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Il reste la poussière - Sandrine Collette (Denoël)
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Fredo
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Jeu Fév 11, 2016 6:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Et on se rend compte que la chroniques trop bavarde et qui spoile un max n'est pas/plus l’apanage des blogueurs... Quel égoïsme.
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Alice
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Ven Fév 12, 2016 9:15 am    Sujet du message: Répondre en citant

où va le monde !? Dingue...
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holden
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Ven Fév 12, 2016 11:46 am    Sujet du message: Répondre en citant

bon ....je vais le lire....
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lisez ce vous voulez . . .

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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Lun Fév 15, 2016 1:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Véronique, libraire à la Librairie Mollat :

Citation:

Les liens du sang


Nous suivons Sandrine Collette depuis son premier roman publié en 2013 : grâce à la révélation Des nœuds d’acier (qui redonnait vie à la collection « Sueurs froides » chez Denoël), elle avait fait une entrée fracassante dans le monde du polar et remporté le Grand prix de littérature policière en 2013.
Invitée de notre matinale « Mollat polar » #5 en mars dernier à l’occasion de la parution de Six fourmis blanches (paru récemment au Livre de Poche) qui se situait dans les montagnes albanaises, elle nous avait confié travailler à son prochain roman encore différent, et qui se déroulerait plus loin.

Avec Il reste la poussière, Sandrine Collette étonne et nous ravit, sachant réinventer son style à chaque livre et porte un regard sans concession sur la nature (in)humaine, à l’image de ces « terres brûlées par le vent et la sécheresse », théâtre d’un nouveau huis-clos à ciel ouvert.



La steppe de la Patagonie argentine, un enfer sur terre

Dès le prologue, Sandrine Collette sait saisir son lecteur pour ne plus le lâcher, à l’instar du jeune Rafael, 4 ans, souffre-douleur de ses deux frères aînés, les jumeaux Mauro et Joaquin, qui n’hésitent pas à le ballotter, et l’entraîner par le col dans une course folle sur leurs chevaux.
Quelques pages suffisent…
Et nous voilà ferrés au sort de ce jeune garçon, malmenés avec lui, et espérons à ses côtés à des lendemains plus cléments.
Leur mère, qui ne se fait pas appeler autrement que « la mère » ou « la vieille », ne compatit guère, maltraitant ses quatre garçons voués au travail harassant de la ferme dont la terre aride et le maigre troupeau de bêtes peinent à leur survie.
Si le père est parti mystérieusement, la venue du petit dernier, « bête indésirable » a déclenché une malédiction qui ne semble avoir de fin :

« la mère est son avenir, l’estancia sa destinée et son tombeau. »

Seule la présence muette et réconfortante de son cheval alezan Halley, et leurs déambulations sur la steppe infinie et brûlante, lui assure un peu de réconfort et d’espoir, alors que les virées familiales à la ville proche San León et ses tentations vont précipiter l’inéluctable séparation du clan.



Choral et haletant

L’originalité du roman réside notamment dans sa construction habile et dynamique puisque chaque chapitre fait entendre la voix d’un des personnages, plongeant le lecteur dans cinq monologues intérieurs différents (la mère, Mauro, Joaquin, Steban, Rafael), tout en faisant avancer son intrigue vers le drame qui se prépare et auquel nul ne s’attend, notamment sous les traits d’un vieux mourant qui prononce à l’adresse du « petit » un mot intrigant et inouï…

Pourtant, nulle présence miraculeuse ne vient éclaircir le ciel de « ce pays de chagrin » mais les coups du sort (provoqués ou non) sur ces fils qui deviennent des hommes, à moins que la promesse faite à Rafael par le vieil homme ne soit qu’un nouveau poison, menace du pire à venir ?
La folie et la mort rôdent, scellant dans le sang les destins qu’on pensait immuables.



Un roman diablement mené !

A la fois western et roman des grands espaces, Il reste la poussière nous confirme la place de Sandrine Collette parmi les grands écrivains de noir.
Plus proche des auteurs américains de « nature writing » qui l’ont inspirée comme elle le confie à notre caméra, ou de ses confrères français qui savent depuis quelques années nous entraîner dans des contrées rurales hostiles, elle nous propose à chacun de ses quatre romans (Des noeuds d’acier, Un vent de cendres, Six fourmis blanches), un voyage unique où la lutte pour la survie semble l’enjeu principal.
Là encore, elle pousse plus loin son ambition de dépeindre des personnages inoubliables (notamment la mère aussi monstrueuse que sacrée aux yeux de ses fils) aux prises avec une fatalité accablante mais tenaillés par « l’increvable espoir », à l’instar du lecteur qui n’est pas prêt d’oublier cette chevauchée endiablée.






