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Aux animaux la guerre - Nicolas Mathieu (Actes Sud)
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norbert
Serial killer : Hannibal Lecter


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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mer Avr 30, 2014 5:18 pm    Sujet du message: Aux animaux la guerre - Nicolas Mathieu (Actes Sud) Répondre en citant

Salué en quelques semaines par la critique comme par les lecteurs, Aux animaux la guerre, le premier roman de Nicolas Mathieu, est une découverte Actes Sud.
Il fait partie des «10 Meilleurs polars à lire d'urgence» du magazine Transfuge et du «Top 20 des Meilleurs polars» du Hors-série Le Monde Spécial Polar d'avril 2014.





Le livre :

Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout.
Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta.
Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre.
Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes.
Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy.
Une fille, un Colt .45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne.

Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent désormais que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit. Avec une fille, un Colt .45, la neige.



« Rarement premier polar si ambitieux aura été si réussi. Il possède déjà un ton, une façon de balader ses phrases comme des soupirs ou comme des baffes. »
Eric Libiot - L'Express

« Premier roman au style impeccable. Il y a du Baru et du Jim Thompson dans sa peinture sans concession des gens de peu, rongés par la frustration et la rancœur d'avoir été abandonnés, sombrant dans l'alcoolisme et le racisme. »
François Lestavel - Paris Match

« Nicolas Mathieu fait entendre la désespérance : mélange d'argot lorrain et de chocs esthétiques ; le verbe des gens pauvres enclos dans une nature superbement décrite. Désir et cauchemar s'engagent dans un combat à mort… La guerre fut d'une grande beauté. »
Elise Lépine - Transfuge



L'auteur :

Nicolas Mathieu est né à Épinal en 1978.
Après des études d'histoire et de cinéma, il s'installe à Paris où il exerce toutes sortes d'activités instructives et mal payées. Aujourd'hui, il écrit pour un site d'infos en ligne.
Aux animaux la guerre est son premier roman.


>> Lire les premières pages



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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Jeu Mai 01, 2014 8:53 am    Sujet du message: Répondre en citant

>> La chronique de Laurent Greusard pour K-libre.fr :

Citation:
Le monde comme il va

Il y a quelques années en arrière, les journalistes faisaient grand bruit avec plusieurs écrivains américains nés ou vivant à Missoula, et parlaient même de la création d'une "école littéraire", un peu comme si l'exotisme portait à cette ouverture d'esprit face aux Français si coincés et si restreints. Après Pierre Pelot et Johan Heliot, débarque dans le paysage local un nouvel écrivain de polars vosgien. La thématique et l'intrigue pourrait d'ailleurs rappeler les œuvres de Pierre Pelot : sens de l'espace montagnard, randonnées en voiture sous la neige, description fine, sociologique mais vivante des petites gens, rudesse des cœurs et des peaux qui correspond à la rigueur du climat, personnages cernés avec soin mais marginaux et décalés, à la recherche d'une normalité introuvable.
Dans ce récit, quelques figures émergent du décor : une usine de sous-traitance automobile, l'une des dernières mais proches de la fermeture. D'un coté, Martel un syndicaliste, pris dans la tourmente des dettes et des petits arrangements et son ami Bruce. De l'autre, une inspectrice du travail. Face à eux, des patrons parisiens venus "nettoyer" l'entreprise, des gangsters qui décident de se faire la guerre par "péquenots" interposés et une prostituée pris entre deux feux.
Tout commence donc avec les dettes de Martel. Afin de les rembourser il a d'abord joué avec l'argent du CE. À présent, il se tourne vers des petits truands qui lui prêtent une certaine somme en échange du kidnapping d'une prostituée. Mais, celle-ci réussit à s'enfuir et est dépannée par l'inspectrice du travail.
Les allers-retours ente la campagne, profonde,des maisons isolées, des lotissements inachevés, des vieilles fermes où survit un ancien de l'OAS, et la ville où l'on stagne dans des hôtels sordides ponctuent la vie quotidienne de gens de peu qui essaient de survivre, de dorer un peu leur existence, pour qui la lutte n'est pas une grève pour faire plier les patrons, mais pour obtenir quelques pièces en plus sur l'indemnité de licenciement.
Roman aux descriptions fines d'un monde ouvrier qui disparaît, pris dans ses contradictions - le travail est rude mais il pourrait quand même continuer pour nos enfants -, Aux animaux la guerre est un polar de qualité, servi par un style et qui sait jouer de l'ellipse, du décalage et des variations de points de vue. Dans la lignée des bons romans de Pierre Pelot (même si comparaison n'est pas raison), il sait à la fois jouer sur la critique sociale, sans sombrer dans le politiquement correct, sur un soin apporté aux personnages complexes et aux décors urbains ou ruraux, pour à la fois raconter une histoire forte de gens ordinaires, un peu paumés, pris dans la tourmente d'un monde qui les dépasse et une image profondément réaliste et humaine du monde qui nous entoure.
Finalement, il y a peut-être une école vosgienne.
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Hoel
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Le Vol des Cigognes

