peut plus réaliste, bien loin des Experts, qu'ils soient de Manhattan, de Miami ou d'ailleurs. Monet aura fort à faire pour faire parler les habitants de cette petite ville où des secrets anciens semblent bien gardés et où personne n'a intérêt à froisser les potentats locaux. Pour progresser, l'inspecteur devra se faire épauler, et le personnage de la journaliste Marie Cadoux est à ce titre intéressant. Monet fuit les gratte-papiers. Mais s'ils peuvent être utiles et que l'enquête stagne, le pragmatisme peut parfois avoir le dessus sur les habitudes, non ? Surtout si ça permet de quitter ce bled pourri plus vite !

Si elles ne resteront vraisemblablement pas dans les annales, les quelque trois cents pages de Là où vivent les loups font déjà passer un agréable moment de lecture de littérature policière. Les lecteurs n'en demandaient pas forcément plus, et Laurent Guillaume non plus peut-être ?


_________________
Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

http://hanniballelecteur.wordpress.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur MSN Messenger
chouchou
Serial Killer : Patrick Bateman


Age: 47
Inscrit le: 01 Mar 2014
Messages: 737



MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 10:23 am    Sujet du message: Répondre en citant

Ma Kro':

Citation:
La frontière transalpine au cœur de cette région savoyarde est propice au passage de migrants…Mais quand un « boeuf-carottes » débarque pour un contrôle administratif de routine dans ce poste de la police des frontières, il se voit confronté à un meurtre dénué de rapport avec ces passages illégaux. Son personnage ingrat, rustre, quasi insociable s’impose pourtant et le résultat n’en est que plus savoureux, à la hauteur des diots aux crozets!

« Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c’est d’être flic à l’IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’a qu’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.

Quand on découvre dans un bois le cadavre d’un migrant tombé d’une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu’il n’a cessé d’être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu. »

Sans nul doute que Priam Monet n’aurait osé s’aventurer seul dans ces contrées montagneuses, lui l’exclusif du XIème arrondissement parisien, qui plus est pour y retrouver ses « galons » d’enquêteur. Il se prend au jeu dans une société régie par un patriarcat de l’économie locale. Malgré sa propension marquée de franchise pathologique, qui lui ôte bien souvent une quelconque once diplomatique, « l’horloge comtoise » intégrera pas à pas la vie de cette contrée telle un négatif de sa personnalité. Vite rebuté par son caractère abrasif, n’ayant par contre rien du spartiate, on découvre par son évolution captieuse toutes ses facettes. Et alors on mesure l’étendue du personnage plus complexe qu’il n’y paraît. Si vous aimez les récits du sous-préfet Schiavone, le personnage récurrent d’Antonio Manzini, vous aimerez les tribulations de Priam Monet sous la houlette plumitive de Laurent Guillaume!

L’homme et l’homme de loi présentent des compétences contrebalancées par un empirisme grevé de sa touche irascible et brut de décoffrage. Or, il s’en rendra compte sans se l’avouer, il sied au contexte du pays et s’immisce, s’intègre avec des tuteurs pour lesquels l’affection point. En effet, dans le roman, les personnages secondaires sont joliment esquissés et vivent dans leur réel, dans leur quotidien avec leur passé, avec leur histoire, leur responsabilités incompressibles. Ils vont à merveille avec Priam comme un complément au déficit de sociabilité, qui traduit, aussi, sa volonté inassouvie de polir ses angles aigus. La montagne ne porte que son ombre mais les ombres sont multiples et portent à la cécité. Cécité propre et cécité des esprits bien souvent formatées par une éducation, par une culture n’autorisant plus l’esprit critique, le recul, le libre arbitre.

Efficace sur un Monet binaire, non sur un Monet à la personnalité multiple et profonde. Monet, le cousin Parisien de Schiavone!

Chouchou

_________________
Celui qui affronte les monstres devra veiller à ce que, ce faisant, il ne devienne pas lui-même un monstre.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé  
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Jean-Christophe Grangé — Polars Pourpres Index du Forum -> D'autres auteurs de polars et de thrillers à découvrir... Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com