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norbert
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MessagePosté le: Mer Fév 17, 2016 9:05 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yan sur Encore du Noir :

Citation:


La lecture il y a deux ans du premier roman de Sandrine Collette, Des nœuds d’acier, avait laissé un petit goût d’inachevé.
L’histoire suscitait l’intérêt, le style de l’écriture était sobre et agréable, mais l’auteure se faisait parfois bien trop démonstrative.
C’est avec cela encore en tête qu’a été abordé Il reste la poussière, quatrième roman de Sandrine Collette, et avec une légère réticence en voyant que l’action se déroulait en Argentine ; car s’il y a quelque chose de compliqué pour un auteur, c’est bien de se projeter dans une autre culture tout en restant convaincant et en se gardant des clichés.


Réticence vite levée : si la pampa offre à Sandrine Collette la possibilité de faire évoluer son personnage principal, le jeune Rafael, dans une immensité inhospitalière, il n’en demeure pas moins que cette histoire de haine familiale pourrait sans cela se tenir à peu près n’importe où dans le monde et à n’importe quelle époque.
On est donc là quelque part dans la steppe patagonienne entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle.
Quatre enfants et une femme vivent à la ferme de l’élevage de bovins et de moutons.
Il y a les aînés, les jumeaux Joaquin et Mauro, brutaux et brûlant de haine à l’égard du plus jeune, Rafael.
Il y a aussi Steban, le cadet, un peu attardé.
Il y a surtout la mère.
Avare, alcoolique, violente, elle mène tout ce petit monde à la baguette jusqu’au jour où un drame de trop a lieu.
Dès lors, le fragile équilibre de la peur et de la violence qui règne à la ferme va commencer à se désagréger.
Et le départ de Rafael à la recherche de chevaux échappés va encore aggraver les choses.


La rigueur du climat, l’âpreté des sentiments, la violence des échanges, le poison de relations familiales fondées uniquement sur l’utilité des paires de bras mises au monde pour pouvoir travailler à la survie de la ferme sont au cœur du roman de Sandrine Collette.
Inanité d’une vie où, en fin de compte, il ne s’agit de rien d’autre que vivre pour vivre, sans autre horizon que de continuer ainsi jusqu’à la mort.
C’est ce dont pourront se rendre compte Rafael à travers la découverte de la liberté que lui offre sa quête des chevaux enfuis, et Joaquin au sein d’une équipe de travailleurs qui ont tôt fait de lui porter plus d’attention et de chaleur qu’une vie entière auprès de sa mère.


On n’est finalement pas loin de la captivité déjà au centre de Des nœuds d’acier.
Et si dans ce premier roman l’homme se déshumanisait peu à peu, il fait ici le chemin inverse, qui n’est pas pour autant plus facile.
Le tout est porté par une plume élégante mais limpide, sans affèteries inutiles, et qui offre à voir ponctuellement des images saisissantes.
Sandrine Collette excelle autant dans ses descriptions des animaux que dans celles des sentiments humains et surtout, dans l’exercice difficile qui consiste à faire saisir les non-dits qui régissent les relations de ses personnages.
De la belle ouvrage.



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MessagePosté le: Sam Fév 27, 2016 6:48 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Marc Fernandez sur Metro News :

Citation:

Il reste la poussière : manuel de survie en Patagonie

NOIR, C’EST NOIR – Le crime vous passionne ? Chaque semaine, retrouvez le coup de cœur de Marc Fernandez, notre expert du roman policier.
Aujourd'hui : Il reste la poussière, de Sandrine Collette.



Lire, c’est voyager.
Un voyage immobile.
Dans les tréfonds de l’âme humaine ou très loin, vers un ailleurs inconnu que l’on hâte (ou peur) de découvrir.
Surtout quand on plonge dans le noir.
Le bon roman noir, comme celui de Sandrine Collette, Il reste la poussière (éditions Denoël), sorti il y a quelques semaines.
Après nous avoir embarqué dans la campagne française, dans les montagnes et dans des vignobles champenois, elle nous propose cette fois de nous transporter en Patagonie.
C’est loin l’Argentine ?
Tais-toi et souffre, pourrait-on dire en refermant ce petit bijou de noirceur.
Mais le plus effrayant dans tout cela, c’est qu’on a pris du plaisir à souffrir…
C’est grave, docteur ?