MessagePosté le: Dim Mai 04, 2014 11:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Il me tente bien celui-ci. A voir.
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Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire... J'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard (1864-1910)

http://hanniballelecteur.wordpress.com/
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norbert
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MessagePosté le: Lun Mai 05, 2014 1:04 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai mon exemplaire à la maison.
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norbert
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Le Serment des Limbes

MessagePosté le: Mar Juin 24, 2014 10:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

>> Interview de Nicolas Mathieu par Bernard Strainchamps sur Feedbook.com


Citation:


Nicolas Mathieu est né à Epinal en 1978. Après des études d’histoire et de cinéma, il s’installe à Paris et écrit aujourd’hui pour un site d’infos en ligne. Aux animaux la guerre est son premier roman édité par Actes sud.


Quel est votre rapport avec les Vosges ?

Un rapport à double tranchant si l’on veut.

D’un côté, je me suis beaucoup ennuyé dans les Vosges. Et j’avais hâte d’en partir, ce que je fais dès que j’ai eu mon BAC. La rando, le ski de fond, les sapins, c’est pas vraiment ma came. J’avais aussi un peu de mal avec le côté petite ville, on peut pas faire ses courses sans croiser une cousine, un mec avec qui on est allé en primaire ou son garagiste. Sans compter les hivers qui durent 10 mois.

Mais je dois avouer que j’ai cette région dans la peau. Pas que je l’aime tellement. Mais ses odeurs, ses sons, ses paysages, je trimballe tout ça avec moi que je le veuille ou non.

Avez-vous des retours des habitants des Vosges suite à la publication de votre roman ?

Pas tellement. Une copine qui m’a dit: “Tu abuses quand tu dis que les sapins, c’est joli, mais que ça donne tout de même envie de se tirer une balle.”

On est quand même loin de Thomas Wolfe. Les gens d’Asheville lui lançaient des pierres après la publication de Look Homeward, Angel.

Les politiques ont abandonné le peuple. Le peuple en veut donc aux arabes. Mais quel rapport entre ces deux propositions ? Pourquoi avoir commencé votre roman en Algérie ?

C’est une question un peu emmerdante, parce qu’elle me force à expliciter des choses que j’essaie de laisser en filigrane.

L’abandon supposé des élites, la haine du voisin qui n’est pas né là, ou alors pas suffisamment, il ne faut pas chercher de relation de cause à effet là-dedans : on est dans le ressenti. Des gens perdent leur boulot, le monde change, les petits blancs dévissent. Désormais, ils rêvent peut-être moins d’un monde meilleur que d’une machine à remonter le temps. Revenir aux Trente Glorieuses. Les sixties. De Gaulle et ce côté franchouillard assez uniforme. Je n’ai pas tellement envie d’aller plus loin dans l’analyse politique. Je raconte une histoire; je restitue des discours, libres à chacun de produire l’interprétation qui lui convient ensuite.

Pour la guerre d’Algérie, c’est un peu comme l’Occupation, ou la crise. On a sa vie à la con, famille boulot JT dodo. On fait son chemin tranquille, les congés, RTT, un match de temps en temps, merde il faut faire la vidange de la Mégane, qu’est-ce qu’on va faire des gosses pendant les vacances, t’as pensé à prendre du pain? Et puis tout à coup, l’Histoire débarque, avec un grand H. C’est comme une rafle. On est pris là-dedans avant même d’avoir pu dire quoi que ce soit. L’actu qu’on suivait dans les journaux devient votre vie même. Les Allemands fusillent le voisin, le FLN vous laisse deux semaines pour foutre ce camp, vous perdez votre CDI parce-que des petits cons gominés se sont crus tout permis quelque part au sud de Manhattan. A ces moments-là, c’est intéressant, parce que des braves gens peuvent devenir de parfaits salauds; et inversement. On voit bien que la ligne de partage morale, entre les gentils et les méchants, ne délimite pas des camps, mais qu’elle passe à travers nous. Comme une cicatrice.

Et puis je pense qu’une bonne partie de cette détestation des classes populaires vis-à-vis des immigrés s’enracine quelque part dans ces événements d’Algérie. On n’en a pas fini avec ce truc-là.