► C’est qui ?

Sandrine Collette commence à être bien connue dans le monde, plutôt masculin avouons-le, du polar français.
Née en 1970 à Paris, armée d’un master en philosophie et d’un doctorat en science politique, elle a été chargée de cours à Nanterre puis consultante dans un bureau de conseil en ressources humaines.
Elle débarque avec grand bruit dans le roman noir en 2013.
Des nœuds d’acier, son premier roman, obtient le Grand prix de la littérature policière, l’une des plus importantes distinctions du genre.
Elle publie depuis un roman par an : Un vent de cendres en 2014 et Six fourmis blanches en 2015.
Tous chez Denoël, dans la collection mythique qui accueillit notamment Boileau et Narcejac, Sueurs froides.
Avec ce quatrième roman, elle s’installe définitivement comme l’une des grandes dames du noir en France.



► Ça parle de quoi ?

La Patagonie au début du siècle dernier.
De grands espaces, des troupeaux, des élevages de plus en plus grands.
Des petits propriétaires qui se font racheter par des plus gros.
Et puis il y a la mère.
Celle des jumeaux Mauro et Joaquín.
Celle d’Esteban, qui ne parle pas.
Et celle du petit dernier, Rafael.
Si rachitique que les autres en ont fait leur souffre douleur.
Elle dirige son élevage de bœufs et de moutons avec l’aide, notamment du grand Mauro, sans qui rien ne fonctionnerait depuis que leur père s’est fait la malle.
Car elle, elle est plutôt portée sur la bouteille et le jeu.
Un soir, un drame survient.
Le début de la fin.
Ou, pour Esteban, peut-être l’espoir de s’en sortir.
En attendant, il se réfugie auprès de son cheval et de son chien.



► Pourquoi on aime ?

Avec Il reste la poussière, Sandrine Collette confirme une nouvelle tendance dans le noir hexagonal, en compagnie d’autres auteurs comme Franck Bouysse (Plateau, à La Manufacture des Livres et Grossir le ciel au Livre de Poche).
La poussière de Collette, c’est celle qui est dehors, balayée par le vent, qui enveloppe sa vision plutôt pessimiste du monde, des relations humaines…
Des personnages froids, durs, pour la plupart, mais si bien campés.
On se prend à aimer le petit Rafael, à vouloir l’aider.
Une écriture ciselée, précise, sans fioritures, qui prend aux tripes, qui fait mal.
Sandrine Collette n’a pas son pareil pour nous décrire les gens, les pires comme les moins pires, les bourreaux comme les victimes.
Elle est passée maître en cruauté.
Elle ne laisse aucun répit au lecteur.
On a du mal à respirer jusqu’à la fin où une petite lueur d’espoir apparaît.
Ou pas en fait.
Il faut la lire pour le savoir…



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MessagePosté le: Lun Fév 29, 2016 7:01 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Laurent Greusard sur K-libre :

Citation:



Patagonie des taiseux


Parfois le roman noir tourne au grotesque, parfois il lorgne du côté du tragique.
En à peine quelques romans, Sandrine Collette nous a habitué à racler jusqu'à l'os, à présenter des personnages confrontés à leurs propres limites, voire à les dépasser.
Que ce soit dans des arrière-campagnes françaises, des montagnes enneigées ou le long d'une pampa venteuse, les décors font partie intégrante de l'intrigue.
Ils sont la rudesse qui renvoie à la rudesse de ses personnages.
Comme dans toute tragédie, le nombre des acteurs est limité et quoi qu'ils fassent, leur destinée est tracée.

Dans Il reste la poussière, une femme tente de survivre dans une ferme isolée au fond de la pampa argentine avec ses quatre garçons.
Elle vit seule depuis que le mari a disparu, enfin depuis qu'elle a fait disparaître ce mari bien trop violent.
Comme dans la chanson de Jacques Brel, "Chez ces gens-là, on ne parle pas".
D'ailleurs il n'y a quasiment pas de dialogues dans le roman.
En revanche, beaucoup de coups sont échangés, donnés, reçus, car c'est là une façon plus précise de communiquer.
On accomplit les taches du monde paysan de Patagonie (comme ailleurs) et ici il s'agit surtout de vivre en quasi autarcie.
Alors, on cultive légumes et pommes de terre, on s'occcupe des moutons avec en filigrane cette question : Y a-t-il une réelle différence pour la mère entre la façon dont elle mène son troupeau et celle dont elle mène ses fils ?
Surtout, on est fiers car l'on possède un troupeau bovin.
On travaille, on s'abrutit, parfois on boit et on dort pour recommencer le lendemain.
Tout ce travail, cette dureté est rendue au plus près par Sandrine Collette, une auteur qui rend dans un style sec, net et précis, le travail du quotidien, le coup de ciseau pour enlever la laine du mouton, le vent qui s'engouffre, la joie d'une côtelette ou l'ivrognerie qui s'empare des esprits.