Il a de nombreuses forces agissantes dans votre roman. Pourriez-vous nous dire quelques mots sur la construction du roman, la chronologie adoptée ?

C’est un roman choral comme Robert Altman faisait des films choraux. L’avantage de ce type de constructions, c’est qu’elles permettent de comprendre un truc fondamental: dans la vie, tout le monde à ses raisons. A un moment, dans “Masculin féminin” de Godard, le personnage de Léaud échange sa place avec un autre personnage: “Je me mets à sa place. On dit que pour comprendre les gens, il faut se mettre à leur place”. J’avais envie que le lecteur se mette à la place de tas de gens, une ado avec des gros seins, un bodybuilder bas du front, un syndicaliste qui perd son job, un proxénète russe, un môme de 15 ans qui est amoureux pour la première fois, une inspectrice du travail qui picole. Etc.

Pour la chronologie, elle est un peu chahutée, comme celle de Pulp Fiction. C’est parce qu’elle répond d’avantage à une nécessité dramatique qu’à un déroulement linéaire. Je voulais alterner des moments forts et des moments qui le sont moins, faire en sorte que les personnages l’emportent parfois sur l’action, puis que l’action reprenne ses droits, sur un mode proche du thriller. C’est une mosaïque. Il faut prendre un peu de distance pour bien voir le truc dans son ensemble.

Finalement, quand les vieux s’entre-tuent, les jeunes finissent par faire l’amour. Y Aurait-il encore un peu d’espoir ?

Bien sûr! J’avoue que c’est un truc qui me gonfle un peu dans les commentaires que suscite le bouquin. On a l’impression que la noirceur est absolue. Or il me semble qu’il y a également des moments de pure légèreté, des vannes, des échappées belles. C’est comme nos vies. OK, la France n’est plus ce qu’elle était, la dette, le chômage, François Hollande et la blessure de Ribéry, c’est moche. Mais ça n’empêche pas les gens de prendre le soleil aux Buttes Chaumont, ça n’empêche pas les collégiens de se rouler des pelles derrière leur bahut, ça n’empêche pas mes voisins de faire l’amour comme des dingues au beau milieu de la nuit. Sous le cours assez sinistre des choses, l’instinct de vie est intact.

Etes-vous un lecteur de roman noir ?

Pour un mec qui, comme moi, a horreur des déceptions, le roman noir, c’est la panacée. Dans ce genre de bouquin, on ne nourrit plus d’illusions. On s’en tient au monde tel qu’il est. Les grands chocs : Manchette, Pelecanos, Pete Dexter. Il me semble qu’en France, on ne mesure pas assez l’importance de Pete Dexter. Des intrigues en béton armé, des histoires qui vous prennent aux tripes, et cette élégance qu’on a un peu mal à comprendre chez nous : user d’un style qui ne s’exhibe pas.


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MessagePosté le: Mar Juin 24, 2014 10:50 am    Sujet du message: Répondre en citant

>> Le coup de coeur de Claude Le Nocher sur son blog Action-Suspense :

Citation:
[...]

Certains romans nous présentent des héros d'exception, des personnages au charisme ou au destin remarquables. Ici, l'auteur a choisi l'inverse. Évoquant un coin de France qu'il connaît, il dresse le portrait de gens modestes, issus de la population ordinaire. Des ouvriers d'une usine obsolète passée de deux cent-cinquante à quarante salariés, qui va droit vers la fermeture. Un syndicaliste sans autre pouvoir que de claquer l'argent du CE. Une inspectrice du travail qui, à titre privé comme dans son métier, est pleine de bonne volonté mais influe peu sur les événements. Un combinard tel le jeune Bruce, dépassé par ses plans bancals. Des adolescents du lycée pro, dont le présent est aussi cafouilleux que l'avenir est incertain. Des truands d'une envergure bien relative, quand même dangereux. Plusieurs générations, dont un ancien de l'OAS dont la famille s'effiloche, ou de vieux ouvriers nostalgiques des glorieuses luttes d'antan.

Voilà le quotidien de tous ces gens-là, le reflet réaliste d'une bonne partie des Français. Dont ceux qui croient pouvoir se débrouiller alors qu'ils sont définitivement largués. La crise n'est pas seule responsable de leurs maux. Derrière les discours volontaristes, les décideurs économiques et politiques ont, de longue date, choisi d'ignorer cette population de base. Alors ils vivotent, chacun pour soi, sans perspective ni fric, rêvant à peine d'une vie meilleure. Ou s'engagent dans des histoires probablement foireuses.