Peu à peu les relations entre la mère et ses enfants se détériorent.
Rafael, le plus jeune, parti à la recherche de chevaux perdus reviendra avec une sacoche bourrée d'argent.
Cette sacoche révèlera les dysfonctionnements, les haines, les âpretés de tous.
Sandrine Collette en profite pour dresser des scènes hallucinantes : une mère qui refuse de parler, une scène d'ivrognerie dans un bar enfumé, la tentative de soigner un homme mourant et agonisant dans son pus, où le seul rêve quand on a énormément d'argent c'est de penser à avoir une nouvelle selle pour continuer à encadrer les moutons.
Tout se mélange avec grâce dans un ballet étourdissant - la vie, la mort, la violence, un geste sensible, les caprices de la nature, la joie d'un café ou la goinfrerie devant un gigot d'agneau, le besoin de se prouver que l'on peut continuer malgré tout, que la vie persévère dans sa volonté, et ce même s'il serait plus simple de tout laisser de côté.
Il n'y a pas de jugement, mais une observation à la loupe d'une tragédie qui se déroule devant nous, que le talent de l'auteur rend inéluctable, et qui empêche de poser le livre avant la toute dernière page.



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norbert
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MessagePosté le: Jeu Mar 10, 2016 5:42 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Yann Plougastel, du Monde, sur Quelques nuances de noir :

Citation:

Survivre en Patagonie


Ils sont quatre frères, les jumeaux Mauro et Joaquin, Esteban, le taiseux, et, Rafael, lumineux et solaire.
La mère, elle, noueuse, rude, sèche et dure à la tâche, s’obstine à faire vivre son estencia au milieu de la steppe glacée et des vents âpres de Patagonie.
La tendresse n’est pas son moteur.
Elle a éliminé sans état d’âme le père, un soir de beuverie, pour pouvoir mener à sa façon son misérable élevage de moutons.
Un autre soir, elle va ouvrir une boîte de Pandore, où cette famille déchirée va laisser sombrer son peu d’humanité.
Seul Rafael, l’amoureux des chevaux, l’enfant martyrisé, réussit dans cet univers hostile à envisager ce que l’on peut appeler une sorte de rédemption…

On pense bien sûr à William Faulkner en lisant les premières pages magnifiques de Il reste la poussière, même sécheresse des dialogues, même description à couper le souffle d’un paysage minéral.
Sandrine Collette n’est plus une petite nouvelle dans le monde du roman noir.
Elle a déjà publié trois romans, Des noeuds d'acier (2013), Un vent de cendres (2014), Six fourmis blanches (2015), remarqués pour leur ambiance insolite, baroque, oppressante.
Le premier, qui a obtenu le Grand Prix de Littérature Policière, raconte un huis clos brutal entre un jeune homme sortant de prison et deux vieillards le séquestrant.
Stephen King n'est pas loin...
Le deuxième, sorte de version terrifiante de La Belle et la Bête, relate des amours impossibles au milieu des vignes, pendant les vendanges, Boileau et Narcejac auraient apprécié.
Le troisième se déroule dans les montagnes albanaises et tient de l’hommage à Agatha Christie.

Mais avec Il reste la poussière, Sandrine Collette passe à la vitesse supérieure, abandonnant les jeux sur l’atmosphère et les peurs ancestrales dans le monde rural de ses premiers récits, plus proches des polars traditionnels, pour explorer les facettes de la cruauté humaine, dans un style d’une rigueur impressionnante.
Avant d'écrire des intrigues glaçantes, Sandrine Collette s'occupa de chevaux et retapa des maisons dans le Morvan.
Cela vous forge le caractère.
Elle fut également professeure à l'université de Nanterre.
Cela vous caparaçonne l'âme.
Du coup, ses récits froids comme la lame possèdent une étrange poésie.



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MessagePosté le: Ven Avr 15, 2016 9:13 am    Sujet du message: Répondre en citant




Il reste la poussière de Sandrine Collette vient d'être récompensé par le Prix Landerneau Polar 2016, succédant à Fred Vargas et son Temps glaciaires en 2015.
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Dernière édition par norbert le Mer Juin 01, 2016 4:16 am; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Juin 01, 2016 4:16 am    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :

Citation:

Un huis-clos patagon.


Je n’avais pas encore lu de roman de Sandrine Collette, mais là, un roman qui se passe en Patagonie, je ne pouvais pas le laisser passer : Il reste la poussière.


Quelque part dans un passé pas vraiment défini, quelque part au milieu de la Patagonie, une ferme.
La Mère, les Jumeaux, l’Idiot et le Petit.
Des chiens, des chevaux, quelques bovins et des moutons.
Et le vent, la sécheresse, les épineux et les cailloux.
Le père a disparu, la Mère tient la famille d’une main de fer, tout le monde marine dans un jus de fatigue, de haine et d’absence d’espérance.
Tout pourrait durer indéfiniment.

Jusqu’à ce qu'un drame se déroule.
Alors les équilibres changent, et tout se lézarde.


Etonnant exploit que celui de ce roman qui est un huis-clos se déroulant dans un espace infini.
Etonnant de voir des personnages irrémédiablement liés, attachés, dans un lieu où l’on peut partir à perte de vue, sans aucune limite physique.
C’est très fort.
Etonnant d’arriver à écrire un polar étouffant qui se situe dans un lieu où le vent souffle sans obstacle, où le regard ne butte sur aucun horizon.

Et dans ce lieu paradoxal, Sandrine Collette met en scène un Folcoche atroce, impitoyable, minérale, qui, autre paradoxe, au lieu de lier ses quatre fils contre elle, arrive à les faire se haïr les uns les autres.
Une haine rance, qui n’est au repos que lorsque les quatre sont trop fatigués par le travail pour avoir la force de se nuire, et se déchaîne en une violence incontrôlable dès qu’ils en ont l’opportunité et qu’il leur reste un minimum d’énergie.

Heureusement il y a quelques rayons de soleil, qui permettent de respirer : un galop débridé, un travail de gaucho où, miraculeusement, les garçons travaillent ensemble, l’amitié d’un chien ou d’un cheval, le goût d’une viande grillée.

Un roman âpre et fort, qui a fait naître une questions qui n’a cessé de me tarabuster durant toute la lecture, et même après : Pourquoi Sandrine Collette a-t-elle choisi ce lieu (la Patagonie centrale) et cette époque (le début du XX°, à peu près) ?

Si quelqu’un a la réponse…
En attendant, si ce n’est déjà fait, précipitez-vous.



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Ssarlotte
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MessagePosté le: Dim Sep 04, 2016 6:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cela fait bientôt une semaine que j'ai commencé ce livre et je ne suis pas du tout emballée. Que d'ennui !
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Ssarlotte
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MessagePosté le: Mar Nov 01, 2016 5:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mon avis :
Citation:
Presque deux mois à lire ce livre.... c'est dire à quel point je me suis ennuyée. Je n'ai accroché à rien : que ce soit les personnages, le scénario, le lieu, l'absence totale de rythme, je suis déçue de cet ouvrage dont j'attendais autre chose, moi qui apprécie beaucoup habituellement le travail de Sandrine Collette.

Ma chronique : http://destinationpolar.blogspot.fr/2016/11/il-reste-la-poussiere-de-sandrine.html
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Le Juge Wargrave
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mar Nov 01, 2016 8:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

51 jours pour le finir... ah ouais quand même ! Surprised Shocked

Des notes qui vont de 1 à 8 ... voilà un livre qui devrait attirer la curiosité de notre chère Iron' ! Laughing Wink
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La vie ne devrait consister qu'à trouver les bons mots au bon moment. (Tété, Emma Stanton, 2003).
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Ironheart
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Les Rivières Pourpres

MessagePosté le: Mar Nov 01, 2016 10:07 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Juge Wargrave a écrit:
51 jours pour le finir... ah ouais quand même ! Surprised Shocked

Des notes qui vont de 1 à 8 ... voilà un livre qui devrait attirer la curiosité de notre chère Iron' ! Laughing Wink


Incroyable ! C'est exactement la réflexion que je me suis faite en lisant la critique de Ssarlotte ce soir : faut que je le lise ! Wink
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Ssarlotte
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MessagePosté le: Mar Nov 01, 2016 11:33 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hé bien je ne pensais pas susciter autant d'enthousiasme Shocked Laughing
J'espère que vous mettrez moins de temps que moi pour le lire Wink
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