Nicolas Mathieu réussit à décrire avec crédibilité cette France actuelle sans la caricaturer, sans la montrer plus médiocre qu'elle n'est. Certes, l'ambiance est sombre, fort peu souriante. Néanmoins, s'agissant d'un premier roman, l'auteur maîtrise avec une belle habileté son intrigue, l'univers de ses personnages. Bien qu'ils soient nombreux, on les situe sans difficulté. En particulier grâce à une souplesse narrative de bon aloi. Un vrai roman noir sur un aspect de notre pays, de nos régions, aujourd'hui.


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MessagePosté le: Ven Aoû 01, 2014 5:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant




J'en suis presque à la moitié et je le dévore.
Ce roman est excellent, captivant et malheureusement terriblement réaliste.
À l'aide d'une construction polyphonique impeccable où chaque chapitre est consacré à un personnage, porté par une superbe écriture, parfaitement maîtrisée et évocatrice, et des personnages forts et puissamment campés, d'autant plus crédibles qu'il s'agit de gens simples confrontés au chômage, à la misère, au désespoir, à la tentation de boire pour oublier ou de s'embarquer dans des coups risqués et des trafics illicites de plus en plus gros pour se sortir de la merde, Nicolas Mathieu signe avec Aux animaux la guerre un beau et très grand roman noir qui fera date, parce qu'il aura réussi à écrire et décrire, sans jugement aucun, la déliquescence actuelle de notre société.
Incontestablement l'une de ces quelques très grandes révélations françaises de l'année à ne pas manquer.
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MessagePosté le: Dim Aoû 03, 2014 4:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Terminé, et je n'ai pas à changer une seule virgule au commentaire que j'ai écrit dans mon message précédent.
C'est un sans-faute jusqu'au bout, Nicolas Mathieu impose son style et son écriture précise et subtile, à tel point que là encore il est assez difficile à croire qu'il s'agit d'un premier roman. En tout cas, pas de doute, je serai présent pour ses prochains textes.
Comme je le disais, Aux animaux la guerre est, avec Adieu demain de Michael Mention, La Faux soyeuse de Eric Maravélias ou L'homme qui a vu l'homme de Marin Ledun, l'un de ces très grands polars français de cette année à ne surtout pas manquer.
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MessagePosté le: Mer Oct 08, 2014 5:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant



Annoncé aujourd'hui sur Facebook, Aux animaux la guerre de Nicolas Mathieu vient de recevoir le Prix Transfuge du meilleur espoir Polar 2014 !

Le Prix lui sera décerné officiellement au festival de Colmar, le samedi 22 novembre 2014.
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Laurent.V
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MessagePosté le: Jeu Oct 09, 2014 10:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

J'en suis à un peu plus de la moitié et j'accroche pas trop. Je trouve cela un peu bourrin. Cela manque de subtilité. Dans le genre, je lui préfère .
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MessagePosté le: Lun Oct 13, 2014 2:21 pm    Sujet du message: Répondre en citant




>> La chronique de Bernard Poirette sur RTL dans "C'est à lire" : à écouter ici

« Un formidable roman noir qui prend une épaisseur et une force absolument bluffantes. C'est de la puissance, par exemple, de Lorraine Connection, un autre grand polar de Dominique Manotti, c'est dire ! »
Bernard Poirette - RTL
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MessagePosté le: Lun Nov 03, 2014 4:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Aux animaux la guerre vient d'être récompensé par le Prix Erckmann-Chatrian 2014.
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Dodger
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MessagePosté le: Lun Nov 03, 2014 9:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

norbert a écrit:
Aux animaux la guerre vient d'être récompensé par le Prix Erckmann-Chatrian 2014.


On en découvre tous les jours, des prix Laughing
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"Il faut donc avoir de l'âme pour avoir du goût." (Vauvenargues)
http://cannibaleslecteurs.wordpress.com
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MessagePosté le: Lun Nov 03, 2014 9:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Est-ce-que les auteurs sont même au courant qu'ils sont nominés à ces nouveaux prix ? Laughing Laughing
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MessagePosté le: Mar Nov 04, 2014 3:45 am    Sujet du message: Répondre en citant

Pour les auteurs, je pense qu'ils sont au moins au courant en même temps que leurs éditeurs (pour ce cas-là, c'est Actes Sud qui l'a annoncé cet après-midi), mais comme dit Dodger, on en découvre vraiment tous les jours, y compris dans la "blanche"... Laughing

Mais évidemment que les auteurs (et encore moins les nouveaux auteurs) ne peuvent pas être au courant de tous les prix qui existent, notamment les prix spécifiques à certaines villes, librairies, bibliothèques, sans même compter les prix décernés par des sites ou des blogs sur internet !
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